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Les Francs-Maçons devant la pensée de Teilhard.Emlission du 2 juin 1957
Jeudi 6 Mars 2008
GRAND ORIENT DE FRANCE
16, rue Cadet - PARIS (9)
V
LES FRANCS-MAÇONS
DEVANT LA PENSEE DE
TEILHARD DE CHARD1N
À
EMISSIO N
du Dimanche 2 Juin 1957
V
Les émissions du Grand Orient de France passent sur la Chaîne Nationale le premier dimanche de chaque mois à 9 heures 15 Distribué par Le FOYER PHILOSOPHIQUE 16, Rue Cadet - PARIS (9)
Evolution dans la vision du monde >. M. VIÀLLET cherche à disculper ainsi TEILHARD de CHARDIN. Mais le Père COGNET a beau jeu pour constater que « les données évolutives sont interprétées par le Père TEILHÀRD de CHARDIN suivant le principe d’une rigoureuse continuité , alors que ce principe de continuité est contraire à l’orthodoxie, et le censeur, relevant l’accusation poursuit « Il faut reconnaître qu’inconsciemment le Père a prêté le flanc à la critique en insistant sur ce caractère! d’unicité et de continuité qu’il attribue à l’évolution ».
Le Père COGNET lui aussi cherche à minimiser la portée de la pensée de TEILHARD mais parler d’inconscience quand il s’agit d’un penseur de cette valeur est si incongru que personne ne peut s’y laisser prendre. D’ailleurs, c’est le même Père COGNET qui conclut « II est fatal que des vues ainsi exprimées éveillent dans l’esprit du lecteur l’idée d’un Dieu qui se fait... Nous concevons d’ordinaire que Dieu est ce qu’il est indépendamment du monde ici, au contraire, Dieu n’est le point oméa que dans et par l’évolution. Il n’est pas pleinement rassurant de constater qu’à un certain moment Dieu puisse être pour le monde autre chose que ce qu’il était auparavant >.
Et dans ‘e Bulletin signalétique du Centre de 1a Recherche Nationale, un rédacteur analysant un article de la Revue Christianisme Social, consacré à TEILHARD de CHARDIN, en résume ainsi la conclusion « Prétendre déduire Jésus Christ de prémisses scientifiques, c’est déjà une entreprise pour le moins sin-, gulière et scientifiquement mal fondée, Voir en Jésus Christ 1e prolongement et l’achèvement de l’évolution cosmique, c’est peut- être une vision grandiose, ce n’est pas une vue chrétienne >.
En dépit de ces critiques et de ces condamnations, TEILHARD de CHARDIN conserve dans les milieux catholiques, une audience non négligeable. Il a surtout des admirateurs parmi ces jeunes générations dont un prêtre, le Père LEPP, dit dans son livre « Le Monde Chrétien et ses Malfaçons » qu’elles « ont pris trop douloureusement conscience du funeste retard des chrétiens sur l’évolution générale de l’humanité .
Par son optimisme robuste et persuasif, TEILHARD de CHARDIN rend confiance à ces jeunes catholiques en leur montrant le rôle capital que pourrait jouer dans le processus de socialisation, un christianisme régénéré et réconcilié avec la science.
Mais les conceptions de TEILHARD de CHARDIN ont largement débordé le cadre chrétien. Elles ont intéressé les Francs-Maçons et leur ont fourni matière à étude et à méditation. Ce serait faire preuve d’une vue bien superficielle et étriquée que d’attribuer cet intérêt au seul fait que la doctrine de l’évolution de TEILHARD de CHARDIN est la cause d’un conflit entre catho
liques romains. Les Francs-Maçons ont des motifs plus sérieux pour lire et commenter l’oeuvre du Père : elle aborde en effet, des •thèmes qui les touchent directement.
Ils apprécient tout d’abord l’effort de recherche de la vérité dont elle témoigne, son désintéressement et son indépendance Car les Francs-Maçons rendent hommage à l’esprit de libre examen partout où il se manifeste. Comme eux, TEILHARD de CHARDIN en pleine conscience de la portée de ses travaux, s’est efforcé de répandre les vérités acquises comme eux, il a voulu travailler â l’édification d’une société meilleure et plus éclairée. Même si les moyens qu’il préconise ne sont pas ceux des Francs-Maçons, ces derniers honorent le libre effort du chercheur et de l’ouvrier.
Ils l’honorent d’autant plus que cet effort s’accompagne de tolérance : recherchant les « bases possibles d’un Credo humain commun », TEILHARD de CHARDIN. dans une note datée de Pékin, 30 Mars 1941, rend justice aux non-croyants qui « placent leur espérance dans un achèvement interne de l’univers expérimental ». C’est justement le cas d’un grand nombre de Francs Maçons,
Toute l’oeuvre de TEILHARD marque une enthousiaste adhésion à l’idée de progrès, On la retrouve affirmée en maçonnerie, notamment dans la Constitution du GRAND ORIENT DE FRANCF « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique. philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité ».
TEILHARD a foi dans l’efficacité du travail et de l’action, et là encore, il se rencontre avec les Francs-Maçons. Leurs objectifs et ceux du Père convergent. « Convergence », C’est un mot qui revient très souvent sous la plume de TEILHARD. A un de nos Frères qui lui soumettait ses propres travaux, le Père répondit « Nous convergeons , et il savait parfaitement qu’il écrivait à un Franc-Maçon dégagé de toute croyance religieuse.
