teilhard de Chardin


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« Je ne connais point de scène plus émouvante, ni plus révélatrice de la réalité biologique d’une Noogénèse, que celle de l’intelligence tendue, depuis les origines, à surmonter, pied à pied, l’illusion encerclante de la Proximité. » (Le Phénomène Humain, pp.239-240)

Teilhard voit l’aventure humaine comme une exploration de plus en plus vaste de son environnement. De son espace d’abord, il repère les directions, les surfaces, les distances, il fait de la géographie ; de son temps ensuite au rythme du soleil qui va lui indiquer l’année, puis la suite des années, puis des jalons temporels qui constitueront une histoire. Il surmontera ainsi pied à pied l’encerclement de la proximité. Il éloignera les limites, poussera de plus en plus loin les frontières. Cette aventure se continue aujourd’hui dans l’infiniment grand de l’espace et l’infiniment petit de la structure intime de la matière.

Le Temps comme « durée organique »
Pour Teilhard, le temps est la grande découverte de la fin du 19e siècle. Dans L’Energie Humaine (pp. 209-212) il brosse rapidement ce qui a permis à l’Occident de découvrir « une durée organique… » corrélatifs « aux deux abîmes de l’infime et de l’immense, deux autres abîmes s’ouvraient , en arrière et en avant… » (loc.cit. p. 212)
Ce qu’il nous faut retenir c’est l’idée de durée organique : le temps n’est plus une succession aléatoire de segments de temps mais une continuité qui se développe, comme un processus biologique de croissance. C’est toute l’idée d’évolution qui y est contenue.

L’Espace-Temps : Etoffe de l’Univers
Le temps pour Teilhard n’est pas indépendant de l’espace, c’est ce qu’il développe dans le Phénomène Humain (pp. 239 – 250). L’Espace-Temps naît de la découverte de la « cohérence irréversible de tout ce qui existe. » Tout se tient et tout interfère, je suis le résultat de la pré-histoire, de l’histoire des Romains, de la Réforme et de la Révolution française et dans le moment présent tout se tient aussi, le dernier bébé qui vient de naître et l’Assemblée des nations. Dans ce sens l’Espace-Temps est appelé l’ « étoffe de l’univers » (p.241). L’homme moderne est celui qui est « devenu capable de voir, non seulement dans l’Espace, non seulement dans le Temps, mais dans la Durée – ou ce qui revient au même, dans l’Espace-Temps biologique - et c’est de se trouver, par surcroît incapable de rien voir autrement, rien – à commencer par lui-même. » (p.243)

L’Espace-Temps : lecture réaliste de la réalité
Depuis, ce que Teilhard a pressenti est devenu réalité. La géopolitique est née, l’histoire et la géographie s’étudient nécessairement ensemble et l’on comprend les liens profonds entre relief, culture, art, défense du territoire… Vauban l’avait bien compris et ses fortifications sont toujours situées en fonction de la géographie. Pour la culture, c’est moins évident et pourtant, la mer ne façonne –t- elle pas une culture d’aventuriers, d’explorateurs de cet espace ouvert qui attire, alors que la montagne forge des tempéraments résistants, habitués à gérer un partenaire qui en impose et qui exige la soumission avant de se laisser conquérir. Lieu des entêtements bornés ainsi que des expériences mystiques.
De plus si nous continuons à explorer l’Espace-Temps concret nous découvrons que la Durée ne se développe pas uniformément. Il y a des moments de stagnation et des moments d’accélération. La parenthèse communiste a été comme une congélation du temps dans les pays qui l’ont subie, d’où les questions de rattrapage qui s’imposent aujourd’hui. Le temps va plus vite en ville et plus lentement dans les campagnes, il n’est pas le même aux Etats Unis et en Afrique. L’Inde et la Chine voient maintenant le temps s’accélérer étonnement dans les centres urbains et beaucoup moins dans les campagnes, alors que l’Occident peine à suivre le rythme, fatigué d’avoir dominé le monde pendant 400ans. Le temps réel est toujours articulé avec l’espace, l’histoire avec la géographie, et ils n’évoluent pas à vitesse constante, mesurée par les jours, les mois et les années de notre soleil.
Evolution, stagnation, accélération, régression, les événements réagissent les uns sur les autres selon une dynamique pas toujours logique. C’est ainsi que la belle idée d’un Progrès nécessaire auquel Teilhard a cru peut être remis en doute actuellement, alors qu’il est difficile de décoder dans quel sens nous allons. C’est dans ce sens que la science parle de phénomènes aléatoires qui sont la concrétisation casuelle de plusieurs futurs possibles. Dans le monde du contingent rien n’est écrit d’avance.

Durée et moments fondateurs
J’aimerais encore noter une propriété de la Durée que j’appellerai la concentration. Il y a des événements où la durée se concentre. Dans la vie personnelle ce sont les moments d’intense bonheur dont nous disons qu’ils sont éternels, les moments marquants de découverte, ou de grande épreuve qui continuent à faire partie de notre patrimoine comme un présent qui dure. Teilhard parle du seuil de la vie, du seuil de la Réflexion, du passage social… de tels seuils sont en quelque sorte des concentrations ou des condensations de Durée, des résultats irréversiblement acquis qui sont toujours d’actualité.
J’aime à penser que ce qui s’est passé autour de Jésus-Christ est pour le croyant une concentration maximale de l’Espace-Temps, la Croix en particulier est comme un trou noir qui ouvre au cœur de l’histoire un tourbillon gigantesque qui concentre la totalité. C’est ce que Jésus disait : « quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi. » (Jn. 12,32), force de gravitation universelle. Au centre de la Place st. Pierre, à Rome se dresse un obélisque sur la base duquel il est écrit : « Stat Crux dum volvitur orbis » - la Croix tient ferme alors que tourne le monde – la Croix apparaît ainsi comme le pivot, l’axe de convergence de l’histoire. Concentration de temps et d’espace parce que vécue par la Parole qui est au commencement et qui est la substance des choses. Eternel présent que nous sommes appelés à rejoindre dans le mémorial de l’Eucharistie.
Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Jeudi 17 Juillet 2008 à 17:55 | Commentaires (0)

Travaux des membres




Intégrer le temps et l’énergie dans une réflexion permet d’approfondir une vision physique et philosophique de l’univers, ainsi que la notion d’éternité, laquelle peut être définie de deux manières : autre temps ou bien absence de temps. Là est la question, et c’est la notion d’énergie qui permettra de résoudre ce paradoxe.

Pour commencer, rappelons quelques bases :
-Dans un contexte scientifique, le mot temps ne doit pas être employé isolément, mais associé au mot espace pour les raisons suivantes. Imaginons un monde immobile et sans matière, dans un tel univers il ne se passerait rien, n i changement d’état, ni changement de lieu. Il n’y aurait pas de temps, il y aurait un espace imaginaire et infini. Cette hypothèse est invraisemblable car on ne peut imaginer une matière immobile et sans changement d’état puisque la matière se résout dans l’énergie et que l’énergie, par définition, est quelque chose qui bouge et qui change d’état (si non, ce ne serait pas de l’énergie. L’électricité par exemple est une balade d’électrons). En conséquence, le temps n’existe que s’il y a de la matière.

-Ensuite, évoquons des considérations philosophico scientifiques : Le concept espace/temps peut-il exister sans la présence d’un observateur qui le mesure ? Certains scientifiques pensent que non. A voir ! Ce n’est pas parce qu’une personne parle toute seule que sa parole n’existe pas, elle parle dans le vide, c’est tout. Pour l’espace/temps c’est un peu la même chose. En l’absence d’observateur, les évènements ont bien lieu. Encore faut-il s’entendre sur le sens donné au mot « observateur ».
Si l’on considère comme observateur une particule par rapport à une autre particule, il est certain qu’en l’absence de cette dernière on peut dire qu’il ne s’est rien passé car, en imaginant qu’une particule se serait déplacée par rapport à rien il s’agirait, en la circonstance, d’un non-évènement, donc pas d’espace/temps. En ce qui concerne l’univers, soyons rassurés car il est un bouillonnement d’évènements et d’évolution dynamique qui a un commencement et qui aura une fin.

-Une question vient à l’esprit : Puisque la notion d’espace/temps est universelle, il n’y aurait donc qu’une seul temps pour tout l’ensemble ? Et bien non et c’est ici qu’intervient l’interaction de l’espace/temps avec un observateur, et nous allons découvrir que le temps est multiple, haché, un temps propre à chaque observateur. Prenons l’exemple d’une planète comme la terre dont l’un de ses habitants regarderait une autre planète identique à la terre quant à sa taille et celle de son système solaire, la rotation sur l’axe de cette planète durera en principe 24 heures. Maintenant, prenons l’exemple d’un atome, le même observateur constatera que les particules en orbite autour de son noyau atomique tournent à une fréquence de milliards de tours à la seconde. Conclusions de l’observateur : pour un même évènement (un tour) la différence de fréquence a des proportions vertigineuses, les temps de la planète et de l’atome sont différents, du point de vue de leur observateur ; et à supposer que la planète et l’atome n’aient conscience que d’eux-mêmes, pour eux il n’y aura qu’un seul temps, le leur. Il y a autant de temps qu’il y a d’observateurs.
Extrapolons à l’échelle de l’univers : avec l’hypothèse du big-bang ou de ce que l’on peut nommer moment-1, au commencement le volume de l’univers serait minuscule et, dans ce cas, le temps du moment 1serait différent de celui du moment actuel ; et quand un physicien déduit de ses calculs la situation et les évènements qui se sont déroulés un milliardième de seconde après le moment 1, on ne parle pas du même milliardième de seconde que celui du moment actuel.

-Revenons à l’homme : Comment mesure-t-il son temps ? Il l’apprécie en fonction du temps qu’il a déjà vécu et de celui qu’il lui reste probablement à vivre. Conséquences : pour un enfant de 10 ans, 5 années représentent la moitié de sa vie (c’est très long), tandis que pour un adulte de 50 ans, 5 années ne représentent que le 1/10ème de sa vie (c’est très bref).

Pour illustrer cette relativité du temps on peut ajouter d’autres paramètres comme : l’état d’ennui, l’état d’impatience, etc… Celui qui attend un évènement avec impatience regardera sa montre toutes les 30 secondes et sa perception du temps sera différente de celle du rêveur qui s’éveille brutalement à la réalité et qui, pendant son rêve éveillé, était hors du temps,hors des évènements qui l’entouraient.

-Abordons maintenant l’aspect métaphysique du temps et pour faciliter la démarche rappelons quelques notions scientifiques et teilhardiennes sur lesquelles nous allons nous appuyer (en accord avec les théories d’Einstein).
Le 26 mai 2008 France-Inter a diffusé une interview d’Einstein faite en 1933, qui m’autorise à faire cette comparaison.

1) La matière se résout dans l’énergie
2) L’énergie est multiple dans ses manifestations
3) L’énergie est unique dans son principe
4) L’énergie et l’information son consubstantielles, l’équation esprit/matière complète l’équation énergie/matière.
5) L’énergie est tantôt sous la forme corpusculaire, tantôt sous la forme ondulatoire. La première étant dans l’espace/temps et la seconde étant hors espace/temps et peut être partout et nulle part à la fois.

Ceci étant posé, quand l’homme est vivant, son système électrochimique est actif, ce qui permet à son système neuronale d’émettre des informations détectables et mesurables avec les instruments scientifiques modernes.
Quand l’homme est mort, les systèmes neuronaux qui ne sont plus alimentés en énergie cessent d’émettre des informations. De ce constat, on pourrait conclure qu’il n’y a pas d’autres informations possibles et que tout est bien fini. Un tel raisonnement équivaudrait à dire qu’en l’absence de compteur geiger la radioactivité n’existe pas.

Actuellement, par la force des choses, la science ne raisonne pas en partant du moment-1 pour aller vers le temps actuel, mais elle part de l’examen de la matière actuelle pour remonter en direction de ses origines, tant que la chose est possible et expérimentable.
Maintenant, les sciences expérimentales achoppent sur le mur de Plank et ce sont les mathématiciens (et les rêveurs) qui prennent le relais en attendant que les sciences expérimentales puissent trouver dans cette matière sous forme de bouillonnement apparent non structuré l’information qui contient tout le développement de la matière. Si la science arrivait à trouver cela, elle aurait trouvé Dieu.

A ce point du raisonnement il ne serait pas scientifiquement incorrecte d’utiliser un principe de causalité selon lequel les effets que nous constatons (l’organisation intelligente de la matière) ont forcément une cause que le hasard seul ne peut pas remplacer.

-Tout cela a pour but de suggérer que le cerveau émet probablement des ondes (que nous nommerons « spirituelles » faute de mieux) qui sont peut-être de même nature que l’onde initiale porteuse de l’information. Cette onde initiale, si elle est porteuse de l’information, est donc préexistante au moment-1, elle est donc hors espace/temps. Si cette hypothèse se vérifiait, les ondes qui survivent à la mort physique du cerveau humain ne seraient plus une idée farfelue, mais une cohérence avec l’existence de cette indétectable onde initiale.

-Nous allons maintenant pénétrer plus en avant la pensée teilhardienne en utilisant son très connu « principe d’émergence » : Dans le monde, rien ne saurait éclater un jour comme final à travers divers seuils successivement franchis par l’évolution, qui n’a d’abord été obscurément primordial. La récurrence de certains évènements et de certains paliers est évidente et incontestable, il n’est que de regarder la complexification croissante de la matière et de la centréité de son organisation. L’univers est courbe, la matière est une courbure de l’espace/temps et même l’énergie n’échappe pas à cette règle de se centrer sur elle-même, y compris les ondes spirituelles (si l’on admet qu’elles sont consubstantielles à l’énergie). Je n’irai pas jusqu’à dire que l’âme immortelle évoquée par les religions est de même nature, car il n’y a pas encore de mots pour le dire autres que la première des vertus théologales : l’espérance.

-Le pas de la réflexion a été franchi par l’évolution il y a 3 à 5 millions d’années, ce qui représente un laps de temps relativement court par rapport aux 5 milliards d’années de notre planète qui a une probabilité d’existence d’une durée identique. La durée probable de la vie sur terre est très nettement inférieure, mais elle représente un laps de temps de plusieurs milliers de fois plus long que le temps qu’elle a parcouru ; ce qui laisse augurer une évolution importante de notre système neuronal qui n’utilise qu’une partie infime de ses possibilités, surtout si l’on tient compte de l’effet de synergie de la sphère de pensée (la noosphère).

-Si les ondes de pensée existent, en vertu du principe de récurrence des champs unitaires, elles n’échappent pas à la tendance à se centrer sur elles-mêmes, à l’infini, hors espace/temps, et à évoluer elles aussi vers des états de plus en plus complexes et à augmenter le quantum de cette énergie contenue dans l’univers.

-Quelle est donc cette précieuse parcelle que le tout attend de récolter en moi ? Ainsi s’est exprimé Teilhard dans son livre Comment je Crois (p. 136)
De là à dire que Dieu a besoin des hommes il n’y a qu’un pas, qu’un certain philosophe du siècle dernier s’est empressé de franchir, clouant ainsi le bec à un autre philosophe qui a dit :Pourquoi quelque chose plutôt que rien ?
Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Jeudi 17 Juillet 2008 à 09:29 | Commentaires (0)

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Je vais commencer mon approche par une définition extraite du dictionnaire :
« L’expérience humaine est que tout travail requiert de la force et produit de la chaleur ; que plus on « dépense » de force par quantité de temps, plus vite on peut faire un travail, et plus on s'échauffe. »
Et ma contribution à notre travail s’arrêtera là en ce qui concerne l’explication « scientifique » ……… car ce n’est pas ma tasse de thé et d’autres, dans notre groupe sont bien plus qualifiés que moi pour développer ce type de réflexion.
En bonne comptable, je vais tenter d’appliquer les principes énoncés dans cette citation :
Je vais prendre l’exemple de la trajectoire d’une balle de tennis :

1) on lâche la balle depuis le parapet d'un pont, sans vitesse initiale; elle tombe en chute libre.
On peut mesurer la vitesse par heure de la balle en déterminant la distance entre le parapet et le sol et le temps que la balle a mis pour percuter le sol.

2) un joueur de tennis effectue un service. il lance la balle verticalement, vers le haut, depuis le point P, sa main. La balle atteint avec une certaine vitesse, le point P' situé sur la même verticale. Lorsque la balle est en P' le joueur la frappe avec sa raquette. Elle part alors horizontalement, avec la vitesse que l’énergie du joueur, conjuguée avec la tension de la raquette permettent. La balle passe au dessus du filet vertical et va, soit retomber dans le camp adverse, soit revenir au serveur grâce à la force de l’adversaire.

Dans ce cas de figure, (échange entre deux joueurs), la balle sera propulsée successivement à au moins trois vitesses différentes :
 Le lancer vertical à main nue du joueur au service.
 La frappe de la balle par ce premier joueur (frappe qui sera plus ou moins puissante selon l’élan qu’il donnera à son bras lors de la préparation du service)
 La frappe de la même balle, en retour, par l’adversaire (la vitesse de la balle dépendra alors de la vitesse à laquelle elle a percuté la raquette de l’adversaire, de la distance que la balle a parcouru – jeu de fonds de cour ou jeu au filet- de l’élan pris par l’adversaire.)


J’en reviens donc à la définition initiale :
Le temps de préparation, la distance entre les impacts (qui crée une différence de temps de parcours), l’énergie musculaire des joueurs, la tension du tamis de la raquette concourent à modifier la vitesse de propulsion de la balle, le temps est donc énergie.

Le temps et l’énergie me manquent pour aborder le thème des deux énergies, physique et psychique chères à Teilhard et réfléchir aux notions de temps universel qui y sont attachées mais je ne doute pas que le sujet revienne à l’étude durant nos réunions de travail, ce qui me donne le temps pour y réfléchir.


Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Jeudi 17 Juillet 2008 à 09:00 | Commentaires (0)

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Dans l’œuvre teilhardienne, temps et énergie me semblent être les pièces maîtresses de la schématique de ses écrits.

En effet, le savant géologue et paléontologue, cherche, découvre parfois de façon fébrile les évolutions de la vie.

Des milliards d’années après, je fais l’impasse de l’avant pour raccourcir le propos, c’est la transformation. Les apports d’énergie, atomes, évolution des espèces etc. gênèrent toujours plus d’activation. On sait que l’énergie de par sa nature même ne peut être statique sous peine de décroître et finir.

La généréscence devient régénérescence. L’eau portée à ébullition ne devient-elle pas vapeur ? mais revenons à l’espace-temps transformation ; c’est à dire ce qui était non homme devient homme, une espèce sur cette terre des milliards d’années après et par le rougeoiement de l’interactivité dans l’espace-temps devient pensante, la vie passe dans la dimension de tous les possibles, la dimension oméga.

Mais aussi extraordinaire que soit cette transformation elle s’est faite sans renversement ou révolution.

L’homme est entré sans bruit conclut Teilhard (le phénomène humain page 205). La conclusion obligatoire du scientifique nous donne le premier espoir, l’errance planétaire s’est achevée, l’ère nouvelle a commencé. Entre homme et oméga un premier lien privilégié s’est-il tissé ? questionneront certains. D’autres diront : l’homme sait qu’il sait. Et tout le monde est d’accord pour dire : ce n’est plus comme avant.

Temps et énergie ont construit ensemble et désormais tout à changé. Alors pour l’homme tant d’espoirs vont se concrétiser tant d’actions positives seront construites, mais aussi …

Le sage l’a dit il y a déjà bien longtemps : l’avenir ne se fera pas sans l’homme. L’homme est responsable le futur est entre ses mains.

Pour terminer le temps est un paradoxe ;
Nous savons que le temps est composé des milliards d’années avant l’arrivée de l’homo sapiens puis de bien des civilisations etc …. Et après nous combien encore d’êtres humains viendront, c’est cela le temps.

« Je suis Celui qui est » Exode chapitre 3 verset 14. Le temps linéaire est aboli et se voit remplacé ou plutôt changé par l’axe vertical de l’éternel présent mais peut-on parler d’une chose que l’on ne connaît pas ?

Oméga éternel présent devenu richesse de l’homo sapiens.

Quant à l’énergie que peut-on encore en dire : elle fait peur ; n’est-ce pas elle qui a terrassé Paul sur le chemin de Damas ? n’est-ce pas elle qui a embrasé Ignace de Loyola, Charles de Foucauld, Henri Grouès dit « abbé Pierre » et de milliers d’autres dans le passé ……….. et combien encore d’autres dans l’avenir. richesses passées, rougeoiements continus et grandissants, faits de bonheurs, d’espoirs à venir mais aussi de défaites et de manques, enfin le monde de la cosmogénèse toujours plus en centration, monde oméga.



Jean-Pierre Fressafond
Rédigé par Jean-Pierre Fressafond le Jeudi 17 Juillet 2008 à 08:58 | Commentaires (0)