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Rubrique littéraire
Dès l’âge de dix ou douze ans, étant alors élève chez les Pères Oblats (ordre missionnaire), j’étais intrigué par l’audition du Prologue de Jean, lu alors à la fin des messes auxquelles j’étais obligé d’assister. Par la suite, Vatican-2 a supprimé ce texte qui, dorénavant, n’est lu que le jour de Pâques ; ce qui ne me gênait pas étant donné que je n’allais plus à la messe, hormis pour les enterrements, les mariages et quelques messes dites de minuit pour les Noëls en famille ; cérémonies durant lesquelles je ne manque jamais de participer au sacrement de la communion.
Ce n’est que beaucoup plus tard, au début des années 80, lorsque j’entrais en Maçonnerie, que j’ai repris conscience de ce Prologue de Jean, lu au début de chaque « tenue » et qui éclaire toutes Loges maçonniques. Si les apprentis dont j’étais interrogeaient les maîtres sur le Prologue de Jean, ils les envoyaient à la lecture d’un livre de Paul Le Cour : « Evangile ésotérique de St Jean » édité chez Dervy Livres à plusieurs reprises (1950, 1980, 1983, 1987) et qui est encore disponible en ligne sur le site Amazone.
Bien qu’à ma connaissance Teilhard ne se soit jamais référé dans ses écrits à l’Evangile de Jean, mais qu’il ne pouvait pas ne pas connaître, on ressent de nombreuses analogies dans son œuvre par rapport à cet Evangile ; ce qui ne laisse aucun doute sur leur origine. La pensée de Teilhard n’est-elle pas d’une difficulté d’abord liée à son ésotérisme ?
En revanche, si Teilhard ne site pas St Jean, il site souvent St Paul qui était secrètement un gnostique (alors qu’il condamnait ouvertement ces gens là). De plus, Teilhard se réfère souvent aux philosophes grecs, ce qui revient au même car St Jean était un helléniste convaincu.
La pensée de Teilhard quant à sa conception de la matière et de l’évolution est dans la même ligne de réflexion que celle de St Jean. (cf mon article sur le Prologue dans notre site) et c’est pour cette raison que je vous engage à lire le bouquin de Paul Le Cour dont voici un extrait de sa préface (page 11) :
Il y eut toujours dans l’Eglise des chrétiens qui, sans renier les dogmes traditionnels, sans rejeter l’obéissance envers l’Eglise, aspirent à une plus parfaite compréhension de sa doctrine, dont Clément et Origène furent les pionniers et auxquels se rattache le quatrième Evangile attribué à l’apôtre Jean, l’Evangéliste ayant le mieux connu le Christ.
Et comme le Christ est l’Entité centrale du débat dans les livres de Paul Le Cour et de Teilhard, je vous engage à consulter le petit livre (de chevet) irremplaçable pour connaître le langage de notre père jésuite, , c’est le « Lexique Teilhard de Chardin » de Claude Cuénot, disponible au Seuil.
Ainsi, on relève quatorze expressions différentes comportant le mot « Christ » : Christ Cosmique, Christ Evolution, Christ Humanisateur, Christ Omega, Christ Total (paulinien cet attribut), Christ Universel, (se) christifier, (le)christique, Christo cosmique, christogénèse, christosphère, corps mystique du Christ, pan christique … Il faut lire les définitions dont certaines n’ont de différences que très jésuistiques entrer elles, qui permettent de jongler avec les idées et de toujours retomber sur ses pieds.
Ces quatorze expressions mériteraient une étude synthétique approfondie. Il est probable que je m’y risquerai un jour.
Selon les johanistes, la qualification de Jésus comme Fils de Dieu ne devrait pas être interprétée comme « Fils unique de Dieu » mais comme « Fils du Dieu Unique ». Ils se réfèrent à la transcription des paroles des paroles de Jésus par l’apôtre Jean. Cette attitude de Jésus n’est pas en contradictions avec les Ecritures comme Jésus le fit lui-même remarquer aux Juifs : « Vous êtes tous des Elohimes ».
La double nature de Jésus fait que, selon le dogme chrétien, Il est à la fois homme et Dieu et cela a toujours posé problème au point de déclencher des luttes terribles. Or, si l’on se réfère à Pythagore, cette double nature est en chacun de nous à des degrés divers.
-Il n’y a pas opposition entre les notions de Dieu Démiurge et celle de la « tri unité ». Ces notions étaient parfaitement traditionnelles dans les religions pré-chrétiennes, à l’exception du Judaïsme. Un exemple illustrera cela : la bénédiction épiscopale Orthodoxe se fait de la manière suivante : l’Eveque tient un chandelier à trois branches dans une main (le trikirion) et dans l’autre main il tient un chandelier à deux branches (le dikirion), symbole de la nature du Christ. L’ensemble de ces deux chandeliers forme 5 luminaires, nombre caractéristique de l’Esprit dans la matière. En cela, Teilhard était à la fois Orthodoxe et Johaniste si l’on considère son « Hymne à la Matière » (tome 13 p. 90 LE CŒUR DE LA MATIERE
-Maintenant, examinons la personnalité de Jésus. Son existence est historiquement prouvée : Tacite écrit à propos de l’incendie de Rome par Néron en l’an 64 qu’au sujet des Chrétiens livrés aux bêtes fauves dans les arènes par le même Néron « Le Fondateur de cette secte, un dénommé Christus, avait été puni de mort, au temps de l’empereur Tibère, par le procurateur Ponce Pilate (…) »
D’ailleurs, s’il y avait eu le moindre doute sur l’existence de Jésus, ses adversaires n’auraient pas manqué d’en tirer parti.
Pour l’apôtre Jean, le « Christ » n’existe qu’à partir de son baptême. Avant cela Jésus n’était pour lui que le fils de Joseph, descendant de David (à noter que la Mère de Jésus est, elle aussi, descendante de David). Jésus, en tant qu’homme, était un être de très haute évolution spirituelle, une âme pure, une très grande intelligence. Il fut probablement Essenien de haut grade : Nazir (qui signifie « maître »), d’où la confusion entre le terme é »Jésus de Nazareth » et Jésus le Nazir … la ville de Nazareth n’existait pas encore à l’époque, ou du moins, pas de « Nazareth » sous ce nom.
-L’Ange de l’Annonciation apportant la fleur de lys (fleur de Lumière) à l’Etre Pur (la Vierge qui va enfanter), signifie que l’Homme ainsi engendré deviendra, sous l’influence de l’Esprit, le « Christos » (possesseur du secret). D’ailleurs, voici ce que dit l’Evangile de Luc à propos de l’Annonciation, avec la réponse de l’Ange à Marie qui s’étonnait de son état : « L’Esprit Saint viendra sur Toi, la vertu du Très Haut te couvrira de son ombre (…)
S’il y a ombre il y a lumière et il est intéressant de noter cette opposition
-Les Juifs disaient de Jésus enfant, étonnant les docteurs de la loi : « Comment cet homme est-il instruit sans avoir étudié ? » Cette scène se passait lors de la fugue de Jésus à l’âge de 12 ans. Mystère ! Peut-être que les Esseniens l’ont instruit lors de la fuite en Egypte et, dans cette hypothèse, la destination de la Sainte Famille aurait été, dans ce cas, chez les Esseniens du lac Mori ? Pour échapper à Hérode, Joseph aurait pu emmener les siens ailleurs et moins loin ?
-On a prétendu que Jésus fut circoncis, information sur laquelle pèse un doute car en Galilée, province de culture gréco-celtique (gaëlique comme son nom l’indique, province fondée par les gaëliques)il n’y avait pas de tribus juives. C’est plus tard que le christianisme a été rattaché au judaïsme. D’ailleurs les Juifs ne considéraient pas Jésus comme des leurs puisqu’ils disaient à son propos « Aucun prophète ne s’est levé en Galilée ».
Il faut signaler que Jésus n’a presque pas parlé de l’Ancienne Alliance. pourtant si chère aux Juifs, si ce n’est pour leur dire, en colère, qu’ils étaient indignes de Moïse et qu’Il allait chercher un autre peuple (Moïse avait fait les mêmes menaces).
Le baptême de Jésus : cette cérémonie était un rite essénien (on trouve leur loi dans « Les Nombres » chapitre IV).
Les Esséniens n’étaient pas admis au temple de Jerusalem ; ce qui prouve qu’ils n’étaient pas rattachés au Judaïsme. La cérémonie commence par une immersion dans l’eau purificatrice, elle se poursuit par le rite de l’imposition des mains qui représente le baptême de l’Espri t annoncé par Jean le Baptiste. Le premier fait capital de la vie de Jésus est son baptême avec la descente de la Colombe rapportée par les quatre Evangiles. La colombe, symbole de l’Esprit, dont le nom hébreux est « Ionah » est à rapprocher du grec « ion » qui signifie violet, couleur symbolisant la spiritualité.
-En Afrique et en Inde, des missionnaires et des scientifiques ont été témoins de phénomènes de « sortie » de l’esprit d’un corps pour aller dans un autre corps. On pourrait faire le rapprochement de tels phénomènes avec le baptême de Jésus dont le corps, à l’âge de 30 ans, aurait été habité pendant 3 ans par l’Esprit Saint ; cela expliquerait peut-être le silence de l’apôtre Jean sur les trente premières années de la vie de Jésus.
C’est à partir de son baptême que Jésus serait devenu le « Christ ». L’Evangile qui relate le 1er miracle aux « Noces de Cana » avec la transformation de l’eau en vin, que seul l’apôtre Jean rapporte, serait un symbole du passage de l’ancienne à la nouvelle Alliance. A sa mère qui lui demande de changer l’eau en vin (il n’y avait plus de vin pour les invités) Jésus répondit sèchemen : « Qu’y a t-t-il entre toi et moi, Femme, mon heure n’est pas encore arrivée. »
On peut rapprocher les premiers miracles de Jésus avec la surprise qu’ils provoquaient à sa mère et à ses frères qui le connaissaient bien. Jésus a changé de nature, Il est devenu le Christ, ils ne le savaient pas encore. Les disciples de Jésus ne firent pas mieux. Les apôtres, à part Thomas et Jean, voyaient en Jésus un nouveau roi des Hébreux ; ce qui gênait quelque peu les occupants romains et leurs collaborateurs juifs.
Rappel de quelques bases :
-« Christos » en grec signifie « celui qui a le secret ».
-« Messhia » en hébreux signifie : « celui qui a reçu l’onction royale » (qui a le secret).
Ces deux mots ont donc à peu près la même signification.
-Quant à « Yeshua » (Jésus) qui est un surnom(le nom donné par l’Ange de l’Annonciation était « Emmanuel » soit « Dieu avec nous »), « Jésus » signifie « Le Sauveur »
C’est sur ce dernier point essentiel qu’existent des divergences d’interprétation.
-Dans « Yeshua » les Juifs, de tradition biblique par définition, y voient la notion de rédemption qui efface la faute originelle,
-Tandis que les grecs y voient plutôt la notion de celui qui apporte la Lumière (doctrine du Verbe Lumière chère à l’évangéliste Jean).
-Le Christianisme serait moins une religion sémite qu’une religion gréco-égyptienne, le Prologue de Jean en apporte la preuve avec ses trois premiers logions qui décrivent cette doctrine du Verbe-Lumière, car les cultures grecque et égyptienne ont beaucoup de points communs.
