Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Si j’ai bien compris, il s’agit aujourd’hui de disserter sur l’Esprit. !
La démarche de Teilhard, si j’ai bien compris, consiste, sinon à prouver, du moins à suggérer fortement que l’évolution de l’Univers s’effectue dans le sens d’une complexité croissante, mais surtout d’un « courant montant de conscience » pour atteindre finalement, le point omega, point de conscience pure, aboutissement supposé de cette évolution.
Je peux adhérer à ce postulat.

Teilhard présente sa dialectique en plusieurs temps, examinons
le 1er temps.
J’ai un certain nombre d’observations à proposer, dans le désordre :

DIEU : le mot ne me choque pas. Il représente le PRINCIPE (Teilhard utilise le mot, comme à regret, puisqui’il le place entre parenthèses) (alors que je l’écrirais, moi, en majuscules) donc Dieu serait le principe initial (pardon pour le pléonasme) qui a lancé le commencement, et le développement de l’Univers jusqu’au stade où il est arrivé à l’instant présent.
Nous sommes tous les héritiers du Big Bang.
A noter, au passage, que, selon J.H RUSTL
« aucun mystère n’est plus profond que celui des commencements »,
à moins que ce ne soit celui des fins.
Avant le commencement : RIEN ?
Après la fin : RIEN ?
Le mystère reste entier, j’y reviendrai.

Le shéma II : ce shéma ne me convient pas, car Teilhard place le point omega au somment d’un cône humano cosmique , ce qui semble indiquer que ce point omega se situerait à l’extrémité finale de l’aventure humaine ; à mon sens, cela confère à l’Humanité un rôle démesuré. J’y reviendrai.
D’autant plus que Teilhard semble lui-même en avoir pris conscience puisqu’il déclare, je le cite,
« c’est dans l’organisme individuel humain que culmine, en ce moment, la loi de complexité et de conscience ; or, si elle culmine momentanément, tout porte à croire qu’elle ne s’y termine pas ».
Il n’y a donc pas de concordance entre ces propos et le shéma II.

Quant à la structure du point omega figurant sur ce shéma II, faisant apparaître, concentriquement, un sommet humano-cosmique, un sommet christique (humano-christique) et un centre divin, j’avoue ne rien y comprendre, d’autant que Teilhard indique un peu plus loin :
« la courbe du phénomène humain, postulerait l’existence de quelque pùole extra-cosmique » ??

Je ne vois d’ailleurs pas comment Teilhard peut imaginer un pôle extra-cosmique. C’est un peu rechercher « quelque chose » hors du cosmos !
A l’instar des frères BOGNANOV qui recherchaient « quelque chose »
avant le Big-Bang.
Bref, tout cela ne me paraît pas bien clair !!
J’en conclue donc que le point omega se situe (sans doute) bien au delà de l’humanité.

Les temps 2, 3 et 4
n’ajoutent rien puisqu’avec le temps 1, on a déjà atteint le point omega.

Il semble qu’avec ces 3 temps supplémentaires, Teilhard n’ait poursuivi qu’un seul but : opérer le mariage entre sa vision globale d’ordre plutôt métaphysique vers le point omega et sa conviction religieuse.
A mon avis, aucun besoin d’évoquer la religion pour admettre le postolat de l’évolution du monde vers le point omega.
Je dirais même, qu’au contraire, les religions, du fait même de leur diversité : christianisme, islam, bouddhisme, ou autres, semblent, à travers leurs luttes stupides, puiqu’elles font toutes appel à un même Dieu, écartent l’Humanité d’un cheminement vers le point omega. Elles lui tournent carrément le dos.
Les religions, dans leur ensemble, constituent un facteur de division, qui ne milite peut-être pas en faveur de l’évolution de l’Humanité vers davantage de conscience. La seule religion qui vaille à mes yeux, c’est l’animisme de nos lointains ancêtres car c’est la seule qui ait, peut-être, valeur universelle.

Dans ces conditions, il y a tout lieu de penser que l’Humanité disparaitra, assez prochainement sans doute, en vertu de la Théorie darwinienne de l’évolution des espèces par sélection naturelle, par élimination des moins adaptées au profit des mieux adaptées ? j’ai tout lieu de penser que l’Humanité n’est plus adaptée à l’évolution de l’Univers vers le « courant montant de conscience » dont nous avons admis le postulat.
L’Humanité est tarée, les évènements actuels qui se manifestent dans tous les domaines nous en apportent, semble-t-il, une confirmation évidente.
Selon Yves PACCALET, l’Humanité disparaîtra, bon débarras !!!

En parlant des trois religions du livre, et plus particulièrement de la religion chrétienne, la mise de Jésus Christ sur un piédestal par les croyants me paraît faire preuve de leur part tout à la fois de naïveté et de prétention.
Jésus, Mahomet, Bouddha, n’ont pas plus d’importance que les Zeus, Jupiter… de nos ancêtre Grecs et Romains.
D’ailleurs, pourquoi les fourmis n’auraient-elles pas, elles aussi leur Jésus, leur Mahomet ou leur Bouddha ??
De même pour les autres espèces vivantes sur la terre !!

L’Humanité n’a pas plus d’importance, à l’échelle du cosmos, qu’une mince couche de moisissure sur une pomme dans un verger ; la moisissure disparaît rapidement, la pomme aussi, plus lentement et le verger encore plus lentement.
Nous ignorons s’il y a dans le cosmos, d’autres vergers, d’autres pommes et d’autres moisissures, appelées également à disparaître au profit d’autres organismes mieux adaptés à poursuivre leur chemin vers omega.

Je ne comprends pas cette « mythologie des religions » mais , peut-être, la « mythologie scientifique » ne serait-elle pas, elle aussi, décevante ??







Dimanche 3 Mai 2009 11:05