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Jean-Pierre CALOZ/AUTOUR DE LA CENTRÉITÉ /L'ATOMISME DE L'ESPRIT/TRAVAIL DU 24/10/
Mercredi 29 Octobre 2008
„Jusqu’à ce jour, il était présumé impossible d’incorporer la Conscience et la Pensée dans les construction de la physique, car celle-ci, faisant abstraction de la NATURE du MONDE VIVANT, a bâti exclusivement son Univers, suivant un axe de développement où le vivant n’apparaît pas… » (JP.Frésafond Manuel d’étude… II pp. 15-16)
Ce paragraphe m’inspire les réflexions suivantes :
1. Interpréter l’histoire ou l’évolution, non pas à partir de son début mais à partir de son terme.
La pensée génétique commence toujours par la cause initiale. On remonte ainsi du big bang jusqu’à aujourd’hui. On va de la préhistoire à l’histoire, de l’Antiquité aux temps modernes, etc. en essayant de faire découler, par cause et effet, ce qui suit de ce qui précède. Là est l’erreur car ce qui suit est plus que ce qui précède , or en voulant que ce qui précède cause ce qui suit, on est obligé d’admettre que le plus sort du moins et comme cela finit par nous déranger, la tentation va être de réduire ce qui suit à ce qui précède. C’est la base des conservatismes.
« La physique, dit Teilhard, a bâti exclusivement son Univers, suivant un axe de développement où le vivant n’apparaît pas… » Parce que la physique s’occupe du mesurable, du quantifiable, des forces, attractions, répulsions… - un univers de causalités extrinsèques, parfaitement exprimées par la mécanique newtonienne - la vie qui est autonomie, initiative, auto organisation s’est retrouvée exclue et reléguée hors des « sciences exactes » dans l’univers nébuleux des « sciences humaines ».
On peut trouver d’autres exemples de la « pensée génétique » par exemple les déterminismes et les conditionnements : l’hérédité (origine) vous prédétermine nécessairement à telle réussite ou à telle déchéance. On dira aussi que tout n’est que hasard et nécessité ! Cf. Teilhard : « Nous raisonnons comme si, portés par la marée montante, nous nous trouvions maintenant achevés, c'est-à-dire arrêtés… » (p.19)
Teilhard au contraire s’efforce de reconstruire l’évolution à partir de son résultat actuel, de son état de perfection, c'est-à-dire de l’être humain, dans sa réalité personnelle et sociale. La société aujourd’hui, à son niveau de développement, révèle, dévoile, met au jour ce qui était en germe dans l’origine ; elle « sait » donc des choses que l’origine ne pouvait pas savoir, il est donc inutile de vouloir « expliquer » l’aujourd’hui en l’enfermant dans son origine. Mais si nous partons du point maximum de développement, de l’aujourd’hui, nous pouvons en reconstruire la genèse et découvrir avec admiration les enchaînements et les bifurcations qui y ont conduit. Cf. « … pourquoi donc l’homme est-il plural ? Tout simplement parce qu’il est la molécule la dernière formée, la plus compliquée et donc la mieux centrée… » (p. 17)
Partons donc de la globalisation actuelle pour remonter à la cellule et à l’atome et nous serons en admiration en découvrant les « promesses » de conscience, de liberté, d’amour, d’autonomie, d’organisation déjà cachées dans les plis de la matière originelle.
2. Complexité-conscience
La matière est, d’après le sens commun et les apparences, ce qui est indéfiniment divisible ; elle est pure extériorité, pure multiplicité, elle est inorganique, informe ; c’est l’état le plus probable, le résultat de la décomposition, de la désorganisation.
Dans ce sens, elle exclut évidemment la conscience qui est exactement son contraire.
Or Teilhard nous dit qu’il faut penser la matière comme un moment de la réalité. La réalité, ou l’être, se présente comme une dynamique qui comprend en permanence un moment centrifuge, de désorganisation, de mort – voilà la matière - lequel moment est en permanence surmonté et recueilli par l’énergie de centration, d’organisation – mouvement centripète – (entropie-néguentropie) cf. « Etre intérieurement centré exprime l’idée de reploiement sur soi. Voir, sentir, penser c’est agir comme un foyer de convergence. » (p.16)
La vie est une énergie de décomposition surmontée, de multiplicité vaincue, du pur inerte qui s’organise, de mort surmontée… et cela à de multiples niveaux cf. « Il y a une infinité de façon inégales pour la Matière de se trouvée centrée… » (p.16)
Ceci bien compris, aide à ne plus penser l’histoire comme une série d’états successifs ; comme s’il existait des phases stables où règnent l’ordre et la tranquillité, phases auxquelles succèderaient les révolutions, les remises en question et le désordre… mais comme une construction permanente, où en permanence il faut réparer les brèches, inventer, trouver des solutions, identifier les forces de déconstruction et les convertir en énergies nouvelles, etc. C’est un peu plus fatigant mais probablement plus vrai.
Ce paragraphe m’inspire les réflexions suivantes :
1. Interpréter l’histoire ou l’évolution, non pas à partir de son début mais à partir de son terme.
La pensée génétique commence toujours par la cause initiale. On remonte ainsi du big bang jusqu’à aujourd’hui. On va de la préhistoire à l’histoire, de l’Antiquité aux temps modernes, etc. en essayant de faire découler, par cause et effet, ce qui suit de ce qui précède. Là est l’erreur car ce qui suit est plus que ce qui précède , or en voulant que ce qui précède cause ce qui suit, on est obligé d’admettre que le plus sort du moins et comme cela finit par nous déranger, la tentation va être de réduire ce qui suit à ce qui précède. C’est la base des conservatismes.
« La physique, dit Teilhard, a bâti exclusivement son Univers, suivant un axe de développement où le vivant n’apparaît pas… » Parce que la physique s’occupe du mesurable, du quantifiable, des forces, attractions, répulsions… - un univers de causalités extrinsèques, parfaitement exprimées par la mécanique newtonienne - la vie qui est autonomie, initiative, auto organisation s’est retrouvée exclue et reléguée hors des « sciences exactes » dans l’univers nébuleux des « sciences humaines ».
On peut trouver d’autres exemples de la « pensée génétique » par exemple les déterminismes et les conditionnements : l’hérédité (origine) vous prédétermine nécessairement à telle réussite ou à telle déchéance. On dira aussi que tout n’est que hasard et nécessité ! Cf. Teilhard : « Nous raisonnons comme si, portés par la marée montante, nous nous trouvions maintenant achevés, c'est-à-dire arrêtés… » (p.19)
Teilhard au contraire s’efforce de reconstruire l’évolution à partir de son résultat actuel, de son état de perfection, c'est-à-dire de l’être humain, dans sa réalité personnelle et sociale. La société aujourd’hui, à son niveau de développement, révèle, dévoile, met au jour ce qui était en germe dans l’origine ; elle « sait » donc des choses que l’origine ne pouvait pas savoir, il est donc inutile de vouloir « expliquer » l’aujourd’hui en l’enfermant dans son origine. Mais si nous partons du point maximum de développement, de l’aujourd’hui, nous pouvons en reconstruire la genèse et découvrir avec admiration les enchaînements et les bifurcations qui y ont conduit. Cf. « … pourquoi donc l’homme est-il plural ? Tout simplement parce qu’il est la molécule la dernière formée, la plus compliquée et donc la mieux centrée… » (p. 17)
Partons donc de la globalisation actuelle pour remonter à la cellule et à l’atome et nous serons en admiration en découvrant les « promesses » de conscience, de liberté, d’amour, d’autonomie, d’organisation déjà cachées dans les plis de la matière originelle.
2. Complexité-conscience
La matière est, d’après le sens commun et les apparences, ce qui est indéfiniment divisible ; elle est pure extériorité, pure multiplicité, elle est inorganique, informe ; c’est l’état le plus probable, le résultat de la décomposition, de la désorganisation.
Dans ce sens, elle exclut évidemment la conscience qui est exactement son contraire.
Or Teilhard nous dit qu’il faut penser la matière comme un moment de la réalité. La réalité, ou l’être, se présente comme une dynamique qui comprend en permanence un moment centrifuge, de désorganisation, de mort – voilà la matière - lequel moment est en permanence surmonté et recueilli par l’énergie de centration, d’organisation – mouvement centripète – (entropie-néguentropie) cf. « Etre intérieurement centré exprime l’idée de reploiement sur soi. Voir, sentir, penser c’est agir comme un foyer de convergence. » (p.16)
La vie est une énergie de décomposition surmontée, de multiplicité vaincue, du pur inerte qui s’organise, de mort surmontée… et cela à de multiples niveaux cf. « Il y a une infinité de façon inégales pour la Matière de se trouvée centrée… » (p.16)
Ceci bien compris, aide à ne plus penser l’histoire comme une série d’états successifs ; comme s’il existait des phases stables où règnent l’ordre et la tranquillité, phases auxquelles succèderaient les révolutions, les remises en question et le désordre… mais comme une construction permanente, où en permanence il faut réparer les brèches, inventer, trouver des solutions, identifier les forces de déconstruction et les convertir en énergies nouvelles, etc. C’est un peu plus fatigant mais probablement plus vrai.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
JP GIROUD/L'ATOMISME DE L'ESPRIT
Mercredi 29 Octobre 2008
L’atomisme de l’esprit sujet complexe est difficile à expliquer. D’abord, vont être redonnées quelques idées qui me paraissent importantes, prises directement dans le livre « activation de l’énergie ». Puis de là seront tirées des réflexions qui ne pourront avoir qu’un aspect limité ; le chapitre est tellement vaste et dense.
