Rubriques
Dernières notes
Archives
Liste de liens
Galerie
Travaux des membres
Christiane Latraiche / «Penser pour survivre d’abord, et vivre pour penser ensuite »
Lundi 6 Février 2012
réflexion du 27 janvier 2012
L'AVENIR DE L'HOMME, Editions du Seuil
Jusqu’à maintenant nous avons pensé pour survivre :la recherche, pour vivre mieux avec son corps, nourriture avec les OGM etc……
Avec les progrès de la science la condition humaine est en pleine mutation. La génétique et les recherches sur le cerveau montrent que dans quelques décennies on maitrisera la mort, la maladie,……. On fera des êtres humains intelligents mais auront-ils la conscience ? D’où le questionnement spirituel qui viendra se poser.
La science commence depuis déjà quelques décennies à cohabiter avec la religion, car on se rend compte que l’on ne peut pas tout maîtriser. La technique accroît notre responsabilit . Le refus de l’intolérable sera notre responsabilité. Il faudra apprendre ce qu’est une conduite indigne de notre responsabilité.
Christian Jambet (philosophe) cite Mullà Sadrâ , et en cela il rejoint Teilhard, « L’homme ne nait pas homme, il est d’abord minéral, végétal et peu devenir une intelligence encore plus développée c'est-à-dire « un ange ».
Il n’y a que du mouvement dynamique de vie qui entraine à la fois vers la perfection naturelle et la perfection morale en évitant tout recours à la loi abstraite ce qui nous permettrait d’éviter le faux dilemme d’une conception de l’humain replié sur son essence.
Selon certains scientifiques nous aurons un jour des créatures artificielles plus intelligentes, plus capables. Ces créatures seraient-elles conscientes ou simplement intelligentes ?
L’optimisme existe, l’être humain commence à se poser des questions, à réfléchir. Il est plus dans le réfléchir que dans le faire à tout prix.
Pour permettre d’évoluer, nous ne pouvons revenir en arrière, nous sommes pris dans une mouvance et une énergie qui nous projettent en avant.
Donc nous serons obligés d’être dans la conscience. «APPRENDRE A VIVRE POU PENSER »
Avec les progrès de la science la condition humaine est en pleine mutation. La génétique et les recherches sur le cerveau montrent que dans quelques décennies on maitrisera la mort, la maladie,……. On fera des êtres humains intelligents mais auront-ils la conscience ? D’où le questionnement spirituel qui viendra se poser.
La science commence depuis déjà quelques décennies à cohabiter avec la religion, car on se rend compte que l’on ne peut pas tout maîtriser. La technique accroît notre responsabilit . Le refus de l’intolérable sera notre responsabilité. Il faudra apprendre ce qu’est une conduite indigne de notre responsabilité.
Christian Jambet (philosophe) cite Mullà Sadrâ , et en cela il rejoint Teilhard, « L’homme ne nait pas homme, il est d’abord minéral, végétal et peu devenir une intelligence encore plus développée c'est-à-dire « un ange ».
Il n’y a que du mouvement dynamique de vie qui entraine à la fois vers la perfection naturelle et la perfection morale en évitant tout recours à la loi abstraite ce qui nous permettrait d’éviter le faux dilemme d’une conception de l’humain replié sur son essence.
Selon certains scientifiques nous aurons un jour des créatures artificielles plus intelligentes, plus capables. Ces créatures seraient-elles conscientes ou simplement intelligentes ?
L’optimisme existe, l’être humain commence à se poser des questions, à réfléchir. Il est plus dans le réfléchir que dans le faire à tout prix.
Pour permettre d’évoluer, nous ne pouvons revenir en arrière, nous sommes pris dans une mouvance et une énergie qui nous projettent en avant.
Donc nous serons obligés d’être dans la conscience. «APPRENDRE A VIVRE POU PENSER »
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Jean-Pierre Frésafond / « Note sur le mode d’action divine sur l’univers »,
Dimanche 5 Février 2012
CHAPITRE 3,TOME 10, "COMMENT JE CROIS"
Réflexions proposées pour le 24 février 2012
Ce travail suit le même schéma que la liste d’idées fortes sélectionnée page par page (voir article du 31/01/2012)
Page 35 Si une causalité dominante sert l’influence divine sur l’univers, cela signifie que la matière qui le compose est déterminée ; déterminée pour qui ? On peut penser que le Créateur avait mis toutes les informations nécessaires au développement de l’univers quand Il en posa la première pierre. On peut même penser qu’Il introduisit des balises dans la matière pour suivre son développement et communiquer avec les éléments que nous sommes.
Page 36 Et c’est peut-être grâce à ces balises que nous pouvons ressentir la Présence d’un Créateur, ayant ainsi la possibilité de capter ses ondes d’immanence. Seuls les êtres qui ont activé leur balise peuvent capter en eux-mêmes ce que l’on peut supposer être des messages du Créateur. C’est peut-être le principe de ce que les religions nomment la Révélation. Précisons toutefois que les lois du hasard dans les grands nombres jouent un rôle incontournable. « Influence divine sur le hasard » dit Teilhard … « Les dés sont pipés » disait Einstein.
Page 37 Tout ce réseau d’échanges et d’influences compose ce que Teilhard nomme « L’Ame du monde » (ou noosphère). Cette Ame du monde agirait sur le tout et sur l’élément. Ce serait donc à chaque élément individualisé de découvrir en lui ce miracle de communication afin, par la suite, de développer en lui cette sensibilité nouvelle communément appelée « âme ».
Page 38 "L’élément est habité par la Cause" dit Teilhard. On croirait entendre Jésus, priant en solitaire dans le Jardin des Oliviers avant son arrestation. (Voir la prière sacerdotale du Christ dans l’Evangile de Jean).
Dire que Dieu fait que les choses se fassent ou La Cause Première est un "mystère inatteignable" est un pléonasme ; qui pourrait prétendre à cette connaissance suprême ? Ne suffit-il pas de constater les effets pour avoir la certitude de l’existence de la Cause ? Dans ces conditions, il n’est plus nécessaire de nous creuser inutilement la cervelle mais croyons et agissons ; c’est tout ce que nous demande le Créateur pour l’aider dans la réussite de l’œuvre. Cessons de tourner autour du pot comme le fait la plupart des intellectuels ; allons droit au but, envoyons la balle au centre, au « centre de l’idée » bien sûr.
Page 39 Ici Teilhard propose une réflexion sur les miracles : Si l’on excepte les cas très rares et plus ou moins contestables de résurrection (mis à part ceux de l’Evangile), il n’y a pas dans l’Eglise de miracle hors de portée des forces de la nature. En disant cela Teilhard se met à dos les fondamentalistes et les marchands du temple. Beaucoup de lieux de pèlerinages sont basés sur des légendes et des mythes qui font du bien à beaucoup de personnes. Quant aux résurrections charnelles, il y a peut-être confusion avec les résurrections spirituelles ; ce que laissent entendre les Evangiles assez clairement et chacun a le droit d’interpréter à sa guise, c’est une liberté absolue de conscience. Miracles ou forces inconnues de la nature ? Il ne s’agit ni de superstition ni de blasphème. L’important est d’admettre le miracle suprême de la manifestation et de l’évolution de la matière.
Page 40 « Pour comprendre la Cause première il faut développer une certaine sensibilité de l’âme » dit Teilhard dans ce texte. A mon sens, les religions ne développent pas assez cette idée et ce pour une bonne raison : l’âme fait concurrence au dogme de la Révélation des Ecritures.
Je me pose la question suivante : qu’est-ce donc la Révélation si ce n’est une intuition de l’âme humaine ; intuition plus intense chez les prophètes que chez le vulgum pecus, bien qu’elles soient de même essence. L’Evangile mettra tout le monde d’accord sur un point lorsqu’il fait dire à Jésus : "Cherchez d’abord le Royaume et le reste vous sera donné de surcroît" (Matthieu VI-33)
Page 41 Problème ! En quoi est-il amoindrissant, selon Teilhard dans ce texte, De s’en tenir aux trois questions qu’il pose tout en les considérant comme dégradantes pour celui qui les pose ? Voici ces questions :
1- Animalité et rationalité sont-elles compatibles ?
2- L’univers tient-il par la seule intelligence de ses éléments ?
3- Dieu peut-Il faire surgir l’univers ex nihilo ?
Pour autant, voici mon avis :
1-La rationalité n’est pas incompatible avec l’animalité (bien des éthologues le pensent) qui est en nous, êtres humains. L’opposition de ces deux caractéristiques est, en réalité, une complémentarité puisqu’elles interagissent l’une sur l’autre. En les plaçant à un niveau supérieur, il n’y a pas d’opposition qui ne se résolve dans l’unité.
2-Je ne comprends pas la raison de cette question, surtout venant de Teilhard. Bien sûr, l’univers tient par l’intelligibilité de ses éléments lesquels, par principe, sont le point de départ obligé de l’évolution. Cet élément intelligible de base de l’évolution est la seule alternative opposable au néant.
3-Dieu peut-Il faire surgir l’univers ex nihilo ? Bien sûr que non car du néant il ne peut rien sortir ; sauf si ce néant contient l’IDEE mais si c’était le cas il ne s’agirait plus du néant qui, par définition ne contient rien. Il faut admettre que l’idée (comme toutes les idées d’ailleurs) a une existence réelle. A ce propos, je rappelle ce qu’a écrit Teilhard dans le tome-9 « Science et Christ » page 229 : "Ne nous acheminons-nous pas inévitablement vers une conception toute nouvelle de l’Etre où s’associerait à une fonction synthétique générale comme des fonctions algébriques contenant un terme imaginaire ?"Si le néant contient une idée, il ne s’agit plus du néant mais du chaos qui se définit comme un ordre caché.
Page 42 « Le Créateur n’a pas le champ aussi libre que nous le pensons » dit Teilhard. C’est évident et cela ne lui enlève pas la qualité de perfection qui lui est attribuée. L’idée du Créateur, pour parfaite qu’elle soit, ne l’exonère pas de s’intégrer dans un contexte de temps. L’évolution dans son principe est une complexification, phase après phase ; les choses se font l’une après l’autre, le facteur temps est donc incontournable. La Genèse dit que l’univers fut créé en six jours. Nous avons là une notion de temps, Dieu est parfait mais pas tout de suite.
Ces difficultés à surmonter évoquées par Teilhard ne constituent pas une chute et encore moins une faute mais, bien au contraire, une montée partant du faiblement conscient au plus fortement conscient. Si le fait que Dieu s’investisse dans la matière était une faute, Dieu qui est parfait ne l’aurait pas commise. Teilhard va dans ce sens quand il dit : « Pour faire une âme Dieu n’a qu’une solution : créer le monde ».
J’arrête ici ma réflexion et les pensées relevées aux pages 42,43,44,45 seront traitées ultérieurement car elles s’intègrent aussi dans l’étude de ce livre très prometteur en échanges.