-Le Judaïsme, avant de s’infiltrer dans le christianisme et de l’accaparer à son profit au point de dire « Le Christ est le plus illustre des Juifs », il y eut des luttes acharnées, il y eut des luttes acharnées entre Judaïsme et Christianisme. Rappelons que Paul, l’évangéliste de l’Occident (lui qui n’était pas au nombre des apôtres et qui fut d’abord détesté par ces derniers) était persona non grata en Palestine, après qu’il eût supprimé l’obligation de la circoncision avant le baptême chrétien.
-Avec son Prologue, l’apôtre Jean devient le maître spirituel de l’ésotérisme chrétien. Au concile de Nicée en 325 fut proclamée la divinité du Christ qui fut élevé au rang de Troisième Personne de la Trinité. Ainsi le « Fils de Dieu » est égal à Dieu dans sa toute puissance.
La proclamation du concile de Nicée obligea la doctrine ésotérique de Jean à se séparer de l’Eglise exotérique de Pierre, laquelle se rattacha de plus en plus aux origines judaïques. (Moi qui suis un chrétien élevé en école chrétienne, je ne me ressens pas comme étant « judéo-chrétien »).
Les deux courants religieux (celui de Jean et celui de Pierre) étaient pourtant de la même famille culturelle. En voici une explication : en parlant du Verbe Lumière, le Prologue de Jean se réfère secrètement à l’ancienne science sacrée égyptienne, la « hierologie » qui a d’ailleurs donné naissance à la Kabale juive.
-La doctrine du Verbe Lumière existait déjà, bien entendu, en Egypte du temps de Moïse, et c’est d’ailleurs un emprunt de sa part quand il déclare que la Lumière a été créée par une simple parole de Dieu : « Que la Lumière soit ».
La doctrine du Verbe Lumière est un langage qui comporte
-des substantifs, « la chose »
-des adjectifs « des qualités »
-et des verbes « l’action »
Transposée dans la pensée métaphysique cette structure grammaticale représente la « manifestation trinitaire » de la Puissance qui régit l’univers (Force et Information de toutes choses).
-Le cas de Marie pose bien des questions. Avant le concile d’Ephese en 431, Marie n’était que la mère de Jésus. Le concile d’Ephese la proclama « Mère de Dieu ».
D’autres courants de pensée la considéraient plutôt comme la mère du « Fils de Dieu » ; point de vue différent et qui causa bien des disputes, au même titre que la « vraie nature de Jésus ». Jusqu’à ce concile d’Ephese, Marie ne faisait l’objet d’aucun culte et elle n’est citée que deux fois dans l’Evangile de Jean : aux Noces de Cana et au Calvaire. La dévotion persistante et quasi superstitieuse vouée à Marie s’explique en partie par les réminiscences d’anciens cultes à la déesse-mère (Isis, Artemis, Athena, Diane, Kali, Cybèle, etc …) qui est propre aux Aryens et n’existait pas chez les Sémites (sauf pour les Musulmans qui vénèrent Marie et son Fils Jésus).
-Pour Marie, le fait qu’elle soit qualifiée « d’Immaculée Conception » serait tout simplement le symbole de la « materia prima » qui était en Dieu, et à côté de Dieu de toute éternité avant le « Fiat Lux » . C’est un bon en arrière vers le moment-1 de la Création, et même au-delà, dans le « zéro absolu » qui, pourtant, grâce au signe de l’infini caché à l’intérieur, génère tous les nombres… ici la Kabale rejoint le Verbe Lumière. Même Teilhard évoque l’hypothèse que le Créateur, avant le moment-1, pourrait se définir comme une « fonction mathématique » (Teilhard, tome 9, p. 229 /SCIENCE ET CHRIST aux Editions du Seuil)
Bonne lecture !
Ce n’est que beaucoup plus tard, au début des années 80, lorsque j’entrais en Maçonnerie, que j’ai repris conscience de ce Prologue de Jean, lu au début de chaque « tenue » et qui éclaire toutes Loges maçonniques. Si les apprentis dont j’étais interrogeaient les maîtres sur le Prologue de Jean, ils les envoyaient à la lecture d’un livre de Paul Le Cour : « Evangile ésotérique de St Jean » édité chez Dervy Livres à plusieurs reprises (1950, 1980, 1983, 1987) et qui est encore disponible en ligne sur le site Amazone.
Bien qu’à ma connaissance Teilhard ne se soit jamais référé dans ses écrits à l’Evangile de Jean, mais qu’il ne pouvait pas ne pas connaître, on ressent de nombreuses analogies dans son œuvre par rapport à cet Evangile ; ce qui ne laisse aucun doute sur leur origine. La pensée de Teilhard n’est-elle pas d’une difficulté d’abord liée à son ésotérisme ?
En revanche, si Teilhard ne site pas St Jean, il site souvent St Paul qui était secrètement un gnostique (alors qu’il condamnait ouvertement ces gens là). De plus, Teilhard se réfère souvent aux philosophes grecs, ce qui revient au même car St Jean était un helléniste convaincu.
La pensée de Teilhard quant à sa conception de la matière et de l’évolution est dans la même ligne de réflexion que celle de St Jean. (cf mon article sur le Prologue dans notre site) et c’est pour cette raison que je vous engage à lire le bouquin de Paul Le Cour dont voici un extrait de sa préface (page 11) :
Il y eut toujours dans l’Eglise des chrétiens qui, sans renier les dogmes traditionnels, sans rejeter l’obéissance envers l’Eglise, aspirent à une plus parfaite compréhension de sa doctrine, dont Clément et Origène furent les pionniers et auxquels se rattache le quatrième Evangile attribué à l’apôtre Jean, l’Evangéliste ayant le mieux connu le Christ.
Et comme le Christ est l’Entité centrale du débat dans les livres de Paul Le Cour et de Teilhard, je vous engage à consulter le petit livre (de chevet) irremplaçable pour connaître le langage de notre père jésuite, , c’est le « Lexique Teilhard de Chardin » de Claude Cuénot, disponible au Seuil.
Ainsi, on relève quatorze expressions différentes comportant le mot « Christ » : Christ Cosmique, Christ Evolution, Christ Humanisateur, Christ Omega, Christ Total (paulinien cet attribut), Christ Universel, (se) christifier, (le)christique, Christo cosmique, christogénèse, christosphère, corps mystique du Christ, pan christique … Il faut lire les définitions dont certaines n’ont de différences que très jésuistiques entrer elles, qui permettent de jongler avec les idées et de toujours retomber sur ses pieds.
Ces quatorze expressions mériteraient une étude synthétique approfondie. Il est probable que je m’y risquerai un jour.
Selon les johanistes, la qualification de Jésus comme Fils de Dieu ne devrait pas être interprétée comme « Fils unique de Dieu » mais comme « Fils du Dieu Unique ». Ils se réfèrent à la transcription des paroles des paroles de Jésus par l’apôtre Jean. Cette attitude de Jésus n’est pas en contradictions avec les Ecritures comme Jésus le fit lui-même remarquer aux Juifs : « Vous êtes tous des Elohimes ».
La double nature de Jésus fait que, selon le dogme chrétien, Il est à la fois homme et Dieu et cela a toujours posé problème au point de déclencher des luttes terribles. Or, si l’on se réfère à Pythagore, cette double nature est en chacun de nous à des degrés divers.
-Il n’y a pas opposition entre les notions de Dieu Démiurge et celle de la « tri unité ». Ces notions étaient parfaitement traditionnelles dans les religions pré-chrétiennes, à l’exception du Judaïsme. Un exemple illustrera cela : la bénédiction épiscopale Orthodoxe se fait de la manière suivante : l’Eveque tient un chandelier à trois branches dans une main (le trikirion) et dans l’autre main il tient un chandelier à deux branches (le dikirion), symbole de la nature du Christ. L’ensemble de ces deux chandeliers forme 5 luminaires, nombre caractéristique de l’Esprit dans la matière. En cela, Teilhard était à la fois Orthodoxe et Johaniste si l’on considère son « Hymne à la Matière » (tome 13 p. 90 LE CŒUR DE LA MATIERE
-Maintenant, examinons la personnalité de Jésus. Son existence est historiquement prouvée : Tacite écrit à propos de l’incendie de Rome par Néron en l’an 64 qu’au sujet des Chrétiens livrés aux bêtes fauves dans les arènes par le même Néron « Le Fondateur de cette secte, un dénommé Christus, avait été puni de mort, au temps de l’empereur Tibère, par le procurateur Ponce Pilate (…) »
D’ailleurs, s’il y avait eu le moindre doute sur l’existence de Jésus, ses adversaires n’auraient pas manqué d’en tirer parti.
Pour l’apôtre Jean, le « Christ » n’existe qu’à partir de son baptême. Avant cela Jésus n’était pour lui que le fils de Joseph, descendant de David (à noter que la Mère de Jésus est, elle aussi, descendante de David). Jésus, en tant qu’homme, était un être de très haute évolution spirituelle, une âme pure, une très grande intelligence. Il fut probablement Essenien de haut grade : Nazir (qui signifie « maître »), d’où la confusion entre le terme é »Jésus de Nazareth » et Jésus le Nazir … la ville de Nazareth n’existait pas encore à l’époque, ou du moins, pas de « Nazareth » sous ce nom.
-L’Ange de l’Annonciation apportant la fleur de lys (fleur de Lumière) à l’Etre Pur (la Vierge qui va enfanter), signifie que l’Homme ainsi engendré deviendra, sous l’influence de l’Esprit, le « Christos » (possesseur du secret). D’ailleurs, voici ce que dit l’Evangile de Luc à propos de l’Annonciation, avec la réponse de l’Ange à Marie qui s’étonnait de son état : « L’Esprit Saint viendra sur Toi, la vertu du Très Haut te couvrira de son ombre (…)
S’il y a ombre il y a lumière et il est intéressant de noter cette opposition
-Les Juifs disaient de Jésus enfant, étonnant les docteurs de la loi : « Comment cet homme est-il instruit sans avoir étudié ? » Cette scène se passait lors de la fugue de Jésus à l’âge de 12 ans. Mystère ! Peut-être que les Esseniens l’ont instruit lors de la fuite en Egypte et, dans cette hypothèse, la destination de la Sainte Famille aurait été, dans ce cas, chez les Esseniens du lac Mori ? Pour échapper à Hérode, Joseph aurait pu emmener les siens ailleurs et moins loin ?
-On a prétendu que Jésus fut circoncis, information sur laquelle pèse un doute car en Galilée, province de culture gréco-celtique (gaëlique comme son nom l’indique, province fondée par les gaëliques)il n’y avait pas de tribus juives. C’est plus tard que le christianisme a été rattaché au judaïsme. D’ailleurs les Juifs ne considéraient pas Jésus comme des leurs puisqu’ils disaient à son propos « Aucun prophète ne s’est levé en Galilée ».
Il faut signaler que Jésus n’a presque pas parlé de l’Ancienne Alliance. pourtant si chère aux Juifs, si ce n’est pour leur dire, en colère, qu’ils étaient indignes de Moïse et qu’Il allait chercher un autre peuple (Moïse avait fait les mêmes menaces).
Le baptême de Jésus : cette cérémonie était un rite essénien (on trouve leur loi dans « Les Nombres » chapitre IV).
Les Esséniens n’étaient pas admis au temple de Jerusalem ; ce qui prouve qu’ils n’étaient pas rattachés au Judaïsme. La cérémonie commence par une immersion dans l’eau purificatrice, elle se poursuit par le rite de l’imposition des mains qui représente le baptême de l’Espri t annoncé par Jean le Baptiste. Le premier fait capital de la vie de Jésus est son baptême avec la descente de la Colombe rapportée par les quatre Evangiles. La colombe, symbole de l’Esprit, dont le nom hébreux est « Ionah » est à rapprocher du grec « ion » qui signifie violet, couleur symbolisant la spiritualité.
-En Afrique et en Inde, des missionnaires et des scientifiques ont été témoins de phénomènes de « sortie » de l’esprit d’un corps pour aller dans un autre corps. On pourrait faire le rapprochement de tels phénomènes avec le baptême de Jésus dont le corps, à l’âge de 30 ans, aurait été habité pendant 3 ans par l’Esprit Saint ; cela expliquerait peut-être le silence de l’apôtre Jean sur les trente premières années de la vie de Jésus.
C’est à partir de son baptême que Jésus serait devenu le « Christ ». L’Evangile qui relate le 1er miracle aux « Noces de Cana » avec la transformation de l’eau en vin, que seul l’apôtre Jean rapporte, serait un symbole du passage de l’ancienne à la nouvelle Alliance. A sa mère qui lui demande de changer l’eau en vin (il n’y avait plus de vin pour les invités) Jésus répondit sèchemen : « Qu’y a t-t-il entre toi et moi, Femme, mon heure n’est pas encore arrivée. »
On peut rapprocher les premiers miracles de Jésus avec la surprise qu’ils provoquaient à sa mère et à ses frères qui le connaissaient bien. Jésus a changé de nature, Il est devenu le Christ, ils ne le savaient pas encore. Les disciples de Jésus ne firent pas mieux. Les apôtres, à part Thomas et Jean, voyaient en Jésus un nouveau roi des Hébreux ; ce qui gênait quelque peu les occupants romains et leurs collaborateurs juifs.
Rappel de quelques bases :
-« Christos » en grec signifie « celui qui a le secret ».
-« Messhia » en hébreux signifie : « celui qui a reçu l’onction royale » (qui a le secret).
Ces deux mots ont donc à peu près la même signification.
-Quant à « Yeshua » (Jésus) qui est un surnom(le nom donné par l’Ange de l’Annonciation était « Emmanuel » soit « Dieu avec nous »), « Jésus » signifie « Le Sauveur »
C’est sur ce dernier point essentiel qu’existent des divergences d’interprétation.
-Dans « Yeshua » les Juifs, de tradition biblique par définition, y voient la notion de rédemption qui efface la faute originelle,
-Tandis que les grecs y voient plutôt la notion de celui qui apporte la Lumière (doctrine du Verbe Lumière chère à l’évangéliste Jean).
-Le Christianisme serait moins une religion sémite qu’une religion gréco-égyptienne, le Prologue de Jean en apporte la preuve avec ses trois premiers logions qui décrivent cette doctrine du Verbe-Lumière, car les cultures grecque et égyptienne ont beaucoup de points communs.
-Le Judaïsme, avant de s’infiltrer dans le christianisme et de l’accaparer à son profit au point de dire « Le Christ est le plus illustre des Juifs », il y eut des luttes acharnées, il y eut des luttes acharnées entre Judaïsme et Christianisme. Rappelons que Paul, l’évangéliste de l’Occident (lui qui n’était pas au nombre des apôtres et qui fut d’abord détesté par ces derniers) était persona non grata en Palestine, après qu’il eût supprimé l’obligation de la circoncision avant le baptême chrétien.
-Avec son Prologue, l’apôtre Jean devient le maître spirituel de l’ésotérisme chrétien. Au concile de Nicée en 325 fut proclamée la divinité du Christ qui fut élevé au rang de Troisième Personne de la Trinité. Ainsi le « Fils de Dieu » est égal à Dieu dans sa toute puissance.
La proclamation du concile de Nicée obligea la doctrine ésotérique de Jean à se séparer de l’Eglise exotérique de Pierre, laquelle se rattacha de plus en plus aux origines judaïques. (Moi qui suis un chrétien élevé en école chrétienne, je ne me ressens pas comme étant « judéo-chrétien »).
Les deux courants religieux (celui de Jean et celui de Pierre) étaient pourtant de la même famille culturelle. En voici une explication : en parlant du Verbe Lumière, le Prologue de Jean se réfère secrètement à l’ancienne science sacrée égyptienne, la « hierologie » qui a d’ailleurs donné naissance à la Kabale juive.
-La doctrine du Verbe Lumière existait déjà, bien entendu, en Egypte du temps de Moïse, et c’est d’ailleurs un emprunt de sa part quand il déclare que la Lumière a été créée par une simple parole de Dieu : « Que la Lumière soit ».
La doctrine du Verbe Lumière est un langage qui comporte
-des substantifs, « la chose »
-des adjectifs « des qualités »
-et des verbes « l’action »
Transposée dans la pensée métaphysique cette structure grammaticale représente la « manifestation trinitaire » de la Puissance qui régit l’univers (Force et Information de toutes choses).
-Le cas de Marie pose bien des questions. Avant le concile d’Ephese en 431, Marie n’était que la mère de Jésus. Le concile d’Ephese la proclama « Mère de Dieu ».
D’autres courants de pensée la considéraient plutôt comme la mère du « Fils de Dieu » ; point de vue différent et qui causa bien des disputes, au même titre que la « vraie nature de Jésus ». Jusqu’à ce concile d’Ephese, Marie ne faisait l’objet d’aucun culte et elle n’est citée que deux fois dans l’Evangile de Jean : aux Noces de Cana et au Calvaire. La dévotion persistante et quasi superstitieuse vouée à Marie s’explique en partie par les réminiscences d’anciens cultes à la déesse-mère (Isis, Artemis, Athena, Diane, Kali, Cybèle, etc …) qui est propre aux Aryens et n’existait pas chez les Sémites (sauf pour les Musulmans qui vénèrent Marie et son Fils Jésus).
-Pour Marie, le fait qu’elle soit qualifiée « d’Immaculée Conception » serait tout simplement le symbole de la « materia prima » qui était en Dieu, et à côté de Dieu de toute éternité avant le « Fiat Lux » . C’est un bon en arrière vers le moment-1 de la Création, et même au-delà, dans le « zéro absolu » qui, pourtant, grâce au signe de l’infini caché à l’intérieur, génère tous les nombres… ici la Kabale rejoint le Verbe Lumière. Même Teilhard évoque l’hypothèse que le Créateur, avant le moment-1, pourrait se définir comme une « fonction mathématique » (Teilhard, tome 9, p. 229 /SCIENCE ET CHRIST aux Editions du Seuil)
Bonne lecture !
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
STATISTIQUES AOUT 2010 / AM Tisserand, SG
Mercredi 1 Septembre 2010
NOMBRE DE VISITES PAR DUREE AOUT 2010
Ne sont pas mentionnées les visites inférieures à 15 mn
15 mn – 30 mn 34
30 mn – 1 h 37
1 h et + 88
PAYS VISITEURS / AOUT 2010 en ordre décroissant
France, USA, inconnu, Chine, Canada, Australie, Belgique, Corée du Sud, Hollande, Antilles hollandaises, Japon, Suisse, Vietnam, République Tchèque, Allemagne, Italie, Afrique du Sud, Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal, Autres
Nombre de visites aout 2010-09-01
1178 dont 681 visiteurs différents
Ne sont pas mentionnées les visites inférieures à 15 mn
15 mn – 30 mn 34
30 mn – 1 h 37
1 h et + 88
PAYS VISITEURS / AOUT 2010 en ordre décroissant
France, USA, inconnu, Chine, Canada, Australie, Belgique, Corée du Sud, Hollande, Antilles hollandaises, Japon, Suisse, Vietnam, République Tchèque, Allemagne, Italie, Afrique du Sud, Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal, Autres
Nombre de visites aout 2010-09-01
1178 dont 681 visiteurs différents
Jean-Pierre Fressafond
annonces diverses
Rectificatif Association parisienne
Lundi 16 Août 2010
URGENT
RECTIFICATIF/LETTRE JUILLET 2010
Finalement, il est encore possible de vous inscrire au séjour en Ombrie précédant le colloque d'Assise.
Terre Entière -Tél : 01 44 39 06 26
info@terreentiere.com
Agenda :
RECTIFICATIF/LETTRE JUILLET 2010
Finalement, il est encore possible de vous inscrire au séjour en Ombrie précédant le colloque d'Assise.
Terre Entière -Tél : 01 44 39 06 26
info@terreentiere.com
Agenda :
Jean-Pierre Fressafond
annonces diverses
-Cette circulaire annule et remplace les trois précédentes qui sont éliminées du site
-celle du 2/6/10
-celle du 17/6/10
-celle du 30/7/10
Trouver une suite logique aux programmes d’étude de notre groupe m’a apporté beaucoup de préoccupations. Heureusement, les avis que j’ai reçus provenant de plusieurs d’entre vous ont démontré que vous étiez conscients de l’impact de notre site et de la difficulté d’en améliorer le niveau avec des thèmes nouveaux. En effet, en 3 ans les statistiques annoncent à cet instant 75 688 lectures en provenance du monde entier :
-majoritairement et à part égale la France et l’Amérique du nord
-des 5 continents et de manière récurrente : Pays de la CEE dont Pologne, Roumanie et Lettonie, Russie, Amérique du sud, Haïti, Chine, Inde, Japon, Indonésie, Australie, Israël, Afrique du Nord , Afrique Equatoriale du sud (Tchad, Cameroun, Senegal, Côte d’Ivoire)
La moyenne de durée de ces visites est de l’ordre de 30 minutes (mais avec une majorité à 200% des visites de plus d’une heure depuis quelques mois).
-Parfois les lecteurs sont identifiables (par exemple : c ertains Etablissements Jésuites, et même une fois le Vatican !) Mais nos lecteurs proviennent aussi de nombreux sites maçonniques ; ce qui laisserait à penser que nous intéressons de manière plus large des agnostiques qui sont notre cible-même.
A ce propos, nous avons reçu un courrier en provenance d’un Professeur de Lettres agrégé et directeur de collection dans une maison d’édition, M. Bruno HONGRE, domicilié dans la Région parisienne, et maintenant en retraite. Cet ami est maintenant adhérent à notre Association. Il voulait compléter ses connaissances sur Teilhard. Il visita une cinquantaine de sites teilhardiens français et, finalement, se décida pour notre Association lyonnaise car elle utilise le Teilhard « hérétique » pour intéresser les agnostiques… notre choix est donc bien avisé. J’ajoute que Monsieur Hongre a fait un don important à notre Association.
-Je rappelle si besoin était qu’au cours de ces trois premières années nous avons travaillé avec les deux manuels d’étude correspondant aux œuvres originales du « PHENOMENE HUMAIN » et de « L’ACTIVATION DE L’ENERGIE ». Le choix de ces deux livres est dû au fait qu’ils sont les moins teintés de culture catholique et essentiellement axés sur la pensée scientifique et philosophique de Teilhard. Mais, surtout, ces livres permettent de joindre nos pensées en les focalisant mensuellement sur les chapitres de ces œuvres dans un ordre de progression logique voulu par Teilhard.
Ayant achevé ces deux premiers cycles, il faut utiliser la même logique. On ne change pas une formule qui fonctionne bien. C’est, arrivés à ce point crucial, que sont intervenus quatre d’entre nous :
-Marcel Comby, avec un travail de synthèse de 20 pages sur le livre qu’il propose « L’AVENIR DE L’HOMME », tome 5 (actuellement disponible aux Editions du Seuil).
-Alain-Philippe Loubat propose de travailler sur un facteur important de la vie de Teilhard « L’ETERNEL FEMININ » (disponible aux Editions du Rocher)
-Anne-Marie Tisserand aurait souhaité étudier les mécanismes de la pensée religieuse intime de Teilhard, leurs incidences sur sa pensée scientifique et philosophique, la convergence possible de ces deux plans, avec « L’HYMNE DE L’UNIVERS » (disponible actuellement aux Editions du Seuil
-Quant à moi, Je propose de travailler sur le tome 4 (disponible actuellement aux Editions du Seuil), écrit dans les années 1926/1927 « LE MILIEU DIVIN ».
Quand Teilhard rédigea cette œuvre, il venait d’être éliminé de l’Enseignement et fut envoyé en Chine pour remplir une mission paléontologique ; travail correspondant à sa formation.
Mon idée, à propos de ce livre, est d’étudier l’argumentation catholique officielle afin d’y découvrir une éventuelle forme de présentation du dogme catholique à l’adresse des agnostiques … Projet utopique s’il en est.
-Henri Guyot m’a adressé un message d’encouragement pour continuer notre action dans la même veine que celle des deux cycles précédents : science et philosophie, seuls sujets selon lui pouvant tracer une perspective d’avenir.
-Je m’adresse à vous aujourd’hui, Chers Amis, pour vous communiquer l’ORDRE DU JOUR DE NOTRE PROCHAINE REUNION DU 24 SEPTEMBRE 2010
1-Hommage à notre Chère Yvette Mollier-Giroud, disparue dimanche 1er Août, après avoir lutté courageusement contre une longue et terrible maladie. Témoignage de sympathie à son époux, Jean-Pierre
2-Election d’un nouveau vice-président du fait de la disparition d’Yvette qui occupait ce poste.
3-Lecture des travaux présentés sur les trois derniers chapitres de « L’ACTIVATION DE L’ENERGIE »
4-Choix du travail pour le 3e cycle d’étude. Après échanges, nous conviendrons du prochain thème.
5-Traditionnel repas de clôture de nos travaux dans l’amitié et la bonne humeur.
Ceci étant, permettez-moi de vous donner mon avis sur les 4 ouvrages proposés que j’ai relus et annotés. Tout d’abord une remarque sur l’idée que j’avais proposée en premier lieu de travailler sur des citations en provenance d’œuvres diverses de Teilhard ; elle est mauvaise car elle induit la dispersion des réflexions alors que nous devons converger et nous joindre sur un même sujet de travail offrant une perspective.
1-LE MILIEU DIVIN : excellent livre de jeunesse, décalé par rapport aux écrits des années 40/50 de TEILHARD. Je doute que, même présenté sous une forme adaptée à leur cas, ce livre ne « tombe des mains » des agnostiques. Cette œuvre est conçue pour rassurer les catholiques sur sa pensée.
2-L’ETERNEL FEMININ : excellent livre de compilation d’écrits de Teilhard sur un sujet qui le préoccupait mais qui n’intéresse que secondairement les agnostiques qui font une démarche vers la spiritualité.
3-L’HYMNE DE L’UNIVERS : cette œuvre très mystique, tout en s’appuyant sur des thèses scientifiques à condition de pouvoir les repérer, risque de rebuter un public agnostique.
4-L’AVENIR. DE L’HOMME : Ce livre dont les textes ont été écrits majoritairement entre 1940 et 1952 est tout à fait dans le prolongement de nos deux précédents cycles, il est au cœur des préoccupations des hommes et des femmes du 21e siècle, sa perspective va jusqu’à la fin de l’humanité. Ce livre me passionne et me rend serein.
J’espère que vous viendrez nombreux le 24 septembre et, dans cette attente, je vous prie d’agréer, Chers Amis, mes chaleureuses salutations.
-celle du 2/6/10
-celle du 17/6/10
-celle du 30/7/10
Trouver une suite logique aux programmes d’étude de notre groupe m’a apporté beaucoup de préoccupations. Heureusement, les avis que j’ai reçus provenant de plusieurs d’entre vous ont démontré que vous étiez conscients de l’impact de notre site et de la difficulté d’en améliorer le niveau avec des thèmes nouveaux. En effet, en 3 ans les statistiques annoncent à cet instant 75 688 lectures en provenance du monde entier :
-majoritairement et à part égale la France et l’Amérique du nord
-des 5 continents et de manière récurrente : Pays de la CEE dont Pologne, Roumanie et Lettonie, Russie, Amérique du sud, Haïti, Chine, Inde, Japon, Indonésie, Australie, Israël, Afrique du Nord , Afrique Equatoriale du sud (Tchad, Cameroun, Senegal, Côte d’Ivoire)
La moyenne de durée de ces visites est de l’ordre de 30 minutes (mais avec une majorité à 200% des visites de plus d’une heure depuis quelques mois).
-Parfois les lecteurs sont identifiables (par exemple : c ertains Etablissements Jésuites, et même une fois le Vatican !) Mais nos lecteurs proviennent aussi de nombreux sites maçonniques ; ce qui laisserait à penser que nous intéressons de manière plus large des agnostiques qui sont notre cible-même.
A ce propos, nous avons reçu un courrier en provenance d’un Professeur de Lettres agrégé et directeur de collection dans une maison d’édition, M. Bruno HONGRE, domicilié dans la Région parisienne, et maintenant en retraite. Cet ami est maintenant adhérent à notre Association. Il voulait compléter ses connaissances sur Teilhard. Il visita une cinquantaine de sites teilhardiens français et, finalement, se décida pour notre Association lyonnaise car elle utilise le Teilhard « hérétique » pour intéresser les agnostiques… notre choix est donc bien avisé. J’ajoute que Monsieur Hongre a fait un don important à notre Association.
-Je rappelle si besoin était qu’au cours de ces trois premières années nous avons travaillé avec les deux manuels d’étude correspondant aux œuvres originales du « PHENOMENE HUMAIN » et de « L’ACTIVATION DE L’ENERGIE ». Le choix de ces deux livres est dû au fait qu’ils sont les moins teintés de culture catholique et essentiellement axés sur la pensée scientifique et philosophique de Teilhard. Mais, surtout, ces livres permettent de joindre nos pensées en les focalisant mensuellement sur les chapitres de ces œuvres dans un ordre de progression logique voulu par Teilhard.
Ayant achevé ces deux premiers cycles, il faut utiliser la même logique. On ne change pas une formule qui fonctionne bien. C’est, arrivés à ce point crucial, que sont intervenus quatre d’entre nous :
-Marcel Comby, avec un travail de synthèse de 20 pages sur le livre qu’il propose « L’AVENIR DE L’HOMME », tome 5 (actuellement disponible aux Editions du Seuil).
-Alain-Philippe Loubat propose de travailler sur un facteur important de la vie de Teilhard « L’ETERNEL FEMININ » (disponible aux Editions du Rocher)
-Anne-Marie Tisserand aurait souhaité étudier les mécanismes de la pensée religieuse intime de Teilhard, leurs incidences sur sa pensée scientifique et philosophique, la convergence possible de ces deux plans, avec « L’HYMNE DE L’UNIVERS » (disponible actuellement aux Editions du Seuil
-Quant à moi, Je propose de travailler sur le tome 4 (disponible actuellement aux Editions du Seuil), écrit dans les années 1926/1927 « LE MILIEU DIVIN ».
Quand Teilhard rédigea cette œuvre, il venait d’être éliminé de l’Enseignement et fut envoyé en Chine pour remplir une mission paléontologique ; travail correspondant à sa formation.
Mon idée, à propos de ce livre, est d’étudier l’argumentation catholique officielle afin d’y découvrir une éventuelle forme de présentation du dogme catholique à l’adresse des agnostiques … Projet utopique s’il en est.
-Henri Guyot m’a adressé un message d’encouragement pour continuer notre action dans la même veine que celle des deux cycles précédents : science et philosophie, seuls sujets selon lui pouvant tracer une perspective d’avenir.
-Je m’adresse à vous aujourd’hui, Chers Amis, pour vous communiquer l’ORDRE DU JOUR DE NOTRE PROCHAINE REUNION DU 24 SEPTEMBRE 2010
1-Hommage à notre Chère Yvette Mollier-Giroud, disparue dimanche 1er Août, après avoir lutté courageusement contre une longue et terrible maladie. Témoignage de sympathie à son époux, Jean-Pierre
2-Election d’un nouveau vice-président du fait de la disparition d’Yvette qui occupait ce poste.
3-Lecture des travaux présentés sur les trois derniers chapitres de « L’ACTIVATION DE L’ENERGIE »
4-Choix du travail pour le 3e cycle d’étude. Après échanges, nous conviendrons du prochain thème.
5-Traditionnel repas de clôture de nos travaux dans l’amitié et la bonne humeur.
Ceci étant, permettez-moi de vous donner mon avis sur les 4 ouvrages proposés que j’ai relus et annotés. Tout d’abord une remarque sur l’idée que j’avais proposée en premier lieu de travailler sur des citations en provenance d’œuvres diverses de Teilhard ; elle est mauvaise car elle induit la dispersion des réflexions alors que nous devons converger et nous joindre sur un même sujet de travail offrant une perspective.
1-LE MILIEU DIVIN : excellent livre de jeunesse, décalé par rapport aux écrits des années 40/50 de TEILHARD. Je doute que, même présenté sous une forme adaptée à leur cas, ce livre ne « tombe des mains » des agnostiques. Cette œuvre est conçue pour rassurer les catholiques sur sa pensée.
2-L’ETERNEL FEMININ : excellent livre de compilation d’écrits de Teilhard sur un sujet qui le préoccupait mais qui n’intéresse que secondairement les agnostiques qui font une démarche vers la spiritualité.
3-L’HYMNE DE L’UNIVERS : cette œuvre très mystique, tout en s’appuyant sur des thèses scientifiques à condition de pouvoir les repérer, risque de rebuter un public agnostique.
4-L’AVENIR. DE L’HOMME : Ce livre dont les textes ont été écrits majoritairement entre 1940 et 1952 est tout à fait dans le prolongement de nos deux précédents cycles, il est au cœur des préoccupations des hommes et des femmes du 21e siècle, sa perspective va jusqu’à la fin de l’humanité. Ce livre me passionne et me rend serein.
J’espère que vous viendrez nombreux le 24 septembre et, dans cette attente, je vous prie d’agréer, Chers Amis, mes chaleureuses salutations.
Jean-Pierre Fressafond
Association
EN SOUVENIR D'YVETTE : Jean-Pierre Frésafond, président de l'Association
Jeudi 5 Août 2010
-Yvette nous a quittés le dimanche 1er août 2010;
-Elle était membre de l'Association Lyonnaise Teilhard de Chardin, ainsi que son mari, Jean-Pierre. Elle en était membre fondateur et vice président.
-Yvette avait lu les treize tomes de l'oeuvre littéraire de Teilhard et c'est par ce biais que nous sommes devenus amis.
-Chaque mois, les membres actifs de notre Association se réunissent pour présenter leurs interprétations d'un texte précis et, tous les mois, Yvette nous lisait ses réflexions toujours originales, poétiques et bien documentées. Les trois années de son travail peuvent être retrouvées sur notre site.
-Yvette a été assidue jusqu'en juin 2010, faisant preuve de courage, de dignité, de volonté vive malgré sa souffrance.
-Depuis quelques mois elle s'était lancée dans l'écriture d'un livre sur l'oeuvre épistolaire de Teilhard afin de faire ressortir l'évolution très active jusqu'à la fin de la vie de cet homme . Nous souhaitons que Jean-Pierre poursuive ce travail car l'esprit d'Yvette ne peut pas disparaître, telle est notre espérance.
-Elle était membre de l'Association Lyonnaise Teilhard de Chardin, ainsi que son mari, Jean-Pierre. Elle en était membre fondateur et vice président.
-Yvette avait lu les treize tomes de l'oeuvre littéraire de Teilhard et c'est par ce biais que nous sommes devenus amis.
-Chaque mois, les membres actifs de notre Association se réunissent pour présenter leurs interprétations d'un texte précis et, tous les mois, Yvette nous lisait ses réflexions toujours originales, poétiques et bien documentées. Les trois années de son travail peuvent être retrouvées sur notre site.
-Yvette a été assidue jusqu'en juin 2010, faisant preuve de courage, de dignité, de volonté vive malgré sa souffrance.
-Depuis quelques mois elle s'était lancée dans l'écriture d'un livre sur l'oeuvre épistolaire de Teilhard afin de faire ressortir l'évolution très active jusqu'à la fin de la vie de cet homme . Nous souhaitons que Jean-Pierre poursuive ce travail car l'esprit d'Yvette ne peut pas disparaître, telle est notre espérance.
Jean-Pierre Fressafond
Rubrique littéraire
J'ai lu avec intérêt le numéro 34 de la revue "TEILHARD AUJOURD'HUI, notamment l'éditorial de Jacques MASUREL, directeur de la rédaction. Il termine son texte par une des citations que je préfère de Teilhard : .Arrière les pusillanimes et les sceptiques, les pessimistes et les tristes, les fatigués et les immobiles. La vie est perpétuelle découverte, la vie est mouvement.
J'admire avec émotion l'amitié fidèle et l'intelligence du Père de LUBAC, du Père VALENSIN et de quelques autres intellectuels qui participaient à la défense de Teilhard contre le déchaînement des opposants.
Je suis pantois et admiratif, sans pour autant l'approuver, devant la fidélité de Teilhard à son serment sacerdotal; il y a des cas où il faut choisir de quel côté se situe l'intérêt général, en l'occurrence le côté des non-croyants nettement plus nombreux que les croyants. Les athées ont davantage besoin de Teilhard que les fidèles.
Pendant une trentaine d'années, Teilhard s'est efforcé de convaincre, mais sans succès, le bien fondé de ses théories vis-à-vis de l'Eglise, il s'est heurté à l'incroyable force d'inertie de cet appareil. Le conseil de religion est une loupe déformant la réalité et la notion de sacré est un piège, le sacré n'a que la valeur qu'il est convenue de lui attribuer. Malheureusement pour les athées, Teilhard a voulu parfois faire admettre ses théories de l'évolution par le prisme "ultra catholique, la trinitisation, la puissance unitive de Marie" comme le signale Luciano Bénoni Mazzoni dans son article. Si Teilhard avait été laïque comme Darwin, il n'aurait peut être pas eu à briser ce mur du silence qu'on lui oppose encore au XXIe siècle; mais en raison de cela peut être, il est mieux accueilli par les religions réformées.
Il y a une facette de Teilhard qui, elle aussi, m'interpelle fortement, c'est son dédain prononcé pour les religions védantes, qu'il ne pouvait pas ne pas connaître, idem pour l'Islam et les religions animistes qui règnent sur plusieurs continents. Selon Teilhard seules les religions chrétiennes étaient en mesure d'accompagner les progrès techniques des civilisations. Pour ce qui concerne l'Inde ou la Chine il s'est magistralement trompé, car ces deux pays représentent presque la moitié de la population terrestre et s'apprêtent à devenir les maîtres du monde. Il n'y a que pour les régions communistes qu'il a vu juste. Mais on peut lui pardonner cette lacune, ces sujets n'étaient pas de sa compétence. Toutefois je persiste à penser que le Christianisme n'a pas le privilège religieux de la planète, sauf à se transformer, comme nous allons le voir dans ce rapport d'un article de la revue LE POINT REFERENCES de juillet 2010 concernant les jésuites qui ont donné plusieurs fois la preuve de leur faculté d'adaptation en milieu hostile.
Ainsi, le jésuite Saint François Xavier (1506-1552) avait compris que pour convertir les japonais au christianisme, les missionnaires devaient respecter les coutumes locales et il exigea notamment de ses compagnons jésuites qu'ils s'habillent selon la mode des religieux bouddhistes; il obtint de bons résultats. Malheureusement ses successeurs commirent une énorme maladresse en promettant aux japonais l'ouverture des marchés de la vieille Espagne en échange d'une plus grande ouverture des lois locales au Christianisme. Les jésuites se virent souffler les "marchés" au bénéfice des négociants de religion réformée qui ne demandaient rien en échange.
Trente ans après Saint François Xavier, un jésuite italien se lança dans l'aventure missionnaire. Son nom était Mattéo RICCI. Cela se passait en Chine. On l'appela le "jésuite MING": Mattéo RICCI intégra totalement la culture et la langue chinoise et prit un pseudonyme chinois : LI-MA-DOU. Il fut reçu et apprécié dans les plus hautes sphères de l'Administration et de l'intelligentsia impériale. Il devint ainsi le premier européen à pénétrer dans la "Cité Interdite"!
Mattéo RICCI a cherché à convertir la Chine sans la heurter, quitte à expurger le catholicisme de certains dogmes, les plus importants, et avec l'accord de sa hiérarchie. Ainsi, furent plus ou moins masquées la crucifixion du Christ, sa résurrection, l'eucharistie et la plupart des idoles et des icônes qui étaient des doctrines "invendables" aux intellectuels confucéens chinois. En effet, comment expliquer que le corps et le sang du Christ étaient présents dans le pain et le vin, alors que ce pays ignorait ce qu'étaient ces deux aliments? .....mais tout n'est pas perdu explicite Mattéo RICCI à sa hiérarchie, . Il était toujours suivi par le Vatican......
En 1595, Mattéo RICCI publia un livre "Traité de l'amitié", rédigé en chinois, qui lui valut la confiance des lettrés : "mon ami n'est autre que la moitié de moi-même, c'est un autre moi-même.... Il a réussi à "vendre" Epitecte aux chinois : i[le vrai bonheur consiste à vivre selon sa vertu]". C'est du stoïcisme qui cadre avec le confucianisme et obtint un immense succès.
En 1704, Rome ferma la "boutique jésuite" en Chine, cédant encore une fois la place aux sectes protestantes. Cependant RICCI n'est pas oublié des chinois; onze ans après les événements de la place TIEN ANMEN, les autorités communistes chinoises lui rendaient un hommage officiel en le représentant comme un mathématicien-astronome (ce qu'il était aussi) en compagnie d'un confrère chinois de la même époque, sur la fresque du MILLENIUM.
Plusieurs fois à travers les siècles, l'Eglise Catholique a connu des sursauts de lucidité dus à quelques papes plus éveillés que les autres ; mais comme toujours, les progressistes sont mal vus des conservateurs qui, étant plus nombreux, sont toujours les plus forts. Mais il faut toujours relever le défi et maintenir les esprits en éveil, comme le fit le Père François EUVE qui m'écrivit à propos de mes manuels d'étude, après les avoir critiqués sévèrement (sans doute le méritaient-ils?) : il faut peut être déconfessionnaliser le message de Teilhard, dans la mesure où lui-même souhaitait le faire.
J'admire avec émotion l'amitié fidèle et l'intelligence du Père de LUBAC, du Père VALENSIN et de quelques autres intellectuels qui participaient à la défense de Teilhard contre le déchaînement des opposants.
Je suis pantois et admiratif, sans pour autant l'approuver, devant la fidélité de Teilhard à son serment sacerdotal; il y a des cas où il faut choisir de quel côté se situe l'intérêt général, en l'occurrence le côté des non-croyants nettement plus nombreux que les croyants. Les athées ont davantage besoin de Teilhard que les fidèles.
Pendant une trentaine d'années, Teilhard s'est efforcé de convaincre, mais sans succès, le bien fondé de ses théories vis-à-vis de l'Eglise, il s'est heurté à l'incroyable force d'inertie de cet appareil. Le conseil de religion est une loupe déformant la réalité et la notion de sacré est un piège, le sacré n'a que la valeur qu'il est convenue de lui attribuer. Malheureusement pour les athées, Teilhard a voulu parfois faire admettre ses théories de l'évolution par le prisme "ultra catholique, la trinitisation, la puissance unitive de Marie" comme le signale Luciano Bénoni Mazzoni dans son article. Si Teilhard avait été laïque comme Darwin, il n'aurait peut être pas eu à briser ce mur du silence qu'on lui oppose encore au XXIe siècle; mais en raison de cela peut être, il est mieux accueilli par les religions réformées.
Il y a une facette de Teilhard qui, elle aussi, m'interpelle fortement, c'est son dédain prononcé pour les religions védantes, qu'il ne pouvait pas ne pas connaître, idem pour l'Islam et les religions animistes qui règnent sur plusieurs continents. Selon Teilhard seules les religions chrétiennes étaient en mesure d'accompagner les progrès techniques des civilisations. Pour ce qui concerne l'Inde ou la Chine il s'est magistralement trompé, car ces deux pays représentent presque la moitié de la population terrestre et s'apprêtent à devenir les maîtres du monde. Il n'y a que pour les régions communistes qu'il a vu juste. Mais on peut lui pardonner cette lacune, ces sujets n'étaient pas de sa compétence. Toutefois je persiste à penser que le Christianisme n'a pas le privilège religieux de la planète, sauf à se transformer, comme nous allons le voir dans ce rapport d'un article de la revue LE POINT REFERENCES de juillet 2010 concernant les jésuites qui ont donné plusieurs fois la preuve de leur faculté d'adaptation en milieu hostile.
Ainsi, le jésuite Saint François Xavier (1506-1552) avait compris que pour convertir les japonais au christianisme, les missionnaires devaient respecter les coutumes locales et il exigea notamment de ses compagnons jésuites qu'ils s'habillent selon la mode des religieux bouddhistes; il obtint de bons résultats. Malheureusement ses successeurs commirent une énorme maladresse en promettant aux japonais l'ouverture des marchés de la vieille Espagne en échange d'une plus grande ouverture des lois locales au Christianisme. Les jésuites se virent souffler les "marchés" au bénéfice des négociants de religion réformée qui ne demandaient rien en échange.
Trente ans après Saint François Xavier, un jésuite italien se lança dans l'aventure missionnaire. Son nom était Mattéo RICCI. Cela se passait en Chine. On l'appela le "jésuite MING": Mattéo RICCI intégra totalement la culture et la langue chinoise et prit un pseudonyme chinois : LI-MA-DOU. Il fut reçu et apprécié dans les plus hautes sphères de l'Administration et de l'intelligentsia impériale. Il devint ainsi le premier européen à pénétrer dans la "Cité Interdite"!
Mattéo RICCI a cherché à convertir la Chine sans la heurter, quitte à expurger le catholicisme de certains dogmes, les plus importants, et avec l'accord de sa hiérarchie. Ainsi, furent plus ou moins masquées la crucifixion du Christ, sa résurrection, l'eucharistie et la plupart des idoles et des icônes qui étaient des doctrines "invendables" aux intellectuels confucéens chinois. En effet, comment expliquer que le corps et le sang du Christ étaient présents dans le pain et le vin, alors que ce pays ignorait ce qu'étaient ces deux aliments? .....mais tout n'est pas perdu explicite Mattéo RICCI à sa hiérarchie, . Il était toujours suivi par le Vatican......
En 1595, Mattéo RICCI publia un livre "Traité de l'amitié", rédigé en chinois, qui lui valut la confiance des lettrés : "mon ami n'est autre que la moitié de moi-même, c'est un autre moi-même.... Il a réussi à "vendre" Epitecte aux chinois : i[le vrai bonheur consiste à vivre selon sa vertu]". C'est du stoïcisme qui cadre avec le confucianisme et obtint un immense succès.
En 1704, Rome ferma la "boutique jésuite" en Chine, cédant encore une fois la place aux sectes protestantes. Cependant RICCI n'est pas oublié des chinois; onze ans après les événements de la place TIEN ANMEN, les autorités communistes chinoises lui rendaient un hommage officiel en le représentant comme un mathématicien-astronome (ce qu'il était aussi) en compagnie d'un confrère chinois de la même époque, sur la fresque du MILLENIUM.
Plusieurs fois à travers les siècles, l'Eglise Catholique a connu des sursauts de lucidité dus à quelques papes plus éveillés que les autres ; mais comme toujours, les progressistes sont mal vus des conservateurs qui, étant plus nombreux, sont toujours les plus forts. Mais il faut toujours relever le défi et maintenir les esprits en éveil, comme le fit le Père François EUVE qui m'écrivit à propos de mes manuels d'étude, après les avoir critiqués sévèrement (sans doute le méritaient-ils?) : il faut peut être déconfessionnaliser le message de Teilhard, dans la mesure où lui-même souhaitait le faire.
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Nous assurons à Jean-Pierre, son époux, toute notre amitié dans ces difficiles moments, et nous lui présentons, ainsi qu'à sa famille, nos sincères condoléances.
Jean-Pierre Frésafond, Président de l'association et Anne-Marie Tisserand, Secrétaire Général
Ensemble avec ses enfants, nous vous faisons part de la disparition ce dimanche 1er aout d' Yvette Giroud-Mollier.
Nous vous remercions de partager notre deuil .
Ce jeudi 5 aout, une cérémonie se fera à 14h45 dans un salon du centre funéraire de l' hôpital Lyon Sud à Pierre-Benite (juste à droite après l'entrée principale).
Bien à vous .
Sa Famille.
Nous vous remercions de partager notre deuil .
Ce jeudi 5 aout, une cérémonie se fera à 14h45 dans un salon du centre funéraire de l' hôpital Lyon Sud à Pierre-Benite (juste à droite après l'entrée principale).
Bien à vous .
Sa Famille.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
L'ACTIVATION DE L'ENERGIE/ Edition du SEUIL p. 367/377 et Manuel d'Etude Tome 2/JP Frésafond/Aubin Editeur p. 129/133
N.B. : textes et mots écrits en italiques sont des citations de Teilhard
Car plus je la regardais attentivement, cette recherche, plus je la voyais forcée,
par nécessité interne, de concentrer ultimément son effort et ses espoirs
en direction de quelque foyer divin]i. (p.377/ éditions du Seuil)
Première partie
Dans ce chapitre j’ai retrouvé des empreintes laissées sur les pistes précédentes de l’ensemble de l’œuvre. Mais, cette fois, comme après avoir monté les degrés d’un escalier à vis; spirale verticale, ascendante dans sa puissance de sens, qui s’élève au-dessus du plan de la volute horizontale des efforts très objectifs, mesurables, temporels d’une équipe de travail quelle qu'elle soit.
Quand les énergies humaines conjuguées passent ainsi de l’horizontale à la verticale n’est-ce pas un authentique Signe de Croix qui s’inscrit dans l’espérance d’une victoire de la vie sur une mort totale ?
Seconde partie
Je n’ai choisi que quelques idées conductrices de ce chapitre ; celles qui me paraissaient correspondre aux démonstrations plus ou moins abstraites des chapitres antérieurs, alors que, dans la visite des grands cyclotrons de Berkeley, ces mêmes abstractions prennent corps, les hypothèses se déploient en illustrations, en vision ressentie. Ce choix n’échappe pas à ma subjectivité mais je ne doute pas que des lecteurs attentifs trouvent l’écho d’autres hypothèses proposées précédemment dans le même ouvrage.
Quelles-sont ces idées conductrices dans L’ACTIVATION DE L’ENERGIE ? Elles ont déjà fait l’objet d’ études approfondies par les membres du groupe de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin, selon le point de vue et la sensibilité de chacun. Je n’ai pas de « retouches » à faire.
-LA MONTEE DE L’AUTRE :
i[Par montées du nombre, du collectif en liaison avec l’autre, mais aussi du personnel, du sens humain.
Notre monde est comme un hologramme brisé : la totalité de l’image est contenue dans chaque fragment (tout être humain). Charge à nous de recoller les morceaux, alors !
-UNIVERSALISATION UNION :
Par totalisation progressive des énergies humaines ou arrangement collectif progressif et dynamique des éléments conscients de la terre. Cet ensemble constitue la Noosphère,concept teilhardien, sorte de sauvegarde des esprits, de la pensée de tout être humain ayant réellement franchi le pas de la réflexion.
-CENTROLOGIE :
Par la présence universelle d’un point d’attraction, le Point Omega, s’opère une liaison inter centrique. Le phénomène humain est formé de noyaux psychiques dont chacun joue le rôle de centre partiel vis-à-vis du monde. Omega se présente comme centre des centres.
Je l’imagine un peu comme un axe qui traverserait en leur centre, de haut en bas, des poupées russes emboitées les unes dans les autres ; représentation des hommes de toutes générations et de leur environnement naturel.
Ainsi va le vital principe d’amorisation de l’univers,selon Teilhard. Il se retrouve à tous les niveaux et selon ces niveaux :
-du plus rudimentaire comme l’attraction réciproque de deux particules,
- au plus évolué, qu’il s’agisse d’une équipe ou de deux amants ou mieux du mystique absorbé par la contemplation divine, le résultat psychologique est invariablement le même. Loin de tendre à se confondre, les centres réfléchis intensifient leur ego à mesure qu’ils se resserrent entre eux. Ils se surcentrent de plus en plus à mesure qu’ils se rapprochent les uns des autres en convergeant vers Omega.
-PLACE DE LA TECHNIQUE DANS UNE BIOLOGIE GENERALE DE L’HUMANITE :
Où Teilhard défend sa thèse selon laquelle le développement industriel a un sens profond, i[Il y a une telle relation entre l’Homme et sa technologie que les deux sont en prolongement organique. Il en vient à écrire que la technique a un rôle biologique proprement dit : elle entre de plein droit dans le naturel et l’auteur ajoute que la relation entre technique et conscience fait accéder à des pouvoirs d’un ordre plus grand ; celui d’un ordre spirituel. Dès lors il conclut que Nous aurions tort de considérer l’ensemble des cerveaux comme formant seulement une somme.
CONCLUSION : "Montée de l'autre", "Universalisation Union"," Centrologie" et "Place de la technique dans une biologie générale de l'Humanité" sont des chapitres qui me paraissent bien en osmose avec le sujet étudié aujourd'hui :
L’interdépendance et l’esprit de corps devraient, théoriquement, se ramifier harmonieusement dans l’humanité entière. Or, un tel déploiement n’a pas seulement des incidences matérielles et intellectuelles car il en va, surtout, d’une fantastique plus-value psychique et spirituelle; comme si, là, résidait l’ultime mission de l’épopée humaine d’après l’auteur. Pour Teilhard, il est évident que cette sorte de distillation des actes humains passe par une lutte contre les inerties indifférentes et souvent hostiles des apparences de la matière, de nous même, de nos alter ego. Ce « phénomène » de sublimation dans un halo lumineux, Teilhard déclare l’avoir observé. Il faut le croire car peu d’entre nous acquièrent, comme lui, les facultés requises pour percevoir l’environnement avec une sorte de….…… « troisième œil » sans pour autant sombrer dans le ridicule. Teilhard livre là l'intimité de ses sentiments, de ses émotions.
Tout effort personnel au sein d’un groupe uni dans un but commun conduit, non seulement au développement des techniques et /ou des objectifs, mais au déploiement de la personnalité de l’individu, ET de son groupe. L’ensemble évolue dans la cohésion d’un seul organisme où fusionnent de manière biologique l’Homme et sa technologie. Les effets physiques et mentaux des interactions propres à un système de groupalité secrètent un surcroît d’être ; en quelque sorte 1+ 1 = 3 ! Ce qui peut s’expérimenter lorsqu’ un égrégore (ou eggrégore) apparait dans un cercle d’humains. Cette puissance, cette énergie qui nous dépasse (ou qui nous échappe) peut être utilisée de manière positive ou négative ; un peu comme le génie de la lampe d’Aladin qui exécute les vœux de son maître, quels qu’ils soient. Le risque encouru par le « Phénomène Humain » est dans cette alternative. S'il y a "pertes de production" puisse la somme de nos mauvais choix accumulés et conjugués ne faire QUE retarder l’aboutissement de notre évolution vers le « supra-humain » PAR, AVEC et EN Omega puisqu’Il est immergé, dit Teilhard, dans la matière… L’écriture de textes comme le mythe de la création, et le Nouveau Testament dévoilent cette présence tout en la voilant encore ( le style était lié au niveau et aux conditions sociales de cette époque lointaine, alors que l’avancée des sciences actuelles permet d’en décrypter le sens. (Se reporter au bas de page -1-) :
Le Verbe s’est fait Chair et il a habité parmi nous (…) Il est la Vie et la Lumière des Hommes
(cf Prologue de Jean)
Ou encore :
Je suis l’Alpha et l’Omega, le premier et le dernier, le commencement et la fin
(cf Apocalypse de Jean 22-13)
-1- Un livre à lire : « Notre Existence a-t-elle un sens ? / une enquête scientifique et philosophique », écrit par Jean Staune, édité par Presses de la Renaissance à Paris/2007.
Jean Staune est diplômé en paléontologie, mathématiques, informatique, gestion, sciences politiques et économiques. Fondateur et secrétaire général de l’Université interdisciplinaire de Paris, il enseigne la philosophie des sciences dans le MBA du groupe HEC.
Cet ouvrage est le résultat de près de vingt années de recherches et de rencontres dans de nombreux pays avec des dizaines de personnalités représentant tous les grands domaines scientifiques.
Car plus je la regardais attentivement, cette recherche, plus je la voyais forcée,
par nécessité interne, de concentrer ultimément son effort et ses espoirs
en direction de quelque foyer divin]i. (p.377/ éditions du Seuil)
Première partie
Dans ce chapitre j’ai retrouvé des empreintes laissées sur les pistes précédentes de l’ensemble de l’œuvre. Mais, cette fois, comme après avoir monté les degrés d’un escalier à vis; spirale verticale, ascendante dans sa puissance de sens, qui s’élève au-dessus du plan de la volute horizontale des efforts très objectifs, mesurables, temporels d’une équipe de travail quelle qu'elle soit.
Quand les énergies humaines conjuguées passent ainsi de l’horizontale à la verticale n’est-ce pas un authentique Signe de Croix qui s’inscrit dans l’espérance d’une victoire de la vie sur une mort totale ?
Seconde partie
Je n’ai choisi que quelques idées conductrices de ce chapitre ; celles qui me paraissaient correspondre aux démonstrations plus ou moins abstraites des chapitres antérieurs, alors que, dans la visite des grands cyclotrons de Berkeley, ces mêmes abstractions prennent corps, les hypothèses se déploient en illustrations, en vision ressentie. Ce choix n’échappe pas à ma subjectivité mais je ne doute pas que des lecteurs attentifs trouvent l’écho d’autres hypothèses proposées précédemment dans le même ouvrage.
Quelles-sont ces idées conductrices dans L’ACTIVATION DE L’ENERGIE ? Elles ont déjà fait l’objet d’ études approfondies par les membres du groupe de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin, selon le point de vue et la sensibilité de chacun. Je n’ai pas de « retouches » à faire.
-LA MONTEE DE L’AUTRE :
i[Par montées du nombre, du collectif en liaison avec l’autre, mais aussi du personnel, du sens humain.
Notre monde est comme un hologramme brisé : la totalité de l’image est contenue dans chaque fragment (tout être humain). Charge à nous de recoller les morceaux, alors !
-UNIVERSALISATION UNION :
Par totalisation progressive des énergies humaines ou arrangement collectif progressif et dynamique des éléments conscients de la terre. Cet ensemble constitue la Noosphère,concept teilhardien, sorte de sauvegarde des esprits, de la pensée de tout être humain ayant réellement franchi le pas de la réflexion.
-CENTROLOGIE :
Par la présence universelle d’un point d’attraction, le Point Omega, s’opère une liaison inter centrique. Le phénomène humain est formé de noyaux psychiques dont chacun joue le rôle de centre partiel vis-à-vis du monde. Omega se présente comme centre des centres.
Je l’imagine un peu comme un axe qui traverserait en leur centre, de haut en bas, des poupées russes emboitées les unes dans les autres ; représentation des hommes de toutes générations et de leur environnement naturel.
Ainsi va le vital principe d’amorisation de l’univers,selon Teilhard. Il se retrouve à tous les niveaux et selon ces niveaux :
-du plus rudimentaire comme l’attraction réciproque de deux particules,
- au plus évolué, qu’il s’agisse d’une équipe ou de deux amants ou mieux du mystique absorbé par la contemplation divine, le résultat psychologique est invariablement le même. Loin de tendre à se confondre, les centres réfléchis intensifient leur ego à mesure qu’ils se resserrent entre eux. Ils se surcentrent de plus en plus à mesure qu’ils se rapprochent les uns des autres en convergeant vers Omega.
-PLACE DE LA TECHNIQUE DANS UNE BIOLOGIE GENERALE DE L’HUMANITE :
Où Teilhard défend sa thèse selon laquelle le développement industriel a un sens profond, i[Il y a une telle relation entre l’Homme et sa technologie que les deux sont en prolongement organique. Il en vient à écrire que la technique a un rôle biologique proprement dit : elle entre de plein droit dans le naturel et l’auteur ajoute que la relation entre technique et conscience fait accéder à des pouvoirs d’un ordre plus grand ; celui d’un ordre spirituel. Dès lors il conclut que Nous aurions tort de considérer l’ensemble des cerveaux comme formant seulement une somme.
CONCLUSION : "Montée de l'autre", "Universalisation Union"," Centrologie" et "Place de la technique dans une biologie générale de l'Humanité" sont des chapitres qui me paraissent bien en osmose avec le sujet étudié aujourd'hui :
L’interdépendance et l’esprit de corps devraient, théoriquement, se ramifier harmonieusement dans l’humanité entière. Or, un tel déploiement n’a pas seulement des incidences matérielles et intellectuelles car il en va, surtout, d’une fantastique plus-value psychique et spirituelle; comme si, là, résidait l’ultime mission de l’épopée humaine d’après l’auteur. Pour Teilhard, il est évident que cette sorte de distillation des actes humains passe par une lutte contre les inerties indifférentes et souvent hostiles des apparences de la matière, de nous même, de nos alter ego. Ce « phénomène » de sublimation dans un halo lumineux, Teilhard déclare l’avoir observé. Il faut le croire car peu d’entre nous acquièrent, comme lui, les facultés requises pour percevoir l’environnement avec une sorte de….…… « troisième œil » sans pour autant sombrer dans le ridicule. Teilhard livre là l'intimité de ses sentiments, de ses émotions.
Tout effort personnel au sein d’un groupe uni dans un but commun conduit, non seulement au développement des techniques et /ou des objectifs, mais au déploiement de la personnalité de l’individu, ET de son groupe. L’ensemble évolue dans la cohésion d’un seul organisme où fusionnent de manière biologique l’Homme et sa technologie. Les effets physiques et mentaux des interactions propres à un système de groupalité secrètent un surcroît d’être ; en quelque sorte 1+ 1 = 3 ! Ce qui peut s’expérimenter lorsqu’ un égrégore (ou eggrégore) apparait dans un cercle d’humains. Cette puissance, cette énergie qui nous dépasse (ou qui nous échappe) peut être utilisée de manière positive ou négative ; un peu comme le génie de la lampe d’Aladin qui exécute les vœux de son maître, quels qu’ils soient. Le risque encouru par le « Phénomène Humain » est dans cette alternative. S'il y a "pertes de production" puisse la somme de nos mauvais choix accumulés et conjugués ne faire QUE retarder l’aboutissement de notre évolution vers le « supra-humain » PAR, AVEC et EN Omega puisqu’Il est immergé, dit Teilhard, dans la matière… L’écriture de textes comme le mythe de la création, et le Nouveau Testament dévoilent cette présence tout en la voilant encore ( le style était lié au niveau et aux conditions sociales de cette époque lointaine, alors que l’avancée des sciences actuelles permet d’en décrypter le sens. (Se reporter au bas de page -1-) :
Le Verbe s’est fait Chair et il a habité parmi nous (…) Il est la Vie et la Lumière des Hommes
(cf Prologue de Jean)
Ou encore :
Je suis l’Alpha et l’Omega, le premier et le dernier, le commencement et la fin
(cf Apocalypse de Jean 22-13)
-1- Un livre à lire : « Notre Existence a-t-elle un sens ? / une enquête scientifique et philosophique », écrit par Jean Staune, édité par Presses de la Renaissance à Paris/2007.
Jean Staune est diplômé en paléontologie, mathématiques, informatique, gestion, sciences politiques et économiques. Fondateur et secrétaire général de l’Université interdisciplinaire de Paris, il enseigne la philosophie des sciences dans le MBA du groupe HEC.
Cet ouvrage est le résultat de près de vingt années de recherches et de rencontres dans de nombreux pays avec des dizaines de personnalités représentant tous les grands domaines scientifiques.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
AP Loubat/LA REFLEXION DE L'ENERGIE (thème de juin 2010)
Vendredi 30 Juillet 2010
Teilhard de Chardin nous résume une évolution générale de l’humanité en troisétapes distinctes et successives : - Les deux premières étapes appartiennent à la triade « espace-temps-matière » et obéissent aux lois de la thermo-dynamique classique.- La troisième et dernière étape, hypothétique mais vraisemblable, en fonctionde son postulat d’irréversibilité de l’évolution ( à étudier) concerne uneréflexion, une inflexion de l’énergie à partir d’un certain seuil qui va engloberle « je » et le « nous » pour aboutir au point oméga c’est à dire au Christuniversel.Il s’agit donc d’une victoire de la néguentropie sur l’entropie mais en dehors denotre espace-temps-matière c’est à dire dans un domaine métaphysique qui mesemble correspondre peut-être au domaine quantique.( cf « l’homme superlumineux » du physicien R.Dutheil)Cette troisième étape qui privilégie le spirituel sur la matière me sembleplausible lorsque je vois l’évolution progressive des troubles fonctionnelsaffectant l’ensemble de la population ces dernières années :troubles exclusivement somatiques, il y a trente ans, puis psycho-somatiques etenfin aujourd’hui essentiellement psycho-spirituels.Je vais développer ces trois étapes évolutives en y apportant quelquescontributions personnelles.Première étape : LE DEDANS DES CHOSESDeuxième étape : LE PAS DE LA RÉFLEXIONTroisième étape : LA RÉFLEXION DE L’ÉNERGIE en ultra-réflexionLE DEDANS DES CHOSESC’est par le « dedans des choses », par un processus d’intériorisation,qu’émerge le potentiel de conscience, le potentiel psychique inscrit en pointillédès le stade de la pré-vie.Cette intériorité apparaît dans l’embryogénèse au stade « gastrula », caractérisépar une invagination des cellules qui existe uniquement chez les êtrespluricellulaires.Contrairement à la plante, à partir de l’animal, le monde extérieur devient alorscontenu. Cette invagination cellulaire est une manifestation typiquementanimale d’intériorisation crée par une force qui s’installe et qui représente une
amorce de corps psychique, le début d’un axe de cérébralisation, le début de lapsychogénèse.Ce stade d’invagination, absent chez la plante, n’apparaît qu’à partir del’animal. C’est ce qui va constituer, après le corps physique, l’âme, le corps desensibilité qui sont à distinguer de l’esprit.LE PAS DE LA RÉFLEXIONIl succède au « dedans des choses » dans le processus évolutif global.C’est le « pas humanisant » permettant l’apparition du « je », témoin de notrecorps spirituel.C’est le saut de l’instinct à la pensée. Il y a spiritualisation de toutes les forcescontenues dans l’animalité. La psychogénèse donne alors naissance à lanoogénèse, apparition de l’esprit sur la terre par co-réflexion.L’homme n’a pas seulement conscience du monde extérieur qui l’entourecomme c’est le cas chez l’animal.Il se distingue de ce monde extérieur et a conscience de lui-même grâce à cetteséparation.Il devient objet pour lui-même dans un processus d’introversion etd’introspection.C’est de l’esprit qu’émane cette force qui donne à notre organisme saconfiguration particulière, qui pousse l’enfant à se dresser à la verticale, à parlerpuis à penser. L’évolution, de régime quasi exclusivement biologique, vadevenir alors socio-culturelle grâce à l’apparition du langage.LA RÉFLEXION DE L’ÉNERGIE OU L’ULTRA-RÉFLEXIONLa matière subit les lois de l’entropie qui aboutissent inexorablement à ladésagrégation et à la mort.La néguentropie nous permet la survie un certain temps, caractérisée par desarrangements de plus en plus complexes.L’évolution de l’homme, ainsi que celle de l’humanité, suivant les lois de lathermo-dynamique, doit se faire après un maximum de néguentropie versl’inarrangé et le plus probable c’est à dire sa disparition avec l’univers.Le destin de l’humanité est donc l’autodestruction.Tel est son déterminisme foncier, tel est son « pêché originel » !On pourrait en rester là si l’humain était un état stable, fini, mais l’humain estune nouvelle espèce de vie en formation, encore inachevée nous dit TDC.Le phénomène humain doit défier et arriver à vaincre l’entropie.L’humanité se présente alors comme une œuvre à accomplir vers l’ultrahumaindans un macro-organisme planétaire !
Le maximum de néguentropie, poussé par les forces de convergence, ne doit pasêtre le sommet d’une courbe mais un point critique d’inflexion qui va permettreà une co-réflexion, une ultra-réflexion de se poursuivre vers le haut.Ceci est irréversible et inexorable d’après le postulat de TDC, cité plus haut.Mais au delà de ce point nous sortons de l’espace-temps.Nous rentrons dans le domaine quantique, me semble t’il, où nous ne subissonsplus les lois de l’entropie classique.A un niveau supérieur, la réflexion de l’énergie permet au « je » individuel puisau « nous » collectif, dans un mouvement de co-réflexion, de transcender latriade « espace-temps-matière » et de parvenir avec l’union créatricepersonnalisante au point oméga, au Christ universel.Mais pour relancer l’énergie à partir de ce point d’inflexion, l’homme individuelet collectif doit d’abord prendre conscience de sa possible liberté à infléchir le jeu des probabilités, le jeu de son déterminisme primaire pour faire preuve alorsde ténacité, de passion dans l’élan vital.L’homme et l’humanité doivent trouver le « goût de supervivre » nous ditTDC.C’est là que je voudrais vous présenter une réflexion très personnelle.En vertu du principe holotropique, le macrocosme se retrouve dans lemicrocosme. Le tout est dans chacune des parties.Il existe une causalité descendante du tout sur les partiesIl y a donc équivalence homme-humanité et le processus évolutif global del’humanité devrait se retrouver logiquement en l’homme.Élever l’esprit, élever le « je » vers le « nous » puis vers le Christ Universel enrejoignant l’unité, n’est ce pas là ce que nous proposent toutes les Traditionssans exception ?L’humanité pourrait donc échapper à l’entropie terminale d’après TDC.Mais qu’en est il de l’homme ? Ne peut il pas lui aussi, individuellement, aumême titre, échapper à l’entropie par un travail intérieur sans relâche ?Cette victoire de l’esprit sur la matière à un niveau collectif est elle imaginable àun stade individuel puisque le collectif est en chacun d’entre nous ?Voilà des questions auxquelles j’aimerai que le christianisme et les sciencespuissent répondre.Pourra –t-on un jour nous débarrasser de notre enveloppe corporelle et de sescontraintes ? La « réalité augmentée », expérimentée aujourd’hui dans de nombreuxdomaines, va-t-elle devenir demain totale virtualité ?
amorce de corps psychique, le début d’un axe de cérébralisation, le début de lapsychogénèse.Ce stade d’invagination, absent chez la plante, n’apparaît qu’à partir del’animal. C’est ce qui va constituer, après le corps physique, l’âme, le corps desensibilité qui sont à distinguer de l’esprit.LE PAS DE LA RÉFLEXIONIl succède au « dedans des choses » dans le processus évolutif global.C’est le « pas humanisant » permettant l’apparition du « je », témoin de notrecorps spirituel.C’est le saut de l’instinct à la pensée. Il y a spiritualisation de toutes les forcescontenues dans l’animalité. La psychogénèse donne alors naissance à lanoogénèse, apparition de l’esprit sur la terre par co-réflexion.L’homme n’a pas seulement conscience du monde extérieur qui l’entourecomme c’est le cas chez l’animal.Il se distingue de ce monde extérieur et a conscience de lui-même grâce à cetteséparation.Il devient objet pour lui-même dans un processus d’introversion etd’introspection.C’est de l’esprit qu’émane cette force qui donne à notre organisme saconfiguration particulière, qui pousse l’enfant à se dresser à la verticale, à parlerpuis à penser. L’évolution, de régime quasi exclusivement biologique, vadevenir alors socio-culturelle grâce à l’apparition du langage.LA RÉFLEXION DE L’ÉNERGIE OU L’ULTRA-RÉFLEXIONLa matière subit les lois de l’entropie qui aboutissent inexorablement à ladésagrégation et à la mort.La néguentropie nous permet la survie un certain temps, caractérisée par desarrangements de plus en plus complexes.L’évolution de l’homme, ainsi que celle de l’humanité, suivant les lois de lathermo-dynamique, doit se faire après un maximum de néguentropie versl’inarrangé et le plus probable c’est à dire sa disparition avec l’univers.Le destin de l’humanité est donc l’autodestruction.Tel est son déterminisme foncier, tel est son « pêché originel » !On pourrait en rester là si l’humain était un état stable, fini, mais l’humain estune nouvelle espèce de vie en formation, encore inachevée nous dit TDC.Le phénomène humain doit défier et arriver à vaincre l’entropie.L’humanité se présente alors comme une œuvre à accomplir vers l’ultrahumaindans un macro-organisme planétaire !
Le maximum de néguentropie, poussé par les forces de convergence, ne doit pasêtre le sommet d’une courbe mais un point critique d’inflexion qui va permettreà une co-réflexion, une ultra-réflexion de se poursuivre vers le haut.Ceci est irréversible et inexorable d’après le postulat de TDC, cité plus haut.Mais au delà de ce point nous sortons de l’espace-temps.Nous rentrons dans le domaine quantique, me semble t’il, où nous ne subissonsplus les lois de l’entropie classique.A un niveau supérieur, la réflexion de l’énergie permet au « je » individuel puisau « nous » collectif, dans un mouvement de co-réflexion, de transcender latriade « espace-temps-matière » et de parvenir avec l’union créatricepersonnalisante au point oméga, au Christ universel.Mais pour relancer l’énergie à partir de ce point d’inflexion, l’homme individuelet collectif doit d’abord prendre conscience de sa possible liberté à infléchir le jeu des probabilités, le jeu de son déterminisme primaire pour faire preuve alorsde ténacité, de passion dans l’élan vital.L’homme et l’humanité doivent trouver le « goût de supervivre » nous ditTDC.C’est là que je voudrais vous présenter une réflexion très personnelle.En vertu du principe holotropique, le macrocosme se retrouve dans lemicrocosme. Le tout est dans chacune des parties.Il existe une causalité descendante du tout sur les partiesIl y a donc équivalence homme-humanité et le processus évolutif global del’humanité devrait se retrouver logiquement en l’homme.Élever l’esprit, élever le « je » vers le « nous » puis vers le Christ Universel enrejoignant l’unité, n’est ce pas là ce que nous proposent toutes les Traditionssans exception ?L’humanité pourrait donc échapper à l’entropie terminale d’après TDC.Mais qu’en est il de l’homme ? Ne peut il pas lui aussi, individuellement, aumême titre, échapper à l’entropie par un travail intérieur sans relâche ?Cette victoire de l’esprit sur la matière à un niveau collectif est elle imaginable àun stade individuel puisque le collectif est en chacun d’entre nous ?Voilà des questions auxquelles j’aimerai que le christianisme et les sciencespuissent répondre.Pourra –t-on un jour nous débarrasser de notre enveloppe corporelle et de sescontraintes ? La « réalité augmentée », expérimentée aujourd’hui dans de nombreuxdomaines, va-t-elle devenir demain totale virtualité ?
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
INFORMATION IMPORTANTE / ASSOCIATION DES AMIS DE PIERRE TEILHARD DE CHARDIN
Lundi 12 Juillet 2010
JUILLET 2010 - INFORMATION URGENTE
Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin
NB : 1) Si cette lettre vous parvient illisible veuillez le signaler à secretariat@teilhard.org
A PROPOS DU COLLOQUE ASSISE 2010
Nous invitons tous les Amis de Teilhard à s'inscrire le plus tôt possible avec leurs amis et leurs enfants (afin d'entrainer des jeunes) au Colloque "Ensemble , construisons le Terre dans la Paix et l'Amour" avec Pierre Teilhard de Chardin à la Cittadella d'Assise, Via degli Ancajani 3
06081 -- Assisi
du 14 au 17 octobre sous la Présidence et avec la présence effective de François Cheng, de l'Académie française.
Pour être informé plus à fond sur cette importante initiative vous êtes prié de vous reporter au dépliant - élaboré avec Terre Entière - d'inscription sur le site :
Ce colloque est la première partie du triptyque organisé par le Centre Européen Teilhard avec les associations italienne et française qui comporte :
- Assise, du 14 au 17 octobre, avec l'Association italienne des Amis de Teilhard
-un Hommage à Teilhard à la Mairie du 16e arrondissement de Paris avec exposition, lectures, débats, rencontres de l'Association des Amis de Teilhard avec les jeunes des établissements pédagogiques, etc. du 23 au 29 octobre
-un Colloque au Centre Sèvres les 19 et 20 novembre 2010 en partenariat avec la Chaire Teilhard de Chardin du Centre Sèvres.
Pour ceux qui souhaitent partir de Paris avec le vol Air Italia, il est urgent d'appeler Terre Entière avant la mi-juillet pour la réservation de leurs places. En effet, n'ayant pas reçu un grand nombre d'inscriptions pour cette prestation, Terre Entière se voit dans l'obligation d'annuler une partie de ses pré-réservations.
Concernant le colloque proprement dit, les inscriptions restent ouvertes jusqu'à la mi-août. Mais il faudra alors trouver par vous même votre moyen de transport.
Par ailleurs, il ne reste plus de place pour le pré-séjour en Ombrie.
Coordonnées Terre Entière : 4, rue Madame - 75006 Paris
Tél : 01 44 39 06 26 E-mail : info@terreentiere.com
FERMETURE DU BUREAU DE L'ASSOCIATION PENDANT L'ETE
Nous vous informons que le bureau sera fermé du 13 juillet au 30 août.
Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin
NB : 1) Si cette lettre vous parvient illisible veuillez le signaler à secretariat@teilhard.org
A PROPOS DU COLLOQUE ASSISE 2010
Nous invitons tous les Amis de Teilhard à s'inscrire le plus tôt possible avec leurs amis et leurs enfants (afin d'entrainer des jeunes) au Colloque "Ensemble , construisons le Terre dans la Paix et l'Amour" avec Pierre Teilhard de Chardin à la Cittadella d'Assise, Via degli Ancajani 3
06081 -- Assisi
du 14 au 17 octobre sous la Présidence et avec la présence effective de François Cheng, de l'Académie française.
Pour être informé plus à fond sur cette importante initiative vous êtes prié de vous reporter au dépliant - élaboré avec Terre Entière - d'inscription sur le site :
Ce colloque est la première partie du triptyque organisé par le Centre Européen Teilhard avec les associations italienne et française qui comporte :
- Assise, du 14 au 17 octobre, avec l'Association italienne des Amis de Teilhard
-un Hommage à Teilhard à la Mairie du 16e arrondissement de Paris avec exposition, lectures, débats, rencontres de l'Association des Amis de Teilhard avec les jeunes des établissements pédagogiques, etc. du 23 au 29 octobre
-un Colloque au Centre Sèvres les 19 et 20 novembre 2010 en partenariat avec la Chaire Teilhard de Chardin du Centre Sèvres.
Pour ceux qui souhaitent partir de Paris avec le vol Air Italia, il est urgent d'appeler Terre Entière avant la mi-juillet pour la réservation de leurs places. En effet, n'ayant pas reçu un grand nombre d'inscriptions pour cette prestation, Terre Entière se voit dans l'obligation d'annuler une partie de ses pré-réservations.
Concernant le colloque proprement dit, les inscriptions restent ouvertes jusqu'à la mi-août. Mais il faudra alors trouver par vous même votre moyen de transport.
Par ailleurs, il ne reste plus de place pour le pré-séjour en Ombrie.
Coordonnées Terre Entière : 4, rue Madame - 75006 Paris
Tél : 01 44 39 06 26 E-mail : info@terreentiere.com
FERMETURE DU BUREAU DE L'ASSOCIATION PENDANT L'ETE
Nous vous informons que le bureau sera fermé du 13 juillet au 30 août.
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr
