teilhard de Chardin


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L’Homme, suite naturelle de l’évolution de la vie est arrivé. Chaîne extraordinairement longue faite de hasards, de tâtonnements, d’évidences, de directions obligatoires.
Comme le questionne le Père Teillhard « entre les dernières strates du Pliocène où l’Homme soit absent et le niveau suivant où le géologue devrait être frappé de stupeur en reconnaissant les premiers quartz taillés, que s’est-il passé ? »
Après des milliers d’années comme il le dit si bien, la pensée est là. Et nous le supposons c’est calmement, lentement, peut-être une poignée de Primates ici, une autre à quelques milliers de kilomètres ailleurs, là en Afrique est subtropicale, là bas sous les contreforts de la Chine, et encore plus bas …. etc. ; Enfin le Primate pensant : il casse le silex, il sait que le silex cassé est tranchant, qu’il coupe et donc il peut faire, une prise en main de son avenir de son lendemain.
Pouvoir faire, mais aussi le pouvoir, être maître des autres, de leur vie car d’abord il faut vivre parfois survivre ou mourir. En ce temps là les plus forts vivaient sûrement plus et mieux que les plus faibles. (cela a-t-il vraiment changé de nos jours)
A un moment donc par de petits actes de petites réflexions le cheminement des Primates a changé ; leur façon de vivre a changé.
A ce moment là ou à cette période là tout a pris un autre sens, la connaissance mais la connaissance interactive. Le groupe avance de plus en plus fort de flexion circulaire d’échanges créatifs exponentiels.
La réciprocité échange mais aussi et d’abord l’état personnel de pensée ou de conscience en marche ; le rayonnement personnel prometteur de devenirs insoupçonnés.
Ouverture, ouverture vers tout le possible c’est à dire sur tout ce que la pensée juge possible. Penser c’est pouvoir rassembler, aider, construire, aimer, mais aussi haïr, rejeter, exclure, tuer.
En ce temps là tout s’était mis en route, le père l’a si bien dit : « après des milliers d’années qu’elle monte sous l’horizon, en un point strictement localisé, une flamme va jaillir la pensée est là ! »
Mais on est peut-être bien loin de la question : considérant … les guerres ….. peut-on admettre l’existence de Dieu ? Pas si loin que cela à mon avis.
En effet nous avons vu que la réflexion connaître et se connaître, savoir que l’on sait, puissance amour miséricorde domination etc. .. tout cela est entrevu puis perçu essayé vécu.
Quelle évolution ! Et cette évolution, cette construction exponentielle si riche de devenirs mais aussi avec tant de terribles possibles en gestation.
L’arbre de la vie avec les Primates les Hominidés, les Hommes des cavernes, les groupes plus structurés, les civilisations dont nous avons découvert et découvrons encore les vestiges et les restes, puis les peuples plus près de nous que nous connaissons mieux parce qu’ils nous ont laissé plus de mémoires ; l’Humanité vit ; chaque rayon personnel enrichit de son rayonnement l’Humanité : rayonnement d’amour mais aussi rayonnement de haine. Nous avons la possibilité de l’un et de l’autre. Ici c’est le don de personnes pour d’autres personnes pour plus de dignité …. Et là ce sont des humains qui cassent ou tuent d’autres humains.
L’Homme a la grandeur de tout les pouvoirs, de tout les devenirs.
Mystère de tout les possibles, richesse de toutes les unions, mais aussi existence de toutes les démissions, les négations, les morts « mon âme est triste à en mourir » Mathieu chapitre 26 verset 38.
Oméga est loin mais proche à la fois ; il n’est pas possible de faire l’économie de l’union, qui, du différencier noosphérique, mène malgré les réticences vers le Centre de tous les Centres.
Il semble en fin de compte, vrai conclusion logique que comme dit Theillard : « nos doutes et nos maux sont le prix et la condition même d’un achèvement universel » parcours réels rougeoiement des actes, brillance des consciences, parousie des âmes, puis union dans Oméga.


Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Jeudi 31 Janvier 2008 à 16:56 | Commentaires (0)