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Yvette Mollier-Giroud/ DU COSMOS A LA COSMOGENESE
Samedi 24 Avril 2010
On ignore la date de rédaction du paragraphe soumis à notre étude d'aujourd'hui mais il m'a semblé, en relisant ce texte, y trouver la synthèse d'une grande partie de l'œuvre de PTDC.
En effet, on lisait déjà page 25 de "l'énergie humaine" écrit en 1931 : "De nos jours, beaucoup de croyants, faute de renouveler leurs anxiétés au contact du réel, laissent un voile de solutions conventionnelles s'étendre sur les mystères de la Vie. Et les savants, perdus dans des recherches de détail, ou engagés sur un faux matérialisme, ne semblent pas voir comment se pose, en vertu même de leurs conquêtes, devant nos activités, la question fondamentale de l'Avenir. Noyés dans les mots qu'il ont créés, les Hommes risquent de perdre de vue le Problème, -au point de ne plus saisir le sens de ce que découvrent leurs propres expériences." Et PTDC poursuit sa critique page 26 :"dans les deux cas, par excès d'admiration ou défaut d'estime, l'Homme reste flottant au-dessus, ou rejeté en marge de l'Univers, -déraciné ou accessoire- Celui qui fait la Science reste en dehors des objets de la Science. Ceci est la source de toutes nos difficultés intellectuelles et morales présentes. Nous ne comprendrons jamais ni l'Homme ni la Nature si, conformément à ce que nous crient les faits, nous ne replongeons pas complètement (mais sans le détruire) l'un au cœur de l'autre …. L'Homme est né de la Terre. "
PTDC, paléontologue de terrain, à la recherche des fossiles du vivant, améliorant à chacune de ses démarches la connaissance de l'évolution des formes de vie sur Terre, ne pouvait que se poser la question du "moteur" qui animait et conduisait ce "programme" de progression, car progrès constant il y avait, y compris même dans le dernier jalon que fut la venue de l'Homme : Sa conscience évolua aussi bien que sa capacité créatrice, et cette progression perdure : "En toute hypothèse, et si solitaire soit-il apparu, l'Homme a émergé d'un tâtonnement général de la Terre. Il est né, en ligne directe, d'un effort total de la Vie" (le phénomène humain page 186).
Cet "effort de la Vie", est l'effort permanent qui fait naître chaque chose de ce qui la précède, de ses "génératrices", PTDC écrit d'ailleurs page 14 de la place de l'Homme dans la nature "si bien qu'il nous suffirait de comprendre l'Homme pour avoir compris l'Univers".
L'Homme n'est pas un orphelin sur Terre.
Pour comprendre l'Homme, il faut tenter de comprendre à quoi répondent sa venue et sa nature dans le cadre de l'évolution de l'Univers.
Et c'est ainsi qu'observer et étudier l'œuvre de la Vie faisant évoluer l'Univers, nous permet de comprendre la complexité de l'être humain, et permet d'identifier les forces qui agissent en lui, car ce sont les mêmes forces et la même finalité qui agissent dans le reste de l'Univers.
L'Homme est un morceau d'Univers, comme le sont la roche, l'arbre et l'animal.
Alors, je vous propose, en vous endormant ce soir, de visualiser la création de votre propre entité comme la création de l'Univers que les scientifiques commencent à reproduire à petite échelle, comme un big bang généré environ neuf mois avant votre naissance par la rencontre d'un ovule de votre mère avec un spermatozoïde de votre père. Depuis cette rencontre des milliers de cellules se sont divisées puis se sont rassemblées par natures pour construire un homme en tout point semblable à son voisin parce que combiné selon un même modèle.
Mais ne vous endormez pas tout de suite sur cette vision, efforcez vous de sentir en vous toutes les puissances de l'Univers, construisez dans votre intériorité une ou des galaxies avec des Soleils et des Lunes, des planètes et leurs satellites, et quand, enfin, vous plongerez dans le sommeil, vous aurait conscience d'être : "un Super Centre universel", il suffisait que Teilhard vous le dise pour que vous en preniez conscience.
p.s. Je me suis inspirée pour écrire ce texte, entre autres, des écrits de Ferdinand David.
En effet, on lisait déjà page 25 de "l'énergie humaine" écrit en 1931 : "De nos jours, beaucoup de croyants, faute de renouveler leurs anxiétés au contact du réel, laissent un voile de solutions conventionnelles s'étendre sur les mystères de la Vie. Et les savants, perdus dans des recherches de détail, ou engagés sur un faux matérialisme, ne semblent pas voir comment se pose, en vertu même de leurs conquêtes, devant nos activités, la question fondamentale de l'Avenir. Noyés dans les mots qu'il ont créés, les Hommes risquent de perdre de vue le Problème, -au point de ne plus saisir le sens de ce que découvrent leurs propres expériences." Et PTDC poursuit sa critique page 26 :"dans les deux cas, par excès d'admiration ou défaut d'estime, l'Homme reste flottant au-dessus, ou rejeté en marge de l'Univers, -déraciné ou accessoire- Celui qui fait la Science reste en dehors des objets de la Science. Ceci est la source de toutes nos difficultés intellectuelles et morales présentes. Nous ne comprendrons jamais ni l'Homme ni la Nature si, conformément à ce que nous crient les faits, nous ne replongeons pas complètement (mais sans le détruire) l'un au cœur de l'autre …. L'Homme est né de la Terre. "
PTDC, paléontologue de terrain, à la recherche des fossiles du vivant, améliorant à chacune de ses démarches la connaissance de l'évolution des formes de vie sur Terre, ne pouvait que se poser la question du "moteur" qui animait et conduisait ce "programme" de progression, car progrès constant il y avait, y compris même dans le dernier jalon que fut la venue de l'Homme : Sa conscience évolua aussi bien que sa capacité créatrice, et cette progression perdure : "En toute hypothèse, et si solitaire soit-il apparu, l'Homme a émergé d'un tâtonnement général de la Terre. Il est né, en ligne directe, d'un effort total de la Vie" (le phénomène humain page 186).
Cet "effort de la Vie", est l'effort permanent qui fait naître chaque chose de ce qui la précède, de ses "génératrices", PTDC écrit d'ailleurs page 14 de la place de l'Homme dans la nature "si bien qu'il nous suffirait de comprendre l'Homme pour avoir compris l'Univers".
L'Homme n'est pas un orphelin sur Terre.
Pour comprendre l'Homme, il faut tenter de comprendre à quoi répondent sa venue et sa nature dans le cadre de l'évolution de l'Univers.
Et c'est ainsi qu'observer et étudier l'œuvre de la Vie faisant évoluer l'Univers, nous permet de comprendre la complexité de l'être humain, et permet d'identifier les forces qui agissent en lui, car ce sont les mêmes forces et la même finalité qui agissent dans le reste de l'Univers.
L'Homme est un morceau d'Univers, comme le sont la roche, l'arbre et l'animal.
Alors, je vous propose, en vous endormant ce soir, de visualiser la création de votre propre entité comme la création de l'Univers que les scientifiques commencent à reproduire à petite échelle, comme un big bang généré environ neuf mois avant votre naissance par la rencontre d'un ovule de votre mère avec un spermatozoïde de votre père. Depuis cette rencontre des milliers de cellules se sont divisées puis se sont rassemblées par natures pour construire un homme en tout point semblable à son voisin parce que combiné selon un même modèle.
Mais ne vous endormez pas tout de suite sur cette vision, efforcez vous de sentir en vous toutes les puissances de l'Univers, construisez dans votre intériorité une ou des galaxies avec des Soleils et des Lunes, des planètes et leurs satellites, et quand, enfin, vous plongerez dans le sommeil, vous aurait conscience d'être : "un Super Centre universel", il suffisait que Teilhard vous le dise pour que vous en preniez conscience.
p.s. Je me suis inspirée pour écrire ce texte, entre autres, des écrits de Ferdinand David.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
J.P. GIROUD / DU COSMOS A LA COSMOGENESE
Samedi 24 Avril 2010
Le Cosmos dans sa globalité est un postulat premier dans l’espace moderne. La démarche nouvelle que veut me faire découvrir et approfondir T. C. bouscule des idées anciennes; de nouvelles cohérences s’assemblent et me font adhérer, si cela n’était pas déjà, encore d’avantage, à la perception du monde, la vitalité dans le mouvement, les transformations pour chacun et pour toujours dans l’éternel présent.
D’abord, sont précisées les évolutions de pensées apparues les unes après les autres, découvertes, souvent pressenties avant d’être démontrées, et qui déconcerteront certains, introniseront d’autres en de nouveaux dieux incontournables, superbes dans leurs nouveaux costumes, ou bien encore d’autres, sûrs de leur nouveau credo, rejetteront d’un bloc les anciennes croyances, et les derniers enfin, riches des avancées de toutes sortes, continueront la quête, n’ayant de cesse pour remplir le contenant toujours renouvelé, d’enrichir le contenu.
1) L’intuition galiléenne, 16ème/17ème siècle.
L’homme devient conscient que l’espace n’est pas figé, qu’il n’est pas fixiste, qu’il n’est pas géocentrique; C’est-à-dire que la terre n’est pas centre immuable et statique, mais qu’elle est relative, mouvement dans un ensemble, l’héliocentrisme, seulement partie de cet ensemble, astre parmi d’autres, qui, comme d’autres, tourne autour du soleil; ce n’est pas le soleil qui tourne autour de la terre; l’espace fait de mouvement, doit être repensé, les anciennes certitudes abolies.
2) Dans la pensée humaine, vision des premiers « noyaux" »évolutifs, 18ème/19ème siècle
Suite au constat de déplacement, de non stagnation, l’esprit humain découvre donc, peu à peu que les états sont mouvements; L’environnement n’est pas figé, aussi bien dans les idées, psychiquement, dans les comportements, les civilisations, et aussi dans la matière, avec les atomes etc.
