Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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A propos du chapitre 9 du livre "Comment je Crois", Editions du Seuil



« Le multiple converge graduellement vers l'Unité. »

L'image symbolique du cône proposée par Teilhard explique avec beaucoup d'intérêt l'idée d'évolution.
Le début de l'hominisation c'est la base du cône ; des grains de personnalité comme il dit, habitent ceux que maintenant on appelle hommes ; le pas de la réflexion a commencé et plus rien ne pourra l'arrêter, tout au moins c'est ce que nous constatons jusqu'à aujourd'hui.

Le cône qui définit l'évolution, de la base jusqu'au sommet, dans sa composante dynamique va évoluer, s'affiner, pour être dans la dimension ultime, la pointe, le Divin.
Entre la base et le sommet est toute l'aventure humaine personnelle ainsi que toute celle de l'humanité ;
Et quelle aventure: de l'Orient le plus lointain jusqu'à des lieux plus proches de chez nous, des civilisations donneront les conditions pour l'éclosion et le développement de spiritualités remarquables, la venue, l'intensité montante de l'Esprit religieux.

Entendons-nous bien, pas d'esprit de chapelle, où sont vues des églises avides d’hégémonie sur d'autres religions, mais plutôt éclosion, rayonnement du religieux ; état de l'âme, désir d'être au delà de toute théorie ou schématique. le Personnel est, celui qu'on ne peut nommer car en le nommant il est figé dans le temps. Lui, l’Éternel, présent hors du temps.

L'engagement déchirant et sublime qui veut que je me donne à Lui, Alpha et Oméga.
-Engagement déchirant parce que ouverture sur l'Inconnu, monde autre que celui, rassurant, de ma nature de la terre.
-Engagement sublime parce que accès à la transcendance.

« Cherchez d'abord le Royaume et sa Justice(...) »( (Matthieu VI,33 )
Chance que j'ai d'être de la terre face à l'attente secourable du Ciel ; faire confiance...Ne suffit-il pas de demander ?
Lui que je ne vois pas mais qui pourtant est là. Acte de foi, folie que rit celui qui ne veut pas se sentir concerné, bêtise que raille celui qui est sûr de détenir la vérité, ( dérision , irresponsabilité, ou plus simplement qui ne veut pas s'impliquer ? )

Donc dans l'histoire des hommes, inscrite à l'intérieur du cône, se situe le Christ (pour les Chrétiens).
Dans un lieu bien défini l'Homme qui aussi est Dieu vient participer, veut être de la terre, lui qui est également du ciel ; nouveau paradoxe, nouvel inimaginable, et pourtant...
N'avait-il pas raison de dire : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'a révélé aux tout-petits » (MtXI,25-27)

Mystère de l’Ineffable qui est en dehors de l'espace et du temps et qui pourtant s'est inséré dans le temps. Déité qui se fait humaine, de la terre, amour pour le fini, guide qui montre la voie pour que je participe à la Déité.

Mais le mal, le péché, comment se situent-t-ils dans tout cela ?
Car les manques, les abandons, les négations, les morts, les égos sur dimensionnés qui écrasent l'autre sont bien présents, eux !

« Dieu ne peut créer sans que le mal apparaisse comme une ombre...l'unification en cours présente "une part d’inorganisation résiduelle ou de désorganisation »est-il dit.
La faute dans ses formes les plus odieuses apparaît comme composante de la vie . Tristesses parfois si profondes , n'a-t- il pas dit ce soir-là voyant tant de misère, qu'Il était tellement triste, à en mourir (Marc XIV,26-72 ) ; ...malgré tout, croire, l'espoir ne soulève-t-il pas les montagnes ?
Et qu'est-ce qui fait que « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse ».? « Je suis dans la joie quand on me dit: Allons à la maison de l'Éternel » (psaumes de David)




Jeudi 4 Avril 2013 10:10