Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin


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3ème question : La croyance aux dogmes religieux, tels qu'ils sont imposés depuis l'origine des religions, est-elle compatible avec le triple Principe d'un "Point Omega" Créateur, évoluteur et attracteur ?




Définition du mot dogme par le dictionnaire le Robert :
Point de doctrine établi ou regardé comme une vérité fondamentale, incontestable, dans une religion ou une école philosophique.

Synonymes : croyance, doctrine, règle, mystère, certitude, loi.

Et si toute assertion utilisée inconsidérément relevait de la notion de dogme ? Alors, on constate qu’en dehors des religions le dogme sévit aussi dans de nombreux domaines et on pourrait citer des exemples d’idées reçues qui se répètent et se transmettent bêtement et deviennent des conventions aveugles et aveuglantes … mais ceci est un autre sujet …


Je repère 2 manières d’adhérer à un dogme :


-Première manière : consiste en une allégeance absolue et inconditionnelle vis-à-vis de ce qui peut être nommé un « mystère ». Dans ce cas il semble, effectivement, que le dogme risque de devenir totalement ou partiellement incompatible avec le triple Principe d’un Point Omega Créateur, évoluteur et attracteur. Souhaitons simplement que, dans ce cas de figure, le Point Omega restera quand même « attracteur », au-delà de l’endormissement intellectuel présumé de cette catégorie de personne.


-Seconde manière : Si l’on considère le dogme comme une énigme intéressante, ou comme une balise lumineuse qui brille au loin, dans la nuit, sur une haute montagne, alors, il faut se mettre en route et marcher en direction de cette Lumière. Chemin faisant, on s’apercevra que le dogme était véhiculé par des mots usés, déformants qui recouvrent et cachent un trésor inestimable et -hélas !- peu transmissible au tout venant car, parler d’un "Mystère", relève quasiment d’une langue d’extraterrestre, surtout à notre époque qui accuse un appauvrissement vertigineux du vocabulaire, et la perte de sens des mots.Dommage car on pense avec des mots.

j’évoquerai comme exemple le célèbre dogme de « l’Immaculée Conception » défiguré car il n’a rien à voir avec la connotation sexuelle devenue prépondérante dont il est affublé. Mais qu’est-ce que c’est qu’une âme vierge ? C’est l’état de conscience exceptionnellement élevé d’un être humain qui s’est centré sur le Point Omega en lui et autour de lui, qui vit de cette « sur centration » selon une formule de Teilhard, et qui peut communiquer et dialoguer avec le Point Omega. Une telle relation ne peut qu’élever l’évolution de la matière de l’univers en y injectant davantage d’Esprit; ce qui, pour un catholique, se réfère directement à la Vierge, Mère du Jésus historique.


Conclusions

Le « dogme » n’est à considérer
-ni comme une vérité à croire sans discuter sous peine de sanction
-ni comme un concept abstrait qui relèverait de la supercherie.
mais comme l’expression mentale et verbale, donc humaine, d’une Réalité transcendante. Et je pense que le rôle d’une religion est bien de mettre ces Réalités transcendantes à la disposition de notre réflexion et qui dit « réflexion » dit recherche .

Or, pour être en capacité de chercher la Réalité transcendante je peux m’octroyer toute la liberté intérieure nécessaire pour réfléchir. L’inquisition, c’est du passé.
Face à cette Réalité préexistante et transcendante que Teilhard nomme Intention au sein de la matière , la liberté de conscience n’autorise aucun dogmatisme, fut-il anti-dogmatique ! car certaines formes d'anti dogmatismes peuvent , elles aussi, instaurer une véritable dictature ; ce qui est largement vérifiable dans certaines sociétés occidentales contemporaines.


La balise lumineuse du dogme est aussi à considérer comme un panneau indicateur (et non pas comme un panneau dans lequel il faut tomber), complètement compatible avec le triple Principe d'un "Point Omega" Créateur, évoluteur et attracteur. Mais, pour terminer, je place le terme « attracteur » en priorité car, sans cette « attraction » nous n’aurions pas l’impulsion nécessaire pour franchir notre pas individuel de la réflexion (pour évoquer la formule de Teilhard : "le pas de la réflexion").

