Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin


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-Jean-Pierre Frésafond,
Président de 2007 à juin 2015, et fondateur de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin,

-Anne-Marie Tisserand-Frésafond,
S.G. de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin,

Ont la douleur de vous faire part du décès de leur Mère, Gisèle Frésafond, née Ranvier, survenu le 11 décembre 2015 à l’âge de 98 ans, à l'hôpital d'Albigny sur Saône

CELEBRATION RELIGIEUSE :
Jeudi 17 décembre 2015, Eglise St Pierre de Vaise à 9h45, Boulevard Antoine de Saint-Exupéry 69009 lyon

PARKING GRATUIT : Jardin de la Cure, en annexe de l'église (face au parvis , à droite, au portail métallique rouge qui sera ouvert).
Vendredi 11 Décembre 2015 17:16

1- Jean-Pierre,
ta présence hier m'a particulièrement ému. J'espère que tu ne te sens pas écarté du groupe depuis que tu n'es plus le président. J'espère aussi sincèrement que tu n'es pas affecté par ton changement de statut. Sache que pour moi tu es et resteras la figure de proue de notre association. Je te souhaite le meilleur pour l'avenir.
Avec toi dans l'Humanité en Dieu par le Christ,
Eric

2- Merci mon Cher Eric pour l'émouvant message que tu m'as adressé. Je suis très touché.
Je ne souffre pas d'être éloigné du groupe Teilhard et ce d'autant plus que cet "enfant" je le sens adulte, capable de vivre sans moi.
S'il continue à vivre c'est grâce à ses membres de qualité qui le font évoluer vers une vision différente, plus moderne et néanmoins dans la prolongation de ce que Teilhard a souhaité.

Il n'est pas bon que les présidents s'accrochent à leur fonction. Le nouveau président devra trouver un bon dosage entre ma formule « monastère" et sa nouvelle formule plus adaptée au monde qui change, sans perdre le fond mystique de la pensée de Teilhard à l’état pur.
Je t'embrasse mon Cher Eric,
Jean-Pierre
Mardi 29 Septembre 2015 09:59

Jérôme Bosch (1450/1516) CREATION DU MONDE
Jérôme Bosch (1450/1516) CREATION DU MONDE
-Selon nos valeurs et selon Teilhard de Chardin, l'Incarnation de Noël est une re-création dans la récréation de cette fête emplie désormais des " ENERGIES DE L'AMOUR".
Alors, JOYEUX NOEL !



-Si vous vous demandez quelle est l'origine du mot Noël (cf youtube) : " Il est important de savoir que le mot « Noël » n’existe qu’en Français !

En effet On dit plus clairement en Anglais « Merry Christmas » (joyeuse messe de Christ), en Allemand « Weihnachten » (La nuit sacrée) en Espagne « Feliz Navidad », (joyeuse nativité), en Italien « Buone Feste Natalizie » (bonne fête de nativité) et « Christougenna » (en grec) (naissance du Christ) etc…

Aucune ambiguïté verbale chez nos voisins, on fête la naissance du sauveur Jésus-Christ ; ce qui n’est pas aussi évident avec le mot «Noël», qui reflète bien l’esprit diplomatique et flexible de la langue française.

Le mot même de « Noël » en français a des origines énigmatiques. Il existe en effet plusieurs hypothèses sur l’origine de mot Noël. Certains expliquent qu’Il vient de l’expression latine «dies natalis» (jour de naissance) employée pour le jour où les chrétiens célébraient la naissance du Christ. Au fil du temps «natalis»aurait évolué phonétiquement en «Nael». (Mot apparu en l’an 1120) Il serait composé du «NA» de «natalis» et du «EL» qui désigne Dieu !

Cette interprétation par «dies natalis» véhiculerait donc l’Idée de l’incarnation de Dieu.

D’autres, justifient l’emploi du mot «Nael» en Luc 2 :11 (dans la version latine de Saint Jérôme) «Natus est vobis Emmanuel». (Il est né pour vous Emmanuel) Ainsi, «N» proviendrait de «Natus», «V» de «vobis», «E et L» «d’Emmanuel». (NVEL prononcé NAEL) Le mot «Nael» signifierait : «Il est né pour vous Emmanuel»

D’autres y voit la contraction du mot hébreu «Emmanuel» qui se prononce : IMMANOU- EL.

L’évolution du mot «Nael» continuera jusqu’en l’an 1175, où on écrit pour la première fois le mot «Noël».

L’ «O» de «Noël» viendrait de la dissimilation1 des deux «A» de «natalis», et du «O» de «vobis» (Le tréma sur le E fut ajouté en l’an 1718)

Le mot Noël aurait comme signification : «Jour de la naissance de Christ, qui est Dieu avec nous».

Mais il y a aussi un sens caché bien moins chrétien : Ceux qui ont introduit ce mot de «Noël» ont probablement voulu établir une substitution agréable aux païens qui utilisaient le mot «noio» qui signifie nouveau et «hel» qui désigne le soleil, ce qui donne le mot Noioel »
Vendredi 12 Décembre 2014 13:03

PORTANT SUR LES DEUX PRINCIPAUX LIVRES DE TEILHARD DE CHARDIN
« LE PHENOMENE HUMAIN », tome-1 Et l’ « ACTIVATION DE L’ENERGIE », tome-2



Chers Amis de l'Association,
J’ai acquis un stock des tomes 1 et 2. J’en fais don à notre Association Lyonnaise qui en gardera les revenus. Je compte sur votre intérêt pour la pensée de Teilhard.
Après la lecture des manuels d’étude, il faut absolument lire les deux références originales éditées au Seuil soit en format luxe, soit en format (poche) Point Sagesse.

La pensée de Teilhard est un véritable élixir du goût de vivre ; c’est la raison pour laquelle ont été conçus deux manuels d’étude sur la pensée de ce scientifique, afin d’en ouvrir l’accès au plus grand nombre comme il le souhaitait lui-même.
Ces deux manuels sont des contractions de texte fidèles, d’environ 150 pages chacun, avec commentaires. Ils doivent être lus dans l’ordre, tome-1 puis tome-2.

Dans ses deux livres, essentiellement scientifiques, Teilhard présente l’évolution de la matière comme propulsée sur une trajectoire par une énergie chargée d’informations, en direction d’un objectif : la convergence des esprits vers le Point Omega.

-Voici ce qu’écrit Teilhard en 1941 : « Jusqu’à ce jour, il était présumé impossible d’incorporer la conscience et la pensée dans les constructions de la physique car celle là, faisant abstraction de la nature du monde vivant, a bâti exclusivement son univers, suivant un axe de développement ou le vivant n’apparaît pas.
Que soit introduit l’infiniment complexe entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, dans ce nouveau milieu cosmique ainsi créé, la vitalisation de la matière ne semble plus inexplicable et, au contraire, elle est absolument normale et la vie ne détonne plus dans la vision scientifique du « réel
».