Pour commencer quelques phrases prises dans le livre.
« Les hommes font nombre et masse …….. » c’est à dire ils sont la structure moléculaire de l’humanité nous dit Teilhard.
Ensuite « l’incroyable complication des êtres organisés …..humains comme les autres êtres vivants dans le nombre, la variété, le mécanisme (psychique)…. »
Et toute cette organisation atteint un densité formidable ; abîme de synthèse et de complexité
Cet abîme nous fait aller vers un nouvel axe celui du complexe avec son caractère bien à lui.
Système organisé ayant sa structure son entité propre, sa centréité c’est à dire « système centré ». Grande complexité donc avec des multitudes d’éléments unifiés dans « un tout » un système centré dans sa structure car il se tient il est homogène sinon il ne pourrait pas continuer d’exister nous dit encore Teilhard.
Ce Centre avec ses deux aspects, complexité et conscience pour qu’il ait existence et vitalité ; vitalité constructive évolutive.
J’ai eu la chance de voir, la quinzaine dernière le film « entre les murs » de Laurent Cantet.
Je résume : François est un jeune professeur de Français dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esméralda, Koumba, Souleymane … ados entre quatorze et seize ans d’origines culturelles d’ailleurs. Ces jeunes sont souvent insolents, indisciplinés, parfois caractériels. Apprentissage pourrait-on dire de la démocratie dans cette mini société de vingt-quatre élèves pluri-ethnique multiculturelle et venant d’horizons sociaux tellement différents les uns des autres. Vers la fin du film qu’on peut certainement classer comme film documentaire/ fiction il y a même une exclusion c’est à dire un renvoi du groupe.
Sorti de la salle de cinéma j’ai d’abord eu un sentiment de déception de frustration, presque de désespoir face à tant de heurts, d’agression verbale d’absence de respect et d’écoute de l’autre. Et après quelques réflexions je me suis dit : quelle potentialité de richesses si diverses sont ici dans notre société actuelle et déjà dans nos mini sociétés (école … collège ….). Au cœur d’une sphère dense, la salle de classe se débattent, essayent de se construire des élèves si différents les uns des autres. Un projet commun s’élabore sur la capacité de penser de vivre et d’abord de commencer à vivre ensemble en harmonie.
Rappel de l’évolution ; les trois caractères fondamentaux : la complexité (tant d’identités, de caractères différents …) la conscience (la volonté ou pas de vivre de construire de se construire ensemble), et le nombre (les vingt quatre élèves de la classe et leur professeur).
Et permettez moi de continuer par analogie ou mimisme ce que dit encore Teilhard « la quantité d’activité de conscience dépasse la somme simplement additionnée des activités et des consciences individuelles » c’est à dire que, par exemple dans la classe des vingt quatre élèves et de leur professeur de Français par exemple, trois unités « conscience » de personnes qui enrichissent ou cassent le groupe ne font pas, un plus un, plus un, égale trois, mais trois unités multipliées par des méga-intensités. Quelqu’un a déjà dit au début du siècle dernier : « Toute âme qui s’élève élève le monde …. » Responsabilité humaine exaltante mais aussi déprimante et avec évolution vers de possibles impasses.
Pour finir les mots clefs qui pourraient résumer ou conclure : moléculisation, évolution, omégalisation. Bien sûr cela aurait dû demander de nombreux autres développements donnant en conséquence à ce qui est dit plus haut un caractère très incomplet et peut-être par certains cotés hors sujet, et pourtant ….
En conclusion l’homme fait partie de la moléculisation, son évolution se construit constamment (la centration, je suis) et les vitalisations rougeoient constamment et de plus en plus (par définition) ; centrations multiples dans une Centration en dépit de tout les aléas possibles.
Et enfin pour terminer, le sage a dit il y a bien longtemps :
le fini peut-il expliquer l’infini ?
pourquoi vouloir expliquer l’inexplicable ?