Jeudi 20 Décembre 2007 18:27

TEILHARD DE CHARDIN, UNE MYSTIQUE DE LA RECHERCHE
Parler de « mystique de la recherche » peut sembler au premier regard une contradiction. Dans nos esprits, la « mystique » évoque le retrait du monde, la contemplation, la passivité, tandis que la recherche est éminemment une activité créatrice, un engagement résolu.
Pourtant, on sait bien que Teilhard a le génie de faire tenir ensemble ce que nos esprits trop abstraits veulent toujours opposer. Finalement, il en est de « mystique » et de « recherche » comme de « science » et de « foi » (ou de « religion »). Rappelons simplement cette déclaration de 1918 : « Science (c’est-à-dire toutes formes d’activité humaine) et Religion n’ont jamais fait, à mes yeux qu’une même chose, l’une et l’autre étant pour moi, la poursuite d’un même Objet » (« Mon univers », Œuvres XII, p. 297).
Commençons par ce qui est le plus aisément perceptible, la recherche. Dès sa jeunesse, Teilhard a un tempérament de chercheur. Il manifeste une grande curiosité pour la marche des choses, l’« histoire naturelle ». Il découvre que ce goût personnel reflète quelque chose de profond, qui appartient à la condition humaine comme telle. Cela, il le perçoit très vivement dans le creuset de la guerre, où, confronté aux situations les plus extrêmes, là où l’être humain se révèle, pour le bien ou pour le mal, il écrit : « Le “moi” de l’aventure et de la recherche, celui qui veut toujours aller aux extrêmes limites du monde, pour avoir des visions neuves et rares, et pour dire qu’il est “en avant” » (« La nostalgie du front », 1917, Œuvres XII, p. 231). « Aller aux extrêmes », « être en avant », voilà des expressions typiques de cette quête qui l’animera toujours. Ce n’est pas simple curiosité, désir d’en savoir toujours davantage parce que l’on est jamais rassasié, poursuite indéfinie. Il y a de cela, mais l’essentiel est que cette quête révèle une attente profonde dissimulée en tout être humain en tant qu’il est tel, un désir d’infini.
Il n’hésite pas à dire que l’homme a le devoir de chercher (le goût ardent de la recherche contre la paresse et la nonchalance des tenants du « sens commun », Œuvres XII, p. 49). Celui qui ne cherche pas n’est pas vraiment homme. Voici des expressions caractéristiques : « Savoir plus, pour pouvoir plus, pour être plus ». « Créer quelque chose en avant ». « Espérance en un futur sans bornes : les deux caractères essentiels d’une religion » (« La mystique de la science », 1939, Œuvres VI, p. 217).
C’est pour cela que la recherche chez Teilhard ne se fixe jamais sur un point particulier. Elle vise le « Tout ». L’attention des hommes est habituellement attirée par les formes individuelles, mais l’esprit cosmique voit le « fond commun ». Toujours pendant cette période si féconde de la guerre, il écrit : « Beaucoup d’hommes (il faudrait peut-être dire : tous les hommes, s’ils s’analysaient mieux) sentent le besoin et la faculté de saisir, dans le Monde, un Élément physique universel, qui les mette toujours et partout en relation avec l’Absolu, – en eux et autour d’eux » (« L’Élément universel », 1919, Œuvres XII, p. 431). Cette vision du Tout est aussi perception de l’importance de la relation : « Chaque élément, étant strictement coextensif à tous les autres, au tout, est réellement un microcosme » (« En quoi consiste le corps humain ? », Œuvres IX, p. 37).
Il faut bien percevoir que cela conduit à un retournement (mot très important dans le vocabulaire teilhardien !) à l’égard de la démarche scientifique classique, « analytique » : « La seule consistance des êtres leur est donnée par leur élément synthétique ». Nous avons marché dans la direction de l’analyse qui décompose, « or l’Absolu, le Compréhensible, est au centre, dans la direction où tout s’accentue jusqu’à ne faire qu’un » (« Science et Christ », 1921, Œuvres IX, p. 57). « L’analyse de la matière révèle à qui sait voir, la priorité, la primauté de l’Esprit » (id, 58 ; c’est moi qui souligne).
C’est là que la recherche conduit à la mystique, et, plus précisément, à la mystique chrétienne, la religion d’un Dieu « incarné », à l’encontre des religions d’évasion, des refuges dans les « arrière-mondes », justement dénoncés par Nietzsche. Certes, la cohérence entre recherche et religion chrétienne ne va pas de soi. Et pourtant, cela doit être « les deux composantes essentielles d’une mystique humano-chrétienne complète ». En effet, le grand mouvement évolutif se concentre sur un « foyer de personnalisation irréversible » qui n’est autre que le Christ (« La valeur religieuse… », IX, 253).
François Euvé
Jeudi 20 Décembre 2007 17:58

livre ecrit par J.P. Frésafond, AUBIN-Editions
Teilhard de Chardin, s’adresse à tous ceux, croyants et non-croyants, qui cherchent un sens à l’aventure humaine. Faut-il rappeler les nombreux témoignages perçus lors de la célébration du centenaire de naissance de Teilhard, en 1981 à l’UNESCO ? Nous découvrions alors que l’ouvrage était enseigné dans certaines universités de l’Union Soviétique et des Etats-Unis, pays aux idéologies diamétralement opposées. A partir du moment où une oeuvre trouve un écho multiple, les différentes approches reflètent forcément des sensibilités différentes, sans pour autant trahir la pensée de l’auteur.
Mercredi 5 Décembre 2007 14:16

