Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Renée JOUBERT / A propos du goût de vivre chez Teilhard
Le goût de vivre est pour Teilhard de CHARDIN une disposition psychique, intellectuelle et affective pour rendre le monde lumineux et intéressant.Il s’agirait d’une ENERGIE d’EVOLUTION UNIVERSELLE, un vouloir profond à développer par l’homme.
Mais la mort semble introduire un « vice de construction » dans une évolution dont la ligne générale paraissait parfaitement harmonieuse. Elle ne pourrait avoir produit qu’un être à la fois lucide et mortel qui connaîtrait la cruauté de sa condition, que les animaux ont au moins l’avantage d’ignorer. La mort de personnes conscientes ne serait pas la seule monstruosité de l’Univers. La souffrance et la mort des enfants restent toujours scandaleuses.
 

Teilhard a l’expérience de la misère physique et morale. Il les a rencontrées pendant la première guerre mondiale. Mais il a aussi pu découvrir chez les hommes le goût de se dépasser, une fraternité bienveillante, une communion imposée par les désordres des conflits, l’obligation de penser l’autre dans le danger.
Le père Teilhard a confiance en l’humain, l’Homme ne doit pas perdre le goût de l’Evolution. Il faut que vienne l’ère de « l’Ultra-Humain ». L’humanité doit trouver des raisons de vivre, se forger un idéal. Ce sera le rôle des religions.

Si l’on jette un regard en arrière on peut s’apercevoir que toutes les religions ont contenues en elles un germe de violence par leur désir d’exclusivité chacune étant convaincue de détenir « la vérité ».
La science par ses progrès dans l’approche de l’infiniment grand et de l’infiniment petit n’a pas fait que détruire. Par les nouveaux moyens mis à la disposition des hommes elle a permis à chacun de rencontrer l’un ou l’autre des croyances religieuses, de rechercher ce qu’elles avaient non seulement de différent mais aussi de commun : la Foi. Foi en un avenir où l’homme sera ouvert, attentif à l’autre, aimera l’autre.
L’émergence de mouvement toujours plus nombreux de solidarité, de défense des Droits de l’Homme, écologiques, b[« où s’élaborent, silencieusement, autour de nous, dans la rechercher, l’Ame nouvelle d’une humanité résolue à atteindre coûte que coûte […] l’extrême bout de sa puissance et de sa destinée »,]b nous donne confiance.
Il nous faut maintenant une religion de l’Humanité et de la Terre où « soutenus et guidés par la tradition des grands mystiques humains, nous réussirons par voie de prière et de contemplation à entrer directement en communication avec la source même de cet élan intérieur, l’Amour ».
En conclusion : « Le triomphe définitif et la philosophie de l’histoire, ne sera en réalité que la démonstration complète de la Providence, la découverte, par les procédés de la méthode scientifique, du plan divin qui introduit l’unité et l’harmonie dans le chaos apparent des choses humaines ».
 

Vendredi 16 Décembre 2011 12:54