Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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La vie après la mort,

Nous sommes tous à des étapes différentes des grands processus évolutifs qui nous animent. Que ce soit individuellement ou collectivement, nous sommes tous enfermés dans des « bulles temporelles » différentes. Beaucoup sont encore à l'âge de l’ignorance, de la superstition et de l’obscurantisme, d’autres s’enferment dans des déterminismes matérialistes stériles ou arrogants qui n’engage que leurs certitudes.

Or aujourd’hui, Les sciences modernes nous proposent des formes de pensées radicalement nouvelles. Elles nous obligent à nous libérer des contraintes du temps et de l’espace, et d’accepter que les racines du monde sensible tirent notre vitale nourriture au sein même de dimensions totalement incompréhensibles à notre intelligence bornée. Elles font surgir dans notre temps des notions d’infini et de coextensivité à l’univers. De ce fait elles nous donnent les qualités nécessaires pour rester humble face au miracle de nos vies mais aussi à devenir curieux de découvrir d’où nous venons, qui nous pouvons être vraiment, et où nous allons.

Cette conscience du sens une fois activée nous donne les dimensions éthiques tant nécessaires pour orienter notre action dans les différents plans que sont le social, l’écologie, la philosophie, etc.

Cependant, cette formidable avancé de la raison dans notre monde doit rester subordonnée à l’élément essentiel de notre vie : l’infini d’intériorité, notre face spirituelle. Si les sciences nouvelles peuvent nous donner des exemples d’associations des différents plans de notre existence, leurs rôles resteront de type analogique. Il est donc hors de question de découvrir des « particules Dieu » ou tout autres découvertes d’une activité divine au sein même de la science expérimentale. Le père Teilhard nous avait bien souvent alerté sur les tentatives séduisantes du concordisme et du syncrétisme. Cela ne ferait guère qu’ajouter à la confusion générale.

Comme un défi à la logique, qui aujourd’hui est capable de faire la démonstration raisonnée de l’existence d’une vie après la mort ? Ce serais bien présomptueux !
Alors si nous ne pouvons trouver directement dans le raisonnement la réponse à notre question concernant la vie spirituelle après la mort, où pourrions nous découvrir cette vitale espérance tant nécessaire à l’accomplissement de notre vie terrestre ?

C’est au sein même de notre propre existence que se construit la foi et l’espérance. C’est au plus profond de notre intériorité que nous pouvons trouver la simple et Divine Présence. C’est donc là, vidé de nos rapports avec l’extérieur des choses que nous pouvons découvrir cette Vie qui transcende la mort.

De toute façon nous portons déjà la mort, la mort de notre extériorité, celle de la fin programmée de notre activité cérébrale. Mais pas celle de notre intériorité, elle, elle est indestructible, c’est la face spirituelle et solide de notre être. Seule la face Esprit du monde existe, le reste n’étant qu’illusion. Et si la face Esprit de mon être est réellement déjà présente, alors pourquoi me préoccuper de ce que je serai après ma mort ? Etant déjà marié avec le Divin. Le royaume des cieux n’est-il pas déjà là pour les pauvres et les justes ?

Le père Teilhard nous invite dès maintenant à nous préparer dans la « divinisation des passivités de diminution », à « notre défaite apparente et sa transfiguration » à « la communion par la diminution » puis à « la vrai résignation ».
« Ce n’est pas assez que je meure en communiant, Apprenez-moi à communier en mourant. »


Dimanche 3 Février 2008 16:20