LE PHENOMENE HUMAIN SELON TEILHARD de CHARDIN/Contraction de texte-Commentaires par Jean-Pierre Frésafond
TOME 1 (nouvelle édition) AUBIN Editeur
Préface de Bernard PIERRAT,Vice-Président de l'association des Amis de Pierre Teilhard De Chardin, Président de l'Académie d'Alsace
Mercredi 5 Décembre 2007 14:14

'A la Rencontre des non-croyants' écrit par Jean-Pierre Frésafond / AUBIN Edition
Teilhard de Chardin, s’adresse à tous ceux, croyants et non-croyants, qui cherchent un sens à l’aventure humaine. Faut-il rappeler les nombreux témoignages perçus lors de la célébration du centenaire de naissance de Teilhard, en 1981 à l’UNESCO ? Nous découvrions alors que l’ouvrage était enseigné dans certaines universités de l’Union Soviétique et des Etats-Unis, pays aux idéologies diamétralement opposées. A partir du moment où une oeuvre trouve un écho multiple, les différentes approches reflètent forcément des sensibilités différentes, sans pour autant trahir la pensée de l’auteur. Un juif et un chrétien n’ont pas la même position face à la Bible. Les chrétiens eux-mêmes se sont déchirés, parce qu’ils étaient en désaccord sur l’interprétation des textes fondateurs. De même, un libéral abordera la pensée marxiste d’une autre façon qu’un marxiste convaincu et vis versa. Si un juif entre dans les subtilités d’un chrétien et un libéral dans celles d’un marxiste, il sera lui-même chrétien ou marxiste.
D’une manière générale, l’analyse de la pensée d’un chercheur ne peut pas être réservée aux seuls initiés. Ce serait l’enfermer dans un cocon dont l’enveloppe serait imperméable à la curiosité des autres.
Mardi 4 Décembre 2007 14:29

j’ai choisi dans la troisième partie du PHENOMENE HUMAIN «La pensée », le chapitre premier: « La naissance d’une Pensée ». qui comporte lui-même deux parties « Le pas de la Réflexion » et «les formes originelles ».
Mon discours s’appuiera sur des citations choisies, mais avant d’aborder le sujet, il me semble nécessaire de préciser une question de vocabulaire et de vous montrer que les nouvelles avancées des sciences physiques ne contredisent en rien les réflexions de notre Savant mais est contesté par les scientifiques biologistes qui s’en tiennent à un raisonnement réductionniste et ou la causalité est « leur seule croyance » possible.
— Conscience: Terme dont la signification est volontairement généralisée par TeilharcL sans tenir compte de son étymologie. Désigne toute forme de psychisme, depuis la plus diluée et la plus élémentaire, jusqu’à la plus concentrée, où le mot conscience, au seuil du psychisme humain est relayé par le terme de conscience réfléchie ou réflexion.
Sur la matière : voici un texte de deux pages de J. Staune Photocopies,)
Complétons par quelques perles de nos savants biologistes qui pensent que la conscience n’existe pas en soi: «Il semble relativement manifeste qu’il est possible de donner une explication physique du comportement qui n’évoque ni n’explique l’existence de la conscience » Chalmers
«Nous ne sommes rien d’autre qu’un paquet de neurones » Crick
« Si l’on reprend le mot émerger au pied de la lettre, comme lorsque l’on dit que l’iceberg émerge de l’eau. Mais il suffit de dire que la conscience est ce système de régulation en fonctionnement. L’homme n’a dès lors plus rien à faire de « l’esprit », il lui suffit d’être un homme neuronal » Changeux
Ce n’est pas réjouissant le réductionniste prôné par ces scientifiques de renon. nous devrions nous persuader n’être qu’un ordinateur certes perfectionné et pour certain d’entre eux avec une puce de divin !!! Ce qui m’étonne c’est que les physiciens ont une démarche beaucoup plus interrogative en questionnant l’infiniment petit.
Interrogeons Telihard:
La Physique est arrivée à circonscrire provisoirement le monde de l’atome. La biologie est parvenue à mettre un certain ordre dans les constructions de la Vie... Tous ces traits mis ensemble, le portrait, manifestement, ne correspond pas à la réalité. L’Homme , tel que la science réussit aujourd’hui à le reconstituer, est un animal comme les autres... Or, à en juger par les résultats biologiques de son apparition, n’est-il pas justernent quelque chose de tout différent ?

