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Marie-Louise COSTANTINI/ Esquisse d'une dialectique de l'esprit
Lundi 4 Mai 2009
Dans ce texte, Teilhard reprend sa théorie fondamentale : l'univers vivant s'est créé par paliers, grâce à la complexité de plus en plus grande de la matière, grâce à l'agencement de ses éléments, par création évolutive d'êtres de plus en plus complexres. Ceci jusqu'au rameau final et, pourrait-on dire, royal, l'Homme.
"L'humanité réfléchie collectivement reste seule en face d'elle-même" écrit Teilhard; et il confirme "impossible, dans ces conditions, d'imaginer une complexification ultérieure déterminant une conscience supérieure". Les êtres humains restent seuls, en face d'eux-mêmes et en face de leur prochain. Cette rencontre assumée pleinement est d'une richesse inouïe. L'attention que je porte à autrui, l'attention dont autrui me gratifie, voilà une relation qui peut faire accéder à une "conscience supérieure". "L'absolument autre c'est autrui" (Levinas) et on peut admettre que celui qui est différent, dans sa totale liberté, reconnu comme tel, nous fait accéder à la transcendance divine, par une osmose mystérieuse mais réelle. Le principe divin se découvre en autrui, se qui fait sa sacralité.
L'Homme en formation, c'est à dire non achevé, multiple, non unifié, évolue dans l'univers en tissant ce réseau de conscience qui sera la noosphère. L'Homme sera de plus en plus attiré par ce qu'il sent être une autre chose qui le dépasse, l'attire comme un aimant. C'est ce qu'xprime Teilhard : "le multiple est attiré". Et tous sont attirés, même s'ils l'ignorent; tous sont attirés, même si les apparences jouent contre eux.
En somme, l'Homme ressent un appel vers un absolu, vers une réalité "sur humaine". C'est le sentiments religieux, être relié.
On ne peut nier qu'à partir de Jésus est apparu un nouveau "phylum" de pensée religieuse mais ce n'est pas un phylum unique. Il y en a eu d'autres avant (j'espère ne pas être sacrilège, en tout cas, je ne le veux absolument pas) : le bouddhisme, les religions égyptiennes... Le phylum christique est nouveau par rapport à ceux qui l'ont précédé. Avec le Christ s'est créée une religion plus humaine, sous-tendue par l'amour. Mais peut-on admettre avec Teilhard que "par le refus de reconnaître le fait chrétien, nous verrions se refermer hermétiquement la voûte de l'univers" ? La voûte de l'univers s'est-elle fermée pour Bouddha, pour Akhenaton, pour Hallaj le soufi (1oe siècle) qui, étrangement, a subi un martyr semblable à celui de Jésus, la crucifixion, et pour des raisons semblables : il dérangeait l'ordre établi: Hallaj qui disait "ô Dieu, que le soleil soit à l'aurore ou au couchant, ton amour adhère à mon souffle."
"L'humanité réfléchie collectivement reste seule en face d'elle-même" écrit Teilhard; et il confirme "impossible, dans ces conditions, d'imaginer une complexification ultérieure déterminant une conscience supérieure". Les êtres humains restent seuls, en face d'eux-mêmes et en face de leur prochain. Cette rencontre assumée pleinement est d'une richesse inouïe. L'attention que je porte à autrui, l'attention dont autrui me gratifie, voilà une relation qui peut faire accéder à une "conscience supérieure". "L'absolument autre c'est autrui" (Levinas) et on peut admettre que celui qui est différent, dans sa totale liberté, reconnu comme tel, nous fait accéder à la transcendance divine, par une osmose mystérieuse mais réelle. Le principe divin se découvre en autrui, se qui fait sa sacralité.
L'Homme en formation, c'est à dire non achevé, multiple, non unifié, évolue dans l'univers en tissant ce réseau de conscience qui sera la noosphère. L'Homme sera de plus en plus attiré par ce qu'il sent être une autre chose qui le dépasse, l'attire comme un aimant. C'est ce qu'xprime Teilhard : "le multiple est attiré". Et tous sont attirés, même s'ils l'ignorent; tous sont attirés, même si les apparences jouent contre eux.
En somme, l'Homme ressent un appel vers un absolu, vers une réalité "sur humaine". C'est le sentiments religieux, être relié.
On ne peut nier qu'à partir de Jésus est apparu un nouveau "phylum" de pensée religieuse mais ce n'est pas un phylum unique. Il y en a eu d'autres avant (j'espère ne pas être sacrilège, en tout cas, je ne le veux absolument pas) : le bouddhisme, les religions égyptiennes... Le phylum christique est nouveau par rapport à ceux qui l'ont précédé. Avec le Christ s'est créée une religion plus humaine, sous-tendue par l'amour. Mais peut-on admettre avec Teilhard que "par le refus de reconnaître le fait chrétien, nous verrions se refermer hermétiquement la voûte de l'univers" ? La voûte de l'univers s'est-elle fermée pour Bouddha, pour Akhenaton, pour Hallaj le soufi (1oe siècle) qui, étrangement, a subi un martyr semblable à celui de Jésus, la crucifixion, et pour des raisons semblables : il dérangeait l'ordre établi: Hallaj qui disait "ô Dieu, que le soleil soit à l'aurore ou au couchant, ton amour adhère à mon souffle."
Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Lundi 4 Mai 2009 à 17:11
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