Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

Recherche






Galerie
Je remercie Marcel Comby de son texte « Le rebondissement de l’évolution » enregistré dans notre site le 20/6 sous le n° 448, au titre des travaux des membres pour le mois de juin. Cet article est intéressant et soulève de bonnes questions qui reflètent probablement le ressenti de beaucoup ; voici les réflexions qu’il m’a suggérées. Elles concernent le mal, la misère, les horreurs de la guerre, les injustices et tout ce qui dépend uniquement des hommes, sans rapport avec « l’efficacité » présumée d’un Dieu dont on met en doute non seulement l' efficacité mais surtout l' existence. Ce doute alimente des lignes de pensée philosophique potentiellement négatives justifiant, pour ceux qui les lisent, des attitudes concrètement négatives.
Or, ces positions de masse sont mises sur le compte de la « liberté absolue de conscience » à laquelle, tous pensent avoir droit. C’est ici que prospère un malentendu généralisé : au nom de la liberté on pourrait tout se permettre ! Et là je m’insurge n’étant absolument pas d’accord ; les personnes qui se comportent ainsi n’ont rien compris au mot « liberté ».

Alors, que dire de la liberté dans son acception philosophique et théologique ? La vraie liberté consiste à se libérer du mal qui est en chacun. Ce problème est extrêmement sérieux puisqu’il est évoqué dans la seule prière à portée universelle, le « Notre Père » qui se termine par cette demande lucide : Délivrez nous (libérez nous) du mal.

Le mal qui est en nous est tout à fait identifiable, il se résume à cette formulation : absence d’altérité. L’altérité est la reconnaissance du Prochain comme étant notre frère en Dieu, un « autre nous même ». Celui qui a compris le Notre Père a identifié le mal et devient responsable de lui-même, il a acquis le droit de liberté en se libérant de l’attirance du mal.

Mais qu’est-ce que le mal ? Un animal peut laisser jouer librement son élan vital, instinct qui garantit la survie de son espèce.L' Homme, lui, est partiellement un « animal »mais il a spécifiquement atteint un niveau de conscience qui lui dit « ta liberté s’arrête là où commence celle des autres »; elle se situe à un autre niveau.

Celui qui a compris le Notre Père a donc, en principe, identifié le mal. Ce faisant il devient responsable de lui-même et ne peut plus séparer ces deux mots : liberté et responsabilité et il les formule désormais ainsi :
RESPONSABILITE = LIBERTE

Mercredi 22 Juin 2011 15:48