Le pas de la réflexion
De même que, parmi les biologistes, l’incertitude règne toujours concernant l’existence d’un sens, et a fortiori d’un axe définis à l’Evolution... la plus grande divergence se manifeste encore, entre psychologues, quand il s’agit de décider si le psychisme humain diffère spécifiquement de celui des êtres apparus avant lui... La réflexion est le pouvoir acquis par une conscience de se relier sur soi et de prendre possession d'elle-même comme d’un objet doué de sa consistance et de sa valeur particulières : non plus seulement connaître. mais se connaître ; non plus seulement savoir, mais savoir que l’on sait... En réalité, c’est un autre monde qui naît. Abstraction, logique, choix et inventions raisonnés, mathématiques, art perception calculée de l’espace et de la durée, anxiétés et rêves d’amour... .L’animal sait, bien entendu. Mais il ne sait pas qu’il sait, autrement il aurait depuis longtemps multipliés des inventions... Pour le cartésien, la pensée seule existe; et l’animal, dépourvu de tout dedans. n’est qu’un automate.... pour les biologistes rien ne sépare nettement instinct et pensée... Du moment que l’Evolution est transformation primairement psychique il n’y a pas un instinct dans la nature. mais une multitude de formes d’instincts dont chacun correspond à une solution particulière du problème de la vie...
Lorsque de l’eau, sous pression normale, est parvenue à 100 degrés et, qu’on la chauffe encore. le premier événement qui suit, - sans changement de température — est tumultueuse expansion des molécules libérées et vaporisées: ainsi par cette comparaison lointaine, pouvons-nous imaginer dans son mécanisme le pas critique de la réflexion.

Les spiritualistes ont raison quand ils défendent si âprement une certaine transcendance de l'homme sur le reste de la Nature. Les matérialistes n’ont pas tort non plus quand ils soutiennent que l’Homme n’est qu’un terme de plus dans la série des formes animales. Dans ce cas, comme dans tant d’autres, les deux évidence antithétiques se résolvent dans un mouvement, pourvu que dans ce mouvement soit faite la part essentielle au phénomène, si hautement naturel, de « changement » d’état.)

Réalisation
Si l’être dont l’homme est issu n’avait pas été bipède, ses mains ne se seraient pas trouvées libres à temps pour décharger les mâchoires de leur fonction préhensible, et par suite l’épais bandeau de muscles maxillaires qui emprisonnait le crâne ne se serait pas relâché; C’ est grâce à la bipédie libérant les mains que le cerveau a pu grossir et c’est grâce à elle, en même temps, que les yeux, se rapprochant sur la face diminuée, ont pu converger, et à fixer ce que les mains prenaient, rapprochaient et en tous sens se présentaient: le geste même, extériorisé, de la réflexion ! ... Ce qui nous effraie, part contre, à première vue, s ‘est d’avoir à constater que ce pas, pour s ‘exécuter, a dû se fàire d’un seul coup.
Retenons donc seulement sans essayer de nous représenter l’inimaginable, que l’accès à la Pensée représentent un seuil, lequel doit être franchi d’un pas. Intervalle «trans-expérimental » sur lequel nous ne pouvons scientifiquement rien dire mais audelà duquel nous nous trouvons transportés sur un palier biologique entierement nouveau...
Le centre psychique réfléchi, une fois ramassé sur lui-même, ne saurait subsister que par un double mouvement, qui ne fait qu’un, se centrer plus outre sur soi, par pénétration dans un espace nouveau et en même temps centrer le reste du monde autour de lui, par établissement d’une perspective sans cesse plus cohérente et mieux organisée dans les réalités qui l’environnent...
Plus chaque phylum se chargeait de psychisme, plus il tendait à se «granuler ». Valorisation croissante de l’animal par rapport à l’espèce. Au niveau de 1 ‘homme, enfin, le phénomène se précipite et prend définitivement figure. Avec la personne, douée par la personnalisation d’un pouvoir indéfini d’évolution élémentaire, le rameau cesse de porter dans son ensemble anonyme les promesses exclusives de l’avenir. La cellule est devenu « quelqu’un ». Après le grain de matière, après le grain de vie, vpjçjje grain de pçnsée enfin constitué...
Jusqu’alors c’était assez de considérer, dans la nature, une large vibration simple la montée de conscience. Maintenant il va s’agir de définir et d’harmoniser dans ses lois (phénomène bien plus délicat)! une montée des consciences. Un progrès fhit d’autres progrès aussi durables que lui. Un mouvement de mouvements...
Impossible d’en douter. Dans le inonde devenu humain, c’est bien toujours la ramification zoologique qui, malgré les apparences et la complexité, se prolonge et opère suivant le même mécanisme qu’auparavant. Seulement par suite de la quantité d’énergie intérieure libérée par la réflexion, l’opération tend alors à émerger des organes matériels pour se formuler aussi, ou même surtout, en esprit. Le psychique spontané n’est plus seulement une auréole du somatique. Il devient la partie appréciable ou même partie principale, du phénomène...
D’autre part, du fait même que les fibres du phylum humain se montrent entourées de leur gaine psychique, nous commençons à comprendre l’extraordinaire pouvoir d’agglutination et de coalescence qu’elles présentent. Et nous voici du même coup sur le chemin d’une découverte fondamentale où finira par culminer notre étude du Phénomène humain: convergence de l’esprit...
Déjà dans les insectes par exemple ou chez le castor nous saisissons. et de manière flagrante, l’existence d’instincts héréditairement formés, ou même fixés, sous le jeu des spontanéités animales. A partir de la réflexion, la réalité du mécanisme devient, non seulement manifeste. mais prépondérante. Sous l’effort libre et ingénieux des intelligences qui se succèdent, quelque chose (même en l’absence de toute variation mesurable du crâne et du cerveau) s’accumule irréversiblement de toute évidence, et se transmet, au moins collectivement, par éducation, au fil des âges. Nous y reviendrons. Or ce quelque chose, construction de matière ou construction de beauté, système de pensée ou systèmes d’action, finit toujours par se traduire en augmentation de conscience, losciençe n’étant rien moins â son tour, nous le savons m en t. cia s le sang de la vie en évolution....
Nous n'avons pas cessé de suivre, depuis les flottants contours de la Terre Juvénile, les stades successifs d’une même grande affaire. Sous les pulsations de la géo-chimie, de la géo-tectonique, de la géo-biologie, un seul et même processus de fond toujours reconnaissable: celui qui, après s’être matérialisé dans les premières cellules, se prolongeait dans l’édification des systèmes nerveux. La Géogénèse, disions-nous, émigrant dans une biogénèse, qui n’est finalement pas autre chose qu’une psychogénèse. Avec et dans la crise de la Réflexion, ce n’est rien moins que le terme suivant de la série qui se découvre. La Psychogénèse nous avait couduits jusqu’à l’homme. Elle s’efface maintenant, relayée et absorbée par une fonction plus haute l’enfantement d’abord, puis ultérieurement tous les développements de l'Esprit : la Noogénèse. Quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le Monde tout entier qui a fait un pas.
Par l’hominisation, en dépit des insignifiances de la saute anatomique, c’est un âge nouveau qui commence. La terre fait « peau neuve », mieux encore, elle trouve son âme.
L’Homme est entré sans bruit. En fait, il a marché si doucement que lorsque, trahi par les instruments de pierres indélébiles qui multiplient sa présence, nous commençons à l’apercevoir, - déjà du Cap de Bonne-Espérance à Pékin, il couvre l’Ancien Monde... Au regard de la science, donc, qui de loin, ne saisit que des ensembles, le « premier homme» est, et ne peut être qu’une foule. et sa jeunesse est faite de milliers et de milliers d’années.
Pour saisir l'ampleur vraiment cosmique du "PHENOMENE HUMAIN" il est cessaire que nous en suivions les racines, à travers la Vie jusqu’aux premiers enveloppements de la Terre sur elle-même.
Mais, si nous voulons comprendre la nature spécifique et deviner le secret de l’Homme. Il n’est pas d’autre méthode que d’observer ce que la Réflexion a déjà donné, et ce qu’elle annonce, en avant.

Lundi 3 Décembre 2007 21:16

J'ai souhaité évoquer le chapitre II « AU DELA DU COLLECTIF » p. 138 du livre de JPFrésafond "Teilhard de Chardin à la rencontre des non-croyants " (AUBIN éditeur).

Si, comme l’avance Teilhard, l’évolution tend à la confluence des Consciences collectives vers une Conscience Suprême, cela ne signifie-t-il pas que, déjà, ce travail est obscurément à l’œuvre en chacun de nous ? et que ce « travail » nous dépasse dans une grande mesure car, "l’humanité est conçue pour marcher convenablement" selon le principe de nécessité de Teilhard ?

D’ailleurs, Teilhard pense que nous ne percevons pas cette réalité parce que nous ne sommes pas assez avancés sur l’axe de la triple propriété que possède chaque conscience » à savoir :

-de tout centrer pareillement autour de soi,
-de pouvoir, sur soi, se centrer toujours davantage
-pour permettre à cette sur centration de rejoindre, d’atteindre tous les autres Centres qui nous entourent. Pour cela il faut trouver le point Omega qui est en nous et nous identifier à Lui. Tout ce qui recouvre en nous ce Point Omega n’est que contingence, nécessité passagère, ou masque.

