Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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AM Tisserand-Frésafond /"LOURDES Le miracle depuis 150 ans", Par Mgr Jacques Perrier, Evêque de Tarbes et Lourdes,  Editeur Michel LAFON, 2008, 7-13 Ile de la Jatte 92521 Neuilly sur Seine
Comme un documentaire, le livre fait découvrir une Bernadette au bon sens paysan, fragile et costaude à la fois, avec des traits de caractère bien prononcés et dont le niveau de piété n’avait rien de remarquable à l’époque. Ce n’est pas une Bernadette «saint-sulpicienne». j’ai aimé l’épisode de l’eau bénite qu’un jour elle prit avec elle pour son rendez-vous à la grotte de Massabielle afin de vérifier si l’apparition venait de l’enfer ou du ciel, suscitant ainsi un sourire amusé de « l’Immaculée Conception » .

Ce livre, est objectif, et ne néglige ni la dimension factuelle précise, ni la dimension historique, ni la description des réticences soit des scientifiques, soit des autorités religieuses.
Car, dit l’auteur, « Ce qui est guérissable aujourd’hui ne l’était pas hier » (p.236/237).
« En parcourant l’histoire depuis 1858, on a vu se mettre en place une procédure de plus en plus rigoureuse pour la reconnaissance médicale des guérisons exceptionnelles » qui ont toujours lieu.

Mais pourquoi y a-t-il des miracles à Lourdes ?
L’auteur rappelle
-que « Marie n’est pas Dieu. Elle n’agit donc pas par elle-même. Mais elle est proche de Dieu. Elle est déjà dans le monde de la Résurrection. Il n’est pas étonnant que là où elle est apparue soient donnés des signes de vie qui dépassent les capacités terrestres habituelles » (p.244)
-que « Dans le monde chrétien, la foi ne doit jamais être séparée de l’espérance et de la charité » (p.233)

Un beau livre dont j’ai apprécié des explorations de la pensée comme celle-ci : « Ces guérisons ne sont exceptionnelles qu’à notre regard de myopes. Même pour un chercheur qui refuse toute foi en Dieu Créateur, le surgissement de la vie, l’émergence de la pensée sont encore beaucoup plus exceptionnels. Les expliquer par le hasard et la nécessité n’explique rien. Nous sommes habitués à la vie et à la pensée et nous oublions de nous émerveiller. Peut-être les miracles ont-ils,entre autres fonctions, celle de ranimer notre capacité d’émerveillement devant le quotidien (…) il ne s’agit pas de ramener le miracle à la banalité mais, au contraire, de considérer la banalité comme "miraculeuse". » (p. 245).

Le secrétaire général, Anne-Marie Tisserand,
sous l'impulsion de JP Frésafond, Président de l'Association Lyonnaise, Teilhard de Chardin

Mercredi 25 Novembre 2009 12:16