Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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réflexion pour le 26/06/2015


Jean-Pierre GIROUD / Le monde et le règne de Dieu, le heurt et l'harmonie
N'entendons-nous pas autour de nous, dire que la vie change de plus en plus vite, que les échanges sont de plus en plus rapide et fébriles, qu'un nouveau monde différent de celui de nos pères, voit le jour ? Les consciences sont innombrables et dans trois ans au plus nous serons huit milliard d'êtres humains. Nous sommes huit fois plus nombreux qu'il y a seulement deux cents ans !

Maintenant regardons de façon planétaire ; les attitudes changent parce notre manière d'être, de vivre, d'appréhender le monde, les autres, ont changé...
Notre planète, nos espaces sont tellement différents ; Galilée, le siècle des lumières, cela semble si loin aujourd'hui où l'homme pense, agit en normalité globale dans ce nouveau millénaire, de façon globale.
-La terre devient (est déjà devenu), un village ;
-Le nombre d'outils mis à notre disposition nous font, sinon nous obligent, à être acteurs de cet état, de cette vision ; Nous sommes devenu tellement autre sur cette planète où nous vivons , et en si peu de temps !

-Aujourd'hui les problèmes sont le climat du fait de notre mode de vie ; la faim entraine, elle aussi, des migrations de plus en plus importantes. Nombre de pays, souvent malgré eux, seront obligés d' inventer de nouveaux arts de cohabitations sinon de fraternité.

-Et que dire des guerres ethniques, confessionnelles, qui se nourrissent, grandissent par les injustices faites aux plus faibles aux plus démunis.
Les prédateurs, toujours plus avides de biens, de richesses, ignorant ou regardant délibérément ailleurs que vers ceux qui ne savent même pas ce qu'ils vont manger le lendemain.

-Les anciennes habitudes de vies ne suffisent plus et les ilots préservés rapetissent comme le font les neiges que l'on croyait éternelles.
C’est le heurt de ceux qui ne sont plus acteurs de leurs vies et comme le disait Teilhard « un étonnement douloureux s'empare des disciples passionnés du Christ » . « Religion et Évolution ne doivent ni être confondues, ni séparées : elles sont destinées à former un même organisme continu » nous dit-il encore.

L’urgence urgence aujourd'hui est d’agir en synchronicité des actes, des situations de la vie .
Le pape François avec toute son énergie donne le coup de pied dans la fourmilière ; il y a juste quelques semaines il a présenté le message pour le monde de ce temps, Laudato si, encyclique novatrice pour ce monde et maintenant Les esprits bien pensants et très souvent bien nantis, disent déjà qu'elle n'est pas « raccord » , qu'il peut exister un capitalisme raisonné ; d'autres lui reprochent de faire la part belle aux opportunistes avides de notoriété ; nous sommes à la veille de la 21ème conférence sur le climat qui doit avoir lieu à Paris en décembre de cette année.
Il n’empêche, le chef de l’Église Catholique est bien -est-il permis de le dire ?- dans la lignée de ses paires en tant que fils, lui aussi, de Saint Ignace, bien ancré dans la spiritualité, partie vivante de la Communion des Saints et aussi présent dans ce monde où il me semble vouloir rester et participer pleinement.
Teilhard peut être heureux et apaisé par ses paroles : « la foi religieuse représente une force de plus par où les croyants, au nom de ce qu'ils ont de plus sacré, se trouvent appliqués (impliqués) au labeur de l'évolution... ».
Ce ne sont plus des espérances mais des actes qui sont demandés à la société de ce troisième millénaire. Le pape , dans son rôle, exhorte et bouscule.
Alors, heurt surement avant l'harmonie ; la parole responsable lancée devant tous pour crier l'urgence qu'il y a de vivre autrement, « faire avancer d'un pas égal, le monde et le règne de Dieu ».

Samedi 27 Juin 2015 16:14