Personnellement, je pense que l’enjeu de cette triple propriété de la conscience représente un aboutissement, un accomplissement, celui de la « prière » fondamentale par excellence . Si le mot « prière » gêne certains, je suis prête à le remplacer par des mots comme :intention , pensée dirigée, plan d’action, etc …

Car il est clair pour TDC que, par nature, ontologiquement, nous ne pouvons pas nous défaire du Centre des centres. C’est le point Omega sur lequel toute forme de vie est greffée, voire clonée (d’après la philosophie chrétienne)

Finalement, le récurent problème du « mal » ne consisterait-il pas à détourner la triple propriété en dehors de la Force d’Amour qui, elle, active la propension à s’unir de tous les éléments constituant la matière ? Le mal, donc, ne consisterait-il pas à utiliser, mais à mauvais escient, le « Génie » (point Omega) qui nous habite tout comme celui de la lampe d’Aladin qui exécutait aveuglément ce que son maître lui demandait ?
D’après Teilhard, si, dans les Etats rudimentaires de la Matière, la propension à s’unir n’existait pas, il serait physiquement impossible à l’amour d’apparaître plus haut. Sous les forces de l’amour, ce sont les fragments du Monde qui se recherchent pour que le Monde arrive.
Cette hypothèse peut légitimer les espérances humaines les plus hautes.


Lundi 3 Décembre 2007 21:10



Il s'agit là pour Teilhard d'une figure d'école pour faire comprendre deux effets différents de la même énergie initiale.
-La tengentielle est l'énergie motrice des arrangements entre des entités de matière de même niveau d'organisation et de conscience, autrement dit, de même complexité/centréité.
-La radiale est l"énergie qui pousse une entité de matière placée à un certain niveau d'organisation et de conscience à monter à un niveau supérieur afin d'y combiner un arrangement d'un niveau de complexité/centréité lui conférant un état de conscience plus élevé.

Teilhard pense que ces différentes manifestations d'évolution de la matière sont induits par june même et unique énergie initiale, pré-existante et post-existante au "moment 1" de l'univers.
Les énergies que les physiciens peuvent détecter, mesurer, utiliser (nucléaire, atomique,électro-magnétique etc...) sont, elles aussi, des effets apparents de la seule et unique énergie initiale. Il en serait de même des "énergies spirituelles" dont nous avons l'intuition
(sensation connue comme la transmission de pensée ou flash de manifestation supra-normale)

Peut-on d'ailleurs imaginer une autre hypothèse que cette énergie unique aux multiples effets ?
Et peut-on imaginer que ces énergies constituantes de la matière aient leur source seulement au niveau où elles se manifestent ? C'est ici que l'on peut rappeler le postulat de Teilhard : "Dans la trajectoire de l'évolution de la matière, rien ne saurait apparaître qui ne soit déjà obsurément présent depuis l'origine". Teilhard nomme celà "Principe d'émergence" sur lequel il a construit l'édifice de sa pensée.
Lundi 3 Décembre 2007 17:43

J’ai choisi dans le phénomène humain quelques pages dans la deuxième partie du livre intitulé : LA SURVIE.


Plus particulièrement quelques réflexions sur les devenirs possibles de l’humanité.

Loin de moi l’idée de jouer au devin, mais je veux essayer de comparer ce qu’en disent simplement, et par suite ce qu’on peut penser du devenir final de l’humanité :


St Jean dans l’Apocalypse,
La kabbale, visage mystique du Judaïsme,
Le phénomène humain de Teilhard de Chardin.


Premièrement, pour ce dernier, dans son livre, constamment devient plus présente la noogénèse, la résonance de vibrations humaines par millions comme il dit. Des nations aujourd’hui qui se débattent pour un mieux vivre, d’autres pour plus de libertés, d’autres pour avoir moins faim….

Toute la fourmilière humaine sur notre terre qui se vit et qui se voit en temps réel ; Internet avec l’information ou l’échange dans l’instant et ce sur tout le globe. Dialogue en direct à la radio pour échanger, commenter etc.… l’actualité dans l’instant.

Et bien d’autres faits qui attestent du bouillonnement de notre terre.

Quel parcours depuis le temps de la TERRE JUNENILE.

Mais et après ? dans quelques millions d’années ? De plus en plus, l’effet combiné de deux courbures : la sphéricité de la terre comme dans un vase clos, et la convergence cosmique de l’esprit comme dit Teilhard.

Alors arrivera nécessairement l’apothéose phénoménale ou la maturité finale de la noosphère résultant de sa pleine complexité et concentration.

Pleine prise de conscience de l’ESPRIT sur le moi raison.

Alors sur la terre finissante comme le dit encore Teilhard que se passera-t-il ?


première hypothèse : une convergence dans la paix dans une prise de conscience de plus en plus présente aboutissant à une entente et un amour universel ; idée qui semble difficile à concevoir.


Mais plutôt : l’humanité de plus en plus consciente, formidablement forte et mise en tension, le négatif et le positif en contact, le mal gigantesque et le bien en regard tout autant, le yin et le yang, l’amour et le moi égo se faisant face.

Le père Teilhard termine : l’extase dans la concorde ou la discorde ; mais dans un cas comme dans l’autre, par excès intérieur de tension.