Pour commencer quelques phrases prises dans le livre.
« Les hommes font nombre et masse …….. » c’est à dire ils sont la structure moléculaire de l’humanité nous dit Teilhard.
Ensuite « l’incroyable complication des êtres organisés …..humains comme les autres êtres vivants dans le nombre, la variété, le mécanisme (psychique)…. »
Et toute cette organisation atteint un densité formidable ; abîme de synthèse et de complexité
Cet abîme nous fait aller vers un nouvel axe celui du complexe avec son caractère bien à lui.
Système organisé ayant sa structure son entité propre, sa centréité c’est à dire « système centré ». Grande complexité donc avec des multitudes d’éléments unifiés dans « un tout » un système centré dans sa structure car il se tient il est homogène sinon il ne pourrait pas continuer d’exister nous dit encore Teilhard.
Ce Centre avec ses deux aspects, complexité et conscience pour qu’il ait existence et vitalité ; vitalité constructive évolutive.
J’ai eu la chance de voir, la quinzaine dernière le film « entre les murs » de Laurent Cantet.
Je résume : François est un jeune professeur de Français dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esméralda, Koumba, Souleymane … ados entre quatorze et seize ans d’origines culturelles d’ailleurs. Ces jeunes sont souvent insolents, indisciplinés, parfois caractériels. Apprentissage pourrait-on dire de la démocratie dans cette mini société de vingt-quatre élèves pluri-ethnique multiculturelle et venant d’horizons sociaux tellement différents les uns des autres. Vers la fin du film qu’on peut certainement classer comme film documentaire/ fiction il y a même une exclusion c’est à dire un renvoi du groupe.
Sorti de la salle de cinéma j’ai d’abord eu un sentiment de déception de frustration, presque de désespoir face à tant de heurts, d’agression verbale d’absence de respect et d’écoute de l’autre. Et après quelques réflexions je me suis dit : quelle potentialité de richesses si diverses sont ici dans notre société actuelle et déjà dans nos mini sociétés (école … collège ….). Au cœur d’une sphère dense, la salle de classe se débattent, essayent de se construire des élèves si différents les uns des autres. Un projet commun s’élabore sur la capacité de penser de vivre et d’abord de commencer à vivre ensemble en harmonie.
Rappel de l’évolution ; les trois caractères fondamentaux : la complexité (tant d’identités, de caractères différents …) la conscience (la volonté ou pas de vivre de construire de se construire ensemble), et le nombre (les vingt quatre élèves de la classe et leur professeur).
Et permettez moi de continuer par analogie ou mimisme ce que dit encore Teilhard « la quantité d’activité de conscience dépasse la somme simplement additionnée des activités et des consciences individuelles » c’est à dire que, par exemple dans la classe des vingt quatre élèves et de leur professeur de Français par exemple, trois unités « conscience » de personnes qui enrichissent ou cassent le groupe ne font pas, un plus un, plus un, égale trois, mais trois unités multipliées par des méga-intensités. Quelqu’un a déjà dit au début du siècle dernier : « Toute âme qui s’élève élève le monde …. » Responsabilité humaine exaltante mais aussi déprimante et avec évolution vers de possibles impasses.
Pour finir les mots clefs qui pourraient résumer ou conclure : moléculisation, évolution, omégalisation. Bien sûr cela aurait dû demander de nombreux autres développements donnant en conséquence à ce qui est dit plus haut un caractère très incomplet et peut-être par certains cotés hors sujet, et pourtant ….
En conclusion l’homme fait partie de la moléculisation, son évolution se construit constamment (la centration, je suis) et les vitalisations rougeoient constamment et de plus en plus (par définition) ; centrations multiples dans une Centration en dépit de tout les aléas possibles.
Et enfin pour terminer, le sage a dit il y a bien longtemps :
le fini peut-il expliquer l’infini ?
pourquoi vouloir expliquer l’inexplicable ?
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
JP Frésafond/L'ATOMISME DE L'ESPRIT
Mercredi 29 Octobre 2008
Précisons ce que Teilhard entendait par cette expression très symbolique « atomisme de l’esprit » : tout comme l’atome, élément tangible de la matière, constitué d’un noyau central autour duquel gravitent des particules et qui est, de ce fait, un organisme centré, Teilhard imagina que l’esprit pourrait se décrire de la même manière, c'est-à-dire, être composé d’éléments et centrés.
Pour Teilhard, la matière est composée d’un dehors et d’un dedans des choses soit, dans un autre langage, la matière est composée de Force et d’information.
