Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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N’ayant eu que peu de temps libre pour des raisons personnelles j’ai cru n’avoir pas assez de temps pour rédiger quelque chose sur le sujet. En essayant à plusieurs reprises de jeter sur le papier quelques réflexions, je me suis aperçu qu’en fin de compte le thème ne pouvait pas être épuisé en quelques lignes. Le texte de Teilhard demande en effet lecture, relecture et recherches tant historiques que politiques, voire étude de religions comparées.
Je me suis donc contenté de mettre en forme seulement quelques idées préliminaires que je vais, si vous le voulez bien vous livrer.

- page 85 : Teilhard évoque le Temps en arrière et le Temps en avant. Ces deux mouvements du temps ne sont pas, au sens des termes précis utilisés par la branche de la Dynamique des Mathématiques, uniformes. Ils ne sont pas non plus, à mon avis, uniformément variés tant décélérés qu’accélérés. S’ils sont évidemment variés il faut bien se garder d’envisager qu’ils se ressemblent comme par un effet de miroir, comme si le futur était le verso du calque du passé. C’est ainsi, par ailleurs que "le Big bang" n’est vraiment qu’une hypothèse : ce n’est pas parce que les galaxies lointaines semblent s’éloigner qu’un calcul inversé par effet de miroir justifie ce "Big bang" en des équations uniformément décélérées et symétriques. Ceci ne veut pas dire nécessairement que la théorie est fausse. Je veux simplement dire qu’il y a danger à l’inclure dans un raisonnement philosophique ou théologique.
Nous avançons c’est bien tout ce que l’on peut dire.

- De la naissance de la pensée : je doute que dans la courbe de l’évolution il y ait nécessairement un point bien caractérisé de la naissance de la pensée. Je pense que celle-ci est de tous temps, de toutes choses et de toutes les époques. Elle est comme le "Principe" ainsi que le nomme Teilhard. Le "Principe" imprègne tout l’univers.
Ce point critique n’est donc pas un point d’inflexion de la courbe de l’évolution (au sens mathématique de la chose) mais plutôt l’instant d’une vision dépendant des critères même que s’est donné l’observateur. Chacun juge le progrès à son aune.
Il faut donc se contenter de dire encore une fois que nous avançons.

Seules demeurent donc quelques certitudes que l’on peut espérer cerner comme par exemple :
- quel est le mouvement pour l’homme collectif ?
- essai de définition de l’avenir de l’effet de concentration et de compression de l’univers. Que deviennent l’organisation et la coresponsabilité dans ce contexte ? (en politique en économie).
- Les propositions d’avenir des religions.
- Quel doit être le moteur de ce travail ? Vraisemblablement il faut considérer que le Vivant possède une capacité d’auto programmation mue par l’amour. L’amour = force de liaison.
Teilhard dit : « aimez vous les uns les autres en reconnaissant au fond de chacun de vous le même Dieu naissant ».



Henri Guyot – janvier 2011


Mardi 15 Février 2011 18:39