Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Pages 127 à 156 de l’Avenir de l’homme - tolme 5 éditions du Seui


Quelques remarques à propos de ces pages :

- 1 – Teilhard pense, semble t-il, que le soleil et ses planètes résultent d’un évènement fortuit. Un autre soleil serait passé à une distance de moins de trois diamètres de notre étoile et aurait engendré dans la bouillie ainsi entraînée : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton. Il en déduit que c’est une chance extrêmement rare qu’un soleil puisse avoir des planètes (1 sur 100 000 ou peut-être 1 sur des millions). Cette constatation parait soutenir sa vision merveilleuse de l’originalité de la terre, mère de la vie, dans son extraordinaire unicité.
Or Michel Mayor et son équipe de l’observatoire de Genève, il y a maintenant un peu plus de 10 ans, a découvert un première exoplanète d’une masse de 6 à 7 Jupiter près de l’étoile P 51 (Pégase 51). Depuis on en a découvert quelques centaines de plus. Et encore sommes nous limités par la finesse de nos instruments de détection qui nous permettent mal d’apprécier des corps célestes très lointains d’un taille inférieure à l’unité de base de "Jupiter", c'est-à-dire bien plus petite comme notre terre propice à l’élaboration de la vie. Mais nous progressons vite, si bien que l’on peut sans doute dire que le "phénomène planète" est un phénomène cosmique universel. Il n’y a pas pour autant lieu d’espérer une rencontre de vie évoluée entre ces exoplanètes ou la possibilité d’une évasion vers elles, sauf à envisager un jour une maîtrise utopique de l’espace-temps. En effet les distances sont énormes et l’unité de temps de l’histoire de la vie est de l’ordre de 200 à 300 millions d’années sur notre terre à nous avec un instant de la naissance de la conscience de l’ordre de quelques heures, dit-on. Ces unités de temps pourraient être différente ailleurs.
En fin de compte le seul fil rouge permettant d’explorer l’évolution est celui de la complexité, et nous revenons ainsi dans les pas de Teilhard. C’est bien sous l’effet de la compression de la vie sur notre planète trop petite que la vie s’anime et se complexifie. L’évasion ne complexifie pas.

- 2 – donc deux notions vont cote à cote chez Teilhard :
- Montée vers la conscience : c’est la complexité-conscience.
- Vitalisation de la matière et sur-vitalisation par compression dans l’espace qui la supporte : c’est la complexité-compression.
Une étude intéressante serait de montrer comment ces phénomènes de compression sont à l’origine de la plupart des évènements liés à la montée de la vie et des civilisations sur terre dans différents chapitres :
- évènements historiques anciens (justification ou explication de leur incompréhensible brutalité parfois, ou actuels (évaluations prospectives – guerres, alliances, planification).
- progrès scientifique.
- progrès économiques et techniques.
- planétarisation de l’information et son corollaire : coresponsabilité, même involontaire.
L’ultra humain ne peut être que dans cette voie et non pas sans doute dans l’évasion de la terre, où les risques de dilution paraissent à ce jour élevés et de toutes façons à ce jour inconnus.
Un schéma d’évolution a toujours fonctionné : il n’y a pas eu de sur-atomes mais des ultra atomes, c'est-à-dire les molécules. Il n y a pas eu de super molécules mais des ultra molécules, c'est-à-dire les protéines. Il n’y a pas eu de super protéines mais des ultra protéines, c'est-à-dire les premiers êtres vivants.
Pour nous l’avenir n’est pas le surhomme et la surhumanité mais l’ultra humanité.




Jeudi 7 Avril 2011 19:07