Nous savons que la force (l’énergie) est le seul composant pris en compte par la science parce qu’il est mesurable et tangible. Par contre, l’information (l’esprit) est un composant non mesurable, non tangible, qui ne peut pas être pris en compte par la science. Il est mis de côté et toléré…
Or, pour Teilhard, Force et Information sont consubstantielles dans la composition de la matière et qu’elles doivent être examinées ensemble comme deux aspects différents d’une seule et même chose (la matière).
Pour faciliter la communication je vais utiliser le mot « matière » pour désigner la force et le mot « esprit » pour désigner l’information.
Teilhard a postulé que l’esprit se comportait comme la matière et que, soit avant l’apparition de la matière, soit après sa disparition, l’esprit est, lui aussi, chargé de cette tendance à se centrer ; tendance récurrente qui se manifeste tout au long de la chaîne de l’évolution (loi d’émergence).
Mais surgit une difficulté : comment argumenter cette hypothèse de l’existence de l’esprit, composant consubstantiel à la matière ? Les mathématiques nous apprennent qu’un système (organisation constituée d’éléments divers) est un mélange de contingence (hasard : être ou ne pas être) et de déterminisme (redondance : orienté par une information). Les mathématiques nous apprennent aussi qu’il n’y a pas d’organisation possible sans redondance (déterminisme) et qu’à l’inverse le hasard, s’il est seul, joue vers un désordre de plus en plus grand (absence d’information). Comparaison : dans une cathédrale gothique il y a toutes les informations liées à l’architecture, alors que dans un tas de sable il n’y a que la seule information concernant la gravité.
En examinant l’évolution de la matière on constate que le déterminisme la pousse vers une organisation très sélective, très complexe, puisque, partant de l’atome le plus simple, l’hydrogène, on arrive à un tableau de 103 éléments qui sont, pour les derniers de ceux-ci, d’une plus grande complexité et, si l’on compare ce petit nombre de 103 éléments au nombre infini des particules de l’univers, toutes les incertitudes s’évanouissent quant à l’existence de l’information nécessaire qui a déterminé la matière et l’a poussée vers l’infini de la complexité.
Par l’expression atomisme de l’esprit, Teilhard nous a donc invités à faire un rapprochement entre les atomes de la physique et nos âmes individuelles que l’esprit de la matière a composées, grâce à l’apparition de l’Homme, dans chaque être humain, lui-même un centre très complexe.
Avant la naissance de chaque individu, l’esprit est dilué dans la matière. Après la naissance de cet individu, l’esprit de la matière « se distille et se concentre » en lui et crée son âme qui est un véritable phénomène de centréité/conscience ; d’où cette image de l’atomisme de l’esprit.
Teilhard va plus loin encore et propose une hypothèse cohérente : Il extrapole le comportement de la matière tangible en l’alignant sur le comportement de la « matière » esprit, dans un domaine qui lui est propre, hors de l’espace temps. Il a donc imaginé que les éléments personnalisés de l’esprit que représentent nos âmes sont, eux aussi, poussés (déterminés) à se centrer à leur tour sur un point de convergence , le Point Omega, pour constituer un « super organisme » encore plus complexe et plus fort que la société humaine, hors de l’espace temps, et que l’on peut nommer selon les religions : paradis, Jérusalem Céleste, Nirvana, etc …
Cette courbe ascendante de l’évolution, partant de l’atomisme de la matière, se prolongeant vers l’atomisme de l’esprit, est une hypothèse tout à fait cohérente, sans rupture, et d’un optimisme raisonnable, tout à fait approprié pour donner le goût de vivre et motiver notre effort de lutte du Bien contre le Néant.
«Etre ou ne pas être, là est la question. »
Pour Teilhard, la matière est composée d’un dehors et d’un dedans des choses soit, dans un autre langage, la matière est composée de Force et d’information.
Nous savons que la force (l’énergie) est le seul composant pris en compte par la science parce qu’il est mesurable et tangible. Par contre, l’information (l’esprit) est un composant non mesurable, non tangible, qui ne peut pas être pris en compte par la science. Il est mis de côté et toléré…
Or, pour Teilhard, Force et Information sont consubstantielles dans la composition de la matière et qu’elles doivent être examinées ensemble comme deux aspects différents d’une seule et même chose (la matière).
Pour faciliter la communication je vais utiliser le mot « matière » pour désigner la force et le mot « esprit » pour désigner l’information.
Teilhard a postulé que l’esprit se comportait comme la matière et que, soit avant l’apparition de la matière, soit après sa disparition, l’esprit est, lui aussi, chargé de cette tendance à se centrer ; tendance récurrente qui se manifeste tout au long de la chaîne de l’évolution (loi d’émergence).
Mais surgit une difficulté : comment argumenter cette hypothèse de l’existence de l’esprit, composant consubstantiel à la matière ? Les mathématiques nous apprennent qu’un système (organisation constituée d’éléments divers) est un mélange de contingence (hasard : être ou ne pas être) et de déterminisme (redondance : orienté par une information). Les mathématiques nous apprennent aussi qu’il n’y a pas d’organisation possible sans redondance (déterminisme) et qu’à l’inverse le hasard, s’il est seul, joue vers un désordre de plus en plus grand (absence d’information). Comparaison : dans une cathédrale gothique il y a toutes les informations liées à l’architecture, alors que dans un tas de sable il n’y a que la seule information concernant la gravité.
En examinant l’évolution de la matière on constate que le déterminisme la pousse vers une organisation très sélective, très complexe, puisque, partant de l’atome le plus simple, l’hydrogène, on arrive à un tableau de 103 éléments qui sont, pour les derniers de ceux-ci, d’une plus grande complexité et, si l’on compare ce petit nombre de 103 éléments au nombre infini des particules de l’univers, toutes les incertitudes s’évanouissent quant à l’existence de l’information nécessaire qui a déterminé la matière et l’a poussée vers l’infini de la complexité.
Par l’expression atomisme de l’esprit, Teilhard nous a donc invités à faire un rapprochement entre les atomes de la physique et nos âmes individuelles que l’esprit de la matière a composées, grâce à l’apparition de l’Homme, dans chaque être humain, lui-même un centre très complexe.
Avant la naissance de chaque individu, l’esprit est dilué dans la matière. Après la naissance de cet individu, l’esprit de la matière « se distille et se concentre » en lui et crée son âme qui est un véritable phénomène de centréité/conscience ; d’où cette image de l’atomisme de l’esprit.
Teilhard va plus loin encore et propose une hypothèse cohérente : Il extrapole le comportement de la matière tangible en l’alignant sur le comportement de la « matière » esprit, dans un domaine qui lui est propre, hors de l’espace temps. Il a donc imaginé que les éléments personnalisés de l’esprit que représentent nos âmes sont, eux aussi, poussés (déterminés) à se centrer à leur tour sur un point de convergence , le Point Omega, pour constituer un « super organisme » encore plus complexe et plus fort que la société humaine, hors de l’espace temps, et que l’on peut nommer selon les religions : paradis, Jérusalem Céleste, Nirvana, etc …
Cette courbe ascendante de l’évolution, partant de l’atomisme de la matière, se prolongeant vers l’atomisme de l’esprit, est une hypothèse tout à fait cohérente, sans rupture, et d’un optimisme raisonnable, tout à fait approprié pour donner le goût de vivre et motiver notre effort de lutte du Bien contre le Néant.
«Etre ou ne pas être, là est la question. »
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Yvette Mollier-Giroud/L'ATOMISME DE L'ESPRIT
Mercredi 29 Octobre 2008
Le sujet de travail de cette année est : « l’activation de l’énergie ».
La première réflexion qui vient à mon esprit est : peut-on conjuguer :
J’active l’énergie,
Tu actives l’énergie,
Il active l’énergie …………. Ou bien, cela n’a-t-il de sens qu’à partir du pluriel :
Nous activons l’énergie,
Vous (forme plurielle et non de politesse) activez l’énergie,
Ils activent l’énergie.
Le tout premier exemple proposé par TDC pour tenter de développer le sujet de l’atomisme de l’esprit est (page 29 de l’édition du seuil) : « qu’il s’agisse d’escalader un pic ….. la meilleure méthode pour avancer n’est généralement pas de se heurter de front aux difficultés qui nous barrent la route, mais bien plutôt de chercher à gauche et à droite la légère fissure qui, par voie indirecte, peut nous mener sans effort au cœur du problème. Depuis que l’homme réfléchit, et plus il réfléchit …… ». Nous voilà donc au cœur du problème ; l’homme réfléchit ……….. et il surmonte l’insurmontable ………..