Mais s’il est en effet, des Francs-Maçons athées, il est parfaitement injuste de déclarer la Franc-Maçonnerie athée, même quand il s’agit du GRAND ORIENT DE FRANCE. Ce dernier n’a pas de philosophie propre il n’est ni spiritualiste, ni matérialiste, ni déiste, ni athée. Dans ses temples se mêlent croyants et incroyants sous l’égide de la fraternité et de la tolérance.
D’ailleurs, les mots eux-mêmes évoluent, et "athéisme " n’échappe pas à la règle. Un philosophe contemporain, M. RUYER, écrit : « En fait le véritable athéisme se définit beaucoup moins par la non croyance en un être dénommé Dieu que par la non croyance en un sens quelconque de l’Univers ,,.
A ce compte, aucun Franc-Maçon du GRAND ORIENT DE FRANCE, du fait qu’il croit au progrès, ce qui implique bien que l’univers a un sens, n’est un véritable athée.
Mais l’idée de convergence évoque naturellement l’existence d’un centre, et cela nous fait souvenir que la première Constitution maçonnique de 1723 définissait ‘Ordre : « le centre de l’union, grâce auquel peuvent nouer une amitié sincère des personnes qui seraient restées perpétuellement éloignées ».
Les Francs-Maçons n’ont donc pas à connaître les différends théologiques que l’oeuvre de TEILHARD a pu faire naître au sein de l’Eglise Romaine. L’effort dans la recherche de la vérité, les preuves données de tolérance, la croyance au progrès et en l’éfficacité du travail humain pour le créer, le désir affirmé d’union et de fraternité sont pour eux des titres suffisants pour qu’ils s’intéressent à l’oeuvre de TEILHARD de CHARDIN.
Mais on n’est pas plus impunément Jésuite qu’on n’est hélas Franc-Maçon. L’un ou l’autre titre suffit pour éveiller défiance et soupçon, et TEILHARD a rencontré l’une et l’autre, même parmi ses co-religionnaires comme l’ont montré mes citations et notamment tous les hauts degrés de la hiérarchie qui s’est ingéniée à créer le silence autour de son oeuvre pour en arrêter l’expansion. Cependant, le Père est resté jusqu’au bout fidèle à son Eglise. Certains s’en sont étonnés et TEILHARD s’est clairement expliqué sur ce point. Il considère qu’après deux mille ans, l’Eglise, comme toute réalité vivante, arrive aujourd’hui à une période de « mue », de
réforme nécessaire et inévitable. Une réforme plus profonde même que celle du XVIe siècle. Dès 1937, il écrivait dans « Le Phénomène Spirituel » : « Le temps est passé où Dieu pouvait s’imposer du dehors simplement, comme un Maître ou un propriétaire. \ Le monde ne s’agenouillera plus désormais que devant le centre organisé de son évolution ».
Un christianisme rénové, réconcilié avec la science, devra se réédifier à partir de la conception d’un Dieu qui ne s’atteint qu’à travers l’achèvement d’un univers qu’il illumine et imprègne d’amour. Une nouvelle foi exige une christologie nouvelle étendue aux dimensions organiques de notre univers.
Mais le Père ne voit pas de meilleur moyen pour réformer l’Eglise que d’y travailler du dedans, de préparer du dedans l'éclosion de la nouvelle foi, en l’appuyant sur la science d’où son attachement à la vieille tige romaine qui reste à ses yeux le meilleur support biologique, assez vaste et assez différencié, pour opérer la transformation attendue.
C’est la conclusion même de son livre « Le Phénomène Humain » « À l’heure présente, le Christianisme représente l’unique courant de pensée assez audacieux et assez progressif pour embrasser pratiquement et efficacement le monde dans un geste complet et indéfiniment perfectible où la foi et l’espérance se consomment en charité >.
Si, à cette conclusion, la plupart des Francs-Maçons ne peut pas souscrire, ce n’est point par hostilité au christianisme, au sein même duquel ils savent qu’a commencé à se développer leur institution, car ils n’oublient pas que leurs ancêtres opératifs furent les bâtisseurs des cathédrales, c’est parce que leur sens des réalités, instruit par l’étude de l’histoire, leur a appris qu’aucune religion ne peut réaliser le rêve de TEILHARD de CHARDIN. Par un paradoxe qui, hélas ! se retrouve en toutes choses humaines, les religions, dont la vocation est pourtant d’unir, ont de tout temps semé la division parmi les hommes, du fait que chacun prétend détenir exclusivement la Vérité.
La Franc-Maçonnerie n’est pas une religion. Elle n’est donc pour aucune religion une rivale ou un adversaire. Elle n’en est pas davanfage la servante. De plus, elle ne prétend pas détenir la Vérité. Elle demande à chacun de ses membres de la rechercher, et elle est respectueuse de la forme que chacun de ses membres donne à sa Vérité, à condition qu’il se montre tolérant et respectueux de la Vérité des autres.
La Franc-Maçonnerie, à la vérité, ne se situe pas parmi les religions. Elle n’est ni au dessus, ni au dessous. Sa place est celle que lui assigne sa première Constitution, celle d’Anderson au centre, le Centre de l’union vers lequel tous les hommes peuvent converger sans renoncer à aucune de leurs fois particulières.
Ne serait-elle pas, à ce titre, qualifiée pour la grande mission de rassemblement entrevue par TEILHARD de CHARDIN ? Cela parait aujourd’hui un rêve démesurément ambitieux du fait des préventions accumulées contre la Franc-Maçonnerie. Mais ce dont les Francs-Maçons sont assurés c’est que, quel que puisse être le nom de l’organisation humaine qui réussira un jour à parvenir à la véritable catholicité, qu’ils appellent universalité, cette organisation ne pourra être fondée que sur les principes mêmes de fraternité et de tolérance qui sont ceux de la Franc-Maçonnerie.
F. C.
16, rue Cadet - PARIS (9)
V
LES FRANCS-MAÇONS
DEVANT LA PENSEE DE
TEILHARD DE CHARD1N
À
EMISSIO N
du Dimanche 2 Juin 1957
V
Les émissions du Grand Orient de France passent sur la Chaîne Nationale le premier dimanche de chaque mois à 9 heures 15 Distribué par Le FOYER PHILOSOPHIQUE 16, Rue Cadet - PARIS (9)
Evolution dans la vision du monde >. M. VIÀLLET cherche à disculper ainsi TEILHARD de CHARDIN. Mais le Père COGNET a beau jeu pour constater que « les données évolutives sont interprétées par le Père TEILHÀRD de CHARDIN suivant le principe d’une rigoureuse continuité , alors que ce principe de continuité est contraire à l’orthodoxie, et le censeur, relevant l’accusation poursuit « Il faut reconnaître qu’inconsciemment le Père a prêté le flanc à la critique en insistant sur ce caractère! d’unicité et de continuité qu’il attribue à l’évolution ».
Le Père COGNET lui aussi cherche à minimiser la portée de la pensée de TEILHARD mais parler d’inconscience quand il s’agit d’un penseur de cette valeur est si incongru que personne ne peut s’y laisser prendre. D’ailleurs, c’est le même Père COGNET qui conclut « II est fatal que des vues ainsi exprimées éveillent dans l’esprit du lecteur l’idée d’un Dieu qui se fait... Nous concevons d’ordinaire que Dieu est ce qu’il est indépendamment du monde ici, au contraire, Dieu n’est le point oméa que dans et par l’évolution. Il n’est pas pleinement rassurant de constater qu’à un certain moment Dieu puisse être pour le monde autre chose que ce qu’il était auparavant >.
Et dans ‘e Bulletin signalétique du Centre de 1a Recherche Nationale, un rédacteur analysant un article de la Revue Christianisme Social, consacré à TEILHARD de CHARDIN, en résume ainsi la conclusion « Prétendre déduire Jésus Christ de prémisses scientifiques, c’est déjà une entreprise pour le moins sin-, gulière et scientifiquement mal fondée, Voir en Jésus Christ 1e prolongement et l’achèvement de l’évolution cosmique, c’est peut- être une vision grandiose, ce n’est pas une vue chrétienne >.
En dépit de ces critiques et de ces condamnations, TEILHARD de CHARDIN conserve dans les milieux catholiques, une audience non négligeable. Il a surtout des admirateurs parmi ces jeunes générations dont un prêtre, le Père LEPP, dit dans son livre « Le Monde Chrétien et ses Malfaçons » qu’elles « ont pris trop douloureusement conscience du funeste retard des chrétiens sur l’évolution générale de l’humanité .
Par son optimisme robuste et persuasif, TEILHARD de CHARDIN rend confiance à ces jeunes catholiques en leur montrant le rôle capital que pourrait jouer dans le processus de socialisation, un christianisme régénéré et réconcilié avec la science.
Mais les conceptions de TEILHARD de CHARDIN ont largement débordé le cadre chrétien. Elles ont intéressé les Francs-Maçons et leur ont fourni matière à étude et à méditation. Ce serait faire preuve d’une vue bien superficielle et étriquée que d’attribuer cet intérêt au seul fait que la doctrine de l’évolution de TEILHARD de CHARDIN est la cause d’un conflit entre catho
liques romains. Les Francs-Maçons ont des motifs plus sérieux pour lire et commenter l’oeuvre du Père : elle aborde en effet, des •thèmes qui les touchent directement.
Ils apprécient tout d’abord l’effort de recherche de la vérité dont elle témoigne, son désintéressement et son indépendance Car les Francs-Maçons rendent hommage à l’esprit de libre examen partout où il se manifeste. Comme eux, TEILHARD de CHARDIN en pleine conscience de la portée de ses travaux, s’est efforcé de répandre les vérités acquises comme eux, il a voulu travailler â l’édification d’une société meilleure et plus éclairée. Même si les moyens qu’il préconise ne sont pas ceux des Francs-Maçons, ces derniers honorent le libre effort du chercheur et de l’ouvrier.
Ils l’honorent d’autant plus que cet effort s’accompagne de tolérance : recherchant les « bases possibles d’un Credo humain commun », TEILHARD de CHARDIN. dans une note datée de Pékin, 30 Mars 1941, rend justice aux non-croyants qui « placent leur espérance dans un achèvement interne de l’univers expérimental ». C’est justement le cas d’un grand nombre de Francs Maçons,
Toute l’oeuvre de TEILHARD marque une enthousiaste adhésion à l’idée de progrès, On la retrouve affirmée en maçonnerie, notamment dans la Constitution du GRAND ORIENT DE FRANCF « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique. philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité ».
TEILHARD a foi dans l’efficacité du travail et de l’action, et là encore, il se rencontre avec les Francs-Maçons. Leurs objectifs et ceux du Père convergent. « Convergence », C’est un mot qui revient très souvent sous la plume de TEILHARD. A un de nos Frères qui lui soumettait ses propres travaux, le Père répondit « Nous convergeons , et il savait parfaitement qu’il écrivait à un Franc-Maçon dégagé de toute croyance religieuse.
Mais s’il est en effet, des Francs-Maçons athées, il est parfaitement injuste de déclarer la Franc-Maçonnerie athée, même quand il s’agit du GRAND ORIENT DE FRANCE. Ce dernier n’a pas de philosophie propre il n’est ni spiritualiste, ni matérialiste, ni déiste, ni athée. Dans ses temples se mêlent croyants et incroyants sous l’égide de la fraternité et de la tolérance.
D’ailleurs, les mots eux-mêmes évoluent, et "athéisme " n’échappe pas à la règle. Un philosophe contemporain, M. RUYER, écrit : « En fait le véritable athéisme se définit beaucoup moins par la non croyance en un être dénommé Dieu que par la non croyance en un sens quelconque de l’Univers ,,.
A ce compte, aucun Franc-Maçon du GRAND ORIENT DE FRANCE, du fait qu’il croit au progrès, ce qui implique bien que l’univers a un sens, n’est un véritable athée.
Mais l’idée de convergence évoque naturellement l’existence d’un centre, et cela nous fait souvenir que la première Constitution maçonnique de 1723 définissait ‘Ordre : « le centre de l’union, grâce auquel peuvent nouer une amitié sincère des personnes qui seraient restées perpétuellement éloignées ».
Les Francs-Maçons n’ont donc pas à connaître les différends théologiques que l’oeuvre de TEILHARD a pu faire naître au sein de l’Eglise Romaine. L’effort dans la recherche de la vérité, les preuves données de tolérance, la croyance au progrès et en l’éfficacité du travail humain pour le créer, le désir affirmé d’union et de fraternité sont pour eux des titres suffisants pour qu’ils s’intéressent à l’oeuvre de TEILHARD de CHARDIN.
Mais on n’est pas plus impunément Jésuite qu’on n’est hélas Franc-Maçon. L’un ou l’autre titre suffit pour éveiller défiance et soupçon, et TEILHARD a rencontré l’une et l’autre, même parmi ses co-religionnaires comme l’ont montré mes citations et notamment tous les hauts degrés de la hiérarchie qui s’est ingéniée à créer le silence autour de son oeuvre pour en arrêter l’expansion. Cependant, le Père est resté jusqu’au bout fidèle à son Eglise. Certains s’en sont étonnés et TEILHARD s’est clairement expliqué sur ce point. Il considère qu’après deux mille ans, l’Eglise, comme toute réalité vivante, arrive aujourd’hui à une période de « mue », de
réforme nécessaire et inévitable. Une réforme plus profonde même que celle du XVIe siècle. Dès 1937, il écrivait dans « Le Phénomène Spirituel » : « Le temps est passé où Dieu pouvait s’imposer du dehors simplement, comme un Maître ou un propriétaire. \ Le monde ne s’agenouillera plus désormais que devant le centre organisé de son évolution ».
Un christianisme rénové, réconcilié avec la science, devra se réédifier à partir de la conception d’un Dieu qui ne s’atteint qu’à travers l’achèvement d’un univers qu’il illumine et imprègne d’amour. Une nouvelle foi exige une christologie nouvelle étendue aux dimensions organiques de notre univers.
Mais le Père ne voit pas de meilleur moyen pour réformer l’Eglise que d’y travailler du dedans, de préparer du dedans l'éclosion de la nouvelle foi, en l’appuyant sur la science d’où son attachement à la vieille tige romaine qui reste à ses yeux le meilleur support biologique, assez vaste et assez différencié, pour opérer la transformation attendue.
C’est la conclusion même de son livre « Le Phénomène Humain » « À l’heure présente, le Christianisme représente l’unique courant de pensée assez audacieux et assez progressif pour embrasser pratiquement et efficacement le monde dans un geste complet et indéfiniment perfectible où la foi et l’espérance se consomment en charité >.
Si, à cette conclusion, la plupart des Francs-Maçons ne peut pas souscrire, ce n’est point par hostilité au christianisme, au sein même duquel ils savent qu’a commencé à se développer leur institution, car ils n’oublient pas que leurs ancêtres opératifs furent les bâtisseurs des cathédrales, c’est parce que leur sens des réalités, instruit par l’étude de l’histoire, leur a appris qu’aucune religion ne peut réaliser le rêve de TEILHARD de CHARDIN. Par un paradoxe qui, hélas ! se retrouve en toutes choses humaines, les religions, dont la vocation est pourtant d’unir, ont de tout temps semé la division parmi les hommes, du fait que chacun prétend détenir exclusivement la Vérité.
La Franc-Maçonnerie n’est pas une religion. Elle n’est donc pour aucune religion une rivale ou un adversaire. Elle n’en est pas davanfage la servante. De plus, elle ne prétend pas détenir la Vérité. Elle demande à chacun de ses membres de la rechercher, et elle est respectueuse de la forme que chacun de ses membres donne à sa Vérité, à condition qu’il se montre tolérant et respectueux de la Vérité des autres.
La Franc-Maçonnerie, à la vérité, ne se situe pas parmi les religions. Elle n’est ni au dessus, ni au dessous. Sa place est celle que lui assigne sa première Constitution, celle d’Anderson au centre, le Centre de l’union vers lequel tous les hommes peuvent converger sans renoncer à aucune de leurs fois particulières.
Ne serait-elle pas, à ce titre, qualifiée pour la grande mission de rassemblement entrevue par TEILHARD de CHARDIN ? Cela parait aujourd’hui un rêve démesurément ambitieux du fait des préventions accumulées contre la Franc-Maçonnerie. Mais ce dont les Francs-Maçons sont assurés c’est que, quel que puisse être le nom de l’organisation humaine qui réussira un jour à parvenir à la véritable catholicité, qu’ils appellent universalité, cette organisation ne pourra être fondée que sur les principes mêmes de fraternité et de tolérance qui sont ceux de la Franc-Maçonnerie.
F. C.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Travaux d'Yvette Mollier-Giroud, le 29/02/08
Mardi 4 Mars 2008
J’avais commencé par traiter en premier la deuxième phrase proposée à notre étude par Jean-Pierre Frésafond et je crains que les doutes qu’elle a mis dans mon esprit n’aient influencé ma façon de réfléchir aux suivantes tellement les interrogations qu’elle a suscitées en moi me préoccupent depuis. Je vais néanmoins développer les réflexions dans l’ordre où elles nous ont été proposées.
L’énergie humaine page 50. (Edition du seuil)
Le problème soulevé par l’extrait tel que notre animateur le soumet à notre réflexion me semble restreint à la seule définition du terme « monde ». Parce que, si nous nous allons une page seulement en amont de cet extrait, nous trouvons : « L’Esprit, dans son ensemble, ne reculera jamais, dans un Univers de nature évolutive, l’existence de l’Esprit, exclut, par structure, la possibilité d’une Mort où disparaîtraient totalement les conquêtes de l’Esprit ». Là, tout est clair ! et, un peu plus loin : « une trace restera, quelque chose sera recueilli dans une conscience, dans une mémoire, dans un regard …. Or c’est ce dernier espoir qu’il faut supprimer pour égaler la notion (probablement aussi absurde que l’idée de Néant) de Mort absolue. » Pour aller donc au bout de notre analyse, il faut accepter que le mot « monde » représente la masse humaine animée par l’Esprit qui, - de nature évolutive – donne à ses acteurs « le goût de vivre, toujours plus critique, exigeant et raffiné » afin de lui permettre cette évolution en rejetant l’idée d’une Mort absolue qui serait « génératrice d’un désintéressement suprême. »
Le phénomène humain page 49
Matérialiste, spiritualiste etc. …. Chaque groupe campe sur ses positions …….chaque groupe ne voit que la moitié du problème ……….
Une première lecture –rapide- de ce texte m’a tout d’abord inspiré une réflexion impulsive et spontanée : bien sûr, les individus ne veulent jamais avoir tort, ils s’entêtent à défendre leur point de vue sans vouloir accepter celui d’autrui et donc sans se remettre en question. Et de me glorifier d’appartenir, entre autres, au groupe de travail sur Teilhard de Chardin où, là, on écoute les autres !
Mais il m’a semblé trop simple de rester sur cet à priori. Si Teilhard avait consacré un chapitre du « phénomène humain » à ce sujet c’est que cela devait être plus complexe.
J’ai donc continué ma lecture : page 57 « dans l’état A, les centres de Conscience, parce qu’à la fois très nombreux et extrêmement lâches, ne se manifestent que par des effets d’ensemble, soumis à des lois statistiques. Ils obéissent donc collectivement à des lois mathématiques. C’est le domaine de la Physico-chimie. Dans l’état B, au contraire, ces éléments, moins nombreux et en même temps mieux individualisés, échappent petit à petit à l’esclavage des grands nombres. Ils laissent transparaître leur fondamentale et non-mesurable spontanéité. Nous pouvons commencer à les voir et à les suivre un par un. Et dès lors nous accédons au monde de la Biologie »
Alors ? doit-on soutenir chacun son point de vue et laisser un « domaine » scientifique tel que la Biologie ou la Physico-chimie faire la synthèse de nos différences ou bien devons nous moduler notre pensée en fonction de celle des autres, croyant ainsi nous parfaire ? ne nous prenons nous pas ainsi pour Dieu ? notre rôle est peut-être limité à celui d’un individu donc d’un microcosme différent des autres……… et Dieu fera la synthèse.
Le phénomène humain page 62
C’est sur cette question que je pense être « hors sujet » comme on disait à l’école lors des compositions de texte. Mal latéralisée, je n’ai jamais eu la notion de vertical ou d’horizontal, alors tangentiel et radial me laissent aussi perplexe. Je reviendrai donc à la préoccupation qu’à engendré en moi le traitement de la deuxième question : doit-on faire sa priorité de l’écoute de l’autre ou bien s’efforcer de s’individuer au maximum en donnant le meilleur de soi même, conscient de faire partie d’un tout qui, lui seul, a une valeur pour le futur ? c’est à dire privilégier l’énergie radiale, « toujours plus complexe et centré, énergie d’évolution, donc » ou rester dans l’énergie tangentielle « qui rend chaque élément solidaire de tous les éléments du même ordre » en s’imprégnant de la croyance de l’autre, en modulant mon propre ressenti en fonction des échanges avec mes congénères ………..
Le phénomène humain page 73.
C’est cette pré-biosphère, définie par PTDC qui donne à l’humanité sa raison de vivre et d’aller de l’avant comme nous le développions lors du traitement du paragraphe précédent. Car, si on considère ce « quantum initial de conscience » comme « une masse solidaire de centres … structurellement liés entre eux par …. », nous sommes forcés d’admettre qu’il y a un lien d’origine entre ces centres infinitésimaux, donc un but commun, donc une entité suprême qui tire les ficelles et mène la barque. Une entité qui a fait le tri puis le choix et, enfin, qui motive les troupes pour qu’elles avancent dans le même sens, comme un seul être, vers un « toujours plus ».
J’apporterai donc une conclusion à cette série de réflexions bien que les sujets choisis semblent hétéroclites et dissociés, il y aura encore de la vie après notre vie, notre passage sur terre n’est pas inutile, nous contribuons tous à la montée de la conscience vers la noosphère.
Je reste cependant sur ma faim, PTDC me fait, à soixante ans et, soudainement, après l’avoir lu durant environ dix ans, remettre en question ma grande théorie qui consistait à tenir compte de l’avis des autres avant le mien ………. Suis je sur la bonne voie ….. encore dix ans de PTDC et j’aurai peut-être tranché la question.
L’énergie humaine page 50. (Edition du seuil)
Le problème soulevé par l’extrait tel que notre animateur le soumet à notre réflexion me semble restreint à la seule définition du terme « monde ». Parce que, si nous nous allons une page seulement en amont de cet extrait, nous trouvons : « L’Esprit, dans son ensemble, ne reculera jamais, dans un Univers de nature évolutive, l’existence de l’Esprit, exclut, par structure, la possibilité d’une Mort où disparaîtraient totalement les conquêtes de l’Esprit ». Là, tout est clair ! et, un peu plus loin : « une trace restera, quelque chose sera recueilli dans une conscience, dans une mémoire, dans un regard …. Or c’est ce dernier espoir qu’il faut supprimer pour égaler la notion (probablement aussi absurde que l’idée de Néant) de Mort absolue. » Pour aller donc au bout de notre analyse, il faut accepter que le mot « monde » représente la masse humaine animée par l’Esprit qui, - de nature évolutive – donne à ses acteurs « le goût de vivre, toujours plus critique, exigeant et raffiné » afin de lui permettre cette évolution en rejetant l’idée d’une Mort absolue qui serait « génératrice d’un désintéressement suprême. »
Le phénomène humain page 49
Matérialiste, spiritualiste etc. …. Chaque groupe campe sur ses positions …….chaque groupe ne voit que la moitié du problème ……….
Une première lecture –rapide- de ce texte m’a tout d’abord inspiré une réflexion impulsive et spontanée : bien sûr, les individus ne veulent jamais avoir tort, ils s’entêtent à défendre leur point de vue sans vouloir accepter celui d’autrui et donc sans se remettre en question. Et de me glorifier d’appartenir, entre autres, au groupe de travail sur Teilhard de Chardin où, là, on écoute les autres !
Mais il m’a semblé trop simple de rester sur cet à priori. Si Teilhard avait consacré un chapitre du « phénomène humain » à ce sujet c’est que cela devait être plus complexe.
J’ai donc continué ma lecture : page 57 « dans l’état A, les centres de Conscience, parce qu’à la fois très nombreux et extrêmement lâches, ne se manifestent que par des effets d’ensemble, soumis à des lois statistiques. Ils obéissent donc collectivement à des lois mathématiques. C’est le domaine de la Physico-chimie. Dans l’état B, au contraire, ces éléments, moins nombreux et en même temps mieux individualisés, échappent petit à petit à l’esclavage des grands nombres. Ils laissent transparaître leur fondamentale et non-mesurable spontanéité. Nous pouvons commencer à les voir et à les suivre un par un. Et dès lors nous accédons au monde de la Biologie »
Alors ? doit-on soutenir chacun son point de vue et laisser un « domaine » scientifique tel que la Biologie ou la Physico-chimie faire la synthèse de nos différences ou bien devons nous moduler notre pensée en fonction de celle des autres, croyant ainsi nous parfaire ? ne nous prenons nous pas ainsi pour Dieu ? notre rôle est peut-être limité à celui d’un individu donc d’un microcosme différent des autres……… et Dieu fera la synthèse.
Le phénomène humain page 62
C’est sur cette question que je pense être « hors sujet » comme on disait à l’école lors des compositions de texte. Mal latéralisée, je n’ai jamais eu la notion de vertical ou d’horizontal, alors tangentiel et radial me laissent aussi perplexe. Je reviendrai donc à la préoccupation qu’à engendré en moi le traitement de la deuxième question : doit-on faire sa priorité de l’écoute de l’autre ou bien s’efforcer de s’individuer au maximum en donnant le meilleur de soi même, conscient de faire partie d’un tout qui, lui seul, a une valeur pour le futur ? c’est à dire privilégier l’énergie radiale, « toujours plus complexe et centré, énergie d’évolution, donc » ou rester dans l’énergie tangentielle « qui rend chaque élément solidaire de tous les éléments du même ordre » en s’imprégnant de la croyance de l’autre, en modulant mon propre ressenti en fonction des échanges avec mes congénères ………..
Le phénomène humain page 73.
C’est cette pré-biosphère, définie par PTDC qui donne à l’humanité sa raison de vivre et d’aller de l’avant comme nous le développions lors du traitement du paragraphe précédent. Car, si on considère ce « quantum initial de conscience » comme « une masse solidaire de centres … structurellement liés entre eux par …. », nous sommes forcés d’admettre qu’il y a un lien d’origine entre ces centres infinitésimaux, donc un but commun, donc une entité suprême qui tire les ficelles et mène la barque. Une entité qui a fait le tri puis le choix et, enfin, qui motive les troupes pour qu’elles avancent dans le même sens, comme un seul être, vers un « toujours plus ».
J’apporterai donc une conclusion à cette série de réflexions bien que les sujets choisis semblent hétéroclites et dissociés, il y aura encore de la vie après notre vie, notre passage sur terre n’est pas inutile, nous contribuons tous à la montée de la conscience vers la noosphère.
Je reste cependant sur ma faim, PTDC me fait, à soixante ans et, soudainement, après l’avoir lu durant environ dix ans, remettre en question ma grande théorie qui consistait à tenir compte de l’avis des autres avant le mien ………. Suis je sur la bonne voie ….. encore dix ans de PTDC et j’aurai peut-être tranché la question.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Travail de Jean Pierre Giroud , le 29/02/08
Mardi 4 Mars 2008
Réflexions sur le premier texte.
Je pourrai dire, après la première lecture de ce texte que Teilhard fait preuve d’un optimisme étonnant à propos du Monde.
De ce goût de vivre toujours plus critique exigeant et raffiné dit-il, peut-il en être autrement ?
A travers ses écrits, des cheminements, des avancées laborieuses, en scientifique, il aide à faire découvrir (à travers des écrits souvent difficiles à comprendre et parfois à admettre ) l’action du Monde qui se construit avec toujours plus de complexité conscience ;
De complexité c’est sur car nous sommes bien loin des protozoaires puis des premiers ébats de l’hominisation … etc .
Conscience parce que dit-il, la cérébralisation la pensée, l’esprit a commencé et continue son étonnant chemin de personnalisation.
Il y a déjà bien longtemps le sage disait : « croit aux étoiles et tu les auras. »
Pressentiments en gestation, pensées en route vers tous les possibles, tant de chances pour l’homme de vivre.
-------------------------------------
Réflexions sur le deuxième texte.
Les uns et les autres détiennent une vérité, une partie de vérité.
Il est facile de dire j’ai raison, je suis sûr de ma vérité.
D’un coté les matérialistes forts de la science, valeurs démontrées quantifiées, preuves étudiées matérialisées irréfutables, avec sur le piédestal le siècle des lumières, tant de schèmes démontrés de façon magistrale ;
Déjà plusieurs siècles avant un coup presque fatal avait été donné aux spiritualistes dogmatiques. On avait osé dire que la terre était ronde, puis on l’avait démontré …
Plus près de nous dans les années 1830 1840 d’autres affirmations encore plus terribles arrivaient : la Bible avait dit : « l’homme créé à l’image de Dieu, à son image Dieu le créa » ancien testament le Pentateuque livre de la Genèse chapitre 1er verset 27. Un naturaliste anglais osait parler lui, d’évolution des espèces, proposait une théorie sur la sélection naturelle ou bien sûr l’homme était acteur et partie prenante.
En face de ces idées nouvelles beaucoup de spiritualistes se sentant déstabilisés dans leurs certitudes ne pouvaient répondre que par le rejet ou l’excommunication. Mais d’autres, déjà réfléchissaient et le dehors des choses faisait avancer le dedans des choses.
Et comment cela ?
Aussi vrai que le soleil ne peut que donner la lumière la recherche de la vérité dans le travail et l’étude avec intelligence est un vrai aiguillon pour l’homme vers plus de centréité plus de déité.
Depuis ce pas jadis si capital de l’hominisation, de cette mise en route de la cérébralisation qui ne pourrait plus s’arrêter, la route est tracée.
Au lieu de railleries, de sarcasmes de négations et d’anathèmes, l’homme n’a-t-il pas plutôt à accepter une leçon de lâcher prise. Les uns et les autres ont raison mais il est dur d’admettre que l’autre aussi a raison.
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Réflexions sur le troisième texte.
Energie matérielle et énergie spirituelle nous dit-on se tiennent et se prolongent.
Il semble difficile de le comprendre ; certes on sent ou l’on pressent que quelque chose de formidable se passe, l’énergie fondamentale en action avec nous parfois malgré nous. Par exemple un groupe uni dans l’étude une démarche donc énergie tangentielle en action. Démarches parfois cahotantes de négations, de refus ou d’incompréhension et aussi union d’idées créatives. Dans ce même groupe énergie radiale ressentie peut-être confusément mais qui fait que malgré les obstacles on se sent enrichi et que sûrement on manquerait quelque chose si on s’arrêtait. A travers cet exemple et bien d’autres l’énergie est constamment activée.
Une spiritualiste disait au début du siècle dernier « toute âme qui s’élève élève le monde ». Je suis d’accord que cette affirmation n’explique rien mais je pense qu’elle a le mérite d’avoir été dite. Et il est je crois rassurant qu’un scientifique, paléontologue arrive à une conclusion similaire.
L’idée d’énergie développée par Teilhard semble fondamentale et sûrement riche d’évolutions et de devenirs.
----------------------------
Réflexions sur le quatrième texte.
Unité dans l’avancée vers des complexités toujours plus grandes. Mutations déjà faites et d’autres en devenir. Changements magistraux d’état …
Que dire de ces états du Monde ?
Peut-être nous permettre une prise de conscience de notre quantum personnel avec plus d’humilité.
Peut-être aussi faire grandir en nous un gigantesque espoir qui nous dépasse et où nous avons la chance d’être acteurs sur cette terre et maintenant. Route ouverte vers tous les devenirs possibles à la suite des Teilhard et bien d’autres …
Egalement prix devenus incalculables des vies parce que si riches en états possibles de futurs.
Mais aussi marches difficiles et reculs, chutes vers des impasses. Pourtant dit-il, à nouveau la Vie voici la Vie.
Je pourrai dire, après la première lecture de ce texte que Teilhard fait preuve d’un optimisme étonnant à propos du Monde.
De ce goût de vivre toujours plus critique exigeant et raffiné dit-il, peut-il en être autrement ?
A travers ses écrits, des cheminements, des avancées laborieuses, en scientifique, il aide à faire découvrir (à travers des écrits souvent difficiles à comprendre et parfois à admettre ) l’action du Monde qui se construit avec toujours plus de complexité conscience ;
De complexité c’est sur car nous sommes bien loin des protozoaires puis des premiers ébats de l’hominisation … etc .
Conscience parce que dit-il, la cérébralisation la pensée, l’esprit a commencé et continue son étonnant chemin de personnalisation.
Il y a déjà bien longtemps le sage disait : « croit aux étoiles et tu les auras. »
Pressentiments en gestation, pensées en route vers tous les possibles, tant de chances pour l’homme de vivre.
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Réflexions sur le deuxième texte.
Les uns et les autres détiennent une vérité, une partie de vérité.
Il est facile de dire j’ai raison, je suis sûr de ma vérité.
D’un coté les matérialistes forts de la science, valeurs démontrées quantifiées, preuves étudiées matérialisées irréfutables, avec sur le piédestal le siècle des lumières, tant de schèmes démontrés de façon magistrale ;
Déjà plusieurs siècles avant un coup presque fatal avait été donné aux spiritualistes dogmatiques. On avait osé dire que la terre était ronde, puis on l’avait démontré …
Plus près de nous dans les années 1830 1840 d’autres affirmations encore plus terribles arrivaient : la Bible avait dit : « l’homme créé à l’image de Dieu, à son image Dieu le créa » ancien testament le Pentateuque livre de la Genèse chapitre 1er verset 27. Un naturaliste anglais osait parler lui, d’évolution des espèces, proposait une théorie sur la sélection naturelle ou bien sûr l’homme était acteur et partie prenante.
En face de ces idées nouvelles beaucoup de spiritualistes se sentant déstabilisés dans leurs certitudes ne pouvaient répondre que par le rejet ou l’excommunication. Mais d’autres, déjà réfléchissaient et le dehors des choses faisait avancer le dedans des choses.
Et comment cela ?
Aussi vrai que le soleil ne peut que donner la lumière la recherche de la vérité dans le travail et l’étude avec intelligence est un vrai aiguillon pour l’homme vers plus de centréité plus de déité.
Depuis ce pas jadis si capital de l’hominisation, de cette mise en route de la cérébralisation qui ne pourrait plus s’arrêter, la route est tracée.
Au lieu de railleries, de sarcasmes de négations et d’anathèmes, l’homme n’a-t-il pas plutôt à accepter une leçon de lâcher prise. Les uns et les autres ont raison mais il est dur d’admettre que l’autre aussi a raison.
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Réflexions sur le troisième texte.
Energie matérielle et énergie spirituelle nous dit-on se tiennent et se prolongent.
Il semble difficile de le comprendre ; certes on sent ou l’on pressent que quelque chose de formidable se passe, l’énergie fondamentale en action avec nous parfois malgré nous. Par exemple un groupe uni dans l’étude une démarche donc énergie tangentielle en action. Démarches parfois cahotantes de négations, de refus ou d’incompréhension et aussi union d’idées créatives. Dans ce même groupe énergie radiale ressentie peut-être confusément mais qui fait que malgré les obstacles on se sent enrichi et que sûrement on manquerait quelque chose si on s’arrêtait. A travers cet exemple et bien d’autres l’énergie est constamment activée.
Une spiritualiste disait au début du siècle dernier « toute âme qui s’élève élève le monde ». Je suis d’accord que cette affirmation n’explique rien mais je pense qu’elle a le mérite d’avoir été dite. Et il est je crois rassurant qu’un scientifique, paléontologue arrive à une conclusion similaire.
L’idée d’énergie développée par Teilhard semble fondamentale et sûrement riche d’évolutions et de devenirs.
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Réflexions sur le quatrième texte.
Unité dans l’avancée vers des complexités toujours plus grandes. Mutations déjà faites et d’autres en devenir. Changements magistraux d’état …
Que dire de ces états du Monde ?
Peut-être nous permettre une prise de conscience de notre quantum personnel avec plus d’humilité.
Peut-être aussi faire grandir en nous un gigantesque espoir qui nous dépasse et où nous avons la chance d’être acteurs sur cette terre et maintenant. Route ouverte vers tous les devenirs possibles à la suite des Teilhard et bien d’autres …
Egalement prix devenus incalculables des vies parce que si riches en états possibles de futurs.
Mais aussi marches difficiles et reculs, chutes vers des impasses. Pourtant dit-il, à nouveau la Vie voici la Vie.
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr

