Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Le sujet de travail de cette année est : « l’activation de l’énergie ».
La première réflexion qui vient à mon esprit est : peut-on conjuguer :
J’active l’énergie,
Tu actives l’énergie,
Il active l’énergie …………. Ou bien, cela n’a-t-il de sens qu’à partir du pluriel :
Nous activons l’énergie,
Vous (forme plurielle et non de politesse) activez l’énergie,
Ils activent l’énergie.
Le tout premier exemple proposé par TDC pour tenter de développer le sujet de l’atomisme de l’esprit est (page 29 de l’édition du seuil) : « qu’il s’agisse d’escalader un pic ….. la meilleure méthode pour avancer n’est généralement pas de se heurter de front aux difficultés qui nous barrent la route, mais bien plutôt de chercher à gauche et à droite la légère fissure qui, par voie indirecte, peut nous mener sans effort au cœur du problème. Depuis que l’homme réfléchit, et plus il réfléchit …… ». Nous voilà donc au cœur du problème ; l’homme réfléchit ……….. et il surmonte l’insurmontable ………..
TDC veut nous montrer « qu’en prenant un chemin détourné, peu à peu frayé par une série de conquêtes intellectuelles, nous sommes … en mesure de franchir le sommet ………. »
Et ce n’est pas notre président, Jean-Pierre Frésafond qui me contredira si j’affirme que les progrès techniques réalisés tant au niveau du matériel qu’au niveau de la préparation des athlètes amènent les montagnards à franchir des sommets de plus en plus difficiles et jugés jusqu’alors inatteignables. Donc, nous restons dans la métaphore ………..un homme, un seul, aurait-il pu concevoir les chaussures performantes, les aliments adéquats etc. .. qui mènent les hommes au sommet ? non, comme le dit TDC, « il n’y a pas seulement un homme au monde, il y a des quantités ……… nous devons concevoir l’humanité comme une structure moléculaire et non comme une juxtaposition d’individus humains. »
Tout comme nos propres cellules ne sont rien l’une sans les autres, l’homme individu n’est rien sans l’humanité dont il est partie.
TDC nous le rappelle, nous sommes des êtres compliqués !, il y a mille billions de cellules dans le corps humain, dont trente (billions) dans le cerveau seul. Et avec tout ça, nous arrivons encore à penser ! et, si nous arrivons à penser, justement, cela serait-il grâce à la complexité de l’agencement de nos cellules ? c’est ce que laisse supposer le sous-titre « conscience, effet de complexité ».
Mais il ne suffit pas qu’il y ait complexité pour qu’il y ait conscience, il faut aussi qu’il y ait « resserrement de l’être sur lui-même ». Il faut qu’il y ait convergence.
Mon interrogation de départ, donc, n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Je peux dire « j’active l’énergie », si je ramène cette énergie au centre de moi même et ne me contente pas de la laisser se diffuser, se diluer, comme l’eau dans la mer, et, ainsi, je participe au « nous activons l’énergie ».
TDC résume sa pensée en trois termes juxtaposés :
« complexité <>centréité<>conscience »
Selon lui, l’homme serait « la mieux centrée des molécules ».
Je vais me permettre à ce stade de mon travail de faire une analogie tout à fait personnelle, « attachons nous, comme les planètes de notre galaxie à nous centrer sur notre soleil intérieur pour parfaire l’humanité. »
Mais il faut aller plus loin dans la pensée de TDC et constater avec lui que « l’humanité se constitue de plus en plus en organisme doué d’un métabolisme commun ». TDC nous le démontre en insistant sur les nouveaux besoins des hommes qui les obligent à vivre ensemble puisqu’ils ne peuvent se suffire à eux même (électricité, pétrole etc. ….).
TDC nous dit « dans l’humanité, la quantité d’activité et de conscience dépasse la somme simplement additionnée des activités et des consciences individuelles » qui a dit « l’union fait la force » ?
TDC dans un élan d’optimisme très appréciable prévoit « l’éveil d’irrésistibles affinités inter-humaines » qui ne se feront pas sans réticences mais qui se feront.
Il nous promet un « esprit de la terre » ! un « état d’humanité » constitué de chaque grain de pensée porté à l’extrême de sa conscience individuelle. Mais pour que, cet « esprit de la terre » voit son salut, il faut qu’en chacun de nous naisse « l’amour universel ».
TDC exprime en fin de chapitre son antidote à la morosité de l’existence qu’il pressent en chaque être humain.
Le mal devient nécessaire en tant que tel quand on l’envisage comme un tremplin.
L’inégalité s’avère inexistante si on garde à l’esprit le but commun, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ……….
L’intégration de l’individu dans la société n’est pas une fin en soi puisque finalement c’est le TOUT qui compte et non la personne.
La prise de conscience du « sens humain, puis du sens de la terre, et enfin sens d’un Omega » peut remplacer toutes les religions existantes.
TDC ose parler de « poussière de nous même » pour nous amener à prendre conscience de notre importance sur terre.
En conclusion je reprendrai la conjugaison de mon introduction :
J’active l’énergie, tu actives l’énergie, il active l’énergie pour qu’ensemble nous obtenions un activation de l’énergie qui ne pourra plus se conjuguer au singulier puisque devenue Dieu ………. Ou autre chose, comme vous voulez, ce n’est plus qu’une question de vocabulaire.

Mercredi 29 Octobre 2008 13:33