Page 35 Si une causalité dominante sert l’influence divine sur l’univers, cela signifie que la matière qui le compose est déterminée ; déterminée pour qui ? On peut penser que le Créateur avait mis toutes les informations nécessaires au développement de l’univers quand Il en posa la première pierre. On peut même penser qu’Il introduisit des balises dans la matière pour suivre son développement et communiquer avec les éléments que nous sommes.
Page 36 Et c’est peut-être grâce à ces balises que nous pouvons ressentir la Présence d’un Créateur, ayant ainsi la possibilité de capter ses ondes d’immanence. Seuls les êtres qui ont activé leur balise peuvent capter en eux-mêmes ce que l’on peut supposer être des messages du Créateur. C’est peut-être le principe de ce que les religions nomment la Révélation. Précisons toutefois que les lois du hasard dans les grands nombres jouent un rôle incontournable. « Influence divine sur le hasard » dit Teilhard … « Les dés sont pipés » disait Einstein.
Page 37 Tout ce réseau d’échanges et d’influences compose ce que Teilhard nomme « L’Ame du monde » (ou noosphère). Cette Ame du monde agirait sur le tout et sur l’élément. Ce serait donc à chaque élément individualisé de découvrir en lui ce miracle de communication afin, par la suite, de développer en lui cette sensibilité nouvelle communément appelée « âme ».
Page 38 "L’élément est habité par la Cause" dit Teilhard. On croirait entendre Jésus, priant en solitaire dans le Jardin des Oliviers avant son arrestation. (Voir la prière sacerdotale du Christ dans l’Evangile de Jean).
Dire que Dieu fait que les choses se fassent ou La Cause Première est un "mystère inatteignable" est un pléonasme ; qui pourrait prétendre à cette connaissance suprême ? Ne suffit-il pas de constater les effets pour avoir la certitude de l’existence de la Cause ? Dans ces conditions, il n’est plus nécessaire de nous creuser inutilement la cervelle mais croyons et agissons ; c’est tout ce que nous demande le Créateur pour l’aider dans la réussite de l’œuvre. Cessons de tourner autour du pot comme le fait la plupart des intellectuels ; allons droit au but, envoyons la balle au centre, au « centre de l’idée » bien sûr.
Page 39 Ici Teilhard propose une réflexion sur les miracles : Si l’on excepte les cas très rares et plus ou moins contestables de résurrection (mis à part ceux de l’Evangile), il n’y a pas dans l’Eglise de miracle hors de portée des forces de la nature. En disant cela Teilhard se met à dos les fondamentalistes et les marchands du temple. Beaucoup de lieux de pèlerinages sont basés sur des légendes et des mythes qui font du bien à beaucoup de personnes. Quant aux résurrections charnelles, il y a peut-être confusion avec les résurrections spirituelles ; ce que laissent entendre les Evangiles assez clairement et chacun a le droit d’interpréter à sa guise, c’est une liberté absolue de conscience. Miracles ou forces inconnues de la nature ? Il ne s’agit ni de superstition ni de blasphème. L’important est d’admettre le miracle suprême de la manifestation et de l’évolution de la matière.
Page 40 « Pour comprendre la Cause première il faut développer une certaine sensibilité de l’âme » dit Teilhard dans ce texte. A mon sens, les religions ne développent pas assez cette idée et ce pour une bonne raison : l’âme fait concurrence au dogme de la Révélation des Ecritures.
Je me pose la question suivante : qu’est-ce donc la Révélation si ce n’est une intuition de l’âme humaine ; intuition plus intense chez les prophètes que chez le vulgum pecus, bien qu’elles soient de même essence. L’Evangile mettra tout le monde d’accord sur un point lorsqu’il fait dire à Jésus : "Cherchez d’abord le Royaume et le reste vous sera donné de surcroît" (Matthieu VI-33)
Page 41 Problème ! En quoi est-il amoindrissant, selon Teilhard dans ce texte, De s’en tenir aux trois questions qu’il pose tout en les considérant comme dégradantes pour celui qui les pose ? Voici ces questions :
1- Animalité et rationalité sont-elles compatibles ?
2- L’univers tient-il par la seule intelligence de ses éléments ?
3- Dieu peut-Il faire surgir l’univers ex nihilo ?
Pour autant, voici mon avis :
1-La rationalité n’est pas incompatible avec l’animalité (bien des éthologues le pensent) qui est en nous, êtres humains. L’opposition de ces deux caractéristiques est, en réalité, une complémentarité puisqu’elles interagissent l’une sur l’autre. En les plaçant à un niveau supérieur, il n’y a pas d’opposition qui ne se résolve dans l’unité.
2-Je ne comprends pas la raison de cette question, surtout venant de Teilhard. Bien sûr, l’univers tient par l’intelligibilité de ses éléments lesquels, par principe, sont le point de départ obligé de l’évolution. Cet élément intelligible de base de l’évolution est la seule alternative opposable au néant.
3-Dieu peut-Il faire surgir l’univers ex nihilo ? Bien sûr que non car du néant il ne peut rien sortir ; sauf si ce néant contient l’IDEE mais si c’était le cas il ne s’agirait plus du néant qui, par définition ne contient rien. Il faut admettre que l’idée (comme toutes les idées d’ailleurs) a une existence réelle. A ce propos, je rappelle ce qu’a écrit Teilhard dans le tome-9 « Science et Christ » page 229 : "Ne nous acheminons-nous pas inévitablement vers une conception toute nouvelle de l’Etre où s’associerait à une fonction synthétique générale comme des fonctions algébriques contenant un terme imaginaire ?"Si le néant contient une idée, il ne s’agit plus du néant mais du chaos qui se définit comme un ordre caché.
Page 42 « Le Créateur n’a pas le champ aussi libre que nous le pensons » dit Teilhard. C’est évident et cela ne lui enlève pas la qualité de perfection qui lui est attribuée. L’idée du Créateur, pour parfaite qu’elle soit, ne l’exonère pas de s’intégrer dans un contexte de temps. L’évolution dans son principe est une complexification, phase après phase ; les choses se font l’une après l’autre, le facteur temps est donc incontournable. La Genèse dit que l’univers fut créé en six jours. Nous avons là une notion de temps, Dieu est parfait mais pas tout de suite.
Ces difficultés à surmonter évoquées par Teilhard ne constituent pas une chute et encore moins une faute mais, bien au contraire, une montée partant du faiblement conscient au plus fortement conscient. Si le fait que Dieu s’investisse dans la matière était une faute, Dieu qui est parfait ne l’aurait pas commise. Teilhard va dans ce sens quand il dit : « Pour faire une âme Dieu n’a qu’une solution : créer le monde ».
J’arrête ici ma réflexion et les pensées relevées aux pages 42,43,44,45 seront traitées ultérieurement car elles s’intègrent aussi dans l’étude de ce livre très prometteur en échanges.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
A.M.Tisserand / "Comment je crois" : chapitre 3
Vendredi 3 Février 2012Réflexion proposée pour réunion du 24 février 2012
Sur la quinzaine de citations proposées, extraites du chapitre 3, j’en ai traité 6, de manière quasi spontanée et subjective. C’est d’ailleurs ce qui nous a été demandé par notre président. Mais je ne doute pas que l’étude de ce tome 10 va me faire aller de l’avant.
Page 42 :" Le Créateur n’a pas le champ aussi libre que nous le supposons, Il a devant Lui d’énormes difficultés à surmonter et des risques aussi grands à éviter".
Sortie de son contexte, cette phrase (qui n'est qu'une étape de réflexion de l'auteur) pourrait bien fabriquer des idoles en tous genres car elle ne répond pas au besoin vital d’absolu de l’être humain. La nature ne donnant rien d’inutile, en écho à cet appétit d’absolu, LA réponse doit certainement exister : Un Dieu ne serait pas Dieu s’Il n’était pas Bien souverain, Sagesse et Intelligence, Toute Puissance indépendante, le « Je suis Celui qui Suis » (El Houssoul, la Présence, comme disent les musulmans).
Si Dieu semble impuissant et limité, c’est que, individuellement et collectivement, nous ne lui faisons pas assez de place en nous. Serait-ce là que résiderait la vraie liberté ? L’homme a le pouvoir temporaire de diminuer en lui la présence divine, de la défigurer, de l’ignorer et même de la rejeter, comme si l'incommensurable différence de nature entre Dieu et sa créature ne suffisait pas; ce qui réitère en permanence, à travers les générations successives, le supplice historique de Jésus, jusqu’à son ultime « Tout est consommé » ; sauf que, là, la Passion se déroule en nous et se répercute inévitablement dans l’environnement car la création a été confiée à l’Homme par Dieu (voir Genèse). D’ailleurs, cela devient une évidence -que l’on soit croyant ou pas- en notre temps où l’équilibre écologique est dangereusement détérioré par l’homme.
(page 36) Alors, comment « Dieu nous est connaissable » ?
Partiellement, à notre mesure, par la prière, la méditation, et par la conscience dans une acception des plus teilhardienne.
(page 38)… « L’élément (chaque être humain) est habité par la Cause Première »
Ce qui ramène au Prologue de Jean versets 5 et 11 :
-La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue
-Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue »
(page 40). C’est pourquoi « Pour comprendre la Cause Première il faut développer une certaine sensibilité de l’âme »
Mais pour entrer dans ce processus de développement de la sensibilité de l’âme, encore faut-il avoir la Grâce, et être sur son Chemin de Damas ; et là, c’est effectivement un grand mystère ; nous ne gérons pas car, pour les chrétiens, la foi est une vertu théologale, qui vient de Dieu. « Mes brebis connaissent ma voix » (Jean X) et
« J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ». (Jean X-17). En fait, cette parabole du « Bon Berger » est à étudier dans son entier.
Mais avec tristesse je me demande souvent : pourquoi mais pourquoi certains et pas d’autres ?
Il faut se consoler avec cette parole universelle de Gandhi : « Toute âme qui s’élève élève le monde » puisque Teilhard écrit
(page 43) « La création est un tout indivisible comprenant l’humanité, la terre, l’univers, et un Christ Universel ».
(page 37) Or La création ne peut être colmatée que par le ciment et la truelle de « l’Ame du monde » ce «Centre qui est partout et la circonférence nulle part », Alfa-Omega, Le Christ Universel.
Page 42 :" Le Créateur n’a pas le champ aussi libre que nous le supposons, Il a devant Lui d’énormes difficultés à surmonter et des risques aussi grands à éviter".
Sortie de son contexte, cette phrase (qui n'est qu'une étape de réflexion de l'auteur) pourrait bien fabriquer des idoles en tous genres car elle ne répond pas au besoin vital d’absolu de l’être humain. La nature ne donnant rien d’inutile, en écho à cet appétit d’absolu, LA réponse doit certainement exister : Un Dieu ne serait pas Dieu s’Il n’était pas Bien souverain, Sagesse et Intelligence, Toute Puissance indépendante, le « Je suis Celui qui Suis » (El Houssoul, la Présence, comme disent les musulmans).
Si Dieu semble impuissant et limité, c’est que, individuellement et collectivement, nous ne lui faisons pas assez de place en nous. Serait-ce là que résiderait la vraie liberté ? L’homme a le pouvoir temporaire de diminuer en lui la présence divine, de la défigurer, de l’ignorer et même de la rejeter, comme si l'incommensurable différence de nature entre Dieu et sa créature ne suffisait pas; ce qui réitère en permanence, à travers les générations successives, le supplice historique de Jésus, jusqu’à son ultime « Tout est consommé » ; sauf que, là, la Passion se déroule en nous et se répercute inévitablement dans l’environnement car la création a été confiée à l’Homme par Dieu (voir Genèse). D’ailleurs, cela devient une évidence -que l’on soit croyant ou pas- en notre temps où l’équilibre écologique est dangereusement détérioré par l’homme.
(page 36) Alors, comment « Dieu nous est connaissable » ?
Partiellement, à notre mesure, par la prière, la méditation, et par la conscience dans une acception des plus teilhardienne.
(page 38)… « L’élément (chaque être humain) est habité par la Cause Première »
Ce qui ramène au Prologue de Jean versets 5 et 11 :
-La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue
-Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue »
(page 40). C’est pourquoi « Pour comprendre la Cause Première il faut développer une certaine sensibilité de l’âme »
Mais pour entrer dans ce processus de développement de la sensibilité de l’âme, encore faut-il avoir la Grâce, et être sur son Chemin de Damas ; et là, c’est effectivement un grand mystère ; nous ne gérons pas car, pour les chrétiens, la foi est une vertu théologale, qui vient de Dieu. « Mes brebis connaissent ma voix » (Jean X) et
« J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ». (Jean X-17). En fait, cette parabole du « Bon Berger » est à étudier dans son entier.
Mais avec tristesse je me demande souvent : pourquoi mais pourquoi certains et pas d’autres ?
Il faut se consoler avec cette parole universelle de Gandhi : « Toute âme qui s’élève élève le monde » puisque Teilhard écrit
(page 43) « La création est un tout indivisible comprenant l’humanité, la terre, l’univers, et un Christ Universel ».
(page 37) Or La création ne peut être colmatée que par le ciment et la truelle de « l’Ame du monde » ce «Centre qui est partout et la circonférence nulle part », Alfa-Omega, Le Christ Universel.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Yves Gourbeault / La Fin de l'Espèce
Mercredi 1 Février 2012
Pour la réunion du 27 janvier 2012
L'Avenir de l'Homme, chapitre 22, Editions du Seuil
Les chapitres 20 et 21 ne sont que des redites.
Par contre, le chapitre 22 « La fin de l’Espèce » évoque un sujet nouveau dans la pensée de Teilhard. Jusqu’à présent, sa vision dominante était celle d’une super humanité, aboutissement d’une ultime évolution de conscience.
Ici, Teilhard semble se rendre à l’évidence et admet la disparition de l’espèce humaine et je le cite : « Il n’y pas de sursis à attendre. Tout se qui se raconte sur les échappatoires de la mort et la fin de la planète pour rassurer les gens est scientifiquement faux (…) l’homme découvre que les germes de sa disparition sont en lui (…) la science ne peut ni supprimer la mort ni nous envoyer dans une autre planète pour nous y réfugier. »
Parmi les scénarios possibles, je retiens celui que Teilhard exprime par une phrase un peu sibylline : « Perdant leur pouvoir de spéciation en vieillissant, les espèces survivent, ce qui est, somme toute, une forme de mort. »
C’est une pensée originale qui m’intéresse. Je crois comprendre que Teilhard fait allusion aux communautés d’insectes telles la ruche, la fourmilière ou la termitière dans lesquelles l’organisation est figée et semble échapper à toute évolution et l’absence d’évolution est effectivement assimilée à la mort.
Autre phrase sibylline qu’il y aurait lieu d’analyser : « L’idée de salut de l’espèce est une évasion psychique par excès de conscience. »
J’aimerais qu’on en disserte, avant de terminer par mon traditionnel « point d’interrogation ».
Par contre, le chapitre 22 « La fin de l’Espèce » évoque un sujet nouveau dans la pensée de Teilhard. Jusqu’à présent, sa vision dominante était celle d’une super humanité, aboutissement d’une ultime évolution de conscience.
Ici, Teilhard semble se rendre à l’évidence et admet la disparition de l’espèce humaine et je le cite : « Il n’y pas de sursis à attendre. Tout se qui se raconte sur les échappatoires de la mort et la fin de la planète pour rassurer les gens est scientifiquement faux (…) l’homme découvre que les germes de sa disparition sont en lui (…) la science ne peut ni supprimer la mort ni nous envoyer dans une autre planète pour nous y réfugier. »
Parmi les scénarios possibles, je retiens celui que Teilhard exprime par une phrase un peu sibylline : « Perdant leur pouvoir de spéciation en vieillissant, les espèces survivent, ce qui est, somme toute, une forme de mort. »
C’est une pensée originale qui m’intéresse. Je crois comprendre que Teilhard fait allusion aux communautés d’insectes telles la ruche, la fourmilière ou la termitière dans lesquelles l’organisation est figée et semble échapper à toute évolution et l’absence d’évolution est effectivement assimilée à la mort.
Autre phrase sibylline qu’il y aurait lieu d’analyser : « L’idée de salut de l’espèce est une évasion psychique par excès de conscience. »
J’aimerais qu’on en disserte, avant de terminer par mon traditionnel « point d’interrogation ».
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Jean-Pierre Frésafond / sujet de travail pour la réunion de vendredi 24 février 2012
Mardi 31 Janvier 2012
Chers Amis,
Suite à notre Assemblée Générale du 27 janvier 2012, je vous remercie d’avoir accepté d’entreprendre l’étude du tome 10
« COMMENT JE CROIS » . Il est disponible en librairie en version économique « POINT SAGESSE » à 14 €, et en version de luxe à 35 €. Voici quelques arguments justifiant ce choix :
-Les tomes 1, 3 et 7 que nous avons étudiés au cours des quatre années passées représentent la base scientifique et philosophique de Teilhard. Nous n’étudierons pas les tomes 2,3,4,6,8,9,11,13 car ils sont des reprises partielles ou totales des trois ouvrages sur lesquels nous avons réfléchi.
-En revanche, dans le tome 10 « COMMENT JE CROIS » Teilhard traite de théologie par rapport aux thèses sur lesquelles il veut s’expliquer et quand nous aurons terminé ce travail, c’est à dire dans environ deux ans, nous pourrons aborder les huit ouvrages cités plus haut parmi lesquels « ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE », « L’ETERNEL FEMININ », etc … ainsi que certaines exégèses de la pensée de Teilhard.
-Dans ce tome 10, deux ou trois chapitres sont vraisemblablement des réponses de Teilhard aux controverses le concernant. C’est de la haute théologie, incompréhensible aux profanes de cette discipline et je les mets provisoirement de côté.
Quant au neuf dixième des chapitres de cette œuvre, ils sont à la portée de notre capacité d’étude et nous en dégagerons des réflexions individuelles qui seront élaborées éventuellement sur deux mois s’il le faut :
-Le premier mois nous échangerons sur nos ébauches,
-Le second mois nous achèverons ces travaux.
Comme l’a suggéré notre amie, Christiane Latraiche, nous aurons recours à un théologien pour nous éclairer sur certains points du tome 10 et, en réponse à cette suggestion, j’ai obtenu l’assistance du Père Thierry Magnin, Recteur de la Faculté Catholique de Lyon, qui assistera et participera tous les six mois à une réunion. Ces dates seront fixées courant février, voici comment nous procéderons pour les questions :
-Un mois à l’avance, nous soumettrons à Thierry Magnin une dizaine de questions afin qu’il puisse en préparer la réponse.
-En ce qui concerne les chapitres que nous étudierons (et c’est valable pour tout le livre) l’écriture est très accessible et bien résumée ; je m’abstiendrai donc de faire des contractions de texte. En revanche, pour que nos lecteurs soient au courant de ce que nous étudions, je présenterai notre sujet mensuel d’étude, avec « le résumé des idées fortes du chapitre considéré », soit une ligne par idée. La page du chapitre sera indiquée en se référant à la version économique.
TOME 10, CHAPITRE 3 « NOTE SUR LE MODE D’ACTION DIVINE SUR L’UNIVERS »
Ce chapitre 3 est un texte inédit écrit en janvier 1920. A mon avis il ne fait pas appel à des connaissances doctrinales mais à nos profondes réflexions intimes.
Page 35 Une causalité dominante sert l’influence divine
Page 36 Comment Dieu nous est-il connaissable ?
Page 36 L’énergie divine a figure d’immanence exerçant une influence sur le hasard
Page 37 L’influence divine ressemble à une âme du monde
Page 37 L’influence divine agit sur le TOUT et sur chaque élément individuellement vivifié, jusqu’à ce que se produise un dialogue entre la CAUSE PREMIERE et l’ELEMENT INDIVIDUALISé
Page 38 L’Elément est habité par la Cause Première
Page 38 Dieu fait que les choses se fassent… La Cause Première est un mystère inatteignable
Page 39 Réflexion sur les miracles
Page 40 Pour comprendre la Cause Première il faut développer une certaine sensibilité de l’âme
Page 41 Trois Questions :
-Avec leur seule logique les humains sont-ils aptes à l’existence consciente ? Autrement dit, L’animalité et la rationalité sont-elles compatibles ?
-L’univers tient-il par la seule intelligibilité de ses éléments ?
-Dieu peut-Il faire surgir l’univers ex nihilo ?
Page 41 Réponses globales aux trois questions précédentes
-S’en tenir à ces trois questions serait amoindrissant.
Page 42 Le Créateur n’a pas le champ aussi libre que nous le supposons, Il a devant Lui d’énormes difficultés à surmonter et des risques aussi grands à éviter.
Page 42 Les éléments de l’univers ne peuvent être que coextensifs à l’ensemble, seul le Créateur a une puissance absolue. Tout ce qui n’est pas Dieu est multitude.
Page 42 Pour faire une âme Dieu n’a qu’une solution : créer le monde.
Page 43 La création est un tout indivisible comprenant l’humanité, la terre, l’univers, et un Christ Universel.
Page 43 Si l’œuvre du Créateur passe obligatoirement par le « multiple inorganisé » l’existence du mal est un fait inévitable. La lutte du Créateur pour le bien contre le mal est dans l’ordre normal des choses, sachant que le bien est l’univers conscient et le mal l’univers inconscient.
Page 44 Au regard de Dieu, il faut que l’humanité soit précieuse pour qu’Il veuille la délivrer du mal.
Page 44 Par quel miracle Dieu gouverne-t-Il les choses ; ne serait-ce pas les choses qui gouvernent le Créateur ?
Page 45 Le Créateur serait-Il impuissant face au déterminisme ?
Page 45 Que l’homme vive loin de Dieu et l’univers devient hostile ; mais que l’homme croit en Dieu aussitôt les éléments s’organisent en un TOUT bienveillant à son égard.
Suite à notre Assemblée Générale du 27 janvier 2012, je vous remercie d’avoir accepté d’entreprendre l’étude du tome 10
« COMMENT JE CROIS » . Il est disponible en librairie en version économique « POINT SAGESSE » à 14 €, et en version de luxe à 35 €. Voici quelques arguments justifiant ce choix :
-Les tomes 1, 3 et 7 que nous avons étudiés au cours des quatre années passées représentent la base scientifique et philosophique de Teilhard. Nous n’étudierons pas les tomes 2,3,4,6,8,9,11,13 car ils sont des reprises partielles ou totales des trois ouvrages sur lesquels nous avons réfléchi.
-En revanche, dans le tome 10 « COMMENT JE CROIS » Teilhard traite de théologie par rapport aux thèses sur lesquelles il veut s’expliquer et quand nous aurons terminé ce travail, c’est à dire dans environ deux ans, nous pourrons aborder les huit ouvrages cités plus haut parmi lesquels « ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE », « L’ETERNEL FEMININ », etc … ainsi que certaines exégèses de la pensée de Teilhard.
-Dans ce tome 10, deux ou trois chapitres sont vraisemblablement des réponses de Teilhard aux controverses le concernant. C’est de la haute théologie, incompréhensible aux profanes de cette discipline et je les mets provisoirement de côté.
Quant au neuf dixième des chapitres de cette œuvre, ils sont à la portée de notre capacité d’étude et nous en dégagerons des réflexions individuelles qui seront élaborées éventuellement sur deux mois s’il le faut :
-Le premier mois nous échangerons sur nos ébauches,
-Le second mois nous achèverons ces travaux.
Comme l’a suggéré notre amie, Christiane Latraiche, nous aurons recours à un théologien pour nous éclairer sur certains points du tome 10 et, en réponse à cette suggestion, j’ai obtenu l’assistance du Père Thierry Magnin, Recteur de la Faculté Catholique de Lyon, qui assistera et participera tous les six mois à une réunion. Ces dates seront fixées courant février, voici comment nous procéderons pour les questions :
-Un mois à l’avance, nous soumettrons à Thierry Magnin une dizaine de questions afin qu’il puisse en préparer la réponse.
-En ce qui concerne les chapitres que nous étudierons (et c’est valable pour tout le livre) l’écriture est très accessible et bien résumée ; je m’abstiendrai donc de faire des contractions de texte. En revanche, pour que nos lecteurs soient au courant de ce que nous étudions, je présenterai notre sujet mensuel d’étude, avec « le résumé des idées fortes du chapitre considéré », soit une ligne par idée. La page du chapitre sera indiquée en se référant à la version économique.
TOME 10, CHAPITRE 3 « NOTE SUR LE MODE D’ACTION DIVINE SUR L’UNIVERS »
Ce chapitre 3 est un texte inédit écrit en janvier 1920. A mon avis il ne fait pas appel à des connaissances doctrinales mais à nos profondes réflexions intimes.
Page 35 Une causalité dominante sert l’influence divine
Page 36 Comment Dieu nous est-il connaissable ?
Page 36 L’énergie divine a figure d’immanence exerçant une influence sur le hasard
Page 37 L’influence divine ressemble à une âme du monde
Page 37 L’influence divine agit sur le TOUT et sur chaque élément individuellement vivifié, jusqu’à ce que se produise un dialogue entre la CAUSE PREMIERE et l’ELEMENT INDIVIDUALISé
Page 38 L’Elément est habité par la Cause Première
Page 38 Dieu fait que les choses se fassent… La Cause Première est un mystère inatteignable
Page 39 Réflexion sur les miracles
Page 40 Pour comprendre la Cause Première il faut développer une certaine sensibilité de l’âme
Page 41 Trois Questions :
-Avec leur seule logique les humains sont-ils aptes à l’existence consciente ? Autrement dit, L’animalité et la rationalité sont-elles compatibles ?
-L’univers tient-il par la seule intelligibilité de ses éléments ?
-Dieu peut-Il faire surgir l’univers ex nihilo ?
Page 41 Réponses globales aux trois questions précédentes
-S’en tenir à ces trois questions serait amoindrissant.
Page 42 Le Créateur n’a pas le champ aussi libre que nous le supposons, Il a devant Lui d’énormes difficultés à surmonter et des risques aussi grands à éviter.
Page 42 Les éléments de l’univers ne peuvent être que coextensifs à l’ensemble, seul le Créateur a une puissance absolue. Tout ce qui n’est pas Dieu est multitude.
Page 42 Pour faire une âme Dieu n’a qu’une solution : créer le monde.
Page 43 La création est un tout indivisible comprenant l’humanité, la terre, l’univers, et un Christ Universel.
Page 43 Si l’œuvre du Créateur passe obligatoirement par le « multiple inorganisé » l’existence du mal est un fait inévitable. La lutte du Créateur pour le bien contre le mal est dans l’ordre normal des choses, sachant que le bien est l’univers conscient et le mal l’univers inconscient.
Page 44 Au regard de Dieu, il faut que l’humanité soit précieuse pour qu’Il veuille la délivrer du mal.
Page 44 Par quel miracle Dieu gouverne-t-Il les choses ; ne serait-ce pas les choses qui gouvernent le Créateur ?
Page 45 Le Créateur serait-Il impuissant face au déterminisme ?
Page 45 Que l’homme vive loin de Dieu et l’univers devient hostile ; mais que l’homme croit en Dieu aussitôt les éléments s’organisent en un TOUT bienveillant à son égard.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
J.P. Giroud / De l'UNANIMISATION HUMAINE à la FIN de l'ESPECE
Lundi 30 Janvier 2012fin du livre "L'Avenir de l'Homme"
La Terre, centre des mondes dans les temps anciens, se perçoit aujourd'hui de plus en plus limitée, fermée sur elle-même, conséquence des échanges des évolutions des techniques, des communications, des médias, des pensées revisitées, etc, visions des êtres de plus en plus interconnectés entre eux.
Il en résulte un mouvement constamment évolutif de rapprochements. Il y a marche vers plus d'humain, vers de l'ultra humain et, postulat encore de l'évolution, plus de vision de l'intérieur, du dedans des choses, alors la question se pose : est-ce vers Quelqu'un? Essayons de préciser cela.
Par le regard que l'on a de notre astre, par l'étude des strates, des marques des siècles passés, il est possible de vérifier les évolutions depuis plusieurs milliers d'années. Nous constatons des arrangements, des créations, des complexifications. Notre monde s'intensifie dans les états et les espèces, et l'homme en fait pleinement parti. La personne interconnectée d'aujourd'hui est suite et prolongement de celle d'hier.
Sur la planète terre, fermée, le primate a évolué. Il est devenu pensant et au fil du temps il s'est modifié dans sa nature, il s'est arrangé encore et encore; évolution avant la transmutation, rêve qui deviendra réalité?
Plus de présence va vers un plus: l’introversion, dynamique dans son essence-même, ne peut-elle pas conduire vers un état différent, nouveau?
Il est possible pour l’homme de voir toujours plus en lui-même, de mieux se comprendre ainsi que de mieux comprendre les autres; acteur doublement présent dans ses mouvements, ses pulsions, son environnement ; mais jusqu’où?
Tel est donc aujourd'hui l'homme dans la chaine de l'évolution et cette chaine s'allonge, s'enrichit à chaque instant et jour après jour par de nouveaux maillons.
Cependant, Teilhard soulève une objection visant à pouvoir réduire à néant cette vision de l'avenir, et c'est la mort individuelle source possible de désespoir.
Cette tragédie qui n'épargne personne déstabilise l'homme déchiré en lui-même par la perte de l'autre. Mais à l'échelle des temps, si on regarde l'humanité et les humains qui maintenant ne sont plus, on ne peut que constater, encore et encore, l'évolution constante de la nature; marche, course peut-être, ouverture, espérance en tout cas pour tous les nouveaux futurs.
La fabuleuse Histoire humaine continue. Teilhard le dit sous forme d’interrogation:
« L'aventure humaine...,vers un paroxysme de la noosphère? »
et il dit encore: « Le point critique de Réflexion planétaire...correspond...par retournement ou dématérialisation, sur une autre face de l'univers: non pas une fin de l’ultra humain mais son accession à quelque transhumain, au cœur même des choses ». Qu'est-ce que cela veut dire?
Je suis la suite, bien réelle, des évolutions personnelles et collectives qui m'ont précédé, prolongement, suite de multiples états, enrichi des réponses de la pensée introspective (je sais me regarder) et décidément, par ma nature-même, je ne peux et nous tous humains, ne pourrons en rester là! Exaltation pour des après qui seront bien différents d'aujourd'hui; sur ce qu'il nomme l'autre face, état que certains dans cette vie ont entrevu?
« Bienheureux les cœurs purs... »(Mt.V,8)
Et l' idée cependant toujours présente, est qu'il n'y a pas négation de la Terre. Elle est amie, amante et mère, il y a éclosion et fruit, dénouement heureux logique, l'Homme enfin amorisé dans sa totalité.
C'est la fin du livre L'Avenir de l'Homme et Teilhard suggère sa vision de la Fin du Monde:
« Il n'y a pas à nous creuser la tête, dit-il, pour savoir comment l'énormité matérielle de l'univers pourra jamais s'évanouir. Il suffit que l'esprit s'inverse, qu'il change de zone, pour qu'immédiatement s'altère la figure du monde ».Ce qu'il veut dire, il me semble, est que étant humain, je pense comme tel; cependant est en chacun une part de divin, cette part qui ne demande qu'à grandir si je le souhaite, et alors la pensée puis l'action voient, s’installent autrement, et l'homme d'abord déchiré parce qu'aussi de la terre, et puis, bientôt heureux, car il se sait en chemin vers la Finitude.
Je me souviens maintenant de Michel qui nous a quitté il y a quelques semaines; j'ai pensé, quand j'ai appris la date de sa mort, comme d'autres, qu'il faisait comme un clin d’œil à ses amis en partant pour l'autre rive le 25 décembre. Est-ce une invitation à aller vers de nouvelles naissances dans la quête de l'insondable? Il était parmi nous, il m' a fait partager ses convictions avec beaucoup d'humilité. Il avait résolument foi en Celui qui est et qui peut tout. Michel était présence calme et sereine, en paix et il semblait dans l'attente avec presque de l'impatience.
Merci Michel, ami de Teilhard. J'en suis sûr, toi aussi, de là où tu es, tu m' aideras ainsi que ta famille.
Encore quelques paroles de Teilhard qui donne sa vision de la fin des temps:
« ...Les monades se précipiteront à la place où la maturation totale des choses et l'implacable irréversibilité de l'histoire entière du monde les destineront irrévocablement, les unes matières spiritualisées, dans l'achèvement sans limites d'une éternelle communion; les autres, esprits matérialisés, dans les affres conscientes d'une interminable décomposition. »
Et plus loin:
« Comme une marée immense, l’Être aura dominé le frémissement des êtres. Au sien d'un océan tranquillisé, mais dont chaque goutte aura conscience de demeurer elle-même, l'extraordinaire aventure du Monde sera terminée. Le rêve de toute mystique aura trouvé sa pleine et légitime satisfaction ». Que rajouter à cela sinon que je suis dans l'inconnu?
Mais si je prends soin de regarder, d'écouter, est-ce que je ne perçois pas l'ange qui me trouve le chemin lorsque je me sens perdu, et si j'ai peur de me trouver démuni, ne sachant que faire, n'y a-t-il pas ce Psaume 23/4 :
« Je ne crains aucun mal,...ton bâton me rassure »
Il en résulte un mouvement constamment évolutif de rapprochements. Il y a marche vers plus d'humain, vers de l'ultra humain et, postulat encore de l'évolution, plus de vision de l'intérieur, du dedans des choses, alors la question se pose : est-ce vers Quelqu'un? Essayons de préciser cela.
Par le regard que l'on a de notre astre, par l'étude des strates, des marques des siècles passés, il est possible de vérifier les évolutions depuis plusieurs milliers d'années. Nous constatons des arrangements, des créations, des complexifications. Notre monde s'intensifie dans les états et les espèces, et l'homme en fait pleinement parti. La personne interconnectée d'aujourd'hui est suite et prolongement de celle d'hier.
Sur la planète terre, fermée, le primate a évolué. Il est devenu pensant et au fil du temps il s'est modifié dans sa nature, il s'est arrangé encore et encore; évolution avant la transmutation, rêve qui deviendra réalité?
Plus de présence va vers un plus: l’introversion, dynamique dans son essence-même, ne peut-elle pas conduire vers un état différent, nouveau?
Il est possible pour l’homme de voir toujours plus en lui-même, de mieux se comprendre ainsi que de mieux comprendre les autres; acteur doublement présent dans ses mouvements, ses pulsions, son environnement ; mais jusqu’où?
Tel est donc aujourd'hui l'homme dans la chaine de l'évolution et cette chaine s'allonge, s'enrichit à chaque instant et jour après jour par de nouveaux maillons.
Cependant, Teilhard soulève une objection visant à pouvoir réduire à néant cette vision de l'avenir, et c'est la mort individuelle source possible de désespoir.
Cette tragédie qui n'épargne personne déstabilise l'homme déchiré en lui-même par la perte de l'autre. Mais à l'échelle des temps, si on regarde l'humanité et les humains qui maintenant ne sont plus, on ne peut que constater, encore et encore, l'évolution constante de la nature; marche, course peut-être, ouverture, espérance en tout cas pour tous les nouveaux futurs.
La fabuleuse Histoire humaine continue. Teilhard le dit sous forme d’interrogation:
« L'aventure humaine...,vers un paroxysme de la noosphère? »
et il dit encore: « Le point critique de Réflexion planétaire...correspond...par retournement ou dématérialisation, sur une autre face de l'univers: non pas une fin de l’ultra humain mais son accession à quelque transhumain, au cœur même des choses ». Qu'est-ce que cela veut dire?
Je suis la suite, bien réelle, des évolutions personnelles et collectives qui m'ont précédé, prolongement, suite de multiples états, enrichi des réponses de la pensée introspective (je sais me regarder) et décidément, par ma nature-même, je ne peux et nous tous humains, ne pourrons en rester là! Exaltation pour des après qui seront bien différents d'aujourd'hui; sur ce qu'il nomme l'autre face, état que certains dans cette vie ont entrevu?
« Bienheureux les cœurs purs... »(Mt.V,8)
Et l' idée cependant toujours présente, est qu'il n'y a pas négation de la Terre. Elle est amie, amante et mère, il y a éclosion et fruit, dénouement heureux logique, l'Homme enfin amorisé dans sa totalité.
C'est la fin du livre L'Avenir de l'Homme et Teilhard suggère sa vision de la Fin du Monde:
« Il n'y a pas à nous creuser la tête, dit-il, pour savoir comment l'énormité matérielle de l'univers pourra jamais s'évanouir. Il suffit que l'esprit s'inverse, qu'il change de zone, pour qu'immédiatement s'altère la figure du monde ».Ce qu'il veut dire, il me semble, est que étant humain, je pense comme tel; cependant est en chacun une part de divin, cette part qui ne demande qu'à grandir si je le souhaite, et alors la pensée puis l'action voient, s’installent autrement, et l'homme d'abord déchiré parce qu'aussi de la terre, et puis, bientôt heureux, car il se sait en chemin vers la Finitude.
Je me souviens maintenant de Michel qui nous a quitté il y a quelques semaines; j'ai pensé, quand j'ai appris la date de sa mort, comme d'autres, qu'il faisait comme un clin d’œil à ses amis en partant pour l'autre rive le 25 décembre. Est-ce une invitation à aller vers de nouvelles naissances dans la quête de l'insondable? Il était parmi nous, il m' a fait partager ses convictions avec beaucoup d'humilité. Il avait résolument foi en Celui qui est et qui peut tout. Michel était présence calme et sereine, en paix et il semblait dans l'attente avec presque de l'impatience.
Merci Michel, ami de Teilhard. J'en suis sûr, toi aussi, de là où tu es, tu m' aideras ainsi que ta famille.
Encore quelques paroles de Teilhard qui donne sa vision de la fin des temps:
« ...Les monades se précipiteront à la place où la maturation totale des choses et l'implacable irréversibilité de l'histoire entière du monde les destineront irrévocablement, les unes matières spiritualisées, dans l'achèvement sans limites d'une éternelle communion; les autres, esprits matérialisés, dans les affres conscientes d'une interminable décomposition. »
Et plus loin:
« Comme une marée immense, l’Être aura dominé le frémissement des êtres. Au sien d'un océan tranquillisé, mais dont chaque goutte aura conscience de demeurer elle-même, l'extraordinaire aventure du Monde sera terminée. Le rêve de toute mystique aura trouvé sa pleine et légitime satisfaction ». Que rajouter à cela sinon que je suis dans l'inconnu?
Mais si je prends soin de regarder, d'écouter, est-ce que je ne perçois pas l'ange qui me trouve le chemin lorsque je me sens perdu, et si j'ai peur de me trouver démuni, ne sachant que faire, n'y a-t-il pas ce Psaume 23/4 :
« Je ne crains aucun mal,...ton bâton me rassure »
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Pierre Roquefort / Le coeur du problème
Dimanche 22 Janvier 2012Ce texte est écrit en 1949, Teilhard a 70 ans. Il a déjà amassé une expérience assez considérable. Il considère que ce qui l’a le plus marqué est l’ensemble des contacts qu’il a pu avoir, sur plusieurs continents, avec ce que les divers pays qu’il a parcouru « comptent de plus significatif et de plus éminent en matière de substance humaine ». Il estime qu’il doit pousser un cri à l’intention de ceux qui « mieux placés que lui ont en charge de diriger, directement ou indirectement l’Eglise » pour bien leur faire sentir ce qu’il ressent et leur faire partager son point de vue.
L’évolution de l’espèce humaine se poursuivra en parallèle avec l’évolution du Cosmos. Jusqu’à maintenant pour les « spirituels » aussi bien d’Orient que d’Occident « cette évolution ne pourra se faire qu’en vertical vers « l’En Haut et quelque Transcendant ». Pour Teilhard, elle se fera aussi vers « l’En Avant et quelque Ultra Humain ».
C’est la coexistence de ces 2 façons de voir les choses qui provoque troubles et conflits dans l’humanité, troubles et conflits qui interfèrent avec la foi de chacun.
En ce moment, s’exercent sur chaque homme, à la fois, une force d’adoration et une force que Teilhard qualifie de « Transhominisation ». En d’autres termes et pour faire bref, le royaume de Dieu se situera-t-il dans le ciel ou sur la terre ?
Teilhard insiste longuement sur le fait que croire seulement vers l’En Avant aboutit à une impasse ; il faut croire aux 2 à la fois.
Dans une dernière partie, il affirme sa conviction, que la vision eschatologique actuelle peut être réajustée pour se conjuguer avec une vision plus terre à terre des choses.
Alors apparaîtra un Christ perçu, non plus seulement comme un sauveur des âmes individuelles, mais comme un moteur ultime de l’anthropogénèse.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
A.M.Tisserand/La fin de l'espèce ?
Dimanche 22 Janvier 2012
chapitre 22, L'Avenir de l'Homme, éditions du Seuil
Réflexion proposée pour notre réunion du 27/01/2012
D’après Teilhard, Homme de foi et scientifique, l’évolution est devenue raisonnablement incontestable. Cette évolution depuis le « pas de la réflexion » entraine une irréversible et encore mystérieuse complexité globale que l’on ne peut, faute de l'évaluer exactement, que constater d'après certains phénomènes. La complexité est elle-même supposée générer (par densification et resserrement de la macromolécule qu'est la masse humaine, et enroulement) une centréité de communication, non seulement entre les hommes, mais soutenue et « modélisée » par un « Super-Centre », Omega, le Christ... ou nommez le comme vous voulez si cela vous gêne . En effet, Jésus affirme : «Celui qui n’est pas contre nous est pour nous» (Marc 9.40). ). Cette phrase dite avec autorité par Jésus laisse une importante place à nos expériences d'incomplétude, au delà des certitudes à fleur de peau. J’ai comme l’impression,au travers de nos luttes, modestes ou non, de nos efforts de toutes sortes, que Dieu fera le reste; amorce de confiance, de" lâcher prise" après avoir été opératif jusqu'aux limites de nos possibilités du moment.
De notre part, c’est une question de compréhension de son message d’amour, et de bonne volonté; une question de « oui » ou de "non" individuel, comme seule alternative possible d’après Teilhard. Quand bien même ne pourrions-nous pas faire davantage, là réside l’essentiel . D'ailleurs Teilhard écrit page 355 :
« Les hommes de l’avenir ne formeront plus qu’un, en quelque manière, qu’une seule conscience ; et parce que leur initiation étant terminée, ils auront mesuré la puissance de leurs esprits associés, l’immensité de l’univers et l’étroitesse de leur prison, cette conscience sera véritablement adulte, majeure. Ne peut-on pas imaginer qu’à ce moment se posera pour la première fois, dans une option finale, un acte vraiment et totalement humain, -le OUI ou le NON en face de Dieu, proféré individuellement par des êtres en chacun des quels se sera pleinement épanoui le sentiment de la liberté et de la responsabilité humaine ? »
Devant une telle logique corroborée par la foi (et malheureusement pas toujours l’inverse) qu’avons-nous à craindre au sujet de l’avenir de l’homme. ? Une métamorphose, comme la chrysalide de papillon ? L’Energie et la Présence de l’esprit divin seraient-elles si faibles et imbéciles, voire perverses, qu’elles ne puissent être victorieuses de nos limites et de nos réticences ? Cette victoire finale n’était-elle pas inscrite et programmée, dès les origines, d’après Teilhard, et d’après les Ecritures lues « selon l' esprit », et non pas au pied de la lettre (c’est peut-être à partir de ce point que se résorbera un jour le malentendu créationnistes/évolutionnistes) ; cela au cœur même de la matière que les chercheurs commencent à détecter, confrontés qu’ils sont à la fuyante « incomplétude » . ?
Or, nous pouvons avoir les cartes en main par le jeu combiné de la raison et de la foi. Après tout, cet enjeu pour aléatoire qu’il paraisse à certains, est plus rationnel que ceux proposés par la florissante Française des Jeux.
Ce constat d’incomplétude, débusqué par la physique quantique, d’une part et, d’autre part, par les théologiens et les mystiques depuis fort longtemps, a des répercussions possibles dans tous les domaines. Il a été magistralement et de manière accessible présenté par le Père Magnin, Recteur de la Faculté Catholique de Lyon, Théologien et physicien, à l’occasion de la parution de son livre "L'EXPERIENCE DE L'INCOMPLETUDE /Le Scientifique et le Théologien en Quête d'Origine" le 16 janvier dernier à la Faculté Catholique de Lyon . Toujours dans le même cadre, à l'expérience d'incomplétude, il convient d'ajouter deux autres facteurs dans l'observation actuelle des tréfonds de la matière : la "non localisation" (1) et la "non séparabilité" . Puisse notre regard chrétien s'adapter à ces trois indications scientifiques.
Et, justement, je me dis que sans ce sentiment d' incomplétude, nous ne chercherions pas aveuglément l’amour sous quelque forme ou objet que ce soit. Or, c’est précisément « l’amorisation » qui, d’après Teilhard, totalisera
« naturellement » l’humanité dans sa quintessence la plus précieuse, lors de sa convergence ultime -et inévitable- vers le « Point Omega ».
(1) Références wikipedia
Nicolas de Cues rompt avec la distinction aristotélicienne entre les mondes supra-lunaire et sub-lunaire, en appliquant à la « machine du monde » l'image de la sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part . Cette image, dont l'origine remonte aux écrits hermétiques (Livre des XXIV philosophes, prop. II), reçut son expression classique à la fin du XIIe, en particulier chez Alain de Lille, dans ses Règles de Théologie, où elle était appliquée exclusivement à Dieu. Nicolas de Cues accepte cette image symbolique, qu'il applique d'ailleurs aussi à Dieu ; son originalité est de l'utiliser aussi à propos de l'univers, quitte à bouleverser la cosmologie traditionnelle et faire le premier pas menant à la révolution copernicienne. Comme l'univers est indéfiniment grand, la terre ne peut plus en être le centre, écrit-il explicitement au chapitre 11 du livre II de la Docte ignorance (n. 157). Et comme tous les astres, elle n'est pas fixe mais en mouvement. Sans être à proprement parler infini, l'univers est sans limite finie, indéfini ou « indéterminé » (sans terme assignable).
De notre part, c’est une question de compréhension de son message d’amour, et de bonne volonté; une question de « oui » ou de "non" individuel, comme seule alternative possible d’après Teilhard. Quand bien même ne pourrions-nous pas faire davantage, là réside l’essentiel . D'ailleurs Teilhard écrit page 355 :
« Les hommes de l’avenir ne formeront plus qu’un, en quelque manière, qu’une seule conscience ; et parce que leur initiation étant terminée, ils auront mesuré la puissance de leurs esprits associés, l’immensité de l’univers et l’étroitesse de leur prison, cette conscience sera véritablement adulte, majeure. Ne peut-on pas imaginer qu’à ce moment se posera pour la première fois, dans une option finale, un acte vraiment et totalement humain, -le OUI ou le NON en face de Dieu, proféré individuellement par des êtres en chacun des quels se sera pleinement épanoui le sentiment de la liberté et de la responsabilité humaine ? »
Devant une telle logique corroborée par la foi (et malheureusement pas toujours l’inverse) qu’avons-nous à craindre au sujet de l’avenir de l’homme. ? Une métamorphose, comme la chrysalide de papillon ? L’Energie et la Présence de l’esprit divin seraient-elles si faibles et imbéciles, voire perverses, qu’elles ne puissent être victorieuses de nos limites et de nos réticences ? Cette victoire finale n’était-elle pas inscrite et programmée, dès les origines, d’après Teilhard, et d’après les Ecritures lues « selon l' esprit », et non pas au pied de la lettre (c’est peut-être à partir de ce point que se résorbera un jour le malentendu créationnistes/évolutionnistes) ; cela au cœur même de la matière que les chercheurs commencent à détecter, confrontés qu’ils sont à la fuyante « incomplétude » . ?
Or, nous pouvons avoir les cartes en main par le jeu combiné de la raison et de la foi. Après tout, cet enjeu pour aléatoire qu’il paraisse à certains, est plus rationnel que ceux proposés par la florissante Française des Jeux.
Ce constat d’incomplétude, débusqué par la physique quantique, d’une part et, d’autre part, par les théologiens et les mystiques depuis fort longtemps, a des répercussions possibles dans tous les domaines. Il a été magistralement et de manière accessible présenté par le Père Magnin, Recteur de la Faculté Catholique de Lyon, Théologien et physicien, à l’occasion de la parution de son livre "L'EXPERIENCE DE L'INCOMPLETUDE /Le Scientifique et le Théologien en Quête d'Origine" le 16 janvier dernier à la Faculté Catholique de Lyon . Toujours dans le même cadre, à l'expérience d'incomplétude, il convient d'ajouter deux autres facteurs dans l'observation actuelle des tréfonds de la matière : la "non localisation" (1) et la "non séparabilité" . Puisse notre regard chrétien s'adapter à ces trois indications scientifiques.
Et, justement, je me dis que sans ce sentiment d' incomplétude, nous ne chercherions pas aveuglément l’amour sous quelque forme ou objet que ce soit. Or, c’est précisément « l’amorisation » qui, d’après Teilhard, totalisera
« naturellement » l’humanité dans sa quintessence la plus précieuse, lors de sa convergence ultime -et inévitable- vers le « Point Omega ».
(1) Références wikipedia
Nicolas de Cues rompt avec la distinction aristotélicienne entre les mondes supra-lunaire et sub-lunaire, en appliquant à la « machine du monde » l'image de la sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part . Cette image, dont l'origine remonte aux écrits hermétiques (Livre des XXIV philosophes, prop. II), reçut son expression classique à la fin du XIIe, en particulier chez Alain de Lille, dans ses Règles de Théologie, où elle était appliquée exclusivement à Dieu. Nicolas de Cues accepte cette image symbolique, qu'il applique d'ailleurs aussi à Dieu ; son originalité est de l'utiliser aussi à propos de l'univers, quitte à bouleverser la cosmologie traditionnelle et faire le premier pas menant à la révolution copernicienne. Comme l'univers est indéfiniment grand, la terre ne peut plus en être le centre, écrit-il explicitement au chapitre 11 du livre II de la Docte ignorance (n. 157). Et comme tous les astres, elle n'est pas fixe mais en mouvement. Sans être à proprement parler infini, l'univers est sans limite finie, indéfini ou « indéterminé » (sans terme assignable).
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
LES DERNIERS CHAPITRES DE "L'AVENIE DE L'HOMME", Editions du Seuil
Les chapitres concluant ce livre forment une suite cohérente. Cependant, comme pour toute l’œuvre de Teilhard, j’émettrai une réserve, toujours la même : rien n’est fait pour toucher les non chrétiens et les non croyants qui représentent les quatre cinquième de la population mondiale.
Selon Teilhard et les religions chrétiennes, en dehors de celles-ci il n’est point de salut possible. Jamais un mot pour les musulmans, les Hindouistes ou les animistes alors que ces derniers sont pourtant proches de Teilhard qui, lui aussi, revendique un panthéisme de convergence. Le dogme chrétien est difficile à admettre et à comprendre pour les profanes ; c’est une évidence que l’Eglise a du mal à comprendre.
Chapitre 20 : LES UNIFICATIONS
Paradoxalement Teilhard hésite entre deux hypothèses
-Celle d’un chaos contre nature qui serait selon lui évitable,
-et celle d'un chaos naturel inévitable, livrant au hasard l’évolution des tendances vers le mal ou vers le bien.
Non seulement l'auteur ne définit pas convenablement le chaos, mais il adopte le « mythe de la souffrance » si cher au Vatican et à d'autres sensibilités chrétiennes, contre lequel il s’est par ailleurs opposé.
Les Evangiles sont pourtant claires sur ce sujet avec des paraboles comme celle du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13: 24) ou celle qui évoque beaucoup d’appelés mais peu d’élus (Matthieu 22. 1-14).
N’oublions pas deux règles importantes :
-la première est celle où tout progrès se paye par une déperdition d’énergie ;
-la seconde est que le chaos est un ordre caché. Notre challenge consiste donc à découvrir cet ordre, et à faire monter notre niveau de conscience pour échapper au destin de « dissipation d’énergie ».
D’autre part, face aux mystères posés par la notion de Créateur, plutôt que de cultiver la peur ou le refus, cultivons la curiosité et l’attitude de travail sur soi pour élever notre niveau de conscience. Cette attitude est préférable à la peur et au mythe de la souffrance soit disant salvatrice ; ce qui est le constant message de Teilhard.
D’ailleurs, la citation de Camus choisie par Teilhard signifie la même chose que ce que je viens d’exprimer ; encore fallait-il l’expliquer : « Si l’homme reconnaissait que l’univers peut aimer, il serait ressuscité » . Quel dommage que Camus soit mort si jeune car, selon ceux qui l’ont lu, il représenterait plutôt la tendance nihiliste et existentialiste.
Chapitre 21 : DE L’HUMAIN à L’ULTRA HUMAIN
Teilhard évoque « Le rayonnement vital des planètes » . On peut toujours rêver mais pourquoi pas ? Il y a quelques siècles, l’idée d’un métal émettant un rayonnement mesurable avec un appareil eut produit le même sourire moqueur. Et pourtant, depuis la nuit des temps, les médiums affirment que nous pouvons ressentir la présence d’une personne cachée derrière nous, ainsi que la pensée d’un être cher et lointain, voire même celle d’un être disparu. Tous ceux qui ont ressenti ce type de phénomène ne sont ni des fous ni des êtres surnaturels. La transmission de pensée n’est pas une illusion. Peut-être qu’un jour l’appareil de détection et d’utilisation des ondes spirituelles existera. Il peut se faire que l’on saura greffer dans notre cerveau une « puce électronique » similaire qui, elle, permettra de capter l’énergie et l’information initiales… mais là, je rêve !
Dieu permettrait-il que nous devenions son égal avant de nous être débarrassés de notre corps? Or, son Envoyé Spécial, Jésus, a dit des choses semblables : « Vous êtes tous des Elohimes » (Psaume 82.6 et Jean 10. 33-35) ou encore « Cherchez d’abord le Royaume et la Justice de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît » (Matthieu 6. 33).
Cet « Envoyé » est-il une aberration de notre cerveau ou un messager authentique du Créateur ? La suprême initiation que nous nommons « la mort » permettra de vérifier l’authenticité de ce message et de connaître sa nature. Dans le cas contraire, nous ne nous poserons même pas la question, étant dans l’incapacité de le faire.
Chapitre 22 : LA FIN DE L’ESPECE … VIEILLISSEMENT OU CATASTROPHE ?
Il faut différencier : la fin d’une espèce animale, de la fin de notre planète, ainsi que la fin de notre planète et celle de l’univers. Les trois phénomènes ne sont pas à la même échelle et ne peuvent se produire en même temps, sauf à imaginer un carambolage universel, astronomiquement peu probable. Avec Teilhard, je pense que la fin de l’espèce humaine peut être causée soit par son vieillissement, soit par une catastrophe provoquée par l’homme et, dans ce cas, la question peut être posée en deux termes :
« paresse ou perversion » « L’homme a le devoir d’être actif, la paresse est impardonnable. La perversion est une maladie, elle est pardonnable ».
Quoi qu’il en soit, comme le dit Teilhard, « Il ne faut pas fermer les yeux face à notre destin, mais regarder froidement l’ombre de la mort, elle ne s’exorcise pas, elle s’affronte en connaissance de cause. »
Que voilà une sage et lucide devise, elle ne laisse pas d’autre choix que « d’aimer la trajectoire de l’évolution » (autre devise de Teilhard).
Que cette idée du salut de l’espèce soit une évasion de l’esprit me convient très bien et je me suis exprimé sur ce point dans le chapitre 22, mais j’y ajouterai un bémol : toute vision de notre esprit n’est ni forcément une aberration de notre psychisme ni une illusion ; mais la différence est ténue entre une intuition et une aberration, la preuve en est la suivante : par le rêve les hommes inventent les dieux, ainsi naquirent les religions; mais à partir de cet instant la perversion, l’ambition et l’égoïsme de certains êtres dominants peuvent intervenir pour favoriser leurs intérêts et, à ce moment là, l’esprit malin de ces hommes intervient sur notre psychisme pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes . L’âge d’or n’est pas derrière nous, il est devant nous, par notre intermédiaire et par notre action. A partir de cet instant il nous faut distinguer l’élan vital animal de l’élan vital de l’esprit. C’est en cela que réside la différence entre le bien et le mal.
Contrairement à ce qu’écrit Teilhard dans ce chapitre, et là il se contredit, une telle conception de notre destin n’est pas un idéal païen au sens négatif du terme mais c’est un idéal païen en ce sens qu’il ne coïncide pas avec la doctrine chrétienn;, mais qu’à cela ne tienne il est en conformité avec les lois de l’esprit. Cet idéal païen est celui de Teilhard dans son livre « Le Cœur de la Matière » (tome page 90, lire
« l’hymne à la matière »). Si le panthéisme de Teilhard est païen, je veux bien être païen. Dans ce chapitre je ne comprends pas pourquoi Teilhard qualifie de « petit bourgeois » cet « âge d’or » qui serait devant nous et ce d’autant moins qu’il ne s’agit pas d’un prêt à porter spirituel mais d’un travail approfondi, celui que requiert le « panthéisme de convergence » auquel il se réfère. Toute promesse de salut concerne un « âge d’or » quelle que soit la forme qu’il prenne.
Le « moulin à prière » et la « curiosité inextinguible » sont deux voies de recherche différentes, aussi longue l’une que l’autre et toutes les deux conduisent au même centre. La première formule s’adresse à l’inconscient et la seconde à la réflexion.
Chapitre 23 : CONCLUSION
Le Comité de rédaction créé par Mademoiselle Mortier (héritière morale de l’œuvre de Teilhard) a repris un texte de Teilhard écrit antérieurement. Pour la présentation du livre, le Comité de rédaction a extrait le texte ci-dessous expliqué et commenté. Ce texte fera partie d’un livre (recueil de textes de Teilhard) intitulé « L’Hymne de l’Univers » paru très ultérieurement chez Point-Sagesse aux Seuil, n° 57.
On y trouve une citation de Saint Paul « Dieu tout en tous » autour de laquelle se construit la conclusion de Teilhard.
Cette citation de Saint Paul a été reprise par Maître Eckart « Dieu en nous ; nous en Dieu » On peut situer la source de cette pensée dans les Evangiles de Jean, notamment dans la « Prière Sacerdotale du Christ » qui reprend la longue prière solitaire de Jésus dans le Jardin des Oliviers, avant son arrestation. (« Ainsi parla Jésus […] Jean chapitre 17)
Cette longue distillation de l’énergie-esprit pour se libérer de la matière me fait penser à la distillation alcoolique qui ne peut atteindre le résultat à 100%. Ce résultat inatteignable fit dire à Edouard Herriot « Dieu est une Asymptote ». Cette citation a été utilisée par le Père Thierry Magnin lors de son homélie funèbre aux obsèques de notre regretté Michel Aubin.
La perfection serait inatteignable à l’esprit de l’homme libéré de son corps….
Selon Saint Jean (14. 1-6) Jésus dit aux apôtres bouleversés : « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en Moi… je pars vous préparer une place ». Jésus est donc le seul être humain achevé autant que puisse l’être l’homme.
-On peut donc s’accrocher aux Ecritures, elles sont le mythe fondateur, domaine du rêve et de l’espoir et cette voie convient à certains.
-On peut aussi s’accrocher à la courbe de l’évolution selon Teilhard, elle s’achève dans la noosphère et la convergence de l’esprit ; c’est la voie scientifique et elle convient à d’autres.
-On peut aussi, comme Teilhard, s’accrocher aux deux voies car elles aussi convergent vers le même point : Christ Universel en Omega.
Selon Teilhard et les religions chrétiennes, en dehors de celles-ci il n’est point de salut possible. Jamais un mot pour les musulmans, les Hindouistes ou les animistes alors que ces derniers sont pourtant proches de Teilhard qui, lui aussi, revendique un panthéisme de convergence. Le dogme chrétien est difficile à admettre et à comprendre pour les profanes ; c’est une évidence que l’Eglise a du mal à comprendre.
Chapitre 20 : LES UNIFICATIONS
Paradoxalement Teilhard hésite entre deux hypothèses
-Celle d’un chaos contre nature qui serait selon lui évitable,
-et celle d'un chaos naturel inévitable, livrant au hasard l’évolution des tendances vers le mal ou vers le bien.
Non seulement l'auteur ne définit pas convenablement le chaos, mais il adopte le « mythe de la souffrance » si cher au Vatican et à d'autres sensibilités chrétiennes, contre lequel il s’est par ailleurs opposé.
Les Evangiles sont pourtant claires sur ce sujet avec des paraboles comme celle du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13: 24) ou celle qui évoque beaucoup d’appelés mais peu d’élus (Matthieu 22. 1-14).
N’oublions pas deux règles importantes :
-la première est celle où tout progrès se paye par une déperdition d’énergie ;
-la seconde est que le chaos est un ordre caché. Notre challenge consiste donc à découvrir cet ordre, et à faire monter notre niveau de conscience pour échapper au destin de « dissipation d’énergie ».
D’autre part, face aux mystères posés par la notion de Créateur, plutôt que de cultiver la peur ou le refus, cultivons la curiosité et l’attitude de travail sur soi pour élever notre niveau de conscience. Cette attitude est préférable à la peur et au mythe de la souffrance soit disant salvatrice ; ce qui est le constant message de Teilhard.
D’ailleurs, la citation de Camus choisie par Teilhard signifie la même chose que ce que je viens d’exprimer ; encore fallait-il l’expliquer : « Si l’homme reconnaissait que l’univers peut aimer, il serait ressuscité » . Quel dommage que Camus soit mort si jeune car, selon ceux qui l’ont lu, il représenterait plutôt la tendance nihiliste et existentialiste.
Chapitre 21 : DE L’HUMAIN à L’ULTRA HUMAIN
Teilhard évoque « Le rayonnement vital des planètes » . On peut toujours rêver mais pourquoi pas ? Il y a quelques siècles, l’idée d’un métal émettant un rayonnement mesurable avec un appareil eut produit le même sourire moqueur. Et pourtant, depuis la nuit des temps, les médiums affirment que nous pouvons ressentir la présence d’une personne cachée derrière nous, ainsi que la pensée d’un être cher et lointain, voire même celle d’un être disparu. Tous ceux qui ont ressenti ce type de phénomène ne sont ni des fous ni des êtres surnaturels. La transmission de pensée n’est pas une illusion. Peut-être qu’un jour l’appareil de détection et d’utilisation des ondes spirituelles existera. Il peut se faire que l’on saura greffer dans notre cerveau une « puce électronique » similaire qui, elle, permettra de capter l’énergie et l’information initiales… mais là, je rêve !
Dieu permettrait-il que nous devenions son égal avant de nous être débarrassés de notre corps? Or, son Envoyé Spécial, Jésus, a dit des choses semblables : « Vous êtes tous des Elohimes » (Psaume 82.6 et Jean 10. 33-35) ou encore « Cherchez d’abord le Royaume et la Justice de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît » (Matthieu 6. 33).
Cet « Envoyé » est-il une aberration de notre cerveau ou un messager authentique du Créateur ? La suprême initiation que nous nommons « la mort » permettra de vérifier l’authenticité de ce message et de connaître sa nature. Dans le cas contraire, nous ne nous poserons même pas la question, étant dans l’incapacité de le faire.
Chapitre 22 : LA FIN DE L’ESPECE … VIEILLISSEMENT OU CATASTROPHE ?
Il faut différencier : la fin d’une espèce animale, de la fin de notre planète, ainsi que la fin de notre planète et celle de l’univers. Les trois phénomènes ne sont pas à la même échelle et ne peuvent se produire en même temps, sauf à imaginer un carambolage universel, astronomiquement peu probable. Avec Teilhard, je pense que la fin de l’espèce humaine peut être causée soit par son vieillissement, soit par une catastrophe provoquée par l’homme et, dans ce cas, la question peut être posée en deux termes :
« paresse ou perversion » « L’homme a le devoir d’être actif, la paresse est impardonnable. La perversion est une maladie, elle est pardonnable ».
Quoi qu’il en soit, comme le dit Teilhard, « Il ne faut pas fermer les yeux face à notre destin, mais regarder froidement l’ombre de la mort, elle ne s’exorcise pas, elle s’affronte en connaissance de cause. »
Que voilà une sage et lucide devise, elle ne laisse pas d’autre choix que « d’aimer la trajectoire de l’évolution » (autre devise de Teilhard).
Que cette idée du salut de l’espèce soit une évasion de l’esprit me convient très bien et je me suis exprimé sur ce point dans le chapitre 22, mais j’y ajouterai un bémol : toute vision de notre esprit n’est ni forcément une aberration de notre psychisme ni une illusion ; mais la différence est ténue entre une intuition et une aberration, la preuve en est la suivante : par le rêve les hommes inventent les dieux, ainsi naquirent les religions; mais à partir de cet instant la perversion, l’ambition et l’égoïsme de certains êtres dominants peuvent intervenir pour favoriser leurs intérêts et, à ce moment là, l’esprit malin de ces hommes intervient sur notre psychisme pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes . L’âge d’or n’est pas derrière nous, il est devant nous, par notre intermédiaire et par notre action. A partir de cet instant il nous faut distinguer l’élan vital animal de l’élan vital de l’esprit. C’est en cela que réside la différence entre le bien et le mal.
Contrairement à ce qu’écrit Teilhard dans ce chapitre, et là il se contredit, une telle conception de notre destin n’est pas un idéal païen au sens négatif du terme mais c’est un idéal païen en ce sens qu’il ne coïncide pas avec la doctrine chrétienn;, mais qu’à cela ne tienne il est en conformité avec les lois de l’esprit. Cet idéal païen est celui de Teilhard dans son livre « Le Cœur de la Matière » (tome page 90, lire
« l’hymne à la matière »). Si le panthéisme de Teilhard est païen, je veux bien être païen. Dans ce chapitre je ne comprends pas pourquoi Teilhard qualifie de « petit bourgeois » cet « âge d’or » qui serait devant nous et ce d’autant moins qu’il ne s’agit pas d’un prêt à porter spirituel mais d’un travail approfondi, celui que requiert le « panthéisme de convergence » auquel il se réfère. Toute promesse de salut concerne un « âge d’or » quelle que soit la forme qu’il prenne.
Le « moulin à prière » et la « curiosité inextinguible » sont deux voies de recherche différentes, aussi longue l’une que l’autre et toutes les deux conduisent au même centre. La première formule s’adresse à l’inconscient et la seconde à la réflexion.
Chapitre 23 : CONCLUSION
Le Comité de rédaction créé par Mademoiselle Mortier (héritière morale de l’œuvre de Teilhard) a repris un texte de Teilhard écrit antérieurement. Pour la présentation du livre, le Comité de rédaction a extrait le texte ci-dessous expliqué et commenté. Ce texte fera partie d’un livre (recueil de textes de Teilhard) intitulé « L’Hymne de l’Univers » paru très ultérieurement chez Point-Sagesse aux Seuil, n° 57.
On y trouve une citation de Saint Paul « Dieu tout en tous » autour de laquelle se construit la conclusion de Teilhard.
Cette citation de Saint Paul a été reprise par Maître Eckart « Dieu en nous ; nous en Dieu » On peut situer la source de cette pensée dans les Evangiles de Jean, notamment dans la « Prière Sacerdotale du Christ » qui reprend la longue prière solitaire de Jésus dans le Jardin des Oliviers, avant son arrestation. (« Ainsi parla Jésus […] Jean chapitre 17)
Cette longue distillation de l’énergie-esprit pour se libérer de la matière me fait penser à la distillation alcoolique qui ne peut atteindre le résultat à 100%. Ce résultat inatteignable fit dire à Edouard Herriot « Dieu est une Asymptote ». Cette citation a été utilisée par le Père Thierry Magnin lors de son homélie funèbre aux obsèques de notre regretté Michel Aubin.
La perfection serait inatteignable à l’esprit de l’homme libéré de son corps….
Selon Saint Jean (14. 1-6) Jésus dit aux apôtres bouleversés : « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en Moi… je pars vous préparer une place ». Jésus est donc le seul être humain achevé autant que puisse l’être l’homme.
-On peut donc s’accrocher aux Ecritures, elles sont le mythe fondateur, domaine du rêve et de l’espoir et cette voie convient à certains.
-On peut aussi s’accrocher à la courbe de l’évolution selon Teilhard, elle s’achève dans la noosphère et la convergence de l’esprit ; c’est la voie scientifique et elle convient à d’autres.
-On peut aussi, comme Teilhard, s’accrocher aux deux voies car elles aussi convergent vers le même point : Christ Universel en Omega.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Renée Joubert / Sur l’existence probable en avant de nous d’un ultra-humain
Mercredi 4 Janvier 2012L'Avenir de l'Homme, Editions du Seuil, chapitre 19
Dans ce chapitre Teilhard considère l’humanité comme un seul être et croit à la fraternité des hommes ,fraternité qu ’il a découverte lors de la guerre 1914-1918 où dans les conditions les plus atroces les guerriers devenaient des frères pouvant risquer leur vie pour sauver celle de quelque compagnon d’armes et se montraient capables d’ une totale abnégation.
Arrivée à un point extrême de compression planétaire ,l’humanité doit nécessairement se socialiser mais Teilhard considère que la socialisation dont l’heure semble avoir sonné pour l’humanité ne signifie pas du tout pour la Terre la fin mais bien plutôt le début de l’ère de la personne .Toute la question en ce moment critique est que la prise en masse des individualités s’opère ,non point(à la méthode totalitaire) dans quelque mécanisation fonctionnelle et forcée des énergies humaines mais dans une conspiration animée d’Amour.
Avec l’humanité ,l’ évolution prend un tour complétement nouveau ; « Rien de changé peut-être pour un observateur macroscopique de l’agencement global des neurones cérébraux mais en revanche quel irréversible progrès de conscience collective ! » page315
Lors de la socialisation de compression apparaît alors un rebondissement de l’évolution.Pour Teilhard il est la preuve que la marche en avant de l’humanité n’est pas arrêtée mais au contraire qu’elle se prolonge vers des états supérieurs,vers une conscience totale de l’espèce .
On peut craindre que la socialisation n’implique pour l’individu de devoir abandonner une part de sa personnalité et de sa liberté tant d’agir que de pensée.
-Comment ,se demande Domenach ,les personnes peuvent-elles s’unir sans se dissoudre dans le Grand Etre ?
Teilhard de Chardin pense lui que les hommes devront découvrir les meilleurs moyens de vivre ensemble et faire un effort d’adaptation réfléchi .Il y aura alors une montée du psychisme à l’intérieur de la noosphère .Il voit en l’homme une force de vie qui le porte au-delà de lui-même.
Pour Pascal cet excédent de vie nous portera vers Dieu.
-Pour Jean-Paul Sartre ce n’est vers un Dieu hypothétique que nous emmènera ce supplément de vie mais vers le monde .
Teilhard. voit dans l’étreinte totalisante une force qui nous emportera vers une surhumanisation avec intensification de nos puissances de comprendre et d’aimer.
Comment imaginer cette super-humanité ?
-Pour les uns ,il suffirait que les hommes réussissent à s’arranger sur eux-mêmes et parviennent à un maximum de maîtrise individuelle dans une société ultra-technifiée,ultra-cérébralisée, ultra-socialisée.
-Pour les autres au contraire ,les hommes se regrouperont et avanceront vers quelque centre ,quelque champ d’attraction au-dessus d’eux-mêmes..
Il est nécessaire pour que tout l’incommunicable réfléchi sublimé au cours des temps par l’anthropogénèse soit conservé ,qu’un noyau ultra-consistant surgisse.
Les chrétiens depuis deux mille ans ont pressenti que quelque chose ou quelqu’un les attendait au bout de la route car dit Teilhard : « il faut bien , pour eux ,que cette mystérieuse et indispensable attraction émane de quelque foyer. »
Il entrevoit deux conclusions possibles :
-1-l’homme correspond exactement physiquement au projet défini ;il est arrivé à un état supérieur de complexité et de conscience mais il ne pourra se prolonger qu’en se concentrant sur lui-même jusqu’à ne plus former qu’une unité naturelle organiquement et psychiquement insécable mais alors la question est :comment la rendre insécable ? page 320
-2-l’humanité n’en est encore qu’à ses balbutiements et n’aura d’avenir « qu’en poussant et en épousant au maximum sur Terre toutes les formes disponibles de vision communes et d’unanimisation. » page321
Arrivée à un point extrême de compression planétaire ,l’humanité doit nécessairement se socialiser mais Teilhard considère que la socialisation dont l’heure semble avoir sonné pour l’humanité ne signifie pas du tout pour la Terre la fin mais bien plutôt le début de l’ère de la personne .Toute la question en ce moment critique est que la prise en masse des individualités s’opère ,non point(à la méthode totalitaire) dans quelque mécanisation fonctionnelle et forcée des énergies humaines mais dans une conspiration animée d’Amour.
Avec l’humanité ,l’ évolution prend un tour complétement nouveau ; « Rien de changé peut-être pour un observateur macroscopique de l’agencement global des neurones cérébraux mais en revanche quel irréversible progrès de conscience collective ! » page315
Lors de la socialisation de compression apparaît alors un rebondissement de l’évolution.Pour Teilhard il est la preuve que la marche en avant de l’humanité n’est pas arrêtée mais au contraire qu’elle se prolonge vers des états supérieurs,vers une conscience totale de l’espèce .
On peut craindre que la socialisation n’implique pour l’individu de devoir abandonner une part de sa personnalité et de sa liberté tant d’agir que de pensée.
-Comment ,se demande Domenach ,les personnes peuvent-elles s’unir sans se dissoudre dans le Grand Etre ?
Teilhard de Chardin pense lui que les hommes devront découvrir les meilleurs moyens de vivre ensemble et faire un effort d’adaptation réfléchi .Il y aura alors une montée du psychisme à l’intérieur de la noosphère .Il voit en l’homme une force de vie qui le porte au-delà de lui-même.
Pour Pascal cet excédent de vie nous portera vers Dieu.
-Pour Jean-Paul Sartre ce n’est vers un Dieu hypothétique que nous emmènera ce supplément de vie mais vers le monde .
Teilhard. voit dans l’étreinte totalisante une force qui nous emportera vers une surhumanisation avec intensification de nos puissances de comprendre et d’aimer.
Comment imaginer cette super-humanité ?
-Pour les uns ,il suffirait que les hommes réussissent à s’arranger sur eux-mêmes et parviennent à un maximum de maîtrise individuelle dans une société ultra-technifiée,ultra-cérébralisée, ultra-socialisée.
-Pour les autres au contraire ,les hommes se regrouperont et avanceront vers quelque centre ,quelque champ d’attraction au-dessus d’eux-mêmes..
Il est nécessaire pour que tout l’incommunicable réfléchi sublimé au cours des temps par l’anthropogénèse soit conservé ,qu’un noyau ultra-consistant surgisse.
Les chrétiens depuis deux mille ans ont pressenti que quelque chose ou quelqu’un les attendait au bout de la route car dit Teilhard : « il faut bien , pour eux ,que cette mystérieuse et indispensable attraction émane de quelque foyer. »
Il entrevoit deux conclusions possibles :
-1-l’homme correspond exactement physiquement au projet défini ;il est arrivé à un état supérieur de complexité et de conscience mais il ne pourra se prolonger qu’en se concentrant sur lui-même jusqu’à ne plus former qu’une unité naturelle organiquement et psychiquement insécable mais alors la question est :comment la rendre insécable ? page 320
-2-l’humanité n’en est encore qu’à ses balbutiements et n’aura d’avenir « qu’en poussant et en épousant au maximum sur Terre toutes les formes disponibles de vision communes et d’unanimisation. » page321
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr

