Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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-La vie de l’esprit est le rapport spécial à l’infini, à l’éternité, à l’absolu. Toute religion relève de cette corrélation mais toute spiritualité n’est pas forcément religieuse.
Même les athées ont aussi leur vie spirituelle : ils habitent comme ils peuvent leur rapport du fini à l’infini.
Nous sommes tous dépositaires d’une tradition. Etre athée en terre musulmane, ou dans un pays chrétien, ou dans un pays hindouiste, se vit différemment.
Etre bouddhiste pour un occidental peut se vivre comme un oriental. Certains trouvent une paix intérieure en ayant découvert la méditation alors que cette dernière est citée dans la Bible à maintes reprises, mais pour les bouddhiste, qui conçoivent un concept «d’esprit de l’univers » cela reste une spiritualité sans Dieu, au sens commun du terme : le bouddhisme est une voie qui se réfère au "Grans Esprit" de l'univers.
N’est-il pas préférable de se recentrer sur sa tradition et de revenir au Christ intérieur, à la fidélité à nos engagements que nous ne devons pas renier et que nous avons à transmettre ? Le christianisme fait partie de notre histoire.

« Je crois non point en vertu mais en dépit des miracles » écrit Teilhard. La religion se trouvait guidée par la considération des miracles. Aujourd’hui on veut les comprendre et les expliquer d’où le doute. L’être humain a besoin de signes (comme saint Thomas).
-Même si Jésus n’est pas ressuscité, son message de paix et d’amour est-il condamnable pour autant ? En tant qu’être humain nous avons besoin de croire, d’avoir des repères.
-La religion tournée vers le bouddhisme ne mènerait elle pas vers l’individualisme comme le pense Teilhard ?
« La religion est attachée et coextensive non à l’homme mais à l’humanité toute entière » (Teilhard). Toutes les traditions mettent la générosité au dessus de l’égoïsme ; la sincérité au dessus du mensonge ; le courage au dessus de la haine. Ces valeurs sont d’abord humaines puisque nous en avons besoin pour vivre ensemble.
-Tant que nous n’aurons pas évacué l’aspect culpabilisant de la « religion »nous ne pourrons arriver au « Christ universel » . Plus on culpabilisera l’être humain plus il aura besoin de s’extérioriser car l’humiliation et la peur induisent un réflexe de défense engendrant la violence.

Peut être qu’en changeant notre façon de penser, de parler et en nous rapprochant des Evangiles, peut être y aura-t-il convergence des religions ?

-Les questions primordiales ne seraient elles pas :
-Pourquoi sommes-nous sur terre ?
-Pourquoi mourons-nous ?
-Pourquoi ne pas réapprendre à prier ? (prier c’est dire, « demander, remercier » : St Thomas d’Aquin »)
…Questions que seules les Religions se posent… tel est donc leur principal point de convergence.


Dimanche 24 Mars 2013 19:33