Et de plus, le mouvement constaté n’est pas anarchique, il ne part pas dans tous les directions mais il a un sens; les situations, les moments, la matière - même deviennent évolution en formation, l’univers est en voie d’ organisation.
3) La vision moderne de l’idée d’évolution.
C’est une prise de conscience toujours plus grande d’un univers tout entier dynamique; Un mouvement continu, universel, donc dont l’homme fait partie dans son intégralité, et perçu dans l’espace et le temps; une courbure qui se meut de plus en plus arrangée.
En d’autres termes, le rameau zoologique que nous sommes est à chaque instant, action vers plus d’arrangement; la vie par nature ne peut être statique, elle est espace-temps: espace c-t-d mouvance, encombrement, richesse, rougeoiement, tiédissement, sublimation, complétude …et temps puisque non morte, non fini, existence de chaque moment l’un après l’autre…
Après la vision de mouvement concernant le monde, découvrons, avec le père, les réponses nouvelles, résultantes et suites harmonieuses de cette position.
Esprit et matière.
Il n’y a pas d’un côté l’esprit et de l’autre côté la matière dit-il. Donc il ne doit pas y avoir opposition entre les deux
En relisant quelques passages de « La Messe sur le Monde » comment ne puis-je pas être fasciné par ses propos, sa prière…
Quelques unes de ses paroles que chacun peut faire sienne:
« …parce que, irrémédiablement, je reconnais en moi, bien plus qu’un enfant du Ciel, un fils de la Terre, …sur tout ce qui, dans la Chair humaine, s’apprête à naître ou à périr sous le soleil qui monte, j‘appellerai le Feu… »
Matière se chargeant d’Esprit dit-il encore…Materia-matrix, matière richesse pour tous les devenirs, matière sans laquelle rien ne peut germer et fleurir et esprit de cette même matière sublimation de la terre pour toutes les amorisations possibles.
L’origine du mal.
Le problème du mal ne se pose plus, dit-il.
Vision étonnante diront certains, pour d’autres déroutante, mais combien optimiste et positive dans son réalisme. En effet, dit-il, un univers en mouvement, en constant arrangement est obligé d’engendrer des « déchets » ou plutôt des non vies comme tout feu laisse de la cendre; le mal est sous produit inévitable de la marche d’un univers en évolution, dit-il encore. Banalisation ou minimisation du mal? Certainement pas! Tout simplement constat de son existence, ni plus, ni moins.
« …mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie… »Matt.VII,14.
Une nouvelle dimension, le Christ universel.
La Transcendance primordiale, le Sommet, le Pré-émergé, comme il est dit par ailleurs, devient moteur convergeant de l’humanité en s’humanisant, en se Christifiant; c’est la relation d’incarnation, de déification. L’homme, provenance et suite de la terre est appelé au Divin; le Divin ne peut appeler l’homme qu’en se faisant semblable à lui, afin que Lui-même le mène là ou Il est…;celui qui est appelé Fils de l’Homme afin que chacun devienne Fils de Dieu, se fait humain et dans la totalité; ne dit-il pas un soir sachant ce qui va lui arriver le lendemain: « …Père, s’il est possible que ce calice s’éloigne de moi… »Matt.XXVI,39.Dieu prend part à la Terre pour que la Terre soit en Dieu; Il ne me demande pas de croire mais seulement de regarder.
Energie christique qui prend dans sa totalité le monde; le cosmos déifié par essence relié à l’humanité et à l’univers, et qui est transcendé, amorisé.Je suis donc embarqué, partie prenante, responsable, dans cette amorisation. Cette richesse dans le temps et l’espace suivant mon vouloir, j’ai pouvoir de la faire évoluer par et avec celui qui peut tout. Là encore est la dynamique espace/temps synonyme d’amour/évolution.
Pour conclure, Pierre Teilhard nous dit:
« Un mouvement dont la démarche critique à un instant donné, consiste à prendre conscience et charge de lui-même »,
Comme ces paroles sont étranges…
Elles semblent faire écho à ce qui se passa il y a quelques millions d’années et que P.T. décrit comme suit dans Le Milieu Divin:
« Après des milliers d’années qu’elle monte sous l’horizon, en un point strictement localisé, une flamme va jaillir, - La pensée est là! » (p.175)
Comme jadis, aujourd’hui une nouvelle aventure commence;la planétisation, l’organique, la terre, les deux pieds dans la glaise, malgré tant et tant de brouillards qui se sont créés pour ne pas vouloir regarder, …mais pourtant, la cosmogénèse est là, et bien là.
Hominidé à l’intelligence hautement différenciée combien de vitalisations nouvelles en mouvement, avant que se rejoignent l’Espace et le Temps!
D’abord, sont précisées les évolutions de pensées apparues les unes après les autres, découvertes, souvent pressenties avant d’être démontrées, et qui déconcerteront certains, introniseront d’autres en de nouveaux dieux incontournables, superbes dans leurs nouveaux costumes, ou bien encore d’autres, sûrs de leur nouveau credo, rejetteront d’un bloc les anciennes croyances, et les derniers enfin, riches des avancées de toutes sortes, continueront la quête, n’ayant de cesse pour remplir le contenant toujours renouvelé, d’enrichir le contenu.
1) L’intuition galiléenne, 16ème/17ème siècle.
L’homme devient conscient que l’espace n’est pas figé, qu’il n’est pas fixiste, qu’il n’est pas géocentrique; C’est-à-dire que la terre n’est pas centre immuable et statique, mais qu’elle est relative, mouvement dans un ensemble, l’héliocentrisme, seulement partie de cet ensemble, astre parmi d’autres, qui, comme d’autres, tourne autour du soleil; ce n’est pas le soleil qui tourne autour de la terre; l’espace fait de mouvement, doit être repensé, les anciennes certitudes abolies.
2) Dans la pensée humaine, vision des premiers « noyaux" »évolutifs, 18ème/19ème siècle
Suite au constat de déplacement, de non stagnation, l’esprit humain découvre donc, peu à peu que les états sont mouvements; L’environnement n’est pas figé, aussi bien dans les idées, psychiquement, dans les comportements, les civilisations, et aussi dans la matière, avec les atomes etc.
Et de plus, le mouvement constaté n’est pas anarchique, il ne part pas dans tous les directions mais il a un sens; les situations, les moments, la matière - même deviennent évolution en formation, l’univers est en voie d’ organisation.
3) La vision moderne de l’idée d’évolution.
C’est une prise de conscience toujours plus grande d’un univers tout entier dynamique; Un mouvement continu, universel, donc dont l’homme fait partie dans son intégralité, et perçu dans l’espace et le temps; une courbure qui se meut de plus en plus arrangée.
En d’autres termes, le rameau zoologique que nous sommes est à chaque instant, action vers plus d’arrangement; la vie par nature ne peut être statique, elle est espace-temps: espace c-t-d mouvance, encombrement, richesse, rougeoiement, tiédissement, sublimation, complétude …et temps puisque non morte, non fini, existence de chaque moment l’un après l’autre…
Après la vision de mouvement concernant le monde, découvrons, avec le père, les réponses nouvelles, résultantes et suites harmonieuses de cette position.
Esprit et matière.
Il n’y a pas d’un côté l’esprit et de l’autre côté la matière dit-il. Donc il ne doit pas y avoir opposition entre les deux
En relisant quelques passages de « La Messe sur le Monde » comment ne puis-je pas être fasciné par ses propos, sa prière…
Quelques unes de ses paroles que chacun peut faire sienne:
« …parce que, irrémédiablement, je reconnais en moi, bien plus qu’un enfant du Ciel, un fils de la Terre, …sur tout ce qui, dans la Chair humaine, s’apprête à naître ou à périr sous le soleil qui monte, j‘appellerai le Feu… »
Matière se chargeant d’Esprit dit-il encore…Materia-matrix, matière richesse pour tous les devenirs, matière sans laquelle rien ne peut germer et fleurir et esprit de cette même matière sublimation de la terre pour toutes les amorisations possibles.
L’origine du mal.
Le problème du mal ne se pose plus, dit-il.
Vision étonnante diront certains, pour d’autres déroutante, mais combien optimiste et positive dans son réalisme. En effet, dit-il, un univers en mouvement, en constant arrangement est obligé d’engendrer des « déchets » ou plutôt des non vies comme tout feu laisse de la cendre; le mal est sous produit inévitable de la marche d’un univers en évolution, dit-il encore. Banalisation ou minimisation du mal? Certainement pas! Tout simplement constat de son existence, ni plus, ni moins.
« …mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie… »Matt.VII,14.
Une nouvelle dimension, le Christ universel.
La Transcendance primordiale, le Sommet, le Pré-émergé, comme il est dit par ailleurs, devient moteur convergeant de l’humanité en s’humanisant, en se Christifiant; c’est la relation d’incarnation, de déification. L’homme, provenance et suite de la terre est appelé au Divin; le Divin ne peut appeler l’homme qu’en se faisant semblable à lui, afin que Lui-même le mène là ou Il est…;celui qui est appelé Fils de l’Homme afin que chacun devienne Fils de Dieu, se fait humain et dans la totalité; ne dit-il pas un soir sachant ce qui va lui arriver le lendemain: « …Père, s’il est possible que ce calice s’éloigne de moi… »Matt.XXVI,39.Dieu prend part à la Terre pour que la Terre soit en Dieu; Il ne me demande pas de croire mais seulement de regarder.
Energie christique qui prend dans sa totalité le monde; le cosmos déifié par essence relié à l’humanité et à l’univers, et qui est transcendé, amorisé.Je suis donc embarqué, partie prenante, responsable, dans cette amorisation. Cette richesse dans le temps et l’espace suivant mon vouloir, j’ai pouvoir de la faire évoluer par et avec celui qui peut tout. Là encore est la dynamique espace/temps synonyme d’amour/évolution.
Pour conclure, Pierre Teilhard nous dit:
« Un mouvement dont la démarche critique à un instant donné, consiste à prendre conscience et charge de lui-même »,
Comme ces paroles sont étranges…
Elles semblent faire écho à ce qui se passa il y a quelques millions d’années et que P.T. décrit comme suit dans Le Milieu Divin:
« Après des milliers d’années qu’elle monte sous l’horizon, en un point strictement localisé, une flamme va jaillir, - La pensée est là! » (p.175)
Comme jadis, aujourd’hui une nouvelle aventure commence;la planétisation, l’organique, la terre, les deux pieds dans la glaise, malgré tant et tant de brouillards qui se sont créés pour ne pas vouloir regarder, …mais pourtant, la cosmogénèse est là, et bien là.
Hominidé à l’intelligence hautement différenciée combien de vitalisations nouvelles en mouvement, avant que se rejoignent l’Espace et le Temps!
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
JP Frésafond/DU COSMOS A LA COSMOGENESE – UN SEUIL MENTAL SOUS NOS PAS
Jeudi 22 Avril 2010
Ce travail est une nouvelles contraction de texte, avec de nouveaux commentaires,
par rapport au chapitre 15 du manuel d’étude, tome 2
-Absorbé qu’il est par les développements explosifs des techniques et de la science, l’Homme tente d’émerger de cette marée pour se demander s’il y a seulement un navire qui le transporte, s’il se déplace vers une direction et si cette direction a un but.
A ce sujet, dans ce chapitre, Teilhard signale « l’extraordinaire et déterminante influence exercée sur le comportement humain par l’accession de notre esprit à la perception d’un monde en état de déplacement organique sur lui-même. Ce changement d’état de conscience est dû à la découverte que notre vision du monde n’est pas celle d’un cosmos fixe, mais celle d’une cosmogénèse dynamique. Ce changement de décors secoue fortement le dogme chrétien. »
-Pendant les XVIIIe et XIXe siècles le classement des espèces vivantes permit la prise de conscience de la cosmogénèse et de l’évolution. Au début du XXe siècle cette prise de conscience fut renforcée par le début des connaissances de l’atome et des étoiles.
-En regardant le « Monde religieux conservateur on discerne l’idée enfantine (sic) que sous le mot « évolution » se cache une dispute de détail sur l’origine des espèces vivantes, en ce sens qu’il y a confusion entre darwinisme et évolutionnisme . Cette dispute sans fondement dissimule le fait que l’ontogenèse du microcosme n’a de sens que replacée dans la phylogenèse du rameau humain, lui-même placé dans la cosmogénèse . L’idée d’évolution ne peut être placée que dans ce contexte et les dimensions des effets psychologiques sur l’humanité sont ainsi considérablement transformées ».
-Jusqu’ici, l’homme n’imaginait pas que sa conception fixiste fut contradictoire avec la cosmogénèse : il pensait que seul le monde vivant naissait, croissait, mourrait, avait un âge au sein d’une matière éternellement identique à elle-même.
-Cependant, de nos jours, est né le sens d’un espace/temps einsteinien dont la courbure particulière est de rendre ce qui s’y meut de plus en plus arrangé (complexité).
-Nous l’avons compris, cette transformation n’est ni un mouvement d’oscillation ni d’écoulement mais une genèse, grâce au jeu favorable des chances et des libertés. Un tel mouvement se propage additivement dans le seul sens possible, c'est-à-dire vers un ultra humain de conscience.
-En cette perception de convergence physico-psychique insoupçonnée réside le pas de l’évolution le plus phénoménal de la cosmogénèse .
-Voyons maintenant quelle situation résulte de ce phénomène sur nos vies spirituelles individuelles et quels en sont les changements induits ?
-Jusqu’alors les relations esprit/matière étaient obscures et insolubles, maintenant tout s’éclaire avec la 4ème dimension nouvellement ressentie qui est la relation espace/temps.
-En régime « cosmos à l’ancienne » une ruineuse notion de dualisme brouillait nos conceptions à cause de l’opposition esprit/matière. Ici je cite Teilhard : « Que ce qui était hier encore communément regardé comme deux choses, ne soit plus que les deux faces (-ou phases) d’un même arrangement intériorisant et l’on passe ainsi de l’infra-conscient à l’ultra-réfléchi ; cohérence ontologique évidente de la matière-génératrice. »
-En régime cosmos à l’ancienne
le mal, la douleur, la faute, sont inexplicables, sauf à les montrer comme étant le prix à payer pour notre irrespect des lois divines.
-En régime cosmogénèse, la notion d’univers en phase d’arrangements, avec tâtonnements, tout avance vers l’ordre en direction de la perfection et se paie par des ratés, des décompositions, des discordances, en proportion dépendante de certaines contraintes cosmiques logiquement évidentes, mais impossibles à déterminer avec précision.
-Dans la vision fixiste du cosmos, le mal apparaît comme une chute, une dégradation. Tandis que dans la perspective évolutive d’une cosmogénèse, le mal se révèle comme un inachèvement en voie de perfection, sous l’influence d’un Pôle d’Attraction transcendant.
-« Le mal est un effet secondaire, sous-produit inévitable de la marche d’un univers en évolution. » écrit Teilhard dans ce chapitre.
Je rappelle que ce point a constitué le motif sur lequel le Vatican s’est appuyé pour interdire la diffusion de la pensée de Teilhard. Pour définir cette opposition bien/mal on pourrait dire volonté/inertie.
-Si dispersées soient-elles, les particules d’un univers en cosmogénèse jouissent toutes de la propriété d’être coextensives à l’univers tout entier disait Teilhard, et ce principe est repris par les théories de la physique moderne. La convergence cosmique, induite en partie par ce principe, se manifeste par la tendance de ces particules de ce paroxysme à se rapprocher les unes des autres et à se renforcer à la fois synergétiquement et individuellement. De là, Teilhard avait déduit que la valeur de chaque particule après ces rapprochements était supérieure à la somme de ces particules. Un tel axiome n’est pas démontrable, par définition, car il fait allusion à une énergie inconnue et non mesurable. D’ailleurs, Teilhard le savait très bien, notamment qu’en considérant les énergies connues et mesurables, la somme des valeurs énergétiques des éléments d’un arrangement est supérieure à la valeur énergétique de l’ensemble ; la différence étant expliquée par la dépense en énergies de liaison. Et c’est sur ce point, avec sans doute un soupçon de mauvaise foi, que certains scientifiques modernes démolissent Teilhard ; à moins qu’ils n’aient pas su le lire. J’en ai fait le constat à l’occasion d’un colloque organisé par le Réseau Blaise Pascal, alors que j’animais un atelier consacré à Teilhard.
-Les développements ci-dessus exposés confirment la notion d’un univers convergent vers un sommet paroxysmal. Nous devons désormais considérer -dit Teilhard- que ce paroxysme terminal, si semblable puisse-t-il être extérieurement à une mort, ne saurait être envisagé que comme un point critique d’émergence et d’irréversibilisation.
Nous devons désormais, ajouter à l’idée d’un Dieu Créateur du cosmos, celle d’un Dieu Evoluteur animant la cosmogénèse et de surcroît, comme l’écrit Teilhard dans un autre texte, y inclure l’idée d’un Dieu Attracteur. Voici une citation engagée de Teilhard :
« A ce nouveau Dieu de nécessité principielle, il faut maintenir une transcendance primordiale, car s’Il n’était pas préexistant à l’univers, comment pourrait-Il en servir d’issue ? Encore faut-il pour cela approfondir et admettre son caractère immanent. »
En régime de cosmogénèse, pour ce Dieu à la fois Créateur, Evoluteur et Attracteur, créer consiste à s’unir et s’immerger. Dans le « plural » s’immerger c’est se corpusculiser ; ce qui entraîne logiquement , dans ce contexte, le désordre. Notre « affaire » donc, dans cette situation, se situe entre théologie et christologie. Cette connexion humano divine -dit Teilhard- présente l’avantage de réduire le problème de l’infaillibilité divine ainsi que la gratuité de la création. Quel que soit en effet,la transcendance et la self suffisance de l’Etre Absolu, quelque chose de ses traits s’imprime inévitablement dans la nature dès lors qu’Il informe celle-ci en la faisant sortir du néant. (et dire que Teilhard ne se considérait pas comme théologien !)
-L’auteur continue dans cette voie en se référant à St Jean et à St Paul pour redéfinir la notion christique en la requalifiant avec la notion de Christ-Universel déshumanisé, devenant ainsi une sorte d’Energie Phare universelle, capable d’activer la totalité des psychismes engagés dans l’anthropogenèse. Arrivé à ce point de l’évolution, après avoir franchi le pas de la réflexion, l’élan vital qui est un réflexe inconscient ne suffit plus pour aller jusqu’au bout du phénomène humain. Désormais il faut remplacer l’instinct par le volontaire, c'est-à-dire : remplacer l’inconscient par le conscient.
-Avant la perception du phénomène christique, l’humanité avait seulement faim, et si on lui donnait du « pain » elle le mangeait et cela lui suffisait.
Alors, que faire maintenant que l’humanité est « rassasiée » ? Il convient de lui créer un besoin nouveau, faire du marketing spirituel en quelle que sorte pour employer un langage imagé ! Créer des besoins est incontournable.
-Teilhard a pourvu à ce besoin en «inventant » l’amour-évolution. Mais comment faire passer ce nouveau message auprès de personnes qui n’en soupçonnent pas l’utilisation et encore moins le besoin ? Sans cette nouvelle forme de l’amour l’avenir de la noogenèse est compromis, alors que là réside le dessein divin.
-L’idée du Créateur n’est certainement pas de concevoir une humanité stupide, mais de créer une humanité capable d’augmenter le quantum d’Energie spirituelle qui était disponible au commencement. Ce quantum initial était le seuil critique en deçà duquel le phénomène humain n’eut jamais débuté, et ne pas le faire croître eut été une opération à solde nul, fini le rêve d’atteindre le Point Omega, seul but de l’opération « phénomène humain ».
-L’amour de l’évolution s’inscrit précisément dans l’Energie Christique, plus ou moins enfouie au fond de la conscience humaine en fonction des individus. Que nous dit-Elle ? Ce qu’Elle nous dit, pris au premier degré, est complètement insensé, en opposition totale avec notre nombrilisme naturel et, qui plus est, Elle nous parle de l’avenir du phénomène humain, de sa fin probable dans quelques millions ou milliards d’années. Si on le présente ainsi, l’amour de l’évolution est perçu comme une maladie mentale. Il est déjà difficile de se forger une espérance pour les quelques années qui nous restent à vivre, alors anticiper d’un milliard d’années est presque une pathologie dangereuse risquant de compromettre la croissance économique si une telle épidémie se transforme en pandémie …
-Difficile à vendre l’amour de l’évolution !
Dans le domaine sportif, par exemple, la starisation des champions a un effet d’aspiration vers le haut, tout à fait avéré, dans le monde de la jeunesse.
Dans le domaine qui concerne notre propos, les seules vedettes proposées pour nous motiver sont les saints et les martyres de la foi ! A peu près tous morts dans la misère ou d’horribles souffrances. Pas très vendeurs comme exemples !
Depuis les deux ou trois cents millions d’années d’existence de l’humanité combien de Messies nous sont venus pour communiquer leur « secret » (c’est la définition même du mot « Messie » : Celui qui est oint et qui a le secret) ? Trois ou quatre « Messies » ,connus entre l’Asie et l’Europe. Mais depuis 2000 ans, plus rien ! Personne n’est venu nous apporter La Parole … Ah si ! Dieu nous a envoyé Teilhard. Merci mon Dieu ! Ce prophète là n’est pas encore passé dans la légende, il est difficile à vendre au grand public.
L’humanité adore les mythes et les légendes, c’est pour cette raison qu’elle a inventé les religions. Malheureusement le produit religieux se vend de plus en plus mal, exception faite pour les fausses religions qui, elles, vendent de la puissance pour dominer les autres, et pourtant, elles reviennent très cher en monnaie. Elles sont des leurres qui n’attrapent que les nigauds ! Pourtant, Il nous avait prévenus, le Galiléen (Matthieu VII-16-17) «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté porter de bons fruits. (…) »
Jusqu’à présent, les vraies religions ne progressent malgré elles que par et dans les extrémismes. En cela, elles font plus de dégâts que les fausses religions annoncées par le Christ.
-Que faire ?
Que chaque être humain ayant un petit espoir développe un micro foyer de cristallisation, comme un minuscule four d’améthystes dans une montagne de granite. Dans une masse d’eau en surfusion, il suffit d’y jeter un grain de sable pour que toute la masse liquide se transforme en une multitude de cristaux de glace (cf les chevaux du lac Ladoga)
par rapport au chapitre 15 du manuel d’étude, tome 2
-Absorbé qu’il est par les développements explosifs des techniques et de la science, l’Homme tente d’émerger de cette marée pour se demander s’il y a seulement un navire qui le transporte, s’il se déplace vers une direction et si cette direction a un but.
A ce sujet, dans ce chapitre, Teilhard signale « l’extraordinaire et déterminante influence exercée sur le comportement humain par l’accession de notre esprit à la perception d’un monde en état de déplacement organique sur lui-même. Ce changement d’état de conscience est dû à la découverte que notre vision du monde n’est pas celle d’un cosmos fixe, mais celle d’une cosmogénèse dynamique. Ce changement de décors secoue fortement le dogme chrétien. »
-Pendant les XVIIIe et XIXe siècles le classement des espèces vivantes permit la prise de conscience de la cosmogénèse et de l’évolution. Au début du XXe siècle cette prise de conscience fut renforcée par le début des connaissances de l’atome et des étoiles.
-En regardant le « Monde religieux conservateur on discerne l’idée enfantine (sic) que sous le mot « évolution » se cache une dispute de détail sur l’origine des espèces vivantes, en ce sens qu’il y a confusion entre darwinisme et évolutionnisme . Cette dispute sans fondement dissimule le fait que l’ontogenèse du microcosme n’a de sens que replacée dans la phylogenèse du rameau humain, lui-même placé dans la cosmogénèse . L’idée d’évolution ne peut être placée que dans ce contexte et les dimensions des effets psychologiques sur l’humanité sont ainsi considérablement transformées ».
-Jusqu’ici, l’homme n’imaginait pas que sa conception fixiste fut contradictoire avec la cosmogénèse : il pensait que seul le monde vivant naissait, croissait, mourrait, avait un âge au sein d’une matière éternellement identique à elle-même.
-Cependant, de nos jours, est né le sens d’un espace/temps einsteinien dont la courbure particulière est de rendre ce qui s’y meut de plus en plus arrangé (complexité).
-Nous l’avons compris, cette transformation n’est ni un mouvement d’oscillation ni d’écoulement mais une genèse, grâce au jeu favorable des chances et des libertés. Un tel mouvement se propage additivement dans le seul sens possible, c'est-à-dire vers un ultra humain de conscience.
-En cette perception de convergence physico-psychique insoupçonnée réside le pas de l’évolution le plus phénoménal de la cosmogénèse .
-Voyons maintenant quelle situation résulte de ce phénomène sur nos vies spirituelles individuelles et quels en sont les changements induits ?
-Jusqu’alors les relations esprit/matière étaient obscures et insolubles, maintenant tout s’éclaire avec la 4ème dimension nouvellement ressentie qui est la relation espace/temps.
-En régime « cosmos à l’ancienne » une ruineuse notion de dualisme brouillait nos conceptions à cause de l’opposition esprit/matière. Ici je cite Teilhard : « Que ce qui était hier encore communément regardé comme deux choses, ne soit plus que les deux faces (-ou phases) d’un même arrangement intériorisant et l’on passe ainsi de l’infra-conscient à l’ultra-réfléchi ; cohérence ontologique évidente de la matière-génératrice. »
-En régime cosmos à l’ancienne
le mal, la douleur, la faute, sont inexplicables, sauf à les montrer comme étant le prix à payer pour notre irrespect des lois divines.
-En régime cosmogénèse, la notion d’univers en phase d’arrangements, avec tâtonnements, tout avance vers l’ordre en direction de la perfection et se paie par des ratés, des décompositions, des discordances, en proportion dépendante de certaines contraintes cosmiques logiquement évidentes, mais impossibles à déterminer avec précision.
-Dans la vision fixiste du cosmos, le mal apparaît comme une chute, une dégradation. Tandis que dans la perspective évolutive d’une cosmogénèse, le mal se révèle comme un inachèvement en voie de perfection, sous l’influence d’un Pôle d’Attraction transcendant.
-« Le mal est un effet secondaire, sous-produit inévitable de la marche d’un univers en évolution. » écrit Teilhard dans ce chapitre.
Je rappelle que ce point a constitué le motif sur lequel le Vatican s’est appuyé pour interdire la diffusion de la pensée de Teilhard. Pour définir cette opposition bien/mal on pourrait dire volonté/inertie.
-Si dispersées soient-elles, les particules d’un univers en cosmogénèse jouissent toutes de la propriété d’être coextensives à l’univers tout entier disait Teilhard, et ce principe est repris par les théories de la physique moderne. La convergence cosmique, induite en partie par ce principe, se manifeste par la tendance de ces particules de ce paroxysme à se rapprocher les unes des autres et à se renforcer à la fois synergétiquement et individuellement. De là, Teilhard avait déduit que la valeur de chaque particule après ces rapprochements était supérieure à la somme de ces particules. Un tel axiome n’est pas démontrable, par définition, car il fait allusion à une énergie inconnue et non mesurable. D’ailleurs, Teilhard le savait très bien, notamment qu’en considérant les énergies connues et mesurables, la somme des valeurs énergétiques des éléments d’un arrangement est supérieure à la valeur énergétique de l’ensemble ; la différence étant expliquée par la dépense en énergies de liaison. Et c’est sur ce point, avec sans doute un soupçon de mauvaise foi, que certains scientifiques modernes démolissent Teilhard ; à moins qu’ils n’aient pas su le lire. J’en ai fait le constat à l’occasion d’un colloque organisé par le Réseau Blaise Pascal, alors que j’animais un atelier consacré à Teilhard.
-Les développements ci-dessus exposés confirment la notion d’un univers convergent vers un sommet paroxysmal. Nous devons désormais considérer -dit Teilhard- que ce paroxysme terminal, si semblable puisse-t-il être extérieurement à une mort, ne saurait être envisagé que comme un point critique d’émergence et d’irréversibilisation.
Nous devons désormais, ajouter à l’idée d’un Dieu Créateur du cosmos, celle d’un Dieu Evoluteur animant la cosmogénèse et de surcroît, comme l’écrit Teilhard dans un autre texte, y inclure l’idée d’un Dieu Attracteur. Voici une citation engagée de Teilhard :
« A ce nouveau Dieu de nécessité principielle, il faut maintenir une transcendance primordiale, car s’Il n’était pas préexistant à l’univers, comment pourrait-Il en servir d’issue ? Encore faut-il pour cela approfondir et admettre son caractère immanent. »
En régime de cosmogénèse, pour ce Dieu à la fois Créateur, Evoluteur et Attracteur, créer consiste à s’unir et s’immerger. Dans le « plural » s’immerger c’est se corpusculiser ; ce qui entraîne logiquement , dans ce contexte, le désordre. Notre « affaire » donc, dans cette situation, se situe entre théologie et christologie. Cette connexion humano divine -dit Teilhard- présente l’avantage de réduire le problème de l’infaillibilité divine ainsi que la gratuité de la création. Quel que soit en effet,la transcendance et la self suffisance de l’Etre Absolu, quelque chose de ses traits s’imprime inévitablement dans la nature dès lors qu’Il informe celle-ci en la faisant sortir du néant. (et dire que Teilhard ne se considérait pas comme théologien !)
-L’auteur continue dans cette voie en se référant à St Jean et à St Paul pour redéfinir la notion christique en la requalifiant avec la notion de Christ-Universel déshumanisé, devenant ainsi une sorte d’Energie Phare universelle, capable d’activer la totalité des psychismes engagés dans l’anthropogenèse. Arrivé à ce point de l’évolution, après avoir franchi le pas de la réflexion, l’élan vital qui est un réflexe inconscient ne suffit plus pour aller jusqu’au bout du phénomène humain. Désormais il faut remplacer l’instinct par le volontaire, c'est-à-dire : remplacer l’inconscient par le conscient.
-Avant la perception du phénomène christique, l’humanité avait seulement faim, et si on lui donnait du « pain » elle le mangeait et cela lui suffisait.
Alors, que faire maintenant que l’humanité est « rassasiée » ? Il convient de lui créer un besoin nouveau, faire du marketing spirituel en quelle que sorte pour employer un langage imagé ! Créer des besoins est incontournable.
-Teilhard a pourvu à ce besoin en «inventant » l’amour-évolution. Mais comment faire passer ce nouveau message auprès de personnes qui n’en soupçonnent pas l’utilisation et encore moins le besoin ? Sans cette nouvelle forme de l’amour l’avenir de la noogenèse est compromis, alors que là réside le dessein divin.
-L’idée du Créateur n’est certainement pas de concevoir une humanité stupide, mais de créer une humanité capable d’augmenter le quantum d’Energie spirituelle qui était disponible au commencement. Ce quantum initial était le seuil critique en deçà duquel le phénomène humain n’eut jamais débuté, et ne pas le faire croître eut été une opération à solde nul, fini le rêve d’atteindre le Point Omega, seul but de l’opération « phénomène humain ».
-L’amour de l’évolution s’inscrit précisément dans l’Energie Christique, plus ou moins enfouie au fond de la conscience humaine en fonction des individus. Que nous dit-Elle ? Ce qu’Elle nous dit, pris au premier degré, est complètement insensé, en opposition totale avec notre nombrilisme naturel et, qui plus est, Elle nous parle de l’avenir du phénomène humain, de sa fin probable dans quelques millions ou milliards d’années. Si on le présente ainsi, l’amour de l’évolution est perçu comme une maladie mentale. Il est déjà difficile de se forger une espérance pour les quelques années qui nous restent à vivre, alors anticiper d’un milliard d’années est presque une pathologie dangereuse risquant de compromettre la croissance économique si une telle épidémie se transforme en pandémie …
-Difficile à vendre l’amour de l’évolution !
Dans le domaine sportif, par exemple, la starisation des champions a un effet d’aspiration vers le haut, tout à fait avéré, dans le monde de la jeunesse.
Dans le domaine qui concerne notre propos, les seules vedettes proposées pour nous motiver sont les saints et les martyres de la foi ! A peu près tous morts dans la misère ou d’horribles souffrances. Pas très vendeurs comme exemples !
Depuis les deux ou trois cents millions d’années d’existence de l’humanité combien de Messies nous sont venus pour communiquer leur « secret » (c’est la définition même du mot « Messie » : Celui qui est oint et qui a le secret) ? Trois ou quatre « Messies » ,connus entre l’Asie et l’Europe. Mais depuis 2000 ans, plus rien ! Personne n’est venu nous apporter La Parole … Ah si ! Dieu nous a envoyé Teilhard. Merci mon Dieu ! Ce prophète là n’est pas encore passé dans la légende, il est difficile à vendre au grand public.
L’humanité adore les mythes et les légendes, c’est pour cette raison qu’elle a inventé les religions. Malheureusement le produit religieux se vend de plus en plus mal, exception faite pour les fausses religions qui, elles, vendent de la puissance pour dominer les autres, et pourtant, elles reviennent très cher en monnaie. Elles sont des leurres qui n’attrapent que les nigauds ! Pourtant, Il nous avait prévenus, le Galiléen (Matthieu VII-16-17) «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté porter de bons fruits. (…) »
Jusqu’à présent, les vraies religions ne progressent malgré elles que par et dans les extrémismes. En cela, elles font plus de dégâts que les fausses religions annoncées par le Christ.
-Que faire ?
Que chaque être humain ayant un petit espoir développe un micro foyer de cristallisation, comme un minuscule four d’améthystes dans une montagne de granite. Dans une masse d’eau en surfusion, il suffit d’y jeter un grain de sable pour que toute la masse liquide se transforme en une multitude de cristaux de glace (cf les chevaux du lac Ladoga)
Jean-Pierre Fressafond
Comptes-rendus de réunions
JEAN STAUNE/"NOTRE EXISTENCE A-T-ELLE UN SENS" ?
Vendredi 16 Avril 2010
Compte-rendu de la conférence de Jean STAUNE,
par Jean-Pierre Frésafond, Président,
Association Lyonnaise Teilhard de Chardin
le 31 mars 2010 à BRIGNAIS
Jean STAUNE a fait cette conférence à la demande de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin. La qualité de sa présence et son aisance d’ intervention ont su capter l’attention du public. Sans exagérer on peut parler de « communion » entre Jean STAUNE et l’assistance.
Jean STAUNE est un remarquable orateur et un pédagogue chevronné qui sait aussi avoir un langage de proximité.
Sa conférence « Notre existence a-t-elle un sens ? » est enrichie de projections vidéo qui éclairent l’exposé.
Jean STAUNE a réussi à transmettre des notions de physique, de mathématiques, de logique qui, sans lui, seraient restées hors de notre entendement.
Le thème abordé reprend les sujets contenus dans son livre du même titre que celui de la conférence. On peut dire que son ouvrage procède de la même intention que le livre écrit un demi siècle plus tôt par Teilhard de Chardin : « Le phénomène humain », mais Jean STAUNE s’appuie sur des bases actuelles de la science que Teilhard n’avait pas mais dont il avait la géniale intuition.
Jean STAUNE sait dire avec des mots simples comment fonctionnent des choses compliquées. Ainsi, a-t-il expliqué ce qui s’est passé du commencement de l’univers jusqu’à nos jours. Il a donné un sens à l’existence de l’être humain en extrapolant vers un hypothétique point de convergence des énergies : ni métaphysique ni théologie, mais une philosophie concrète et une base scientifique solide pour camper une espérance humaine.
Celui qui a écouté l’exposé de Jean STAUNE n’est plus identique à ce qu’il était avant cet exposé.
C’est donc sans réserve que j’engage les visiteurs de notre site à lire son dernier livre, un best seller, « Notre existence a-t-elle un sens » édité par les Presses de la Renaissance, connu et disponible dans toutes les librairies pour 24 E.
La meilleure façon de résumer ce livre de 500 pages est de vous en présenter la table des matières dont chaque titre est en lui-même une phase du développement de la démarche intellectuelle de l’auteur.
-Préface : Trinh Xuan Thuan
I. LA QUESTION LA PLUS IMPORTANTE QUI SOIT
1- Le désenchantement du monde (et de l’homme !)
2-Comment ébaucher un traité de la condition humaine ?
3-Vers de nouvelles « lumières »
II. QU’EST-CE QUE LE REEL ?
4- Au-delà de cette limite, notre vision du monde n’est plus valable
Des notions de base déjà étranges
Lorsqu’un électron se rencontre lui-même
La non-localité, porte ouverte vers une autre réalité
5- Vers un réalisme non physique
Et si la science n’avait rien à dire sur la réalité ?
Le réalisme non physique
Notre conscience individuelle est-elle la cause de l’apparence du monde ?
L’information peut-elle remonter le temps ?
Le potentiel quantique
La théorie des univers parallèles
Nouvelle physique et apparences du monde qui nous entoure
Au cœur de l’inconnaissable
Quelques difficultés que la physique quantique cause aux philosophes matérialistes
Faire connaître la physique quantique pour faire reculer l’obscurantisme
6- Vous qui entrez ici, perdez toute espérance ! (re revenir au monde classique)
La non-localité s’échappe des laboratoires
La non-localité dans la panoplie des agents secrets ?
Le temps n’existe pas !
La téléportation … ça marche !
Un virus peut-il être quantique ?
Quand la lumière va plus vite que la lumière
La métamorphose de l’électron
Requiem pour le chat de Schrödinger
Requiem pour les supporters du monde classique
III. D’OU VENONS-NOUS ? OU ALLONS-NOUS ?
7- Entendez-vous le murmure du big bang le soir au fond des radiotélescopes ?
La deuxième fissure
Quand les jumeaux n’ont plus le même âge
Un monde dans lequel les masses ont la propriété de déformer le vide
La genèse du big bang
Les autres preuves du big bang
Pourquoi l’univers est-il aussi homogène ?
D’où venons-nous ?
8- Dieu revient très fort
Pourquoi l’univers est-il si grand ?
Pourquoi l’univers est-il si bien réglé ?
Le principe anthropique : lorsque la science pose ouvertement la question du sens
Une infinité d’univers parallèles permettent-ils d’éviter Dieu ?
Quand les matérialistes sont sous la menace d’un coup de rasoir
L’hypothèse d’un créateur n’est plus hors du champ de la science !
Et voici le principe anthropique superfort !
Dieu et la longueur d’absorption du neutron
Mais où sont-ils ?
9- Là où il fait plus noir que vous ne pouvez l’imaginer
Les trous noirs
Un raccourci à travers l’espace-temps ?
Des mirages dans l’espace
Quand l’invisible devient plus important que le visible
L’énergie noire : une mystérieuse force répulsive ?
L’unification : la quête du Graal du XXIe siècle
Certitudes et questions ouvertes
La fin du principe de médiocrité
La religiosité cosmique
IV. SOMMES-NOUS ICI PAR HASARD ?
10- Les évolutions de l’évolution
Les différentes écoles en présence
Les darwiniens forts : la sélection, rien que la sélection
Les darwiniens faibles : prédominance du hasard
Les non-darwiniens faibles : le hasard canalisé
Les non-darwiniens forts : au-delà du hasard et la sélection naturelle
Néolamarckisme, physique quantique et autres pistes
L’intelligent Design : la complexité irréductible de la nature implique-t-elle l’existence d’un créateur ?
11- Des « histoires comme ça »
Coquillages darwiniens et papillons non darwiniens
Quand le triton nous fait un clin d’œil
Le phacochère est-il lamarckien ?
Le darwinisme est-il dangereux pour notre santé ?
« Madame la protéine, c’est l’heure de votre mutation »
Des chaînons manquants qu’on ne cherche même plus
De la nécessité des monstres prometteurs
Connaissez-vous votre « capacité à évoluer » ?
Et si l’évolution se faisait (presque) indépendamment de la sélection ?
Recherchons micro-ondes et téléviseurs darwiniens
Kipling a-t-il parodié le darwinisme ?
Une autre théorie de l’évolution est possible
12- Recherchons Einstein de la biologie (urgent) !
Newton > Darwin > Ptolémée
De quels concepts disposons-nous déjà pouvant servir à ébaucher une NTE ?
Comment le darwinisme conserve-t-il une position hégémonique ?
Darwinisme et religion
V. QUI SOMMES-NOUS ?
13- Dur, dur le problème
Les identitaires : rien d’autre que les neurones
Les émergentistes : le tout est plus que la somme des parties
Le cerveau est-il un ipod ou une radio ?
14- L’homme neuronal
Les moines tibétains sont-ils des morts-vivants ?
Nous pouvons tous remonter le temps !
Libre oui, mais de dire non !
L’homme, un animal porteur de sens
Le grand retour scientifique du dualisme
15- Une voie rationnelle vers le monde de l’esprit ?
Sommes-nous en contact avec un « monde des mathématiques » ?
Gödel ou la transcendance de la vérité mathématique
CONCLUSION
16- Nouvelle approche de la science
L’émergence d’un nouveau paradigme
La voie de l’incomplétude : je sais pourquoi je ne sais pas
Le dépassement du matérialisme méthodologique
17- Science et sens, raison et religion
L’Hiroshima du matérialisme scientifique
Et si les cinq grands mystères ne faisaient qu’un ?
Et Dieu dans tout cela ?
Science et religion, les éléments d’un rapprochement
Quelle réponse à « la question la plus importante qui soit » ?
Postface : Guy Laplane
Guide de lecture
Bibliographie thématique
Glossaire
Index alphabétique
Remerciements
Présentation de Bernard d’Espagnat
Vous pouvez poser des questions à l’auteur et réagir à cet ouvrage sur le site : www.lesensdelexistence.fr
Le site de l’auteur est : www.staune.fr
Jean STAUNE est un remarquable orateur et un pédagogue chevronné qui sait aussi avoir un langage de proximité.
Sa conférence « Notre existence a-t-elle un sens ? » est enrichie de projections vidéo qui éclairent l’exposé.
Jean STAUNE a réussi à transmettre des notions de physique, de mathématiques, de logique qui, sans lui, seraient restées hors de notre entendement.
Le thème abordé reprend les sujets contenus dans son livre du même titre que celui de la conférence. On peut dire que son ouvrage procède de la même intention que le livre écrit un demi siècle plus tôt par Teilhard de Chardin : « Le phénomène humain », mais Jean STAUNE s’appuie sur des bases actuelles de la science que Teilhard n’avait pas mais dont il avait la géniale intuition.
Jean STAUNE sait dire avec des mots simples comment fonctionnent des choses compliquées. Ainsi, a-t-il expliqué ce qui s’est passé du commencement de l’univers jusqu’à nos jours. Il a donné un sens à l’existence de l’être humain en extrapolant vers un hypothétique point de convergence des énergies : ni métaphysique ni théologie, mais une philosophie concrète et une base scientifique solide pour camper une espérance humaine.
Celui qui a écouté l’exposé de Jean STAUNE n’est plus identique à ce qu’il était avant cet exposé.
C’est donc sans réserve que j’engage les visiteurs de notre site à lire son dernier livre, un best seller, « Notre existence a-t-elle un sens » édité par les Presses de la Renaissance, connu et disponible dans toutes les librairies pour 24 E.
La meilleure façon de résumer ce livre de 500 pages est de vous en présenter la table des matières dont chaque titre est en lui-même une phase du développement de la démarche intellectuelle de l’auteur.
-Préface : Trinh Xuan Thuan
I. LA QUESTION LA PLUS IMPORTANTE QUI SOIT
1- Le désenchantement du monde (et de l’homme !)
2-Comment ébaucher un traité de la condition humaine ?
3-Vers de nouvelles « lumières »
II. QU’EST-CE QUE LE REEL ?
4- Au-delà de cette limite, notre vision du monde n’est plus valable
Des notions de base déjà étranges
Lorsqu’un électron se rencontre lui-même
La non-localité, porte ouverte vers une autre réalité
5- Vers un réalisme non physique
Et si la science n’avait rien à dire sur la réalité ?
Le réalisme non physique
Notre conscience individuelle est-elle la cause de l’apparence du monde ?
L’information peut-elle remonter le temps ?
Le potentiel quantique
La théorie des univers parallèles
Nouvelle physique et apparences du monde qui nous entoure
Au cœur de l’inconnaissable
Quelques difficultés que la physique quantique cause aux philosophes matérialistes
Faire connaître la physique quantique pour faire reculer l’obscurantisme
6- Vous qui entrez ici, perdez toute espérance ! (re revenir au monde classique)
La non-localité s’échappe des laboratoires
La non-localité dans la panoplie des agents secrets ?
Le temps n’existe pas !
La téléportation … ça marche !
Un virus peut-il être quantique ?
Quand la lumière va plus vite que la lumière
La métamorphose de l’électron
Requiem pour le chat de Schrödinger
Requiem pour les supporters du monde classique
III. D’OU VENONS-NOUS ? OU ALLONS-NOUS ?
7- Entendez-vous le murmure du big bang le soir au fond des radiotélescopes ?
La deuxième fissure
Quand les jumeaux n’ont plus le même âge
Un monde dans lequel les masses ont la propriété de déformer le vide
La genèse du big bang
Les autres preuves du big bang
Pourquoi l’univers est-il aussi homogène ?
D’où venons-nous ?
8- Dieu revient très fort
Pourquoi l’univers est-il si grand ?
Pourquoi l’univers est-il si bien réglé ?
Le principe anthropique : lorsque la science pose ouvertement la question du sens
Une infinité d’univers parallèles permettent-ils d’éviter Dieu ?
Quand les matérialistes sont sous la menace d’un coup de rasoir
L’hypothèse d’un créateur n’est plus hors du champ de la science !
Et voici le principe anthropique superfort !
Dieu et la longueur d’absorption du neutron
Mais où sont-ils ?
9- Là où il fait plus noir que vous ne pouvez l’imaginer
Les trous noirs
Un raccourci à travers l’espace-temps ?
Des mirages dans l’espace
Quand l’invisible devient plus important que le visible
L’énergie noire : une mystérieuse force répulsive ?
L’unification : la quête du Graal du XXIe siècle
Certitudes et questions ouvertes
La fin du principe de médiocrité
La religiosité cosmique
IV. SOMMES-NOUS ICI PAR HASARD ?
10- Les évolutions de l’évolution
Les différentes écoles en présence
Les darwiniens forts : la sélection, rien que la sélection
Les darwiniens faibles : prédominance du hasard
Les non-darwiniens faibles : le hasard canalisé
Les non-darwiniens forts : au-delà du hasard et la sélection naturelle
Néolamarckisme, physique quantique et autres pistes
L’intelligent Design : la complexité irréductible de la nature implique-t-elle l’existence d’un créateur ?
11- Des « histoires comme ça »
Coquillages darwiniens et papillons non darwiniens
Quand le triton nous fait un clin d’œil
Le phacochère est-il lamarckien ?
Le darwinisme est-il dangereux pour notre santé ?
« Madame la protéine, c’est l’heure de votre mutation »
Des chaînons manquants qu’on ne cherche même plus
De la nécessité des monstres prometteurs
Connaissez-vous votre « capacité à évoluer » ?
Et si l’évolution se faisait (presque) indépendamment de la sélection ?
Recherchons micro-ondes et téléviseurs darwiniens
Kipling a-t-il parodié le darwinisme ?
Une autre théorie de l’évolution est possible
12- Recherchons Einstein de la biologie (urgent) !
Newton > Darwin > Ptolémée
De quels concepts disposons-nous déjà pouvant servir à ébaucher une NTE ?
Comment le darwinisme conserve-t-il une position hégémonique ?
Darwinisme et religion
V. QUI SOMMES-NOUS ?
13- Dur, dur le problème
Les identitaires : rien d’autre que les neurones
Les émergentistes : le tout est plus que la somme des parties
Le cerveau est-il un ipod ou une radio ?
14- L’homme neuronal
Les moines tibétains sont-ils des morts-vivants ?
Nous pouvons tous remonter le temps !
Libre oui, mais de dire non !
L’homme, un animal porteur de sens
Le grand retour scientifique du dualisme
15- Une voie rationnelle vers le monde de l’esprit ?
Sommes-nous en contact avec un « monde des mathématiques » ?
Gödel ou la transcendance de la vérité mathématique
CONCLUSION
16- Nouvelle approche de la science
L’émergence d’un nouveau paradigme
La voie de l’incomplétude : je sais pourquoi je ne sais pas
Le dépassement du matérialisme méthodologique
17- Science et sens, raison et religion
L’Hiroshima du matérialisme scientifique
Et si les cinq grands mystères ne faisaient qu’un ?
Et Dieu dans tout cela ?
Science et religion, les éléments d’un rapprochement
Quelle réponse à « la question la plus importante qui soit » ?
Postface : Guy Laplane
Guide de lecture
Bibliographie thématique
Glossaire
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Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Renée Joubert/Le goût de vivre
Mercredi 14 Avril 2010Le goût de vivre est pour Teilhard de CHARDIN une disposition psychique, intellectuelle et affective pour rendre le monde lumineux et intéressant.Il s’agirait d’une ENERGIE d’EVOLUTION UNIVERSELLE, un vouloir profond à développer par l’homme.
Mais la mort semble introduire un « vice de construction » dans une évolution dont la ligne générale paraissait parfaitement harmonieuse. Elle ne pourrait avoir produit qu’un être à la fois lucide et mortel qui connaîtrait la cruauté de sa condition, que les animaux ont au moins l’avantage d’ignorer. La mort de personnes conscientes ne serait pas la seule monstruosité de l’Univers. La souffrance et la mort des enfants restent toujours scandaleuses.
Teilhard a l’expérience de la misère physique et morale. Il les a rencontrées pendant la première guerre mondiale. Mais il a aussi pu découvrir chez les hommes le goût de se dépasser, une fraternité bienveillante, une communion imposée par les désordres des conflits, l’obligation de penser l’autre dans le danger.
Le père Teilhard a confiance en l’humain, l’Homme ne doit pas perdre le goût de l’Evolution. Il faut que vienne l’ère de « l’Ultra-Humain ». L’humanité doit trouver des raisons de vivre, se forger un idéal. Ce sera le rôle des religions.
Si l’on jette un regard en arrière on peut s’apercevoir que toutes les religions ont contenues en elles un germe de violence par leur désir d’exclusivité chacune étant convaincue de détenir « la vérité ».
La science par ses progrès dans l’approche de l’infiniment grand et de l’infiniment petit n’a pas fait que détruire. Par les nouveaux moyens mis à la disposition des hommes elle a permis à chacun de rencontrer l’un ou l’autre des croyances religieuses, de rechercher ce qu’elles avaient non seulement de différent mais aussi de commun : la Foi. Foi en un avenir où l’homme sera ouvert, attentif à l’autre, aimera l’autre.
L’émergence de mouvement toujours plus nombreux de solidarité, de défense des Droits de l’Homme, écologiques, « où s’élaborent, silencieusement, autour de nous, dans la rechercher, l’Ame nouvelle d’une humanité résolue à atteindre coûte que coûte […] l’extrême bout de sa puissance et de sa destinée », nous donne confiance.
Il nous faut maintenant une religion de l’Humanité et de la Terre où « soutenus et guidés par la tradition des grands mystiques humains, nous réussirons par voie de prière et de contemplation à entrer directement en communication avec la source même de cet élan intérieur, l’Amour ».
En conclusion je vais citer Flint : « Le triomphe définitif et la philosophie de l’histoire, ne sera en réalité que la démonstration complète de la Providence, le découverte, par les procédés de la méthode scientifique, du plan divin qui introduit l’unité et l’harmonie dans le chaos apparent des choses humaines ».
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Yves Gourbeault/Le goût de vivre
Lundi 12 Avril 2010
Nous ‘sommes mis au monde pour vivre, et même pour survivre
Nous n’avons pas demandé à naître.
Notre naissance est un instant de l’évolution.
C’est ce que TdC, dans son langage, traduit par :
“Cet état de goût de vivre n’est rien de moins que l’Energie d’Evolution Universelle, qui, sous forme d’attrait plus ou moins inné pour le Créateur de l’Univers, sourd, mystérieusement, au fond de la conscience de chacun d’entre nous.”
J’adhère complètement è cette définition, toutefois :
Je remplacerais volontiers le “créateur de l’Univers” — expression, à mon goût, trop religieuse et anthropomorphique, par :“Ce principe, à l’origine de l’élan initial donné à
l’évolution du Cosmos”.
“Le goût de vivre est le ressort ultime de l’Evolution, il n’y a pas d’autre alternative.”
J’insiste sur l’affirmation qu’il n’y a pas d’autre alternative, idée que je partage, mais qui est en contradiction avec l’affirmation du paragraphe précédent.
S’il n’y a pas d’autre alternative, elle ne peut dépendre de notre volonté (c’est assez souvent que je relève de telles contradictions dans la pensée de Teilhard de Chardin).
Puis, Teilhard de Chardin se livre à un développement sur l’évolution de l’Univers, auquel je souscris totalement :
“L’évolution de l’univers la plus importante ne serait pas la formation des galaxies et des étoiles, mais bien la Genèse des grosses molécules, ces cellules, puis celle des êtres vivants.”
“la matière passe d’états plus simples et moins conscients à des états plus compliqués physiquement— chimiquement parlant et psychiquement plus intériorisés, donc plus conscients.”
Comment expliquer ce mouvement et à quel facteur l’attribuer ? A quelle espèce d’énergie nous est-il possible de l’attribuer ?. C’est bien là la clé du mystère.
Teilhard dit qu’“il est inconcevable que le seul jeu des chances puisse donner naissance à la moindre1ignée d’arrangements.”
Il n’y a sans doute ni probable, ni improbable. Il n’y a qu’une nécessité. Il le répète un peu plus loin :
“Ce n’est pas de la fiction, mais une nécessité.” Teilhard définit à nouveau le goût de vivre
“Le goût de vivre, en dernière analyse, serait le ressort de fond qui meut et dirige l’Univers sur son axe principal, qui est celui de la complexité / conscience ...“
C’est tout à fait admissible !
Il insiste un peu plus loin, il “enfonce le clou”
le “Goût de vivre ... est le facteur essentiel pour la réussite de l’Univers.”
Le goût de vivre débute à l’origine de la vie (vie végétale et vie animale). Finalement, le goût de vivre est une nécessité, faute de quoi l’Evolution s’arrêterait, ce qui n’est pas vraisemblable.
Si l’Evolution de l’Univers a un sens, si -je le répète- elle répond à une nécessité, le rôle des religions n’est probablement pas plus utile que la foi en la Science pour perpétuer le goût de vivre.
La Science et la Religion sont deux voies différentes pour contribuer à cette Evolution.
Un exemple, parmi tant d’autres, de4oût de vivre si vivace. Nelson Mandela, après avoir passé 7 ans en prison, est devenu un acteur irremplaçable pour l’Humanité, alors qu’il aurait dû (pu ?) être détruit par cette épreuve.
Plus concrètement, je cite, parmi d’autres, les principales manifestations du goût de vivre
-l’élan vital (l’instinct de conservation”?)
-la santé physique et morale
-le besoin de se sentir utile pour les autres, pour l’Humanité et, plus inconsciemment sans doute, pour le Cosmos.
-la recherche : fruit du fonctionnement de notre cerveau,
-le sens de l’Espèce : choix utile des découvertes technologiques favorables à la sauvegarde de notre environnement,
-la curiosité, le vif intérêt pour le devenir du Monde, avec une forte tendance à l’anticipation du futur, sans oublier que l’Humanité n’est qu’un maillon dans la chaîne de l’Evolution.
Que quelques personnes perdent le goût de vivre, en raison de la maladie, physique ou mentale (ruine psychique) ou de la vieillesse, ce n’est sans doute pas très grave : il s’agit de cas isolés, mais la perte généralisée du goût de vivre est susceptible d’engendrer la fin de l’Humanité .
La fin de l’Humanité ? par quoi pourrait-elle être remplacée ? Pour que se poursuivre, selon les termes de Teilhard de Chardin, “l’oeuvre évolutive vers la complexité ? Quelque Ultra-Humain, “ne pouvant se construire qu’avec de “Humain”, nouveau maillon nécessaire de l’Evolution.
Mystère !!! Ultime point d’interrogation
Nous n’avons pas demandé à naître.
Notre naissance est un instant de l’évolution.
C’est ce que TdC, dans son langage, traduit par :
“Cet état de goût de vivre n’est rien de moins que l’Energie d’Evolution Universelle, qui, sous forme d’attrait plus ou moins inné pour le Créateur de l’Univers, sourd, mystérieusement, au fond de la conscience de chacun d’entre nous.”
J’adhère complètement è cette définition, toutefois :
Je remplacerais volontiers le “créateur de l’Univers” — expression, à mon goût, trop religieuse et anthropomorphique, par :“Ce principe, à l’origine de l’élan initial donné à
l’évolution du Cosmos”.
“Le goût de vivre est le ressort ultime de l’Evolution, il n’y a pas d’autre alternative.”
J’insiste sur l’affirmation qu’il n’y a pas d’autre alternative, idée que je partage, mais qui est en contradiction avec l’affirmation du paragraphe précédent.
S’il n’y a pas d’autre alternative, elle ne peut dépendre de notre volonté (c’est assez souvent que je relève de telles contradictions dans la pensée de Teilhard de Chardin).
Puis, Teilhard de Chardin se livre à un développement sur l’évolution de l’Univers, auquel je souscris totalement :
“L’évolution de l’univers la plus importante ne serait pas la formation des galaxies et des étoiles, mais bien la Genèse des grosses molécules, ces cellules, puis celle des êtres vivants.”
“la matière passe d’états plus simples et moins conscients à des états plus compliqués physiquement— chimiquement parlant et psychiquement plus intériorisés, donc plus conscients.”
Comment expliquer ce mouvement et à quel facteur l’attribuer ? A quelle espèce d’énergie nous est-il possible de l’attribuer ?. C’est bien là la clé du mystère.
Teilhard dit qu’“il est inconcevable que le seul jeu des chances puisse donner naissance à la moindre1ignée d’arrangements.”
Il n’y a sans doute ni probable, ni improbable. Il n’y a qu’une nécessité. Il le répète un peu plus loin :
“Ce n’est pas de la fiction, mais une nécessité.” Teilhard définit à nouveau le goût de vivre
“Le goût de vivre, en dernière analyse, serait le ressort de fond qui meut et dirige l’Univers sur son axe principal, qui est celui de la complexité / conscience ...“
C’est tout à fait admissible !
Il insiste un peu plus loin, il “enfonce le clou”
le “Goût de vivre ... est le facteur essentiel pour la réussite de l’Univers.”
Le goût de vivre débute à l’origine de la vie (vie végétale et vie animale). Finalement, le goût de vivre est une nécessité, faute de quoi l’Evolution s’arrêterait, ce qui n’est pas vraisemblable.
Si l’Evolution de l’Univers a un sens, si -je le répète- elle répond à une nécessité, le rôle des religions n’est probablement pas plus utile que la foi en la Science pour perpétuer le goût de vivre.
La Science et la Religion sont deux voies différentes pour contribuer à cette Evolution.
Un exemple, parmi tant d’autres, de4oût de vivre si vivace. Nelson Mandela, après avoir passé 7 ans en prison, est devenu un acteur irremplaçable pour l’Humanité, alors qu’il aurait dû (pu ?) être détruit par cette épreuve.
Plus concrètement, je cite, parmi d’autres, les principales manifestations du goût de vivre
-l’élan vital (l’instinct de conservation”?)
-la santé physique et morale
-le besoin de se sentir utile pour les autres, pour l’Humanité et, plus inconsciemment sans doute, pour le Cosmos.
-la recherche : fruit du fonctionnement de notre cerveau,
-le sens de l’Espèce : choix utile des découvertes technologiques favorables à la sauvegarde de notre environnement,
-la curiosité, le vif intérêt pour le devenir du Monde, avec une forte tendance à l’anticipation du futur, sans oublier que l’Humanité n’est qu’un maillon dans la chaîne de l’Evolution.
Que quelques personnes perdent le goût de vivre, en raison de la maladie, physique ou mentale (ruine psychique) ou de la vieillesse, ce n’est sans doute pas très grave : il s’agit de cas isolés, mais la perte généralisée du goût de vivre est susceptible d’engendrer la fin de l’Humanité .
La fin de l’Humanité ? par quoi pourrait-elle être remplacée ? Pour que se poursuivre, selon les termes de Teilhard de Chardin, “l’oeuvre évolutive vers la complexité ? Quelque Ultra-Humain, “ne pouvant se construire qu’avec de “Humain”, nouveau maillon nécessaire de l’Evolution.
Mystère !!! Ultime point d’interrogation
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Henri Guyot / LE GOUT DE VIVRE
Mercredi 7 Avril 2010
Le goût de vivre
(Citations des textes de Teilhard en italique)
Dans le chapitre "le goût de vivre" du volume l’Activation de l’énergie Teilhard s’interroge une nouvelle fois sur l’avenir du développement humain. Il cherche à poser les jalons de la route de l’ouest c'est-à-dire la route de demain pour un avenir ultra humain. Le dessin de cette route commence à apparaître dans la conclusion du chapitre "Pour y voir clair" (pages 235/236 éd. Du Seuil). Il y exprime une vision d’espoir et d’optimisme en disant : "L’esprit de plus grand amour et de la plus grande conscience est entrain de naître presque en secret… Cette nouvelle forme d’énergie psychique où la profondeur personnalisante de l’amour se combine avec la totalisation de ce qui gît de plus essentiel et de plus universel au cœur de l’étoffe et du flux cosmique, est encore anonyme."
Reste à préciser quelles pourraient être les étapes pour les échéances à venir. Teilhard, pas plus que quiconque, ne peut en donner un calendrier précis. Mais il va, dans les chapitres suivants, éclairer d’autres sujets s’enchaînant les uns aux autres sur la ligne de sa réflexion : co-réflexion, activation de l’énergie humaine, immortalité. Saisir le lien qui parcourt toutes ces questions c’est saisir la perspicacité de la vision teilhardienne.
Il fait du goût de vivre une qualité psychique constitutive de l’humain, de tous les humains, et au-delà du monde entier. C’est un ressort ultime de l’évolution, le facteur ultime d’auto arrangement de l’univers. Il devient en outre clair que ce phénomène ne doit rien aux idées d’une certaine cohorte de biophysiciens idéologues du hasard de la sélection. S’il fallait conserver toutes les fausses routes dues au hasard et à la nécessité on a montré aujourd’hui que le volume de tous ces essais et déchets infructueux remplirait la totalité du monde visible.
En fait "les combinaisons les plus complexes (les plus pshychisées) sont douées d’un sens obstiné de la conservation de la survie. Le monde est doué de vouloir vivre c’est une constante assurée".
Teilhard en déduit que ce goût de vivre doit être surveillé et ausculté constamment de la même façon qu’économistes et savants s’absorbent sur les problèmes des ressources mondiales. "Quelle malédiction si nous venions à perdre le goût de l’évolution !" Nous avons le devoir d’entretenir le goût de vivre à la fois individuellement et collectivement. Nous avons ainsi vitalement besoin d’une foi.
Les religions devraient donc obligatoirement travailler à cultiver leur rôle évolutif. Par exemple, prenons donc conscience que notre monde souffre plutôt de théisme insatisfait que d’athéisme. Il nous faudrait, selon Teilhard, une religion de l’humanité et de la terre et plus seulement une religion de l’individu et du ciel. Il faudrait une convergence générale des religions. Convergence issue non du rajeunissement des anciennes amours rituelles et dogmatiques, mais une convergence charpente d’une religion où le goût de vivre dans l’univers serait une "liaison suprêmement intime entre mystique, recherche et biologie".
Henri Guyot 15 03 10
Les énigmes de la croix de Lorraine
Une hypothèse dominante parmi les hypothèses concernant le symbolisme de la croix de Lorraine est que la branche verticale évoque classiquement la représentation du méridien et une connexion montante ou descendante vers la divinité. La traverse la plus courte représenterait la course du soleil pendant l’hiver, la seconde celle qu’il effectue durant l’été.
Les deux branches horizontales figurant donc deux lignes solsticiales, la croix de Lorraine envisage donc globalement notre année solaire avec sa saison de mort apparente et sa période de renaissance.
Mort et renaissance.
On peut dire également que la partie basse représente la lettre grecque Tau et celle plus petite qui vient s’accoler dans l’axe juste au dessus est la croix traditionnelle christique. L’ensemble évoquerait donc à la fois la descente aux enfers du Christ et sa résurrection.
Pour De Gaulle la guerre et l’espoir.
( d’après Daniel Réju – l’énigme de la croix de Lorraine – édition du Rocher)
(Citations des textes de Teilhard en italique)
Dans le chapitre "le goût de vivre" du volume l’Activation de l’énergie Teilhard s’interroge une nouvelle fois sur l’avenir du développement humain. Il cherche à poser les jalons de la route de l’ouest c'est-à-dire la route de demain pour un avenir ultra humain. Le dessin de cette route commence à apparaître dans la conclusion du chapitre "Pour y voir clair" (pages 235/236 éd. Du Seuil). Il y exprime une vision d’espoir et d’optimisme en disant : "L’esprit de plus grand amour et de la plus grande conscience est entrain de naître presque en secret… Cette nouvelle forme d’énergie psychique où la profondeur personnalisante de l’amour se combine avec la totalisation de ce qui gît de plus essentiel et de plus universel au cœur de l’étoffe et du flux cosmique, est encore anonyme."
Reste à préciser quelles pourraient être les étapes pour les échéances à venir. Teilhard, pas plus que quiconque, ne peut en donner un calendrier précis. Mais il va, dans les chapitres suivants, éclairer d’autres sujets s’enchaînant les uns aux autres sur la ligne de sa réflexion : co-réflexion, activation de l’énergie humaine, immortalité. Saisir le lien qui parcourt toutes ces questions c’est saisir la perspicacité de la vision teilhardienne.
Il fait du goût de vivre une qualité psychique constitutive de l’humain, de tous les humains, et au-delà du monde entier. C’est un ressort ultime de l’évolution, le facteur ultime d’auto arrangement de l’univers. Il devient en outre clair que ce phénomène ne doit rien aux idées d’une certaine cohorte de biophysiciens idéologues du hasard de la sélection. S’il fallait conserver toutes les fausses routes dues au hasard et à la nécessité on a montré aujourd’hui que le volume de tous ces essais et déchets infructueux remplirait la totalité du monde visible.
En fait "les combinaisons les plus complexes (les plus pshychisées) sont douées d’un sens obstiné de la conservation de la survie. Le monde est doué de vouloir vivre c’est une constante assurée".
Teilhard en déduit que ce goût de vivre doit être surveillé et ausculté constamment de la même façon qu’économistes et savants s’absorbent sur les problèmes des ressources mondiales. "Quelle malédiction si nous venions à perdre le goût de l’évolution !" Nous avons le devoir d’entretenir le goût de vivre à la fois individuellement et collectivement. Nous avons ainsi vitalement besoin d’une foi.
Les religions devraient donc obligatoirement travailler à cultiver leur rôle évolutif. Par exemple, prenons donc conscience que notre monde souffre plutôt de théisme insatisfait que d’athéisme. Il nous faudrait, selon Teilhard, une religion de l’humanité et de la terre et plus seulement une religion de l’individu et du ciel. Il faudrait une convergence générale des religions. Convergence issue non du rajeunissement des anciennes amours rituelles et dogmatiques, mais une convergence charpente d’une religion où le goût de vivre dans l’univers serait une "liaison suprêmement intime entre mystique, recherche et biologie".
Henri Guyot 15 03 10
Les énigmes de la croix de Lorraine
Une hypothèse dominante parmi les hypothèses concernant le symbolisme de la croix de Lorraine est que la branche verticale évoque classiquement la représentation du méridien et une connexion montante ou descendante vers la divinité. La traverse la plus courte représenterait la course du soleil pendant l’hiver, la seconde celle qu’il effectue durant l’été.
Les deux branches horizontales figurant donc deux lignes solsticiales, la croix de Lorraine envisage donc globalement notre année solaire avec sa saison de mort apparente et sa période de renaissance.
Mort et renaissance.
On peut dire également que la partie basse représente la lettre grecque Tau et celle plus petite qui vient s’accoler dans l’axe juste au dessus est la croix traditionnelle christique. L’ensemble évoquerait donc à la fois la descente aux enfers du Christ et sa résurrection.
Pour De Gaulle la guerre et l’espoir.
( d’après Daniel Réju – l’énigme de la croix de Lorraine – édition du Rocher)
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr

