Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

Recherche






Galerie
Teilhard de Chardin voit dans l’évolution une spiritualisation de l’humanité. La vie émerge de la matière puis de la biosphère surgit la noosphère, monde des hommes pensants. Morphologiquement l’homme actuel est tout à fait semblable à l’homme de Cro-Magnon qui possédait des facultés égales aux nôtres et avait une perfection maxima (peintures rupestres). La différence est que nous nous connaissons et situons mieux dans l’espace et le temps grâce aux progrès techniques. La transmission des savoirs qui se faisait jusqu’présent par la parole et l’ écriture a subi une accélération inouïe avec les nouveaux médias.
Depuis que l’humanité a eu conscience que tout bouge et avance , étoiles et nature, elle s’est scindée en deux camps :
_ l’un refusant de réfléchir à ce qu’implique ce mouvement
_ l’autre se tendant vers l’avenir et répétant : <<Oui nous bougeons. >>
Les ‘’immobilistes ‘’pensent qu’il faut mieux laisser le monde en l’état que de se risquer à de nouvelles hypothèses, de nouvelles recherches, ne pouvant apporter que de catastrophes : ’’l’exaspération de la souffrance, la guerre, le vice renaissant d’âge en âge avec une virulence croissante’’. Il est difficile d’oublier l’usage qu’ont fait les hommes des dernières avancées technologiques.
Nous pouvons objecter ‘’aux pessimistes’’ que l’idée de Progrès n’est pas linéaire. Il ne se produit qu’à travers des crises et des luttes. Le passé d’une science peut être un obstacle qu’il s’agit de renverser. On retrouve cette démarche dans le domaine politique et social.
La conception dialectique du progrès consiste à dire en quelque sorte qu’il peut émerger du pire. Elle n’est pas liée à un optimisme béat et n’exclut pas une idée tragique de la vie est de ses contradictions.
Le progrès suppose deux notions intimement liées :
_ celle de changement
_ celle de passage à un état supérieur.
T. de C. pense que nous assistons à une montée de conscience. Dans tous les domaines existent une collaboration et une concentration de toutes les forces connues. L’évolution se manifeste aujourd’hui par un rapprochement toujours plus grand des hommes car ``la personne se découvre comme mouvement vers un équilibre réalisable que dans l’union avec ses semblables.’’
Les courants d’amour et de haine qui parcourent la société ne sont que du conscient en puissance Toutes ces réserves spirituelles seraient l’indice que la création dure encore et que l’humanité n’a pas atteint ‘’la pleine conscience’’.
Pour la première fois dans l’histoire une véritable unification des hommes semble possible. Ils commencent à se sentir solidaires Ils se trouvent confrontés aux mêmes problèmes et tentent de chercher ensemble des solutions. ’’On verra, on voit déjà les hommes les plus opposés se rapprocher, confondus dans une passion commune….Suffisamment de forces se sont perdues aux cours des siècles précédents pour que maintenant nous allions vers le progrès.’’
Le progrès doit être universel et produire une action réfléchie ; il faudra pour cela que l’humanité dépasse le point de vue individuel et se rassemble .Elle doit prendre conscience d’une double vérité : il existe une unité physique des êtres et ils en sont les vivantes et actives parcelles.
T. de C. fait un constat, il semble qu’il tend à n’y avoir que deux espèces d’esprits et on dirait que toute la puissance mystique naturelle et toute l’énergie religieuse se concentrent d’un seul côté.
D’aucuns peuvent n’y voir qu’une mode. Teilhard de Chardin est convaincu qu’il y a quelque chose de plus « un mouvement qui amène irrésistiblement de nos jours tous les esprits encore mobiles à une philosophie dont le propre est d’être, à la fois, un système théorique, une règle d’action, une religion et un pressentiment, annonce et dessine, à mon avis, la réalisation effective, physique, faite de tous les vivants. »
T. de C. reconnait la plupart des observateurs de ces évolutions y saluent l’apparition d’une nouvelle religion. Lui y voit un mouvement réel qui tend à promouvoir un peuple de fidèles voués à ‘’promouvoir en tout l’unité’’ et il ne croit pas que ‘’la multitude avide qui crie aujourd’hui vers la vérité, cherche un autre pasteur que celui qui est déjà venu.’’
Mais pour que la ‘’parousie ‘’soit physiquement possible, il faut que chaque cellule humaine travaille à rejoindre toutes les autres. Teilhard nous dit, qu’alors se rassembleront des hommes venus des quatre coins du monde intellectuel dans une région qui sera l’emplacement où se transportera l’église ancienne.

Alors le CHRIST se révèlera à une terre qui a le devoir de l’unité sous la forme du PASTEUR UNIVERSEL et contre l’avis d’un aréopage ‘’celui qui a vu’’ rentrera au sein de la nature ferme et profonde. Par ses racines qui plongeront très loin au- dessous de lui et par sa ramure qui montera ‘’vers les espaces préparés aux créations nouvelles ,il se vouera corps et âme à un progrès .‘’
.

Mardi 2 Novembre 2010 15:34