Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin


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Chapitre extraits du livre "ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE'


Teilhard de Chardin après toutes les épreuves de la guerre se pose des questions sur sa foi .

A certains moments de la vie l'Homme se sent poussé en avant vers quelque chose ,vers quelqu’un . Est-ce la volonté de Dieu qui nous pousse ainsi vers notre destin ? Notre liberté est de choisir, d’où l’intérêt d’être relié à son moi intérieur et d' être en harmonie avec soi même . Si nous sommes en phase avec l’amour divin il suffit d’être à l’écoute ,c’est lui qui nous guide nos choix de vie et non pas le hasard. Nous ne sommes pas des êtres terminés nous sommes en éternelle recherche . La pleine personnalité est acquise au contact des autres ils nous font découvrir notre être ." L’ unité ou mesure du monde, c’est le monde" . Nous avons un guide, à nous de le laisser guider vers le monde et par la même occasion vers l’unité . Tout être humain est différent, unique, mais il fait partie d’un tout en l’univers . Selon Teilhard nous avons deux choix s’abandonner ou résister ,subir ou lutter .

En regardant un coucher de soleil ,un arbre, une fleur, en écoutant le chant des oiseaux nous réalisons que nous ne sommes pas seuls .
- Pourquoi cette terre a-t-elle abouti à une telle perfection ?. Pourquoi sommes nous là pour nous émouvoir d’un tel spectacle ?
Notre âme nous invite à consentir à ce mystère . Ceci est la part du visible , et l’invisible où est-il ? à la source de tout ce que nous vivons et ressentons ? .
- Peut être est- ce cela la foi ? Essayons de ne pas oublier que nous avons une âme la partie essentielle de notre être reconnu même par des personnes venues d’horizon non religieux : Camus, Bataille ….et bien d’autres . Sans oublier l’esprit ,cette capacité dont l’être humain est doté qui lui permet de comprendre et de rationaliser sa vie .
La vie est faite d’épreuves incontournables sur le chemin initiatique . A l’heure actuelle nous voyons des jeunes en dérive, peut être n’ont-ils pas la chance d’avoir eu ces repères qui aident tout être humain à progresser . Espérons pour eux qu’un jour ils trouvent un appui secourable pour les aider dans leur cheminement .

Dieu voit non seulement une création en puissance mais ce qui est co-créé et ce "faire"est présent au deuxième chapitre de la genèse en tant que collaboration Divino-Humaine. C'est une synergie qui donne sens à l’ontologie . En arrivant sur terre nous avons tous une dette à payer . « La paix » est essentiellement à ce prix . Il n’y aura de paix profonde que pour ceux qui pourront dire, comme le Christ sur la croix, dans une ultime mutation « TOUT EST ACCOMPLI »
Lundi 24 Avril 2017 16:47

Chapitre extrait du livre "Ecrits du temps de la guerre"
réflexion proposée pour réunion à Brignais du 28/04/2017



Ce titre fait état d’une sorte de paradoxe : Une même réalité peut-elle posséder une double nature ? La physique quantique nous met sur le chemin.
La notion d'Esprit-Matière a été proposée par Teilhard de Chardin comme une solution possible au problème des rapports difficilement concevables entre l'esprit et la matière, l'âme et le corps. Selon lui, le monde n'est pas constitué de deux substances distinctes, l'esprit d'une part, la matière d'autre part, mais d'une entité unique, à double face : l'Esprit-Matière. Cela permet d'éviter un dualisme peu conforme à notre besoin de cohérence et d’unification des choses : D'un côté l'Esprit et de l'autre, la matière et, entre eux, rien autre chose que l'affirmation d'un accolement inexpliqué et inexplicable. (L'activation de l'énergie, p 266)