Recevez mes cordiales salutations et mes remerciements, Jean-Pierre Frésafond, Président de l’Associaction Lyonnaise Teilhard de Chardin



BON DE COMMANDE

NOM, PRENOM…………………………………………………………
ADRESSE……………………………………………………………………………………………..

-Je commande…………...TOME(s)-1 au prix de 18 € pièce (LE PHENOMENE HUMAIN)
-Je commande ……….….TOME(s)-2 au prix de 18 € pièce (L’ACTIVATION DE L’ENERGIE)
-Je commande…….……..TOME-1 et TOME-2 au prix de 30 € les 2

A noter qu’il s’agit d’une participation aux frais, franco de port, concernant des ouvrages non commercialisés.
CI-JOINT chèque de ………………………..€
A l’ordre de ASSOCIATION LYONNAISE TEILHARD DE CHARDIN
20 rue Général de Gaulle 69530 BRIGNAIS

Mercredi 8 Octobre 2014 15:36

1) Edito de J.P. Frésafond, Président de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin

Nos Associations Teilhard De Chardin vont mourir en raison de l’âge moyen de leurs membres.
Si l’on veut que la jeunesse connaisse et s’intéresse à Teilhard, il n’y a qu’un moyen, c’est d’inscrire son œuvre au programme des études universitaires.

J’ai donné mon pouvoir au Président G. Donnadieu pour que cette question soit à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale de l’Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin / Ile de France, qui va se tenir les 26 et 27mars 2011 :

De nombreuses personnalités sont inscrites dans le codex des auteurs étudiés dans les Universités Françaises dans les filières scientifiques ou littéraires ; pourquoi l’œuvre de Teilhard de Chardin n’y figure-t-elle pas ?

Treize livres de Teilhard sont édités par les Editions du Seuil et quelques autres ailleurs. Mais il existe 6000 pages de communications scientifiques écrites par Teilhard et qui dorment dans les placards de la Fondation Teilhard de Chardin fondée juste après sa mort. Ces documents ne sont pas numérisés et rien n’est fait pour les rendre facilement accessibles. La cause de cette discrétion excessive est l’absence de demande de la part des étudiants qui, pour la plupart, ne connaissent pas le nom de Teilhard.

Cette lacune est typiquement Française, dans nos Universités on compte quelques centaines de publications concernant Teilhard, alors qu’aux U.S.A. il y en a plusieurs centaines de milliers.

On peut comprendre ce black-out sur Teilhard dans les Facultés Catholiques puisque le Vatican a interdit Teilhard depuis les années 30 et cet oukase a été confirmé avec le monitum de 1962 ; Mais de la part des Universités d’Etat ce vide est absurde. Un professeur de philosophie m’a dit que l’écriture de Teilhard était « baroque » ; un autre le qualifie de « poète » alors qu’aucun ne l’a lu complètement.
Des professeurs de filières scientifiques m’ont dit que Teilhard était « décalé » et qu’il n’était pas habilité pour parler d’autre chose que de paléontologie.

Teilhard a toujours été au courant de la pointe des recherches scientifiques. N’oublions pas qu’il fut l’ami de Sir Julian Huxley prix Nobel de biologie et premier Directeur de l’ UNESCO. Il fut également ami d’Albert Einstein. Lamarque, Darwin furent les précurseurs dans les études de l’Evolution, mais ils buttèrent au fond d’une impasse : l’Homme ne descend pas du singe . C’est Teilhard qui, après avoir pris connaissance des précédentes études trouva l’issue du labyrinthe en proposant la naissance de phylum , comme des « gerbes » , issus du hasard des mutations ; mutations fort opportunes il faut bien le dire.

De nos jours, des spécialistes de la paléontologie comme Yves Coppens, Pascal Pic, ne se réfèrent officiellement jamais aux travaux de Teilhard et ils ne citent son nom que dans des préfaces et à l’occasion des anniversaires de Teilhard, ils ne peuvent pas faire autrement.
Quelques vulgarisateurs comme Jean-Claude Hanesse sur France-Inter dans son émission « Sur les épaules de Darwin » ne cite jamais Teilhard, entre Darwin et lui il n’y a personne.

Même le Père François Euvé s.j., titulaire de la chaire de Teilhard de Chardin dans l’Université Catholique de Paris-Sèvre est très discret sur Teilhard ; notamment dans ses publications et communications ex-cathedra.

Et pourtant, Teilhard était un authentique scientifique dans des spécialités telles la biologie et la géologie (deux licences avant 14/18) et en paléontologie (doctorat en 1920).
Il connaissait les limites de la science de son époque et avait su tracer des perspectives d’avenir sans se tromper ; il suffit de lire ses écrits concernant la biologie, la génétique et l’avenir de l’énergie nucléaire. Il avait un siècle d’avance, c’est pour cela qu’il était et qu’il est encore gênant, pour ceux qui ne sont pas à son niveau d’intelligence.
On peut difficilement le prendre en défaut dans le domaine scientifique et paradoxalement pour le prêtre qu’il était ce serait plutôt dans le domaine des autres religions qu’il serait critiquable car muet.

C’est donc au nom de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin que je demande officiellement à l’Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin (qui fut créée en 1955 à Paris) de faire les démarches d’inscription au codex, conjointement avec la Fondation Teilhard de Chardin (créée en 1955), la première Institution « diffuse » et la seconde « conserve », c’est leur rôle et leur devoir.

Espérons que la réhabilitation de Teilhard sera moins longue à venir que celle de Galilée. Je compare ces deux personnages car leurs découvertes furent d’un égal génie. Les Editions du Seuil pourraient éventuellement intervenir dans ces démarches.


2) Marcel CombyLa pensée de Teilhard et la physique moderne : Pouquoi la philosophie de Teilhard de Chardin n’est-elle pas dans les programmes universitaires Français ?

Bien avant d’avoir ouvert un seul livre sur Teilhard de Chardin, je m’étais imaginé que l’Univers avait une structure dite « feuilletée » en raison de divers plans ordonnés du monde, reliés entre eux par des analogies que les mathématiciens appellent isomorphismes. Ainsi au vide que nous connaissons (absence de matière) dans notre macrocosme, correspondent au niveau subatomique les états dits « virtuels » ou vides de potentialité. Puis à un niveau supérieur (métaphysique), les chrétiens parlent du VERBE qui représente toutes les manifestations de Dieu et en particulier l’Incarnation. Toute cette configuration n’est-elle pas ce que Teilhard nomme le « Dedans des choses ».

