Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Par François MORIN / Editions du Seuil


JP. Frésafond, une piste de lecture pendant vos vacances /« UN MONDE SANS WALL STREET ? »
Présentation de l'éditeur

Les marchés financiers ont beau déclencher des crises à répétition, peu d’experts et encore moins de gouvernants osent imaginer un monde sans la liberté et sans le pouvoir de ces marchés, un monde « sans Wall Street » ! Pourtant, comme l’explique ici l’un des meilleurs experts français des systèmes financiers, c’est le pas décisif qu’il faut franchir au plus vite pour éviter une nouvelle catastrophe. L’auteur pose d’abord un diagnostic précis sur les impasses d’un monde « avec Wall Street » : les normes exorbitantes de rentabilité imposées par les gestionnaires de capitaux entrainent tout à la fois, la déshumanisation des conditions de travail, le saccage des écosystèmes et la soumission des politiques publiques à des intérêts privés plutôt qu’à la volonté des citoyens. Mais peut-on, dans un monde ouvert, se passer de la puissance des marchés financiers ? Oui, car du fait même de leur puissance, ces marchés ne servent plus à financer l’économie réelle et pénalisent même celle-ci au profit des jeux purement financiers spéculatifs. Toutefois, pour se passer des instruments de spéculation sur les taux d’intérêt ou les taux de change, il faut reconstruire un système monétaire international qui permette de gérer la monnaie comme un bien commun de l’humanité. Et pour échapper au pouvoir exorbitant des gestionnaires de capitaux, il faudra reformer le droit des sociétés pour partager le pouvoir de gestion entre tous les acteurs prenant part à la production.

François Morin, professeur émérite de sciences économiques à l’Université de Toulouse-1, a été membre du Conseil Général de la Banque de France et du Conseil d’Analyse Economique. Il a notamment publié « Le Nouveau Mur de l’Argent » : essai sur la finance globalisée (Seuil, 2006)

Compte rendu de lecture par J.P. Frésafond

Un livre de 180 pages, facile à lire et qui concerne tout le monde;
Le visionnaire Pierre Teilhard de Chardin, dans tous ses livres, ne cesse de décrire les effets démographiques de compression sur la surface limitée de notre planète ; lesquels induisent une surchauffe psychologique, montés en puissance par les moyens infinis de la communication.

Au cours des siècles passés, nous avons eu les guerres nationales, puis les guerres mondiales. Nous en sommes maintenant aux petites guerres locales nombreuses et aux soulèvements populaires. Mais surtout, nous sommes en plein dans la phase de guerres économiques et commerciales qui, malheureusement, sont brouillées par les effets de la guerre financière mondiale axée sur les spéculations en tous genres sur les produits dérivés. Ce sont eux qu’il faut éradiquer et qui mieux que François Morin peut nous éclairer sur ce domaine oligarchique ? Mais hélas, aucun remède n’est proposé au motif que c’est impossible, hormis de passer par une révolution.

La conclusion de l’auteur est-elle marquée du sceau de la déception ? Non car il suffit de retourner les arguments à charge contre Wall Street pour avoir la solution souhaitée.

Pourquoi François Morin n’a-t-il pas exprimé cela clairement ? Parce que, comme il le précise lui-même, l’enseignement de l’Economie est étroitement surveillé par les banques, et il se trouve que lui-même est professeur d’économie.

Mardi 5 Juillet 2011 11:31