teilhard de Chardin


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UNIVERSALISATION et UNION, chapitre 3
ACTIVATION DE L’ENERGIE


Dans ce chapitre, la démonstration de Teilhard m’est apparue plus accessible par rapport à d’autres.
2 grandes lignes se dégagent, comme d’ailleurs l’indique le titre du chapitre :

-UNIVERSALISATION

"La terre pensante ne forme plus qu’une pièce où toute influence se transmet instantanément et résonne dans toute la masse". J’ai sélectionné cette phrase pour illustrer la convergence des forces en jeu.

Le problème majeur est que, dans les faits, personne ne peut décrypter spontanément le message d’espérance et de victoire de la vie dans la montée au Golgotha du monde !
A travers la cruauté dont seul l’homme est capable, comment distinguer en filigrane l’ascension de la conscience ? Comment benoîtement assimiler le cyclone qui nous aspire aux énergies de vies montantes de la terre pensante ? Comment atteindre le point de vue élevé nécessaire à l’intellect pour observer sans frémir le chaos infernal d’en bas d’où émerge la logique de l’évolution ? Comment s’épanouir individuellement, tout en s'adaptant aux contraintes de l’organisation universelle
croissante ?
La parade prioritaire semble être de tenter de COMPRENDRE, d’abord, les enjeux de ce qui se passe. Ce savoir aidant, peut être aurons-nous moins de difficultés à maîtriser les sentiments qui nous bouleversent face aux épreuves.

-UNION

L’auteur assigne chacun, suivant ses possibilités,ses talents et son charisme, à trouver des solutions concrètes ; La base commune de l’action étant la Charité. Cette vertu véhicule le concept d’amour, mais tout en présentant davantage de subtilités. Pas étonnant car le vocable « ‘charité » n’a pas moins de 17 synonymes :
aide, altruisme,aumône,bienfait, bienfaisance, bonté,désintéressement, don, fraternité, générosité,indulgence, miséricorde,compassion,philanthropie,secours, service et enfin, amour, mot par trop frelaté pour être précis.

En guise de conclusion, je vais raconter une histoire :

Un saint homme, un jour, conversait avec Dieu. Il lui dit :
-Seigneur, j’aimerais savoir comment est le paradis et comment est l’enfer.

Dieu conduisit alors le saint homme devant 2 portes. Il ouvrit la première et permit au saint homme de regarder à l’intérieur.
Au milieu de la pièce il y avait une immense table ronde. Au milieu de la table était posée une énorme marmite d’où s’exhalaient les arômes d’un délicieux ragoût. Cependant les personnes assises autour de cette table étaient décharnées, livides, gaspillant le peu de forces qu’il leur restait en bagarres stériles et elles avaient l’air affamées. Elles tenaient des cuillères à très longs manches attachées à leurs bras. Permettant à chacun de puiser dans le ragoût, mais comme les manches de leurs cuillères étaient plus longs que leurs bras, personne ne pouvait ramener la cuillère dans sa bouche.
Dieu dit au saint homme :
-Tu viens de voir l’enfer.
Puis Dieu ouvrit la seconde porte. La scène que vit le saint homme était identique à la précédente : même table ronde, même fumet de ragoût et les convives étaient équipés des mêmes cuillères à longs manches, pourtant ils avaient des mines réjouies, ils conversaient joyeusement entre eux et visiblement ils n’étaient pas affamés.
-Je ne comprends pas ! dit le saint homme
-C’est pourtant simple, répondit Dieu, ils ont appris à se nourrir les uns les autres et tu viens de voir le paradis, tandis que les gloutons et les égoïstes derrière la première porte ne pensent qu’à eux-mêmes.

En termes simples, cette histoire transcrit la démonstration de Teilhard, à savoir :
-que l’univers a une nature convergente, symbolisée par les Tables rondes enfer/paradis dont les rayons convergent vers le centre, quels que soient nos comportements
-que le monde est lesté d’unité,
-qu’il faut se méfier de tout ce qui isole,
Que chacun dans sa ligne,doit penser et agir universel (…)
-que rien ne nous oppose et que nous pouvons nous aimer.

BON APPETIT !

Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Vendredi 23 Janvier 2009 à 16:40 | Commentaires (0)