Pendant la première moitié du siècle dernier, Teilhard a conçu une théorie de l’évolution biologique qui n’était pas en accord avec la physique de son temps. Par contre elle se rapproche davantage de la physique moderne, non matérialiste et non déterministe. Dans le cadre de cette dernière, on peut dire que matière et esprit ne constitue pas un dualisme réducteur, mais un élément de conscience qui participe à l’Evolution. La physique quantique propose que la base primordiale du Réel soit justement une vie interne qu’on peut nommer « Conscience ». Dans cet espace feuilleté dont j’ai parlé, cette conscience se manifeste à tous les niveaux de la réalité ; en outre la réalité représente un TOUT non séparable.

La non – séparabilité du réel, dans la physique quantique, représente une propriété de l’Univers fort déroutante mais tout à fait captivante et je m’explique : Si deux particules ont été en contact, elles constituent un système qui interagit quelle que soit la distance qui les sépare, ce que l’on ne peut concevoir en physique classique. C’est le principe « d’intrication ». En physique traditionnelle, celle de Laplace, tout objet peut être localisé en vertu d’une logique mathématique déterministe qui fixe les bases de calculs pour tout phénomène observable. Le monde de la physique quantique est un univers incertain, soumis au hasard, où les particules peuvent en permanence changer de position, de vitesse, de trajectoire et d’énergie. Ainsi l’importance de la Conscience et la non – séparabilité du réel, sont parmi les thèses les plus caractéristiques de Teilhard. « A perte de vue, tout autour de nous l’Univers tient par son ensemble. Et il n’y a qu’une manière réellement possible de le considérer. C’est de le prendre comme un bloc, tout entier…l’Etoffe de l’Univers correspond à une seule figure : elle forme structurellement un Tout ». (Le phénomène humain, p. 32, 33)

Si la réalité est un Tout, tous ses états, réels ou virtuels, s’étendaient depuis toujours et partout à travers la totalité de l’univers. L’émergence de la vie n’est donc pas limitée à un seul point singulier du temps, ni en un lieu singulier tel notre planète. La Vie n’est ni un événement ni un accident superficiels, mais une réalité en émergence permanente à travers la moindre fissure tout comme l’herbe à travers le goudron de nos routes. La Vie se déploie alors inlassablement jusqu’à des limites extrêmes, extérieurement en Complexité et intérieurement en Conscience. La physique des particules montre un monde si étrangement organisé autour de fabuleuses myriades d’interactions que nous pouvons envisager que ce monde possède un « esprit » qui unifie parfaitement cette réalité que l’on pourrait appeler « Âme ». Pour Teilhard, toute unité de matière, si peu évoluée ou si immature soit-elle, possède un rudiment d’immanence, c’est-à-dire une étincelle d’esprit.
La physique classique n’offre aucune base pour supposer que la matière soit dite : « pré vivante » et que la conscience y joue un rôle quelconque dans les processus physiques. Pour notre regard, beaucoup de choses paraissent complètement mortes. Par contre la physique

quantique nous apprend que les particules sont des objets « actifs ». Cette activité se traduit par ce qu’on appelle des « sauts quantiques » spontanés. Ceux-ci sont régis par certains principes spécifiques : l’information, les ondes de probabilités, l’ordre d’états virtuels. Les particules se comportent donc comme des êtres vivants munis, il est vrai, d’un rudiment de conscience capable de réagir à telle information. Il existe alors toute une hiérarchie d’états qu’on appellera : « intelligents ». L’intelligence, dans ce cadre là, est la capacité d’utiliser l’information de façon organisée pour une existence et une finalité. Des aspects de conscience se manifestent à tous les niveaux du réel. Au-delà de cette hiérarchie dont le sommet est la conscience humaine réfléchie, on doit se demander s’il existe un niveau de conscience non limité par les structures matérielles de notre monde et par les contraintes de l’Espace – Temps. En outre, l’existence de chaque niveau d’intelligence est conditionnée par l’existence des autres niveaux ; c’est un des principes de la Vie qui est diversité et unité. Alors au fond de la réalité, on peut soupçonner l’existence d’une intelligence suprême, transcendante.
Dans ce modèle de hiérarchie des systèmes intelligents, chaque avancée de l’évolution biologique correspond à une intégration plus étendue d’un sous-espace plus grand que celle du niveau précédent. Teilhard propose donc que l’évolution mène les êtres vers une spiritualité croissante. Il attribue à la conscience une énorme importance et invente le concept de « Dedans des Choses ». Au fond de nous-mêmes existe depuis toujours un intérieur, de sorte que l’Etoffe de l’Univers possède une face interne et une face externe : « Coextensif à leur Dehors, il y a le Dedans des Choses ». Cette représentation du monde, aussi déconcertante soit-elle pour notre imagination, nous montre un aspect différent de la Matière originelle ; sous le feuillet physique et mécaniste initial, on doit concevoir, aminci à l’extrême, un feuillet biologique, comme je l’avais pressenti depuis quelques années. L’explication des diverses phases de la Vie se fonde sur les jeux de connexions entre états virtuels et états réels, des fonctions d’ondes et des distributions de probabilités. Depuis le niveau le plus élémentaire du monde des particules, jusqu’au niveau divin du réel, c’est l’éruption de la Conscience dans le monde matériel qui est la force motrice de l’émergence du Complexe. « En créant les esprits humains, la conscience cosmique a trouvé une nouvelle façon de surgir sur la scène. ».

Avec la naissance des êtres humains, tout un développement nouveau commence : abstraction, logique, archétypes, choix et inventions raisonnés, mathématiques, arts, sentiments, sensations, imagination, etc…effervescence du centre explosant sur lui-même. Cependant il est impossible de décrire cette force qui nous introduit dans le monde des idées sensible à l’information, élément non matériel. Elle n’est pas quantifiable mais elle produit des effets observables pouvant être quantifiés. Cette prodigieuse et complexe Evolution, transférée dans les mains d’êtres conscients d’eux-mêmes, exige que ces êtres aient un but afin de préserver cette force vive. Cette Evolution devient, en quelque sorte, libre de disposer d’elle-même, responsable de son avenir. Alors se pose la question de l’angoisse de se sentir enfermé dans l’Espace – Temps. Teilhard a perçu ce danger selon lequel l’Homme ne fera jamais un pas dans une direction qu’il sait bouchée. C’est le paradoxe de l’Evolution.
« Une seule chose, mais qui est tout. C’est que nous soient assurés l’espace et les chances de nous réaliser, c'est-à-dire d’arriver, en progressant, (directement ou indirectement, individuellement ou collectivement) jusqu’au bout de nous-mêmes » (Teilhard, loc. cit. p. 230)

Le but de l’Evolution dont la fonction est ainsi définie est le Point Oméga. Le but de l’humanité est d’atteindre ce point où la Conscience de l’humanité s’unira à la Conscience qui est active dans l’Univers, marquant l’achèvement en dehors de l’espace – temps. Ainsi Teilhard propose l’hypothèse « d’un Foyer universel », non plus d’extériorisation et d’expansion physiques, mais d’intériorisation psychique, vers où la Noosphère terrestre en voie de concentration par complexification semble destinée à aboutir dans quelques millions d’années. On aboutit à l’idée de transcendance, hors de cet espace – temps, dont les propriétés sont exprimables par un esprit scientifique. L’évolution vers ce point Oméga peut être considérée comme le processus par lequel nous apprendrons à exister dans une réalité « non séparée » afin d’entrer dans une réalité transcendante. Le réel possède la nature d’un Tout indivisible, mais il a une structure d’états cohérents virtuels, d’où des objets séparés singularisent par actualisation. Oméga ne peut être conçu que comme le point de rencontre entre l’Univers parvenu à la limite de centration et un autre centre encore plus profond. Ici s’insèrent le problème de Dieu et celui de la non localisation. Certains chercheurs ont proposé que les processus de non localisation relèvent d’une réalité extérieure à l’Espace – Temps, et que le processus fondamental qui régit la Nature se trouve également en dehors de cet espace – temps. « Ce processus devient donc métaphysique car il inclut la physique, dont il est à la fois en arrière et en avant ». (Stapp) L’hypothèse d’une réalité transcendante est à notre époque une proposition inévitable qui peut servir de base à l’engagement humain pour tout ce qui concerne les nécessités de base non individuelles.

Pour Teilhard, nous participons à un processus continu d’Evolution qui exige de tout individu un engagement personnel. Se pose alors la question de l’évolution des espèces dans l’histoire de la vie. Les espèces naissent, puis au bout d’un certain nombre d’années ou de siècles, disparaissent pour laisser place à une autre espèce. Qu’en est-il alors du destin de l’espèce humaine ? De nos valeurs morales ? Des religions ? Nous voyons apparaître en ce début de XXIe siècle, un développement exponentiel des techniques et un rapprochement spectaculaire des nations de notre planète associé à un raccourcissement des distances. Est- il patent de reconnaître dans cette nouvelle configuration, l’avènement d’un monde nouveau ?
On assiste bien à une évolution planétaire qui nous fait penser au principe fondamental d’interconnexion de toutes choses. Maintenant que nous connaissons le principe de non séparabilité, il nous faut savoir adhérer sans doute à une moralité et une conscience cosmiques. « Tout âme qui s’élève… élève le monde ! » écrivait en son temps Elisabeth Leseur. Il nous faut établir une connexion entre nos découvertes scientifiques et nos théories éthiques ou religieuses, tout en résistant aux méfaits planétaires de la désinformation ou de la mauvaise information. Teilhard voulait créer une science qui unit le cosmique, l’humain et le divin ; mais comment une telle union est possible ?

L’évolution biologique est expliquée comme un processus de transition entre des états
quantiques et le darwinisme ne fait que décrire quelques phénomènes observés ; il reste donc à l’interpréter différemment. Par exemple le hasard est identifié comme un mode de sélection entre des états préexistants et l’ordre spontané de l’évolution découle de l’actualisation de l’ordre virtuel préétabli de l’Univers. Cet ordre visible dépend donc d’un ordre plus profond qui siège dans le monde des particules. Dans l’évolution biologique, on doit admettre que des propriétés de la réalité nous sont dévoilées par des entités d’ordre quantique. Aussi peut-on affirmer que la physique quantique n’est pas seulement à la base de principes physiques nécessaires pour construire notre corps, mais aussi de principes qui se rapportent à notre esprit. Teilhard dit que l’Homme a des besoins spirituels, non pas parce qu’il est descendant
d’animistes, mais parce que son esprit a besoin d’être en contact avec le fond spirituel du réel qui est de même nature que lui. Si la NATURE était CONSCIENCE alors il semblerait patent que notre propre conscience aspire à communiquer avec elle. Ceci demeure une hypothèse qui se traduit par le fait que l’Homme n’est pas indépendant, mais lié à une partie transcendante de la Réalité. Ceci étant, référons -nous à cette parole de Saint Augustin : « Nisi credideritis, non intelligitis » (Si vous n’avez pas de croyance, vous n’aurez pas de savoir). Pour Teilhard, la Conscience du monde n’est pas autre chose que la Conscience du Christ cosmique ; ceci révèle son aspiration visionnaire qui témoigne de ses convictions scientifiques et de sa foi religieuse. Nous entrons avec lui dans le domaine des émotions les plus profondes. Devant un monde de plus en plus inquiet des risques énormes d’une utilisation perverse des
technologies, ne serait-il pas nécessaire et vital pour les croyants que de repenser les dogmes
de la foi chrétienne, juive ou musulmane, dans une autre dimension qui leur confèrerait cette
émotion qui emporte l’esprit vers une Sagesse et une sérénité nouvelles. Cette synthèse réalisée par Teilhard constitue une voie qu’il serait absurde de négliger.

Nous autres scientifiques, porteurs de savoir les plus divers, avons une responsabilité
gigantesque dans le devenir d’un monde entraîné dans une spirale planétaire que nous ne
saurons peut-être un jour plus contrôler.
Se pose donc le problème du Mal, celui engendré en particulier par les excès terrifiants
consécutifs à des manipulations insensées de nos capacités scientifiques et technologiques. Les découvertes en mécanique quantique aussi bien que les visions mystiques de Teilhard, ne font que décrire l’extrême profondeur de la nature humaine et faire reculer les limites de notre savoir sur le mystère de l’Homme. En fait, dans une théorie de l’évolution, ne convient –il pas d’attribuer à ce que nous appelons « Mal », une réalité ontologique nécessaire pour la Vie, dans la mesure où elle fait partie d’une structure d’ordre cosmique insufflant dans l’Homme la redoutable capacité d’être à la fois infiniment complexe et
infiniment libre. Notre époque est marquée justement par l’accélération de la complexité au
sens planétaire et des moyens qui nous permettent de grignoter toujours plus de liberté. Reste
à notre conscience de ne pas se laisser asservir par des forces internes et externes qui nous
éloignent de la vraie Sagesse, celle qui privilégie l’être sur l’avoir ; ne pas céder à
l’enfermement physique et mental, à cet engourdissement de l’esprit qui rend aveugle, sourd
et muet, devant l’aspiration de l’autre.
La pensée de Teilhard et les principes de la physique moderne enseignent que notre Univers
est un monde ouvert. Si on réfute à présent le dualisme matière – esprit alors il existe un ordre
moral naturel comme il existe un ordre physique. D’où l’importance en famille et à l’école de
l’éducation au valeurs morales et religieuses, au sens critique, à la responsabilité, à la curiosité
et la créativité.

L’histoire de ce « bébé – médicament » montre combien nous sommes
interpellés dans nos convictions les plus profondes. Contrairement à ce qui s’affirmait
autrefois à propos de la volonté divine, nous sommes amenés aujourd’hui à parler un langage
qui englobe le rôle de la science dans notre vie quotidienne. Où se situe la morale dans telle
action humaine ? Où se situe, pour un croyant, la volonté de Dieu ? Tel est le challenge pour
l’homme de bonne volontL’histoire de ce « bébé – médicament » ne pose-t-elle pas la question du contrôle et de l’entretien de ce que Teilhard appelle « les forces de finalité » ? Teilhard évoque deux voies :
- Celle de la moralisation de l’invention selon laquelle tout progrès scientifique et technique, fasse naître des obligations internes de nature spirituelle ; sachant que l’Evolution, en rebondissant réflexivement sur soi, doit se moraliser. Ce pouvoir d’arrangement réfléchi devrait engendrer autour de soi une atmosphère toute nouvelle d’exigences spirituelles. Pour un croyant, il s’agit de retrouver la vertu d’Espérance dans un Monde apparemment désenchanté.

-Celle qui rend le Monde, non seulement respirable, mais habitable pour la Pensée. Le plus « activant » des mondes possibles se situe dans la recherche d’une vision du Monde où l’âme doit se sentir le plus sensibilisée, le plus libre, le plus active. Le Christianisme y émerge en tête de son pouvoir d’immortaliser et de personnaliser dans le Christ, jusqu’à la rendre aimable, la totalité temporo – spatiale de l’Evolution. (Teilhard, L’avenir de l’homme)

La philosophie de Teilhard engage de se faire une conviction et une foi touchant l’avenir et la valeur de l’œuvre dont l’homme, devenu « quasi-démiurge », se trouve désormais chargé.
Pourquoi Teilhard n’est-il pas inscrit en France dans le codex universitaire, alors qu’il l’est aux Etats-Unis ?



Lundi 21 Mars 2011 17:17

b[CYCLE DE CONFERENCES
ASSOCIATION LYONNAISE PIERRE TEILHARD DE CHARDIN

AU BRISCOPE A BRIGNAIS 69530
LUNDI 7 MARS 2011 A 20H30

PARKING GRATUIT GARDE
ENTREE : 5 E


LE PROFESSEUR PIERRE RABISCHONG EXPOSERA LE THEME SUIVANT :

"LE PROGRAMME HOMME / ENTRE GENETIQUE ET EVOLUTIONNISME"
Mercredi 7 Juillet 2010 07:58

L’Association Lyonnaise. TEILHARD DE CHARDIN
remercie ses adhérents et ses auditeurs amis de leur fidélité,
Nous leur présentons nos meilleurs vœux à l’occasion des fêtes de fin d’année

CONTE DE NOEL 2009

Il était une fois un roi qui depuis son palais somptueux, dirigeait son royaume, conquis avec de nombreuses guerres. Sa richesse et sa puissance attiraient des meutes de courtisans serviles, ainsi que des conseillers philosophes « feux follets ». Ce souverain pensait que ses sujets ne l’admiraient qu’en vertu de son pouvoir et de son opulence. ; il ignorait qu’il était possible d’aimer une autre personne pour ses qualités humaines profondes, d’où sa course effrénée pour avoir plus.

Un jour, étant seul dans la salle du trône, alors qu’il cogitait sur la préparation d’une nouvelle campagne de conquêtes militaires, une fée lui apparut en tenant ce langage :

-« Majesté, vous me semblez très soucieux. »
-« Oui, Madame, car domination et gloire pour perdurer doivent être développées sans cesse. »
-« Majesté, vous devez être très malheureux. »
-« Non Madame, puisque je possède tout. »
-« Si vous possédez tout, pourquoi voulez-vous posséder davantage encore ? Serait-ce pour vous prémunir contre l’Au-delà ? »

A ces mots, le roi tremblait de rage contre cette femme qui osait lui parler comme à un enfant.

-« Oui, Madame, j’ai peur de la mort, mais que faire ? Dois-je construire de nouveaux temples pour les dieux ? »
-« Descendez au fond de vous-même, Majesté, vous y découvrirez tous les autres vous-même et les secrets de l’univers. »
-« Mais, Madame, que signifient vos paroles ? »
-« Mourrez à la vie charnelle et renaissez à la vie de l’esprit »
-« Allons ! Comment le vieil homme que je suis devenu pourrait-il renaître ? »
-« Demandez à vos philosophes et autres docteurs, c’est le moment de les mettre à l’épreuve. Pour l’heure, je n’ai rien de plus à vous dire et je reviendrai peut-être un jour. »

Interloqué et abattu, le roi convoqua ses conseillers et leur rapporta ce que la fée lui avait dit. Très alarmés, ils se concertèrent longuement, puis revinrent parler au roi.

-«Majesté ! Cette femme est une diablesse, elle veut vous pousser à la faute et ainsi ruiner votre royaume, elle jalouse votre gloire et votre pouvoir, elle veut vous faire douter de vous-même. Vous seul détenez la vérité ; vos paroles ne sont-elles pas gravées dans le marbre ? Bien au contraire, démontrez davantage encore votre domination à votre peuple et à vos vassaux en construisant des palais couverts d’or pour y donner des fêtes fastueuses. Edifiez des temples dans toutes les cités de votre royaume afin que les dieux vous comblent de leur bienveillance. Vos royales bibliothèques recèlent toutes les sciences de l’univers, nous y puiserons les secrets de la réussite des fêtes que vous nous ordonnerez pour éblouir vos vassaux avec votre sagesse. »

Ainsi fut fait. Cependant, de retour dans leurs fiefs, les seigneurs, jaloux et humiliés, s’unirent contre le monarque et complotèrent une guerre sans merci contre lui. Ils pillèrent ses palais et ses temples devant une population indifférente. Notre souverain n’eut la vie sauve que grâce à l’astuce et au courage de son Fou qui avait organisé sa fuite dans des montagnes sauvages et lointaines.

Après des semaines de marches, le souverain déchu et son fidèle valet découvrirent un refuge inespéré dans une caverne d’accès difficile à l’entrée de laquelle, gargouillait une source d’eau claire. Tout au fond de l’ antre souterraine s’écoulait un filet de lave en fusion, issue du centre du monde. Chaque jour à midi, le soleil apparaissait entre deux montagnes et ses rayons pénétraient jusqu’au fin fond de la grotte. Les forces de l’esprit rencontraient celles de la terre.

Le roi et son Fou se nourrissaient du lait des chèvres sauvages qui passaient à la tombée de nuit devant l’entrée de la grotte, trouvant ainsi un refuge contre les loups. Des oiseaux faisaient de même pour échapper aux vautours et ils donnaient leurs œufs aux hommes qui les protégeaient.

Ainsi, le vieux prince coulait des jours heureux, le brouhaha du monde ne troublait plus ses pensées. Il avait enfin trouvé la vision intérieure. Il découvrit cet Autre lui-même dans les pèlerins venus pour écouter sa parole. Ce potentat, autrefois isolé du monde dans ses sinistres palais, pouvait maintenant admirer le spectacle merveilleux de la nature et en découvrir les secrets.

Le vieux roi des montagnes vécut cent ans et plus; il ne comptait pas les années…
Un soir, la fée lui apparut et lui dit :

-Je te salue, roi des montagnes, as-tu vu l’épée plantée dans le rocher à l’entrée de ta caverne ?
-Non
-.Va voir.
-Oh ! mais hier elle n’y était pas.
-Oui, mais, aujourd’hui, elle y est, essaye de l’arracher du rocher.
-Mais c’est impossible, je n’ai plus de forces !
-Tu en as une autre. Essaye tout de même.

Le vieux roi tira sur l’épée et elle sortit en douceur du rocher. La fée lui dit alors :

-« Maintenant que tu SAIS, ô roi des songes, tu es digne de comparaître devant Lui. »
-« Ô ma fée, te reverrai-je, toi qui m’a sauvé ! »
-« Non, mon roi, tu ne me reverras plus,d’autres ont besoin de moi ici-bas. Adieu donc ! Depuis le ciel prie pour moi afin que j’ai la force de continuer ma mission sur terre. »

Le vieux souverain est mort depuis de nombreux siècles. Cependant, des pèlerins visitent toujours sa caverne pour y écouter sa parole, chaque soir à minuit. Il paraît même qu’à Noël des rois mages viennent lui rendre hommage.




Mercredi 16 Décembre 2009 20:50

A PROPOS DU COLLOQUE A L’UNIVERSITE LYON-3 LE 26/09/09


Teilhard appartient à tout le monde car il s’adressait à la multitude. Sa pensée appartient autant aux athées, aux hérétiques qu’aux chrétiens.

Aux chrétiens il n’apporte que la confirmation de leur foi, c’est très fort, mais ce n’est pas la mission la plus importante, qui est d’envoyer un signe aux âmes en perdition et en recherche, soit la moitié de la population.

Pour les athées, les matérialistes, les rationalistes, les nihilistes, la pensée de Teilhard est la seule ayant une chance d’être écoutée, si non entendue, ouvrant ainsi une vision sur le sens possible de l’évolution, et une logique d’achèvement, si non un but qui n’est pas le néant.

Point n’est besoin d’être docteur esthéologie, es philosophie, es psychologie, en physique et en biologie pour entrer dans la pensée de Teilhard, pour la comprendre il suffit d’avoir du bon sens, un désir de Dieu, une « libido cosmique » comme il l’a écrit lui-même.

Certains religieux, universitaires et autres intellectuels se sont approprié Teilhard, l’analysant, le disséquant, sans jamais faire de synthèse générale. Ils ronronnent et tournent en rond, parlant un langage obscure et sophistiqué qui n’a aucune chance d’être écouté et entendu par les cherchants. Ils n’ont pas compris, ou pas voulu convenir que les choses de l’esprit peuvent être dites clairement et simplement.

Certains adeptes inconditionnels de Teilhard ne lisent que ses textes poétiques dans lesquels sont cachés des messages subliminaux de sa vraie pensée philosophique, celle qui est interdite par l’Eglise. Car il s’agit bien de cela, les Ordres savants parlent de Teilhard en cercles restreints d’intellectuels, mais pas un Curé en chaire n’en parlera dans son église, ni un Evêque dans sa cathédrale : le monitum de 1962 du Saint-Office n’est pas désactivé.

Pourquoi les Facultés Catholiques et les Universités laïques se disputent-elles la pensée de Teilhard ? Aurait-il plusieurs facettes, ce Jésuite dérangeant ?
-Les Facultés Catholiques disent qu’il est monobloc et refusent de voir sa pensée panthéiste, que d’ailleurs, Teilhard reconnaît lui-même, notamment dans certaines de ses nombreuses lettres à son amie Lucile Swan, qu’il a beaucoup aimée. Il a déclaré dans plusieurs de ses livres que son panthéisme était de nature convergente, comparé à celui de Bergson qui était de nature diffuse.
-Les Universités laïques, elles, sont surtout intéressées par le Teilhard scientifique et philosophe qui ne pouvait se satisfaire du seul dogme chrétien. Il a notamment contesté le
dogme de la chute originelle, allant jusqu’à dire que c’était un repoussoir pour les cherchant. Ce fut le point de départ de sa mise à l’écart. Mais évolutionnisme oblige, il a intégré l’esprit à la matière, repoussant ainsi l’acte créateur à l’époque du big bang. Il a ainsi démoli la théorie des créationnistes qui situent la Genèse à quelques milliers d’années avant notre ère, alors qu’il faut compter en milliards d’années ; la différence n’est pas grande !

Cette théorie de l’évolutionnisme, entrevue par Buffon, développée par Darwin, et perfectionnée par Teilhard, ne déplait pas aux scientifiques modernes qui ne repoussent plus systématiquement l’idée d’une information qui serait cachée dans l’énergie initiale dans laquelle se résout la matière. Les scientifiques laïques ne vont pas jusqu’à dire que c’est Dieu qui se cache dans la matière, car le milieu scientifique ne le tolèrerait pas, cependant, ils admettent que du hasard seul il ne peut rien sortir de complexe si les dés n’étaient pas pipés. La matière est complexe, c’est la raison de son évolution et, s’il n’y avait pas de la conscience cachée et indétectable dans l’énergie initiale, non seulement il n’y aurait pas eu dévolution, mais il n’y aurait pas eu occurrence de cette conscience, telle qu’elle nous appartient, quand les humanoïdes primitifs franchirent « le pas de la réflexion ».
Teilhard a eu cette idée de génie d’établir une corrélation entre complexité/centréité/conscience.

Cette pudeur que montrent les universitaires laïques est en fait l’effet d’un pur conformisme, et j’en ai eu la preuve qui m’a été fournie par un universitaire. Lorsque j’ai proposé à Lyon-3 le thème du colloque du 26 septembre 2009 originellement rédigé ainsi : « La pensée de Teilhard peut-elle induire une spiritualité laïque ? » j’ai eu la surprise amusée que l’on me demande de changer deux mots à ce titre. Cela donna « La pensée de Teilhard peut-elle générer une conscience laïque ? »
On peut s’amuser de cette infime différence dans les mots, mais si l’on considère le chemin parcouru depuis un siècle par les Universités laïques, on se rend compte qu’en 1900 aucune université n’aurait accepté de débattre publiquement sur ce thème, quel que soit le vocable utilisé, et c’est, justement, l’infime différence entre ces mots qui donne une idée de l’évolution des esprits.

Je ne me fais pas beaucoup d’illusions sur l’envie du grand public à débattre sur ce thème à Lyon-3 en septembre prochain. Seule une certaine élite sera ouverte à la discussion. J’espère que les étudiants viendront car il ne s’agit pas d’un thème réservé aux anciens.

Depuis que je m’investis dans la diffusion de la pensée de Teilhard, j’observe que le grand public, j’observe que le grand public éprouve une certaine appréhension vis à vis de ce qui concerne "foi et raison" et je le partage en deux grandes catégories :
-Il y a ceux qui ont peur de parler de la métaphysique car elle concerne l’au-delà de la vie physique, et ils cachent leur légitime peur de la mort en affichant une indifférence feinte sur ces questions
-Et il y a ceux qui ont déjà fait leur propre démarche spirituelle et qui ne veulent pas la remettre en question ; juste pudeur qui leur interdit d’en parler.

Nous sommes donc face d’une alternative fermée, alors, que devons-nous faire, nous, la branche spinoziste des teilhardiens modernes ?

Un certain sens du devoir et de l’altérité me commande de continuer la communication car il en sortira forcément quelque chose, or, un résultat si mince soit-il est déjà un résultat important dans ce domaine. Donner un sens à la vie est le seul moyen de lutter contre l’angoisse existentielle.


Je rappelle que VOUS TROUVEREZ SUR NOTRE SITE TOUS LES RENSEIGNEMENTS PRATIQUES CONCERNANT CE COLLOQUE REUNISSANT CINQ INTERVENANTS DE HAUT NIVEAU, LE SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2009 de 9 H à 17 H.
Vendredi 3 Juillet 2009 18:56

GRAND ORIENT DE FRANCE
16, rue Cadet - PARIS (9)
V
LES FRANCS-MAÇONS
DEVANT LA PENSEE DE
TEILHARD DE CHARD1N
À
EMISSIO N
du Dimanche 2 Juin 1957
V
Les émissions du Grand Orient de France passent sur la Chaîne Nationale le premier dimanche de chaque mois à 9 heures 15 Distribué par Le FOYER PHILOSOPHIQUE 16, Rue Cadet - PARIS (9)

Evolution dans la vision du monde >. M. VIÀLLET cherche à disculper ainsi TEILHARD de CHARDIN. Mais le Père COGNET a beau jeu pour constater que « les données évolutives sont interprétées par le Père TEILHÀRD de CHARDIN suivant le principe d’une rigoureuse continuité , alors que ce principe de continuité est contraire à l’orthodoxie, et le censeur, relevant l’accusation poursuit « Il faut reconnaître qu’inconsciemment le Père a prêté le flanc à la critique en insistant sur ce caractère! d’unicité et de continuité qu’il attribue à l’évolution ».
Le Père COGNET lui aussi cherche à minimiser la portée de la pensée de TEILHARD mais parler d’inconscience quand il s’agit d’un penseur de cette valeur est si incongru que personne ne peut s’y laisser prendre. D’ailleurs, c’est le même Père COGNET qui conclut « II est fatal que des vues ainsi exprimées éveillent dans l’esprit du lecteur l’idée d’un Dieu qui se fait... Nous concevons d’ordinaire que Dieu est ce qu’il est indépendamment du monde ici, au contraire, Dieu n’est le point oméa que dans et par l’évolution. Il n’est pas pleinement rassurant de constater qu’à un certain moment Dieu puisse être pour le monde autre chose que ce qu’il était auparavant >.
Et dans ‘e Bulletin signalétique du Centre de 1a Recherche Nationale, un rédacteur analysant un article de la Revue Christianisme Social, consacré à TEILHARD de CHARDIN, en résume ainsi la conclusion « Prétendre déduire Jésus Christ de prémisses scientifiques, c’est déjà une entreprise pour le moins sin-, gulière et scientifiquement mal fondée, Voir en Jésus Christ 1e prolongement et l’achèvement de l’évolution cosmique, c’est peut- être une vision grandiose, ce n’est pas une vue chrétienne >.
En dépit de ces critiques et de ces condamnations, TEILHARD de CHARDIN conserve dans les milieux catholiques, une audience non négligeable. Il a surtout des admirateurs parmi ces jeunes générations dont un prêtre, le Père LEPP, dit dans son livre « Le Monde Chrétien et ses Malfaçons » qu’elles « ont pris trop douloureusement conscience du funeste retard des chrétiens sur l’évolution générale de l’humanité .
Par son optimisme robuste et persuasif, TEILHARD de CHARDIN rend confiance à ces jeunes catholiques en leur montrant le rôle capital que pourrait jouer dans le processus de socialisation, un christianisme régénéré et réconcilié avec la science.
Mais les conceptions de TEILHARD de CHARDIN ont largement débordé le cadre chrétien. Elles ont intéressé les Francs-Maçons et leur ont fourni matière à étude et à méditation. Ce serait faire preuve d’une vue bien superficielle et étriquée que d’attribuer cet intérêt au seul fait que la doctrine de l’évolution de TEILHARD de CHARDIN est la cause d’un conflit entre catho
liques romains. Les Francs-Maçons ont des motifs plus sérieux pour lire et commenter l’oeuvre du Père : elle aborde en effet, des •thèmes qui les touchent directement.
Ils apprécient tout d’abord l’effort de recherche de la vérité dont elle témoigne, son désintéressement et son indépendance Car les Francs-Maçons rendent hommage à l’esprit de libre examen partout où il se manifeste. Comme eux, TEILHARD de CHARDIN en pleine conscience de la portée de ses travaux, s’est efforcé de répandre les vérités acquises comme eux, il a voulu travailler â l’édification d’une société meilleure et plus éclairée. Même si les moyens qu’il préconise ne sont pas ceux des Francs-Maçons, ces derniers honorent le libre effort du chercheur et de l’ouvrier.
Ils l’honorent d’autant plus que cet effort s’accompagne de tolérance : recherchant les « bases possibles d’un Credo humain commun », TEILHARD de CHARDIN. dans une note datée de Pékin, 30 Mars 1941, rend justice aux non-croyants qui « placent leur espérance dans un achèvement interne de l’univers expérimental ». C’est justement le cas d’un grand nombre de Francs Maçons,
Toute l’oeuvre de TEILHARD marque une enthousiaste adhésion à l’idée de progrès, On la retrouve affirmée en maçonnerie, notamment dans la Constitution du GRAND ORIENT DE FRANCF « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique. philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité ».
TEILHARD a foi dans l’efficacité du travail et de l’action, et là encore, il se rencontre avec les Francs-Maçons. Leurs objectifs et ceux du Père convergent. « Convergence », C’est un mot qui revient très souvent sous la plume de TEILHARD. A un de nos Frères qui lui soumettait ses propres travaux, le Père répondit « Nous convergeons , et il savait parfaitement qu’il écrivait à un Franc-Maçon dégagé de toute croyance religieuse.
Mais s’il est en effet, des Francs-Maçons athées, il est parfaitement injuste de déclarer la Franc-Maçonnerie athée, même quand il s’agit du GRAND ORIENT DE FRANCE. Ce dernier n’a pas de philosophie propre il n’est ni spiritualiste, ni matérialiste, ni déiste, ni athée. Dans ses temples se mêlent croyants et incroyants sous l’égide de la fraternité et de la tolérance.
D’ailleurs, les mots eux-mêmes évoluent, et "athéisme " n’échappe pas à la règle. Un philosophe contemporain, M. RUYER, écrit : « En fait le véritable athéisme se définit beaucoup moins par la non croyance en un être dénommé Dieu que par la non croyance en un sens quelconque de l’Univers ,,.

A ce compte, aucun Franc-Maçon du GRAND ORIENT DE FRANCE, du fait qu’il croit au progrès, ce qui implique bien que l’univers a un sens, n’est un véritable athée.
Mais l’idée de convergence évoque naturellement l’existence d’un centre, et cela nous fait souvenir que la première Constitution maçonnique de 1723 définissait ‘Ordre : « le centre de l’union, grâce auquel peuvent nouer une amitié sincère des personnes qui seraient restées perpétuellement éloignées ».
Les Francs-Maçons n’ont donc pas à connaître les différends théologiques que l’oeuvre de TEILHARD a pu faire naître au sein de l’Eglise Romaine. L’effort dans la recherche de la vérité, les preuves données de tolérance, la croyance au progrès et en l’éfficacité du travail humain pour le créer, le désir affirmé d’union et de fraternité sont pour eux des titres suffisants pour qu’ils s’intéressent à l’oeuvre de TEILHARD de CHARDIN.
Mais on n’est pas plus impunément Jésuite qu’on n’est hélas Franc-Maçon. L’un ou l’autre titre suffit pour éveiller défiance et soupçon, et TEILHARD a rencontré l’une et l’autre, même parmi ses co-religionnaires comme l’ont montré mes citations et notamment tous les hauts degrés de la hiérarchie qui s’est ingéniée à créer le silence autour de son oeuvre pour en arrêter l’expansion. Cependant, le Père est resté jusqu’au bout fidèle à son Eglise. Certains s’en sont étonnés et TEILHARD s’est clairement expliqué sur ce point. Il considère qu’après deux mille ans, l’Eglise, comme toute réalité vivante, arrive aujourd’hui à une période de « mue », de
réforme nécessaire et inévitable. Une réforme plus profonde même que celle du XVIe siècle. Dès 1937, il écrivait dans « Le Phénomène Spirituel » : « Le temps est passé où Dieu pouvait s’imposer du dehors simplement, comme un Maître ou un propriétaire. \ Le monde ne s’agenouillera plus désormais que devant le centre organisé de son évolution ».
Un christianisme rénové, réconcilié avec la science, devra se réédifier à partir de la conception d’un Dieu qui ne s’atteint qu’à travers l’achèvement d’un univers qu’il illumine et imprègne d’amour. Une nouvelle foi exige une christologie nouvelle étendue aux dimensions organiques de notre univers.
Mais le Père ne voit pas de meilleur moyen pour réformer l’Eglise que d’y travailler du dedans, de préparer du dedans l'éclosion de la nouvelle foi, en l’appuyant sur la science d’où son attachement à la vieille tige romaine qui reste à ses yeux le meilleur support biologique, assez vaste et assez différencié, pour opérer la transformation attendue.
C’est la conclusion même de son livre « Le Phénomène Humain » « À l’heure présente, le Christianisme représente l’unique courant de pensée assez audacieux et assez progressif pour embrasser pratiquement et efficacement le monde dans un geste complet et indéfiniment perfectible où la foi et l’espérance se consomment en charité >.

Si, à cette conclusion, la plupart des Francs-Maçons ne peut pas souscrire, ce n’est point par hostilité au christianisme, au sein même duquel ils savent qu’a commencé à se développer leur institution, car ils n’oublient pas que leurs ancêtres opératifs furent les bâtisseurs des cathédrales, c’est parce que leur sens des réalités, instruit par l’étude de l’histoire, leur a appris qu’aucune religion ne peut réaliser le rêve de TEILHARD de CHARDIN. Par un paradoxe qui, hélas ! se retrouve en toutes choses humaines, les religions, dont la vocation est pourtant d’unir, ont de tout temps semé la division parmi les hommes, du fait que chacun prétend détenir exclusivement la Vérité.
La Franc-Maçonnerie n’est pas une religion. Elle n’est donc pour aucune religion une rivale ou un adversaire. Elle n’en est pas davanfage la servante. De plus, elle ne prétend pas détenir la Vérité. Elle demande à chacun de ses membres de la rechercher, et elle est respectueuse de la forme que chacun de ses membres donne à sa Vérité, à condition qu’il se montre tolérant et respectueux de la Vérité des autres.
La Franc-Maçonnerie, à la vérité, ne se situe pas parmi les religions. Elle n’est ni au dessus, ni au dessous. Sa place est celle que lui assigne sa première Constitution, celle d’Anderson au centre, le Centre de l’union vers lequel tous les hommes peuvent converger sans renoncer à aucune de leurs fois particulières.
Ne serait-elle pas, à ce titre, qualifiée pour la grande mission de rassemblement entrevue par TEILHARD de CHARDIN ? Cela parait aujourd’hui un rêve démesurément ambitieux du fait des préventions accumulées contre la Franc-Maçonnerie. Mais ce dont les Francs-Maçons sont assurés c’est que, quel que puisse être le nom de l’organisation humaine qui réussira un jour à parvenir à la véritable catholicité, qu’ils appellent universalité, cette organisation ne pourra être fondée que sur les principes mêmes de fraternité et de tolérance qui sont ceux de la Franc-Maçonnerie.
F. C.

Jeudi 6 Mars 2008 13:52

Bonjour à tous

Je ne doute pas que vous connaissiez tous par coeur l'oeuvre de PTDC. Mais, bien que l'ayant lue intégralement, je ne suis pas capable, personnellement, de citer de tête le numéro de chaque page ainsi que son contenu.
Or, comme je l'ai déjà dit à Jean Pierre lors de notre dernière réunion, je ne vois pas comment traiter sérieusement les cinq sujets qu'il nous suggère sans "replonger" dans l'oeuvre ............
Alors, à tout hasard, pour le cas où cela vous faciliterait la tâche, je vous informe du résultat de mes recherches :
Paragraphe 1°) extrait le "l'énergie humaine" et non du "phénomène humain", page 50
Paragraphe 2°) "phénomène humain" page 49
Paragraphe 3°) "phénomène humain" page 62 (texte un peu adapté par Jean Pierre)
Paragraphe 4°) "phénomène humain" page 73.
Bon travail à tous et, excusez moi si ce mél est sans intérêt pour vous.
Yvette Mollier Giroud

Jeudi 31 Janvier 2008 16:12