Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Depuis 1940 et le Phénomène Humain où il évoqua « Le Dedans des Choses » TEILHARD. affine progressivement sa pensée jusqu’à envisager une transformation intrinsèque de la matière dont la science de son temps n’étudie que le « Dehors des Choses ».

En 1951 il écrit dans « Annales de Philosophie », un texte sur la « Structure Phylitique du Groupe Humain" : Il reprend là en une quarantaine de pages, des leçons déjà données en Sorbonne ; il y évoque une Mégamutation humaine et écrit ( II p. 195) 1951 :
« Laissée assez longtemps à elle-même… la Matière manifeste la propriété de s’arranger….. aussi loin que possible, une fois amorcée ».
En fin de texte, il envisage en conclusion de l’Evolution (II p. 234)
- « Un point critique…. Seuil d’irréversibilisation….avec une émersion hors des structures et des dimensions de l’Evolution »
- A l’échelle du cosmique ( toute la physique moderne nous l’apprend) seul le fantastique a des chances d’être vrai .

Pour ma part, je vois là, dans ce qui précède le terme ou tout au moins un palier dans l’évolution de
sa pensée, depuis les réflexions sur le « Dedans des Choses ».
Voici « en vrac » quelques réflexions, glanées dans le « Phénomène Humain » :!

- (p.44) « Puisque en un point, l’Etoffe de l’Univers a une face interne, c’est forcément qu’elle est biface par structure…..coextensif à leur « Dehors », il y a un « Dedans » des choses.

- (p.47) « L’atomisme est une propriété commune au-dedans et au Dehors des choses »
Pour Teilhard, pendant l’Evolution, la matière verra croître en parallèle, sa complexité et la conscience, fruit de cette complexité.
A Pékin, en 1942, lors d’un exposé, il confirme :
(III p.316) « La matière purement inerte, la matière totalement brute n’existe pas….la complexité ( et la centréité qu’elle entraîne) donne issue aux phénomènes de liberté.
A Pékin, toujours en 1946, il précise ce qu’il entend par complexité :
(V p.137) « Par complexité d’une chose, nous entendons……..non pas simplement complication mais complication centrée (V p. 137) 1946.

Cet ensemble de citations me fait penser à un atome, qui, en plus des éléments déjà connus et identifiés par la physique, contiendrait une « pincée » de conscience, partie intégrante de cet atome, au même titre que ses autres constituants.
Au fur et à mesure que les atomes se combineraient pour former des structures plus élaborées, selon les lois de la physique, pour constituer le dehors des choses, les Pincées de conscience se combineraient de leur côté, en parallèle, pour constituer le « Dedans » des choses.
On pourra penser que cette interprétation de Teilhard est trop hardie, on le vérifiera peut être après avoir franchi le « Point critique, seuil d’irréversibililation ».






Jeudi 3 Mars 2011 12:33