Enfin dit-il, la seule issue biologique qui convienne et concevable au phénomène humain.


Deuxièmement, que dit la kabbale de la survie ?

Mais qu’est la kabbale ?

La kabbale est le visage mystique du judaïsme. Dans une perspective biblique, métaphysique et pratique, elle formule un enseignement éternel : les attributs du divin, la nature de l’univers et la destinée de l’homme.

De nombreux kabbalistes ont appartenu au courant central de la pratique juive traditionnelle, mais la tradition orale de la kabbale a constamment reformulé son enseignement de façon à rester compréhensible de générations en générations.

Donc selon la kabbale lors de la fin du cycle cosmique toute créature d’en haut et d’en bas se présentera devant le Trône du ciel et sera évaluée etc.….

Chaque être créé regardera alors la présence de Dieu sur le Trône et prendra conscience qu’il n’est qu’une facette d’une totalité. Puis la perfection sera atteinte dans l’Union avec le Nom Sacré de JE SUIS QUI JE SUIS, là où Dieu regarde Dieu. Dans le rayonnement de sa complétude, l’image se fond avec la réalité pour se dissoudre dans AIN SOF l’infini, pour disparaître de nouveau en AIN la source, Dieu est Dieu.


Excusez moi pour ce condensé ou cette limitation voulue de la kabbale.


Troisièmement l’Apocalypse de St Jean.

On sait que l’Apocalypse est le dernier livre de la Bible.

Etymologiquement Apocalypse est la transcription d’un terme grec Apocalupsis qui lui même traduit l’Hébreu nigla lequel signifie mise à nu, enlèvement du voile ou révélation.

Le livre prophétise aussi bien sur ce qui est arrivé, sur ce qui arrive, que sur ce qui doit arriver plus tard : « écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite » (Apocalypse chapitre 1 verset 19).

On dit que l’Apocalypse est certainement le livre le plus controversé des Ecritures ce qui est dû à la diversité des interprétations et aux oppositions qu’elle soulève.

Le Livre a un langage hautement symbolique. Plusieurs commentateurs chrétiens modernes pensent que l’Apocalypse comportait un message à destination des contemporains de Jean, mais en même temps qu’elle revêtait un caractère prophétique, concernant « les temps de la fin ».

Donc de conclusion ou de réponse sur la SURVIE on pourrait dire comprenne qui pourra.

Je terminerai sur les derniers versets du dernier chapitre de l’Apocalypse, versets qui apportent un regard sur la fin des temps : « voici que mon retour est proche et j’apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun en proportion de son travail. Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le principe et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils pourront disposer de l’arbre de vie, et pénétrer dans la cité par les portes. Dehors les chiens, les sorciers, …. Et tous ceux qui se plaisent à faire le mal » chapitre 22 verset 12, 13, 14 et 15.


Pour terminer, par des chemins divers, éclairée par la tradition, les révélations, ou les conclusions, il semble que la personne humaine dans l’univers, ne puisse aboutir qu’à Quelqu’un.




Lundi 3 Décembre 2007 17:38

sujet d’étude du mois étant « le phénomène humain », j’ai choisi le chapitre II de la quatrième partie du livre « la survie ». Cet épisode est intitulé « au-delà du collectif : l’Hyper-personnel ». Il va des pages 282 à 298 dans l’édition du Seuil.


Pourquoi cette partie ? parce que le néophyte en science que je suis, , (et j’ai peur que la majorité des personnes que nous tentons de convaincre d’étudier l’œuvre de Teilhard de Chardin soient dans le même cas que moi) après la lecture de « l’étoffe de l’univers », « le déploiement de la noosphère », « l’issue collective » etc. …. se sent de plus en plus petit et noyé dans ce collectif et se croit parfaitement incapable de faire quoi que ce soit pour accélérer le processus de prise de conscience planétaire. Lorsque l’individu n’est ni chercheur, ni inventeur, lorsque sa profession l’a simplement amené à réaliser des tâches indispensables, certes, à l’organisation de la communauté humaine mais dépourvues de toute fonction novatrice (j’étais expert comptable), il peut avoir vite le sentiment que son passage sur terre n’a servi à rien au niveau de l’élévation de la conscience collective, et, il n’y a rien de plus déprimant. Hors, cet extrait du « phénomène humain » va nous démontrer le contraire.


Dès le sous-titre du chapitre on aborde ce problème essentiel : « une impression à surmonter : le Découragement ».

« même surmontées les difficultés intellectuelles de l’esprit à concevoir le Collectif et à voir dans l’Espace-Temps, une autre forme d’hésitation demeure, peut-être plus grave, liée à l’aspect incohérent présenté actuellement par le Monde humain. »

Là, j’ouvrirai une parenthèse pour citer Peter Sloterdijk, «Nous sommes devenus des marins électroniques capables de faire venir le monde à nous sur nos écrans. Nous sommes entrés dans l'âge de la globalisation accomplie: nous englobons le monde. »
Dès la page 286, Teilhard fait le bilan de l’état intellectuel actuel de l’humanité quand à la conscience qu’elle a des individualités.

« A l’inverse des primitifs qui donnent un visage à tout ce qui bouge, ……….. l’Homme moderne est obsédé par le besoin de dépersonnaliser (ou d’impersonnaliser) ce qu’il admire le plus. Deux raisons à cette tendance. La première est l’analyse, - ce merveilleux instrument de recherche scientifique, auquel nous devons tous nos progrès, mais qui, de synthèse en synthèse dénouées, laisse échapper l’une après l’autre toutes les âmes, et finit par nous laisser en présence d’une pile de rouages démontés et de particules évanescentes. – Et la seconde est la découverte du monde sidéral, objet tellement vaste que toute proportion paraît abolie entre notre être et les dimensions du Cosmos autour de nous. – Capable de réussir et de couvrir à la fois cet Infime et cet Immense, une seule réalité semble subsister : l’Energie, entité flottante universelle, d’où tout émerge et où tout retombe, comme dans un Océan. ………. Sous l’influence de ces impressions, on dirait que nous ayons perdu, avec l’estime de la personne, le sens même de sa véritable nature. Etre centré sur soi, pouvoir dire « je », finissons-nous par admettre, est le privilège (ou plutôt la tare) de l’élément, dans la mesure où celui-ci, se fermant au reste, parvient à se constituer aux antipodes du Tout . Suivant la direction inverse, tirant vers le Collectif et l’Universel, dans le sens c’est-à-dire de ce qui est le plus réel et le plus durable au Monde, l’ego, pensons-nous, décroît et s’annule. Personnalité, propriété spécifiquement corpusculaire et éphémère, - prison dont il faut chercher à s’évader ……»

Autrement dit, la civilisation actuelle verrait d’un mauvais œil le phénomène d’individuation cher à Jung ? « L'individuation n'a d'autre but que de libérer le Soi, d'une part des fausses enveloppes de la persona, et d'autre part de la force suggestive des images inconscientes. » extrait de : Dialectique du Moi et de l'Inconscient, Carl Gustav Jung.

Teilhard va nous rappeler, page 288, que « ne vivons nous pas à chaque instant l’expérience d’un Univers dont l’Immensité, par le jeu de nos sens et de notre raison, se ramasse de plus en plus simplement en chacun de nous » quelle plus belle image peut-on donner de l’être humain ? un univers concentré dans les quelques décimètres cubes que représente le corps de l’homme.

Plus loin, « loin de s’exclure, Universel et Personnel (c’est à dire « centré ») croissent dans le même sens et culminent l’un dans l’autre en même temps. » voilà donc l’individu, vous, moi, devenu acteur au sein de la Noosphère, acteur indispensable, essentiel !.

La conclusion de ce chapitre : « Erreur, donc, de chercher du côté de l’Impersonnel les prolongements de notre être et de la Noosphère. L’Universel Futur ne saurait être que de l’hyper personnel, - dans le point Oméga. »

Voilà que quoi « motiver les troupes » si vous me pardonnez cette expression. Il suffit de leur prouver que rien ne se fera sans la participation de chacun. D’où l’intérêt d’œuvrer chacun selon ses possibilités c’est à dire selon le temps que lui laissent les fonctions sociales (obligation de gérer la vie humaine sur la terre) et familiales (nécessité d’une procréation pour faire perdurer la fonction humaine), mais aussi en fonction de la formation que lui ont donné ses géniteurs heureusement différente pour chacun. C’est de la richesse de nos différences que la Noosphère peut se nourrir.

Il me semble essentiel si nous voulons que la pensée de TDC se diffuse dans toutes les couches de notre société et ne reste pas confinée dans le milieu scientifique, que cette notion d’hyper personnel croissant dans le même sens que l’universel soit comprise et intégrée dans l’étude de l’œuvre.

Sinon, l’amplitude des idées de TDC ajoutée à la complexité de son propos pour les non scientifiques empêchera l’intégration au sein des groupes de travail d’individus issus de milieux culturels divers. Personnellement, je souhaiterai diffuser les écrits de TDC auprès des ouvriers, des artistes bref de tous ceux qui ne sont pas la cible essentielle des scientifiques. Car sans eux la Noosphère sera appauvrie. Bien sûr elle ne nous attend pas pour s’enrichir mais si le souvenir de TDC perdure depuis plus de cinquante ans c’est que la diffusion de son message est longue et difficile. Puissions nous être les propulseurs de sa vulgarisation non pas pour la galvauder mais pour l’amplifier.




Lundi 3 Décembre 2007 17:36

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