Notre vision intérieure, toute réflexion profonde (introspection, méditation ou prière) nous révèle la face spirituelle du monde ou dedans des choses, alors que notre perception extérieure, sensorielle, nous fait apparaître sa face matérielle ou le dehors des choses. Cependant dans l’introspection nous cherchons à spéculer sur nos possibilités purement humaines alors que dans l’intériorité, nous prenons conscience de notre finitude. C'est en nous- mêmes que nous trouvons la certitude de l'existence de l'Esprit. Et, en accord avec la science, Teilhard considère que, comme tout phénomène bien observé fût-ce en un seul point, l'Esprit, dont l'existence est attestée par notre certitude intérieure, doit avoir des prolongements plus ou moins diffus dans tout l'univers. De plus, selon lui, contrairement à la conviction habituelle, la face solide du monde est sa face spirituelle, sur laquelle repose totalement l'être de toute chose ; sa face matérielle n'étant que l'apparence trompeuse que lui donnent nos organes sensoriels. La physique moderne nous apprend que toute chose est remplie de vide mais il s’agit d’un vide distinct du néant. Pour Teilhard, le monde est donc essentiellement Esprit. Il le confirme dans une lettre à son amie Léontine Zanta à qui il écrit en 1929: « Maintenant l' 'Esprit' est assez bizarrement devenu pour moi une chose toute réelle, la seule réelle. » (Lettres à Léontine Zanta, p 97)
Et il précise, (Le milieu divin, p 173) : « Non, ce ne sont pas les rigides déterminismes de la matière et des grands nombres ; ce sont les souples combinaisons de l'Esprit qui donnent à l'Univers sa consistance ». Teilhard était très conscient de l'incompatibilité de son spiritualisme avec l’ancienne science mécaniste de Newton : « Au milieu d'un Cosmos où le primat est encore laissé aux mécanismes et au hasard, la Pensée, ce phénomène formidable qui a révolutionné la Terre et se mesure avec le Monde, fait toujours figure d'inexplicable anomalie. L'Homme, dans ce qu'il a de plus humain, demeure une monstrueuse et encombrante réussite. C'est pour échapper à ce paradoxe que je me suis décidé à renverser les éléments du problème… L'Homme semble une exception. Pourquoi ne pas en faire la clef de l'univers ? L'Homme refuse de se laisser forcer dans une cosmogonie mécaniciste. Pourquoi ne pas édifier une Physique à partir de l'Esprit ? » (Comment je crois, p 126)

Pour l'admettre, il faut toujours avoir en tête que, pour Teilhard, le monde est formé non pas d'objets statiques ou mobiles en interaction, mais de dynamismes spirituels, de forces d'union (d'amour au niveau humain), dont les interactions constituent la trame solide du monde et prennent, pour nous, l'apparence d'objets inertes. Il nous faut : « ...repenser d'une manière complètement nouvelle les relations Matière et Esprit. A la place du vieux dualisme des civilisations occidentales, le point de vue de Teilhard rejoint en partie celui des spiritualités de l’Inde avec la maya ou l’illusion de la réalité du monde apparent.
Telle est la genèse de la notion d'Esprit - Matière, seule capable, semble-t-il de résoudre le casse-tête philosophique de la coexistence, et surtout de l'interaction de deux entités de nature différente, l'Esprit et la Matière. En fait, il se trouve que les progrès de la science au cours du XXe siècle, ont imposé une dématérialisation progressive de la particule matérielle qui nous révèle la profondeur d’un mystère.

Sans confirmer la pensée teilhardienne, qui n'est pas une démonstration mais un témoignage sur sa vision du monde, le nouveau climat scientifique se fait beaucoup plus accueillant à ses intuitions. Avec notamment la physique Relativiste d'Einstein, et la physique Quantique de l'infiniment petit, l’ancienne particule insécable de matière perd maintenant sa consistance, sa localisation précise, sa constance dans le temps, son individualité. Le monde quantique est constitué du dynamisme de champs énergétiques dont les interactions engendrent ce qui nous apparaît comme particules de matière inerte. Mais les physiciens reconnaissent volontiers ne pas savoir ce que sont, dans leur nature intime, une force, un champ ni une énergie quantique. Ils ne savent donc plus précisément ce qu'est la matière dans sa conception absolue. De plus, face à la dualité paradoxale de la particule quantique, à la fois onde et corpuscule, la démarche de Niels Bohr l'un des fondateurs de la physique quantique a été la même que celle de Teilhard face à l'opposition apparente entre Esprit et Matière : reconnaître l'unicité de deux entités apparemment distinctes. Enfin, le monde tel que le conçoit l'approche systémique du réel apparue depuis quelques décennies, est constitué d'interactions dynamiques de systèmes de rétroactions en boucles et non d'objets matériels juxtaposés. Ce qui représente une version purement physique du cosmos, étonnamment proche du monde de Teilhard sous-tendu par les forces de l'Esprit. Ainsi se trouve non pas confirmée, mais confortée la notion teilhardienne d'Esprit - Matière sur laquelle reposent en grande partie l'originalité, la valeur explicative du monde et l'encouragement à l'action, de son œuvre qui seule, a le mérite de rendre compte à la fois de l'aspect matériel et de la nature spirituelle du monde. Le physicien américain : Lothar Schäfer, dans son ouvrage « In Search of Divine Reality » parle justement de mind – like reality pour définir cette chose étrange qui est à la fois onde et corpuscule. Nous sommes, dans ces perspectives épistémologiques, aux confins de la science et de la métaphysique. Cependant, scientifiques et théologiens font, en fait, l’expérience de l’incomplétude. En fait, c’est ce concept teilhardien d’Esprit – Matière qui confère à la matière sa puissance spirituelle.











Vendredi 14 Avril 2017 16:49

Du 1er au 30 mars 2017


-Nombre de pages vues 6 838

-Nombre de visites 1 665

-Nombre de visiteurs 700

-Les 5 premiers pays visiteurs par ordre décroissant de nombre de pages lues
France = 4140, Ukraine, = 596 USA = 361, Russie = 338, Canada = 295

-Viennent ensuite :

Allemagne = 261, Autriche = 250, Israël = 183, Italie = 98, Royaume-Uni = 44, île de la Dominique = 34, Belgique = 30, Taewan = 22, Chine = 20, Côte d’Ivoire = 11

-Pays dont le nombre de pages lues est inférieur à 11

Belarussie, Corée du Sud, Espagne, Kazakhstan, Martinique, Pays Bas, Pologne, Suède, Suisse,.. Roumanie,.. Turquie
Vendredi 31 Mars 2017 14:54

Écrits du temps de la guerre (Pages 415 à 432)


Marcel COMBY / LES NOMS DE LA MATIÈRE
La vision du monde de Teilhard de Chardin nous entraîne vers un horizon dont l’aspect est novateur et singulier, en opposition avec toutes les rigidités idéologiques qui freinent le progrès humain dans ce qu’il a d’authentique d’un point de vue absolu. Notre société occidentale brille par ses œuvres technologiques mais aussi par ses attraits pour le superficiel en matière d’idéal de vie et l’on n’y parle que de croissance matérielle. Et pourtant l’être humain a naturellement soif de connaître. Un des pionniers de la recherche en anthropologie : Charles Darwin nous livra en son temps une première clé qui nous ouvre la porte de nos origines. Il s’agit de la théorie de l’évolution qui nous montre comment s’articulent certains aspects de notre condition humaine. Cependant Darwin buta sur la finalité de notre vie. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Teilhard nous apporta en son temps une réponse à des questionnements qui, en fait, nous enferment dans notre intellect souvent pétrifié par l’inconnu. Teilhard nous offre une certaine hauteur de vue sur la vie en général et sur le rôle des religions ; il insiste, pour cela, sur la nature et le rôle de cette réalité cosmique qu’il appelle Matière. Il faudrait ajouter que, lorsque nous abordons des questions de nature spirituelle, notre esprit se trouve enchaîné par la logique binaire. En réalité, c’est une logique ternaire qu’il nous faut appliquer. Justement les cheminements prodigieux à travers les recherches sur la matière et sur le cosmos nous invitent à contempler ce mystère selon lequel l’homme est à la fois libre et entrainé dans un processus de déification. Nous ne sommes pas des marionnettes aux yeux de Dieu. Ce Dieu des chrétiens reste présent et actif par sa grâce dans tous les états et toutes les situations qui concernent sa créature. Faire la volonté divine consiste tout simplement à se placer entre les mains d’un Créateur qui vous protège. Reprenons cet aphorisme de Teilhard : « Dieu fait que les choses se fassent »
     Pour Teilhard de Chardin, le mot : Matière concerne une réalité fondamentale qui sert de support à un questionnement métaphysique. D’où venons-nous et où allons-nous ? Il n’est pas interdit de remonter à la symbolique des quatre Éléments : l’air, l’eau, le feu et la terre. On les distingue suivant leur nature intime :
  • La séparativité moléculaire
  • La mobilité moléculaire
  • L’agitation moléculaire
  • La rigidité moléculaire
Chacun d’eux étant considéré au sein de la dualité : bien / mal et, de plus, il concerne tous les niveaux de la création. Teilhard nous parle alors d’étoffe de l’Univers et il écrit dans son ouvrage  « Écrits du temps de la guerre » :
« Rien n’est à la fois plus proche et plus loin de nous que la Matière (…) C’est que, fondue avec notre être, la Matière est, en même temps aux antipodes de notre âme »
 
     Le symbolisme étant la transparence de toute chose, il en résulte que toute chose est symbole. Nous retrouvons les quatre Élément dans les récits évangéliques. On dira qu’ils ont une image céleste dans ce qu’on nomme l’Origine où condition constitutive de tout ce qui est.
     « La Matière est, autour de notre esprit, la profondeur d’où notre substance émerge »
      Disons qu’elle est tour à tour : souffle, onde, énergie, communion
     Au stade de l’unification, nous reconnaissons l’existence du Verbe, du Fis de Dieu, de l’Esprit -Saint  et du Royaume divin.
     Teilhard donne sept qualificatifs à la Matière : formelle – concrète – universelle – totale – relative – libérée – ressuscitée. Pour Teilhard, la Matière est essentiellement ce qui donne à un être le caractère d’Élément. C’est ce qui rend cet être unissable à d’autres être dans la perfection d’un Tout. L’homme étant créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance, il est nécessaire qu’il existe une entité qui rende la chose possible, sans quoi, cette formulation reste purement de nature abstraite, sans consistance, sans contenu, sans relations, sans amour, etc. En fait, à la fin des temps, la Matière doit entrer dans une phase ultime : celle de ce que Teilhard appelle la Matière ressuscitée qui, pour tout homme, reste un mystère insondable.
Dans les récits bibliques, on trouve beaucoup d’allégories telles ce char et ces chevaux de feu dont le tourbillon envoie Elie dans le ciel. Teilhard fait comprendre que cette image fantastique représente la Matière qui entraîne et libère ceux qui savent en saisir la puissance spirituelle.
     « L’unification du Multiple, qui est le rôle de l’esprit, n’est pas encore achevée. Ainsi l’Esprit a – t – il sans cesse besoin de matière nouvelle pour monter plus haut dans l’unification (à condition de ne pas se laisser ramener en arrière, vers le plural, par cette matière). La matière est, en quelque sorte, ce dont se nourrit l’Esprit dans son effort ascensionnel. Elle a, en ce sens, une puissance spirituelle. Par sa résistance, elle oblige l’esprit à travailler et à lutter ; par sa nouveauté (évolution), elle l’oblige à chercher sans cesse ; par son opacité, elle nous fait désirer l’au – delà ? etc. »
Mardi 21 Mars 2017 08:53

Écrits du temps de la guerre (page 397)


Henri Guyot / L'ÉLÉMENT  UNIVERSEL
Selon Teilhard, l'élément universel est, pour les hommes (et sans doute pour tous les êtres vivants), « l'élément physique qui met en relation avec l'Absolu en eux et autour d'eux.»

In fine dans le cadre d'une « solution chrétienne », le chrétien animé d'une conscience cosmique doit tenir par dessus tout que Dieu, le seul Absolu, est essentiellement distinct de la création. Si bien que je ne comprends pas bien, car pour moi Dieu crée tout le temps. Il a créé, Il crée et Il créera encore. L'articulation avec l'Absolu finit par m'échapper.

Poursuivant la lecture on trouve plus loin « chaque homme porte en soi, en plus d'un corps et d'une âme, une certaine entité physique le référant tout entier à l'univers (final?) en lequel il trouve son seul achèvement – l'élément universel c'est le Christ. »

Ces réflexions ont pour moi un caractère un peu déstabilisant. En effet je crois que l’homme d'aujourd'hui est encore plus en évolution. Ce n'est plus l'homme des évangiles, c'est un être différent. A travers ses gènes et ses mitochondries, il est une mosaïque sans cesse une évolution à travers les accidents et incidents qu'il accumule. Ceci est un fait scientifique constaté et n'est pas, si peu que ce soit, une idée philosophique incertaine.

On s'aperçoit alors que pour le reste le texte de Teilhard ne fait que poser des questions fondamentales multiformes :

- Qu'est-ce que l'individu ?

- Qu'est-ce que l'autre ?

- Comment les autres sont-ils reliés entre eux ?

- Est-ce par l'intermédiaire d'un Christ cosmique (à démontrer) ?

A force d'essayer d'imaginer quelques réponses possibles à ces questions, je me suis trouvé dans l'obligation de confesser qu'une autre notion s'imposait peut-être un peu inhabituelle et à l'envers du cheminement habituel de la pensée : c'est celle du moi, ce sentiment profond que nous avons chacun d'être moi. A force d'essayer de bien comprendre, je me suis aperçu que je pouvais être moi dans la plupart des autres. Et ce n'est pas ce moi qui suffit à individualiser chacun.

On peut être moi chez n'importe qui d'autre, mais avec d'autres acquis, d'autres capacités, d'autres handicaps, un autre corps qui limite ou amplifie les capacités d'action. Moi serait le liquide amniotique contenant l'énergie vitale. Un peu à la façon d'un pilote qui, changeant de véhicule, doit changer de manettes. Il reste fermement pilote, mais entravé ou augmenté par des capacités nouvelles et différentes.

On s'est trop longtemps persuadé que cette notion du moi était très individuelle, personnifiante et exclusive. Ce sont les événements antérieurs à notre naissance et surtout les expériences de la vie qui nous personnifient. Ce moi est comme une énergie vitale liée à l'être et peut être parfois partageable.

Cette sensation du moi change le cours de la réflexion sur beaucoup de sujets d'autant que nous sommes peu habitués à comprendre les choses de cette façon. Voici une liste de sujets sur lesquels il conviendrait de réfléchir avec ce nouvel éclairage :


- Quelles conséquences l'usage de cette notion a-t-il dans les relations avec les autres ?

- Cette notion provoque-t-elle un élargissement de la compréhension mutuelle ?

- Est-elle un facteur d'accroissement de la sensibilité et de l'émotivité ?

- Quelle influence exerce-t-elle sur l'égoïsme et les réflexes d'autodéfense ?

- Y a-t-il une variation géographique de l'importance du moi ? Les peuples les plus largement métissés sont-ils plus compréhensifs et moins agressifs ?

- Est-ce que l'étude plus particulière de ce moi réduit les oppositions entre les religions, entre les politiques, entre les générations ?

- Le moi est-il cosmique ?


Voici donc quelques idées d'études et de réflexions sur les domaines souvent explorés, explorés, oui, mais pas par cette face tant nous sommes habitués à des explorations par la face individuelle et ultra-personnalisée.

Le feuillage nous cache le tronc de l'arbre.
Dimanche 19 Mars 2017 20:21

ASSOCIATION LYONNAISE PIERRE TEILHARD DE CHARDIN
Présentation

D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?
Telles sont les questions que la sagesse impose à toutes personnes en quête de sens. C’est à cet aspect fondamental de notre réalité que notre association tente de répondre en s’appuyant sur l’oeuvre scientifique, philosophique, spirituelle et mystique du père Pierre Teilhard de Chardin, tout en s'appuyant sur les connaissances acquises depuis sa disparition en 1955. Pour cela, un des nombreux ouvrages de Teilhard est mis à l’étude pour l’ensemble des adhérents. Notre groupe de lecture se réunit ensuite une fois par mois pour lire les réflexions de chacun sur le sujet en cours, pour ainsi créer des échanges fructueux entre les membres dans le respect des différences et des remises en cause des uns et des autres. Pour ceux qui l’acceptent, ces travaux sont régulièrement mis en ligne sur le site de associationlyonnaisre-teilhard.com, site que nous vous invitons à découvrir. Ces travaux se présentent sous forme d’articles ou de commentaires. Même si l'origine de cette réflexion est profondément chrétienne, elle s'adresse à toutes personnes de toutes croyances, ouvertes aux dimensions spirituelles et universelles des êtres et des choses.

Notre Association, émanation indépendante de l’Association parisienne « Les Amis de Teilhard de Chardin » a été créée en octobre 2007 par Jean-Pierre Frésafond qui en a assuré activement la présidence jusqu’en mai 2015.
Vendredi 17 Mars 2017 05:05

Trafic Février 2017 sur le site Association Lyonnaise Teilhard de Chardin
-nombre de visites = 1490
-nombre de visiteurs = 685
-nombre de pages vues = 5890

1) Les 5 premiers pays visiteurs par nombre de pages vues :

France (4079), USA (510), Autriche (250), Allemagne (238),Ukraine (175)

2) Autres visiteurs par ordre décroissant de pages vues :

Russie (163), Israël (160), Chine (48), Royaume-Uni (25), Belgique (21), Bulgarie (19), Canada (19), Italie (11), Suisse (11)

3) Pays visiteurs dont le nombre de pages vues est inférieur à 11

Congo-Zaïre, Corée du Sud , Espagne, Philippines, Pologne, Norvège, Roumanie, Suède Thaïlande
Mercredi 1 Mars 2017 09:19

ETUDE DU CHAPITRE DU LIVRE "ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE"


Catherine GODINOT / TERRE PROMISE
Dans le chapitre intitulé « Terre promise » de l'ouvrage « Ecrits du temps de Guerre », Teilhard de Chardin (TDC) nous décrit les déceptions qu'il ressent en voyant le comportement des hommes maintenant que la Paix a été signée :
« Alors, dit-il, ce n'était donc que cela la Paix ». Durant les années de souffrance, lui et ses compagnons se battaient avec courage, soutenus par l'espoir de Paix en pensant lutter pour un monde nouveau. « Après cinq années de nuit, le jour a fini par éclairer les champs de bataille, et ce jour que tous attendaient apparaît tout aussi morne et triste que ceux qui les avaient précédé.
Les hommes qui se serraient les coudes dans le stress du danger se recroquevillent dans un repli sur soi égoïste et jaloux. A quoi ont servi tant d'efforts et tant d'abnégation pour s'être si bien battu ? La question de savoir à quoi ça sert nous harcèle encore aujourd'hui pour tout ce qui nous entoure:
Jeudi 23 Février 2017 12:27

Chapitre écrit à Bade en 1919, extrait du livre "ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE"


Renée JOUBERT / TERRE PROMISE
Teilhard a écrit ce texte au retour d'une permission en France. Il est effaré par ce qu'il a entendu .Il a pu se rendre compte de la déception de ses compatriotes. Le peuple retrouve le pays comme il était avant la guerre.” À nouveau c'est le règne de beaucoup de vice, beaucoup d'exploitation éhontée, beaucoup d'utilitarisme”.

La déception est d'autant plus grande que la paix était tellement attendue: ” La paix qui nous donnait le courage de tenir et d'attaquer parce que nous pensions lutter pour un monde nouveau.”

Le bilan au sortir de la guerre est négatif aux yeux des hommes. Ils éprouvent un dégoût profond et sont révoltés que tant de mal ,tant de souffrances, tant de malheurs se révèlent inutiles. Tant de familles ont été éprouvées au plus profond d'elles-mêmes par la perte d'êtres chers !. Le pays ravagé n'est plus qu'un champ de ruines
Vendredi 10 Février 2017 17:58

chapitre extrait du livre "ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE (Pages 397 à 413)


Marcel COMBY / L'ELEMENT UNIVERSEL
Teilhard veut signifier, par ce titre, qu’il s’agit d’une réalité physique universelle qui met l’être humain en relation avec l’Absolu. Il écrit (Page 408) :
« En chaque créature, en plus des caractères matériels, spirituels, individuels que nous lui connaissons, il existe physiquement (en vertu de l’élection du Christ à être Chef de l’Univers) une certaine relation de tout l’être à Jésus – une adaptation particulière de l’essence créée à Jésus – quelque chose de Jésus, en somme, qui prend naissance, se développe, et donne à l’individu entier (même naturel) sa personnalité ultime et sa valeur ontologique dernière »
Vendredi 10 Février 2017 14:10

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