TDC veut nous montrer « qu’en prenant un chemin détourné, peu à peu frayé par une série de conquêtes intellectuelles, nous sommes … en mesure de franchir le sommet ………. »
Et ce n’est pas notre président, Jean-Pierre Frésafond qui me contredira si j’affirme que les progrès techniques réalisés tant au niveau du matériel qu’au niveau de la préparation des athlètes amènent les montagnards à franchir des sommets de plus en plus difficiles et jugés jusqu’alors inatteignables. Donc, nous restons dans la métaphore ………..un homme, un seul, aurait-il pu concevoir les chaussures performantes, les aliments adéquats etc. .. qui mènent les hommes au sommet ? non, comme le dit TDC, « il n’y a pas seulement un homme au monde, il y a des quantités ……… nous devons concevoir l’humanité comme une structure moléculaire et non comme une juxtaposition d’individus humains. »
Tout comme nos propres cellules ne sont rien l’une sans les autres, l’homme individu n’est rien sans l’humanité dont il est partie.
TDC nous le rappelle, nous sommes des êtres compliqués !, il y a mille billions de cellules dans le corps humain, dont trente (billions) dans le cerveau seul. Et avec tout ça, nous arrivons encore à penser ! et, si nous arrivons à penser, justement, cela serait-il grâce à la complexité de l’agencement de nos cellules ? c’est ce que laisse supposer le sous-titre « conscience, effet de complexité ».
Mais il ne suffit pas qu’il y ait complexité pour qu’il y ait conscience, il faut aussi qu’il y ait « resserrement de l’être sur lui-même ». Il faut qu’il y ait convergence.
Mon interrogation de départ, donc, n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Je peux dire « j’active l’énergie », si je ramène cette énergie au centre de moi même et ne me contente pas de la laisser se diffuser, se diluer, comme l’eau dans la mer, et, ainsi, je participe au « nous activons l’énergie ».
TDC résume sa pensée en trois termes juxtaposés :
« complexité <>centréité<>conscience »
Selon lui, l’homme serait « la mieux centrée des molécules ».
Je vais me permettre à ce stade de mon travail de faire une analogie tout à fait personnelle, « attachons nous, comme les planètes de notre galaxie à nous centrer sur notre soleil intérieur pour parfaire l’humanité. »
Mais il faut aller plus loin dans la pensée de TDC et constater avec lui que « l’humanité se constitue de plus en plus en organisme doué d’un métabolisme commun ». TDC nous le démontre en insistant sur les nouveaux besoins des hommes qui les obligent à vivre ensemble puisqu’ils ne peuvent se suffire à eux même (électricité, pétrole etc. ….).
TDC nous dit « dans l’humanité, la quantité d’activité et de conscience dépasse la somme simplement additionnée des activités et des consciences individuelles » qui a dit « l’union fait la force » ?
TDC dans un élan d’optimisme très appréciable prévoit « l’éveil d’irrésistibles affinités inter-humaines » qui ne se feront pas sans réticences mais qui se feront.
Il nous promet un « esprit de la terre » ! un « état d’humanité » constitué de chaque grain de pensée porté à l’extrême de sa conscience individuelle. Mais pour que, cet « esprit de la terre » voit son salut, il faut qu’en chacun de nous naisse « l’amour universel ».
TDC exprime en fin de chapitre son antidote à la morosité de l’existence qu’il pressent en chaque être humain.
Le mal devient nécessaire en tant que tel quand on l’envisage comme un tremplin.
L’inégalité s’avère inexistante si on garde à l’esprit le but commun, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ……….
L’intégration de l’individu dans la société n’est pas une fin en soi puisque finalement c’est le TOUT qui compte et non la personne.
La prise de conscience du « sens humain, puis du sens de la terre, et enfin sens d’un Omega » peut remplacer toutes les religions existantes.
TDC ose parler de « poussière de nous même » pour nous amener à prendre conscience de notre importance sur terre.
En conclusion je reprendrai la conjugaison de mon introduction :
J’active l’énergie, tu actives l’énergie, il active l’énergie pour qu’ensemble nous obtenions un activation de l’énergie qui ne pourra plus se conjuguer au singulier puisque devenue Dieu ………. Ou autre chose, comme vous voulez, ce n’est plus qu’une question de vocabulaire.
La première réflexion qui vient à mon esprit est : peut-on conjuguer :
J’active l’énergie,
Tu actives l’énergie,
Il active l’énergie …………. Ou bien, cela n’a-t-il de sens qu’à partir du pluriel :
Nous activons l’énergie,
Vous (forme plurielle et non de politesse) activez l’énergie,
Ils activent l’énergie.
Le tout premier exemple proposé par TDC pour tenter de développer le sujet de l’atomisme de l’esprit est (page 29 de l’édition du seuil) : « qu’il s’agisse d’escalader un pic ….. la meilleure méthode pour avancer n’est généralement pas de se heurter de front aux difficultés qui nous barrent la route, mais bien plutôt de chercher à gauche et à droite la légère fissure qui, par voie indirecte, peut nous mener sans effort au cœur du problème. Depuis que l’homme réfléchit, et plus il réfléchit …… ». Nous voilà donc au cœur du problème ; l’homme réfléchit ……….. et il surmonte l’insurmontable ………..
TDC veut nous montrer « qu’en prenant un chemin détourné, peu à peu frayé par une série de conquêtes intellectuelles, nous sommes … en mesure de franchir le sommet ………. »
Et ce n’est pas notre président, Jean-Pierre Frésafond qui me contredira si j’affirme que les progrès techniques réalisés tant au niveau du matériel qu’au niveau de la préparation des athlètes amènent les montagnards à franchir des sommets de plus en plus difficiles et jugés jusqu’alors inatteignables. Donc, nous restons dans la métaphore ………..un homme, un seul, aurait-il pu concevoir les chaussures performantes, les aliments adéquats etc. .. qui mènent les hommes au sommet ? non, comme le dit TDC, « il n’y a pas seulement un homme au monde, il y a des quantités ……… nous devons concevoir l’humanité comme une structure moléculaire et non comme une juxtaposition d’individus humains. »
Tout comme nos propres cellules ne sont rien l’une sans les autres, l’homme individu n’est rien sans l’humanité dont il est partie.
TDC nous le rappelle, nous sommes des êtres compliqués !, il y a mille billions de cellules dans le corps humain, dont trente (billions) dans le cerveau seul. Et avec tout ça, nous arrivons encore à penser ! et, si nous arrivons à penser, justement, cela serait-il grâce à la complexité de l’agencement de nos cellules ? c’est ce que laisse supposer le sous-titre « conscience, effet de complexité ».
Mais il ne suffit pas qu’il y ait complexité pour qu’il y ait conscience, il faut aussi qu’il y ait « resserrement de l’être sur lui-même ». Il faut qu’il y ait convergence.
Mon interrogation de départ, donc, n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Je peux dire « j’active l’énergie », si je ramène cette énergie au centre de moi même et ne me contente pas de la laisser se diffuser, se diluer, comme l’eau dans la mer, et, ainsi, je participe au « nous activons l’énergie ».
TDC résume sa pensée en trois termes juxtaposés :
« complexité <>centréité<>conscience »
Selon lui, l’homme serait « la mieux centrée des molécules ».
Je vais me permettre à ce stade de mon travail de faire une analogie tout à fait personnelle, « attachons nous, comme les planètes de notre galaxie à nous centrer sur notre soleil intérieur pour parfaire l’humanité. »
Mais il faut aller plus loin dans la pensée de TDC et constater avec lui que « l’humanité se constitue de plus en plus en organisme doué d’un métabolisme commun ». TDC nous le démontre en insistant sur les nouveaux besoins des hommes qui les obligent à vivre ensemble puisqu’ils ne peuvent se suffire à eux même (électricité, pétrole etc. ….).
TDC nous dit « dans l’humanité, la quantité d’activité et de conscience dépasse la somme simplement additionnée des activités et des consciences individuelles » qui a dit « l’union fait la force » ?
TDC dans un élan d’optimisme très appréciable prévoit « l’éveil d’irrésistibles affinités inter-humaines » qui ne se feront pas sans réticences mais qui se feront.
Il nous promet un « esprit de la terre » ! un « état d’humanité » constitué de chaque grain de pensée porté à l’extrême de sa conscience individuelle. Mais pour que, cet « esprit de la terre » voit son salut, il faut qu’en chacun de nous naisse « l’amour universel ».
TDC exprime en fin de chapitre son antidote à la morosité de l’existence qu’il pressent en chaque être humain.
Le mal devient nécessaire en tant que tel quand on l’envisage comme un tremplin.
L’inégalité s’avère inexistante si on garde à l’esprit le but commun, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ……….
L’intégration de l’individu dans la société n’est pas une fin en soi puisque finalement c’est le TOUT qui compte et non la personne.
La prise de conscience du « sens humain, puis du sens de la terre, et enfin sens d’un Omega » peut remplacer toutes les religions existantes.
TDC ose parler de « poussière de nous même » pour nous amener à prendre conscience de notre importance sur terre.
En conclusion je reprendrai la conjugaison de mon introduction :
J’active l’énergie, tu actives l’énergie, il active l’énergie pour qu’ensemble nous obtenions un activation de l’énergie qui ne pourra plus se conjuguer au singulier puisque devenue Dieu ………. Ou autre chose, comme vous voulez, ce n’est plus qu’une question de vocabulaire.
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr

