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Teilhard de Chardin s’interroge sur la prolongation et la transformation du processus biologiste de l’évolution chez l’homme .Celui-ci peut –il être regardé comme un rameau de plus du règne animal ? Jusqu’à l’arrivée de la pensée de Darwin, il était supposé être à l’écart de ce règne dont il se pensait le maître.
Avec Darwin , il prend place dans la filiation directe des primates, hypothèse attestée par les multiples découvertes paléontologistes .Mais s’ il en est le dernier venu ,il en est le plus abouti .Il a une conscience et au fil du temps ,par effet de totalisation planétaire, il accroît chaque jour plus vite ,sa capacité et son intensité collective de pensée .Teilhard de Chardin pense que la conscience est coexistante à l’ origine du monde .Elle est déjà présente, mais de façon très diffuse ,dans la matière .Pour lui, il est temps maintenant de reconnaître qu’ humain et ultra- humain se raccordent en un seul et même mécanisme .Leur seule différence est l’émergence du pouvoir psychique de la ,pensée ;avec celui –ci ,le mécanisme de complexité-conscience repart de plus belle vers la formation et le développement de la noosphère.
Les sciences humaines ont étudié l’homme dans tous ses détails et dans ses rapports avec le reste de la nature. Mais les recherches de ces sciences n’ont –elles pas favorisé la connaissance de l’humanité plutôt que celle de l’homme ? Lévy Strauss se méfie des sciences humaines dont le but n’est pas de comprendre l’homme dans son entier mais de le dissoudre dans la masse.
Or, nous dit Teilhard de Chardin, il faudrait inventer une nouvelle science qui s’étendrait à l’homme dans son entier, regroupant biophysique et psychisme .Il faudrait chercher à détecter et mesurer, à chaque instant, le degré de réflexion de la noosphère.
C’ est une entreprise qui paraît impossible .Pourtant ,Teilhard de Chardin suggère d’ affirmer et de faire reconnaître officiellement que la question d’ une ultra-évolution humaine est désormais posée….Il nous faudrait jeter les bases d’ une technique de l’ ultra – évolution qui pourrait contribuer à faire naître et rassembler des énergies psychiques pour former une super – humanité en état de super – conscience d’ elle – même.
On peut conclure que la socialisation est culmination et non atténuation du phénomène biologique .Elle ne signifie pas la fin mais le début de l’ère de la personne. Teilhard de Chardin a choisi de croire en l’homme.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Y.Mollier-Giroud
Samedi 29 Mai 2010
Le chapitre soumis à notre étude de ce soir m'a amenée à étudier le parcours intellectuel du Polonais Zamenhof né en 1859 et décédé en 1917.
Ce nom n'évoque probablement rien dans votre mémoire, pourtant, cet homme a écrit :
« Ma judaïcité a été la cause principale pour laquelle, dès la plus tendre enfance, je me suis voué à une idée et à un rêve essentiel, au rêve d'unir l'humanité. »
Nous voilà très proches de la pensée de Teilhard qui expose le raisonnement selon lequel :
"est et doit être tenu comme d'étoffe proprement organique et évolutive, dans la Nature, tout arrangement dont la réalisation a pour effet de faire monter "la température psychique" du système".
A vingt-huit ans, Zamenhof prit le pseudonyme de Doktoro Esperanto (celui qui espère) et publia son premier essai : "langue internationale".
Il tentait donc de revenir aux temps anciens où les êtres humains pouvaient se comprendre par leur langage, mais c'était avant qu'ils ne fassent comme Icare en se brûlant les ailes pour vouloir côtoyer le Soleil, avant qu'ils tentent de construire un tour assez haute pour prendre la place de Dieu et se voient divisés par la multiplicité des dialectes.
Déjà, en 1879, le volapük avait fait de nombreux adeptes en partant de la même volonté de créer une langue universelle.
Depuis la langue anglaise à pris le pas sur l'espéranto, mais qu'importe, le but est identique, une meilleure compréhension entre les hommes.
Mais il existe bien d'autres exemples dans l'évolution récente du comportement humain pour appuyer les intuitions de Teilhard.
Internet, bien sûr excellent rassembleur ……. D'alcooliques quelques fois avec la mode des apéros géants qu'il a fallu maîtriser. Mais il s'agit là de dérives ……. Simples dérapages liés au fait que les humains sont souvent dépassés par la technologie et ont du mal à suivre en tant que personnes. Ces rassemblements physiques générés par un média virtuel sont la preuve que, pour l'instant, la dématérialisation possible grâce à l'informatique va mettre encore un peu de temps à s'intégrer complètement dans notre quotidien. Il n'y a qu'à voir le nombre de documents imprimés inutilement et directement envoyés dans les corbeilles à papier. Les rencontres virtuelles ne remplissent pas pleinement, pour l'instant, les attentes des jeunes. Il faut qu'il y ait rassemblement physique pour finaliser.
Mais, malgré ces dérapages de début de réforme, Internet rassemble, fait se rencontrer virtuellement des individus qui n'auraient jamais pu se rapprocher physiquement à cause de contraintes géographiques ou autres.
La marée noire causée en 2010 par un record de profondeur pour un forage pétrolier, avec plus de 10 680 mètres de profondeur est aussi une preuve de la difficulté à gérer les progrès technologiques et la maîtrise des situations.
L'évolution des techniques a permit de pomper le pétrole dans des zones jusque là inaccessibles, mais l'appât du gain, ce que j'appellerai "la ruée vers l'or" a été plus fort que la raison et on a creusé avant d'évaluer les risques.
Mais, plus proche de notre quotidien, les progrès de la médecine pour prolonger la vie humaine et l'impossibilité d'assurer le financement des retraites ou les soins aux personnes âgées montrent qu'il serait urgent que :
"un petit nombre d'hommes représentant les principales branches vives de la pensée scientifique moderne (physique, chimie, biochimie sociologie et psychologie) se réunissent pour associer leurs efforts ". (citation de Teilhard)
Mais "les arrangements planétaires à concevoir (par exemple en recherche et en eugénique) …………" ont un goût de déjà vu et une certaine amertume.
L'homme est-il prés à laisser sa "place dans la nature" pour se sentir un "mouvement de la nature" comme le suggère Teilhard ?
Est-il arrivé au niveau de conscience qui lui permettra d'être partie de "l'organisme humain planétaire" et non plus Mr Machin ou Mme Chose ?
Qui détient le thermomètre qui mesure la température psychique de la terre ?
Teilhard n'était pas un utopiste, c'était un précurseur, un visionnaire en avance sur son temps, très en avance …
Dans cette élévation de la température psychique de la terre, l'Humanité en est à son enfance. Elle a encore à apprendre, comme les enfants, elle doit mettre la main sur le poêle pour savoir qu'il est chaud et que s'est dangereux.
Il ne faut pas oublier que l'Humanité est faite d'individus qui ne sont pas des moutons de Panurge, ces individus doivent être inspirés par une foi qui les réunit et les propulse. Mais il faut un autre vocabulaire, l'Eglise a dénaturé le mot "foi" et un grand nombre d'autres, il faut inculquer la culture de l'Homme dans le cœur de chacun de façon nouvelle.
Ce nom n'évoque probablement rien dans votre mémoire, pourtant, cet homme a écrit :
« Ma judaïcité a été la cause principale pour laquelle, dès la plus tendre enfance, je me suis voué à une idée et à un rêve essentiel, au rêve d'unir l'humanité. »
Nous voilà très proches de la pensée de Teilhard qui expose le raisonnement selon lequel :
"est et doit être tenu comme d'étoffe proprement organique et évolutive, dans la Nature, tout arrangement dont la réalisation a pour effet de faire monter "la température psychique" du système".
A vingt-huit ans, Zamenhof prit le pseudonyme de Doktoro Esperanto (celui qui espère) et publia son premier essai : "langue internationale".
Il tentait donc de revenir aux temps anciens où les êtres humains pouvaient se comprendre par leur langage, mais c'était avant qu'ils ne fassent comme Icare en se brûlant les ailes pour vouloir côtoyer le Soleil, avant qu'ils tentent de construire un tour assez haute pour prendre la place de Dieu et se voient divisés par la multiplicité des dialectes.
Déjà, en 1879, le volapük avait fait de nombreux adeptes en partant de la même volonté de créer une langue universelle.
Depuis la langue anglaise à pris le pas sur l'espéranto, mais qu'importe, le but est identique, une meilleure compréhension entre les hommes.
Mais il existe bien d'autres exemples dans l'évolution récente du comportement humain pour appuyer les intuitions de Teilhard.
Internet, bien sûr excellent rassembleur ……. D'alcooliques quelques fois avec la mode des apéros géants qu'il a fallu maîtriser. Mais il s'agit là de dérives ……. Simples dérapages liés au fait que les humains sont souvent dépassés par la technologie et ont du mal à suivre en tant que personnes. Ces rassemblements physiques générés par un média virtuel sont la preuve que, pour l'instant, la dématérialisation possible grâce à l'informatique va mettre encore un peu de temps à s'intégrer complètement dans notre quotidien. Il n'y a qu'à voir le nombre de documents imprimés inutilement et directement envoyés dans les corbeilles à papier. Les rencontres virtuelles ne remplissent pas pleinement, pour l'instant, les attentes des jeunes. Il faut qu'il y ait rassemblement physique pour finaliser.
Mais, malgré ces dérapages de début de réforme, Internet rassemble, fait se rencontrer virtuellement des individus qui n'auraient jamais pu se rapprocher physiquement à cause de contraintes géographiques ou autres.
La marée noire causée en 2010 par un record de profondeur pour un forage pétrolier, avec plus de 10 680 mètres de profondeur est aussi une preuve de la difficulté à gérer les progrès technologiques et la maîtrise des situations.
L'évolution des techniques a permit de pomper le pétrole dans des zones jusque là inaccessibles, mais l'appât du gain, ce que j'appellerai "la ruée vers l'or" a été plus fort que la raison et on a creusé avant d'évaluer les risques.
Mais, plus proche de notre quotidien, les progrès de la médecine pour prolonger la vie humaine et l'impossibilité d'assurer le financement des retraites ou les soins aux personnes âgées montrent qu'il serait urgent que :
"un petit nombre d'hommes représentant les principales branches vives de la pensée scientifique moderne (physique, chimie, biochimie sociologie et psychologie) se réunissent pour associer leurs efforts ". (citation de Teilhard)
Mais "les arrangements planétaires à concevoir (par exemple en recherche et en eugénique) …………" ont un goût de déjà vu et une certaine amertume.
L'homme est-il prés à laisser sa "place dans la nature" pour se sentir un "mouvement de la nature" comme le suggère Teilhard ?
Est-il arrivé au niveau de conscience qui lui permettra d'être partie de "l'organisme humain planétaire" et non plus Mr Machin ou Mme Chose ?
Qui détient le thermomètre qui mesure la température psychique de la terre ?
Teilhard n'était pas un utopiste, c'était un précurseur, un visionnaire en avance sur son temps, très en avance …
Dans cette élévation de la température psychique de la terre, l'Humanité en est à son enfance. Elle a encore à apprendre, comme les enfants, elle doit mettre la main sur le poêle pour savoir qu'il est chaud et que s'est dangereux.
Il ne faut pas oublier que l'Humanité est faite d'individus qui ne sont pas des moutons de Panurge, ces individus doivent être inspirés par une foi qui les réunit et les propulse. Mais il faut un autre vocabulaire, l'Eglise a dénaturé le mot "foi" et un grand nombre d'autres, il faut inculquer la culture de l'Homme dans le cœur de chacun de façon nouvelle.
Jean-Pierre Fressafond
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Jean-Pierre GIROUD/ De l’ évolution à l’Ultra-Humain dans la Noosphère.
Samedi 29 Mai 2010La Vie, perçue dans ses premières sources ou ses premiers instants, est datée de quelques milliards d’années; Passé relatif, mais que l’on peut considérer comme gigantesque si on le compare à une vie d’homme; il est difficile d ’en apprécier la durée et cela me laisse dans l’ indifférence par son désintérêt, s’il ne me donne pas le vertige quand je veux établir des repères; Cet espace temps est hors normes, je n’arrive pas à le quantifier. Pourtant, je sais que je suis continuation de la vie et prolongement actif car entité vivante dans l’histoire de l’humanité. Ce premier constat devenu évident, me fait prendre conscience de la non stagnation de la Vie, et aussi de l’organisation constante du monde; mais regardons-y de plus près;
Aujourd’hui, tout me démontre qu’à chaque instant, jour après jour l’espace, les hommes, l’environnement changent autour de moi.
Le terrien d’aujourd’hui avec les moyens modernes dont il dispose, fait en quelques clics une vision satellitaire sur une métropole. Sur son écran que voit-il? En temps quasi réel, car des satellites en position géostationnaire sont constamment là pour transmettre l’information, il découvre mille paysages, et zoome sur presque autant de lieux qu’il désire, constate avec étonnement et parfois avec nostalgie, que nombre de choses ont changées et changent à chaque instant…; Puis, retour sur le passé à l’aide d’un livre d’histoire éventuellement, et alors, là où sont maintenant habitations, routes, monuments et tant d’autres choses, il découvre que la terre était vierge et ce, à un bon nombre d’endroits, il n’y a pas si longtemps. Nous sommes six milliards et demi environ actuellement et 6 fois moins il y a seulement trois cents ans. Des mégapoles comme Los Angeles n’existaient même pas.
Et que dire de la Chine ou chacun a travers les médias découvre du changement presque chaque mois; Pierre Teilhard serait bien étonné s’il revoyait Tien sin, lui qui débarquait sur le port en mai 1923 en compagnie d’Emile Licent son confrère jésuite…L’aventure du paléontologue commençait, allaient germer puis mûrir des pensées novatrices et entre autres son œuvre maitresse Le phénomène humain…
Donc, nous sommes vraiment de plus en plus nombreux nous le voyons et nous nous voyons et en conséquence, nous devenons d’avantage interdépendants.
L’actualité de ces derniers jours nous le démontre une nouvelle fois; essai d’harmonisation des économies de pays de plus en plus liés les uns aux autres, Europe oblige; luttes internationales contre les trafiques illégaux, combats pour l’instauration de plus de justice dans les échanges à l’échelon mondial, mises en garde contre des états et des organisations devenant outrageusement hégémoniques, etc.
P T nous dit: «…le moment parait donc venu où un petit nombre d’hommes représentant les principales branches vives de la pensée scientifique moderne, etc.…se réunissent pour associer leurs efforts… »
Il me semble que depuis 1951, date de parution de ces lignes, beaucoup de choses ont changées et changent constamment. Il me semble qu’au souhait de PT , aujourd’hui, répondent ou plutôt précède les actions; le monde ne donne-t-il pas l’impression presque d’une fuite en avant? Les situations actuelles déclenchent de façon de plus en plus rapide des réactions; interactivité, réactivité, deviennent les maître-mots N’y a-t-il pas là un peu, sinon en germe, de l’ultra évolution?
Deux raisons peuvent étayer ce constat:
a) Les évolutions, les schémas de pensée, les projections, les solutions qui se présentent toujours plus complètes mais toujours ouvertes, c’est-à-dire susceptibles d’apporter de nouvelles questions pour de nouvelles réponses…
b) Comme me l’a appris P T c’est en regardant le fonctionnement et les exemples passés de la Terre que peuvent s’entrevoir les nouvelles schématiques de l’avenir.
Alors certains pourront objecter:
Tout cela n’est que de l’évolution, évolution rapide certes, mais seulement cela et en aucun cas de l’ultra- évolution, et je répondrai:
D ‘abord, que celui que nous connaissons tous, en même temps que beaucoup de penseurs et de savants, m’a fait prendre conscience sinon découvrir que l’Homme était arrivé sans bruit ; l’évolution se fait de chaque instant, mais seulement instant après instant. N’en est-il pas de même pour l’ultra-évolution? Et n’est-ce pas beaucoup plus tard que l’on pourra dire que le 21ème siècle était un siècle charnière sinon nouveau?
Autre chose maintenant mais pourtant pas si éloignée!
Si, parmi ceux et d’autres, qui sont dans la mouvance ou l’esprit des premiers siècles de notre ère tant se sentent mal à l’aise, n’est-ce pas une raison pour oser? Là, sûrement doit se trouver de l’ultra- évolution.
Le père, dans le Tome XI Les Directions de l’Avenir , me donne des clés, des réponses. Il dit, dans le chapitre La Route de l’Ouest, vers une Mystique Nouvelle :
« …L’Homme est fait pour marcher sur le sol. A-t-on jamais eu l’idée de voler!…
Oui, des fous ont fait ce rêve, répondrai-je. Et voilà pourquoi, aujourd’hui, l’air est à nous. Ce qui paralyse la vie, c’est de ne pas croire et de ne pas oser. Le difficile n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de les poser….Donc, tôt ou tard, à travers notre incrédulité, le Monde fera ce pas. Car tout ce qui est plus vrai se trouve; et tout ce qui est meilleur finit par arriver.
Quelque jour, après l’espace, les vents, les marées, la gravitation,… nous capterons pour Dieu, les énergies de l’amour, Et alors, une deuxième fois dans l’histoire du Monde, l’Homme aura trouvé le Feu. »
Jean-Pierre Fressafond
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Marcel COMBY/COSMOS ET COSMOGENESE
Samedi 29 Mai 2010TRAVAIL D'AVRIL 2010
La pensée de Teilhard porte essentiellement sur la notion d’évolution et celle de complexité, qui est un état intermédiaire entre le chaos et l’organisation parfaitement décrite à l’aide d’équations mathématiques. Autrement dit c’est au départ un système organisé selon l’ordre mathématique ou la théorie des probabilités, au sein duquel apparaissent des phénomènes d’émergences, de l’improbable.
-La vision dite « Cosmos » est la description d’un monde statique, ordonné par des lois immuables et une absence de finalité. La matière et l’esprit restent étrangers l’un à l’autre dans un dualisme qui écarte toute recherche unificatrice indispensable à tout progrès humain. Le Créateur est lointain dans les esprits, considéré comme édificateur d’un univers qui demeure enfermé dans un système d’interactions régies par la mécanique newtonienne et un conglomérat de règles morales qui sont sensées assurer le bon fonctionnement de nos sociétés et protéger nos santés ou nos biens. C’est alors que se déroule toute la banalité de nos vies en recherche de toujours plus de bonheur facile.
-La vision dite cosmogénèse est basée sur le fait que l’Univers se comporte comme un ensemble de nature organique au sein duquel matière et esprit constituent les deux composants d’un même arrangement, chargés d’assurer l’un et l’autre une certaine cohérence dans un monde essentiellement perfectible et porteur d’énergies et d’informations. Dans ce mode de pensée, le Créateur est animateur de l’Univers, non seulement auteur de toutes choses mais acteur privilégié dans un grand mouvement d’évolution du monde. Cette évolution est donc, avec le Christ attracteur et amorisant, de nature humano – divine.
Pour analyser ces deux systèmes de pensée qui s’opposent, je reviens sur la propriété fondamentale de la physique quantique, à savoir : toute particule, électron ou photon, possède une double nature, corpusculaire et ondulatoire. On sait que le mot corpuscule évoque la matière compacte, la rigidité et la force de gravitation capable d’exercer des pressions sur le milieu environnant. Le mot onde évoque au contraire la vibration d’un certain milieu, l’écoulement plus ou moins violent de matière liquide ou gazeuse, la mobilité de toutes choses et en particulier celle des molécules, etc…
Cette réalité particulière me fournit une belle métaphore, celle qui évoque justement la nature de notre monde. Victor Hugo écrivait : « Les choses du monde sont comme les vagues de l’océan, elles se composent et se décomposent sans cesse ». Autrement dit pour moi, les deux visions du monde qui s’opposent, font en fait partie de l’organisation de l’univers.
L’homme lui-même possède une nature foncièrement paradoxale :
-d’une part il a besoin de règles statiques et rigoureuses qui lui confèrent des repères indispensables à sa survie ;
-d’autre part il doit pouvoir se libérer des contraintes qui risquent d’étouffer sa personnalité, et dans cette perspective, il est bon qu’il lise Teilhard. Le monde n’est pas qu’évolutif, il est aussi vibratoire.
Lorsqu’on lit le songe de Jacob (Genèse, ch.28/ 10-17) où les anges montaient et descendaient le long d’une échelle, on est en droit de préciser que l’évolution n’est pas qu’un phénomène orienté vers une direction unique. L’homme en particulier éprouve des phases bien connues de mouvements volontaires vers un but à atteindre et de remises en cause, de retournements imprévus qui parfois ressemblent à une nouvelle naissance.
Teilhard parle d’un Dieu créateur et évoluteur. Mais cette intervention divine dans un monde qui en permanence se crée et se perfectionne par élévation de sa conscience, comment se réalise-t-elle ? Teilhard ne dit rien de ce mystère qui enveloppe inexorablement la relation entre l’homme et son Créateur. Teilhard ne voit-il qu’un aspect global du monde ?
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
THEISME ET DEISME RECONCILIES
Thème récurrent dans les milieux intellectuels
1- Théisme est d’origine grecque, et déisme d’origine latine. A priori ils ont la même signification, mais les usages philosophiques ont opéré une distinction entre les deux mots. Si bien que
Théisme est une doctrine qui affirme l’existence personnelle d’un Dieu révélé et son action providentielle dans le monde.
Déisme est le système de ceux qui, rejetant toute révélation, se réfèrent à l’existence d’un concept divin qui induit une religion naturelle.
Le théiste croit, le déiste édifie une conviction.
2- Le système déiste est notamment celui des religions animistes, très anciennes, et présentes sur tous les continents, sous des formes diverses, assez discrètes et peu connues. Mais le système déiste qui nous intéresse dans ce travail est celui qui est induit, une conviction, par la science ou la philosophie et qui se rejoignent finalement, car ils font tous deux appel au raisonnement. Les déistes proviennent souvent des religions révélées et leur déviance est définie par l’expression théisme insatisfait.
Ainsi, les trois Religions du Livre connaissent leurs déviations :
-Les Juifs ont plusieurs courants déistes, notamment le Gaon de Vilna (fin XVIIIe siècle) et, avant cette époque, le courant dont était issu Spinoza, entre autres.
-Les Chrétiens, du 4ème siècle à nos jours, n’ont cessé de produire des courants gnostiques, tous qualifiés d’hérétiques ; et depuis le 19e siècle, ces courants chrétiens se sont différenciés par l’intermédiaire des sciences et des philosophies. Les philosophes de références étaient Socrate, Voltaire, Descartes, Nietsch et Bergson.
Les Scientifiques étaient Aristote (inspirateur de Teilhard), Galilée, Darwin, Teilhard de Chardin, Einstein et plusieurs mathématiciens et physiciens.
Mais ces deux listes ne sont pas exhaustives. On pourrait leur ajouter S. Freud qui se situe entre science et philosophie.
-Les Musulmans ont connu, eux aussi, une dérive au XIIe s. avec la réapparition d’un courant de pensée gnostique nommé le Soufisme. Chose curieuse, cette dérive est très semblable à celles des Juifs et des Chrétiens, et ce, pour une raison historique : la cohabitation en Espagne des Sages des trois religions du Livre qui travaillaient ensemble dans « Les Maisons de la Sagesse » (jusqu’au XIIe s)jusqu’à ce que la reine Isabelle la catholique fasse contre Juifs et Musulmans une guerre sans merci. Autre point commun entre nos trois religions : les hérétiques de chacune d’elles furent chassés et massacrés par les purs et durs défenseurs des religions. Cela dure encore car les Soufis sont massacrés en Indonésie en plein XXIe siècle.
Toutes ces gnoses ont une origine philosophique commune très ancienne qui prend sa source dans les religions égyptiennes du temps de Moïse, qui diffusa sa religion dans tout le Moyen Orient, lequel diffusa ensuite autour de la Méditerranée et l’Europe (doctrine du Verbe Lumière).
-Enfin, pour boucler succinctement ce tour d’horizon gnostique, je signalerai un phénomène typiquement européen , ce fut l’apparition à la fin du XVIe et début du XVIIe siècles des loges et obédiences maçonniques en Angleterre. Ce pays était alors en pleine guerre entre une dizaine de religions chrétiennes et un groupe de savants et de sages dont le plus connu est Newton inventèrent une « religion laïque » universelle, la franc maçonnerie. Elle s’est depuis diffusée dans le monde entier, englobant des hommes de toutes religions de la terre, qui travaillent et fraternisent dans la quête spirituelle. Sauf exception, la franc maçonnerie régulière est déiste et se réfère au concept du Grand Architecte de l’Univers.
3) -Les courants déistes ont l’avantage de se référer à des personnages historiques dont les arguments sont basés sur des raisonnements scientifiques connus et réels.
-Les courants théistes se réfèrent à des paroles révélées par Dieu à des personnages mythiques ou légendaires dont les arguments ne laissent aucune place à la réflexion logique.
Les arguments déistes touchent des minorités instruites, dotées d’esprit critique, portées sur la recherche spirituelle.
Les arguments théistes touchent le plus grand nombre, composé des personnes qui ne veulent pas perdre leur temps à réfléchir sur des choses qu’ils jugent hors de portée humaine et qui, malgré tout, vivant dans la crainte de la mort, souscrivent à une « assurance » de vie spirituelle en adhérant aux dogmes et doctrines religieux.
Je me refuse à porter un jugement de valeur sur les courants déistes et théistes,les deux ont probablement raison et je voudrais démontrer qu’ils sont complémentaires car ils procèdent du même phénomène de révélation mais ni au même moment ni au même endroit.
4) Pour ne parler que de la religion Catholique, majoritaire en France, elle était créationniste il y a quelques décennies, jusqu’à ce qu’un pape déclare urbi et orbi que « La théorie de l’évolution n’est plus une hypothèse ». C’est un progrès mais qui n’engage pas beaucoup … Pour engager la religion Catholique dans la voie de l’évolution ce pape aurait dû dire que la théorie de l’évolution étant avérée et incontestable, l’Eglise Catholique l’intègre dans sa doctrine et en accepte toutes les conséquences.
On pourrait présenter les arguments des physiciens comme Hubert Reeves, parmi beaucoup d’autres, mais je préfère présenter le principe d’évolution selon Teilhard de Chardin, énoncé dans les sept points ci-après :
(a) Existence d’un Principe Divin, hors espace/temps, défini comme Force et Information de toute chose.
(b) Création de l’univers par ce Principe. Moment 1 (big bang), début de l’espace/temps. Point Omega Créateur.
(c) Evolution de la matière ainsi créée sous des formes de plus en plus complexes. Point Omega évoluteur.
(d) Avec l’augmentation par paliers de la complexité de la matière, manifestation du phénomène de centréité, lequel va de paire avec l’apparition de la conscience en des états primitifs.
(e) Evolution du principe complexité/centréité/conscience jusqu’à l’apparition de la vie.
(f) Dans le prolongement de cette évolution, franchissement du palier de la réflexion, l’Homme est arrivé ; début de la noosphère (sphère de pensée).
(g) Dans le prolongement de la noosphère (Teilhard nomme ce phénomène « atomisme de l’esprit »). Ce phénomène humain se produit sur toutes les planètes habitables de l’univers et se termine par le point Omega attracteur avec, si possible, plus d’esprit qu’il n’y en avait au point (a).
5) Devant une telle courbe ascendante de l’évolution que l’on peut facilement concevoir dans notre tête, la création peut être placée au point (b) ou au point (f). Dans les deux cas il y a création et il y a évolution. On constate ainsi combien la guerre entre créationnistes et évolutionnistes est stupide. Les deux clans ont raison, mais pas au même moment. Mais ce n’est pas là que je veux en venir (voir ci-après).
6) Antagonisme théisme / déisme. Si l’on se réfère aux définitions que je leur ai données au début de cette réflexion, on voit que la doctrine du théisme est proche du créationnisme alors que le principe du déisme est tout à fait compatible avec l’évolutionnisme ; en tous cas c’est ainsi que philosophes et théologiens conçoivent la question s’ils sont de bonne foi.
Quant à moi, je pense que « l’effet de clan »se loge dans les chromosomes des hommes, ils sont à l’affût de la moindre différence pour justifier la prise de pouvoir du clan de chacun sous la bannière de cette différence. Le plus grand rêve de l’Homme est le pouvoir et tous les moyens sont bons pour le conquérir. Il ne reste plus qu’à cimenter les arguments de leurs différences en utilisant la philosophie et la théologie : on prend un grain de sable et on en fait une montagne (c’est le cas de certains philosophes qui n’ont rien d’important à dire).
7) Comment une telle contestation a-t-elle pu évoluer pour en arriver à la divergence déisme/théisme ?
Les déistes descendent au fond d’eux-mêmes pour méditer (principe socratique) et pensent par eux-mêmes (principe voltairien). Ils arrivent à la conviction que le principe de l’Esprit Divin est contenu dans la matière depuis ses états primitifs jusqu’aux plus élaborés. Cette manière de penser conduit tout droit au panthéisme (Dieu-nature). Sur cette base la révélation divine se fait en chacun, dans la mesure où elle est recherchée.
Les théistes se réfèrent à des personnages humains et légendaires à qui Dieu a révélé la vérité : Abraham, Moïse, Jésus, pour ne considérer que les religions judéo chrétiennes , excluant ainsi toutes les autres religions, lesquelles se comportent de la même manière. Ces révélations autant mythiques qu’anciennes pourraient s’analyser selon le système de méditation des déistes, mais elles ne le font pas, « ça ne ferait pas sacré » car ces révélations méditatives peuvent se produire théoriquement dans chaque être humain suffisamment préparé à la recherche spirituelle.
8) La vraie raison du rejet de la voie déiste par les préceptes des religions chrétiennes réside justement dans le fait que si tout être humain a la possibilité d’accéder lui-même, tout seul, à la vérité, ne serait-ce que partiellement, non seulement les chefs religieux sont inutiles mais il ne devient plus possible d’édifier un appareil religieux susceptible d’influencer les chefs d’états, voire même d’accéder à la théocratie. Depuis toujours les religions ont ambitionné cela et l’ont bien souvent obtenu.
Depuis toujours les gnostiques de toutes confessions, eux qui pensent autrement, ont été persécutés, exclus et c’est encore le cas à notre époque, partout où on élève des murs du silence. Les bûchers n’existent plus en Occident, mais les religions ont été récupérées par les révolutionnaires de toutes mouvances pour créer des casus belli et passer à l’acte. Les affrontements des islamistes contre les satans de l’Occident ne sont pas autre chose.
Aux U.S.A. les luttes d’influence entre créationnistes et évolutionnistes n’est rien moins qu’une guerre pour le pouvoir. Idem pour l’excommunication des francs maçons.
L’interdiction par le Vatican faite à Teilhard de Chardin de publier ses œuvres n’a pas d’autre cause. On peut y revenir succinctement. Dans les années 1920 un ami de Teilhard travaillant à Rome au Saint-Office lui demanda son avis sur la notion de « chute originelle ». Naturellement, Teilhard répondit que de chute il n’y avait point (il dit lui-même que le concept de péché originel était un repoussoir pour les athées), mais surtout, il a avancé que, bien au contraire, non seulement il n’y avait pas « chute » mais qu’il y avait une « montée » évolutive. De cette réponse, le Saint-Office a déduit qu’en l’absence de péché originel la notion de Rédempteur était menacée, entraînant l’effondrement de tout le dogme chrétien.
En missionnant Teilhard pour de la paléontologie en Chine, les Jésuites lui ont évité une disparition totale mais, soixante ans après, nous en sommes toujours au même point, malgré les tentatives de récupération de la pensée teilhardienne par l’Eglise ; pensée expurgée bien entendu.
9) Les 10 et 11 juin 2010, la Faculté Catholique de Lyon organise un colloque dont la problématique sous jacente est la suivante : Comment croire en la création sans être créationniste ?
Je répondrai à cette question en disant : en étant évolutionniste !
L’Eglise est empêtrée dans cette problématique de l’évolution. Que n’a-t-il pas été dit pour célébrer le 200ème anniversaire de la naissance de Darwin ? Que d’huile a été jetée sur le feu entre déisme et théisme, opposition sous un autre angle de la lutte entre créationnistes et évolutionnistes. Dans plusieurs siècles ce combat ne sera pas terminé, il n’y aura plus de feu faute de combattants, chacun aura sa propre religion et ne pourra faire la guerre qu’à lui-même. La Fatwa du Coran nous est présentée faussement : elle n’est pas la guerre sainte contre les infidèles, mais la Guerre Sainte contre le mal qui est en nous, alors, nous pourrons dire Vive la Fatwa. Quand l’Humanité aura vaincu le mal qui lui est intrinsèque, elle sera achevée dans le Point Omega.
L’Humanité s’achemine probablement vers une religion universelle et personnelle, qui n’est pas incompatible avec le concept de Christ Universel ; phénomène à ,haute probabilité.
Théisme est une doctrine qui affirme l’existence personnelle d’un Dieu révélé et son action providentielle dans le monde.
Déisme est le système de ceux qui, rejetant toute révélation, se réfèrent à l’existence d’un concept divin qui induit une religion naturelle.
Le théiste croit, le déiste édifie une conviction.
2- Le système déiste est notamment celui des religions animistes, très anciennes, et présentes sur tous les continents, sous des formes diverses, assez discrètes et peu connues. Mais le système déiste qui nous intéresse dans ce travail est celui qui est induit, une conviction, par la science ou la philosophie et qui se rejoignent finalement, car ils font tous deux appel au raisonnement. Les déistes proviennent souvent des religions révélées et leur déviance est définie par l’expression théisme insatisfait.
Ainsi, les trois Religions du Livre connaissent leurs déviations :
-Les Juifs ont plusieurs courants déistes, notamment le Gaon de Vilna (fin XVIIIe siècle) et, avant cette époque, le courant dont était issu Spinoza, entre autres.
-Les Chrétiens, du 4ème siècle à nos jours, n’ont cessé de produire des courants gnostiques, tous qualifiés d’hérétiques ; et depuis le 19e siècle, ces courants chrétiens se sont différenciés par l’intermédiaire des sciences et des philosophies. Les philosophes de références étaient Socrate, Voltaire, Descartes, Nietsch et Bergson.
Les Scientifiques étaient Aristote (inspirateur de Teilhard), Galilée, Darwin, Teilhard de Chardin, Einstein et plusieurs mathématiciens et physiciens.
Mais ces deux listes ne sont pas exhaustives. On pourrait leur ajouter S. Freud qui se situe entre science et philosophie.
-Les Musulmans ont connu, eux aussi, une dérive au XIIe s. avec la réapparition d’un courant de pensée gnostique nommé le Soufisme. Chose curieuse, cette dérive est très semblable à celles des Juifs et des Chrétiens, et ce, pour une raison historique : la cohabitation en Espagne des Sages des trois religions du Livre qui travaillaient ensemble dans « Les Maisons de la Sagesse » (jusqu’au XIIe s)jusqu’à ce que la reine Isabelle la catholique fasse contre Juifs et Musulmans une guerre sans merci. Autre point commun entre nos trois religions : les hérétiques de chacune d’elles furent chassés et massacrés par les purs et durs défenseurs des religions. Cela dure encore car les Soufis sont massacrés en Indonésie en plein XXIe siècle.
Toutes ces gnoses ont une origine philosophique commune très ancienne qui prend sa source dans les religions égyptiennes du temps de Moïse, qui diffusa sa religion dans tout le Moyen Orient, lequel diffusa ensuite autour de la Méditerranée et l’Europe (doctrine du Verbe Lumière).
-Enfin, pour boucler succinctement ce tour d’horizon gnostique, je signalerai un phénomène typiquement européen , ce fut l’apparition à la fin du XVIe et début du XVIIe siècles des loges et obédiences maçonniques en Angleterre. Ce pays était alors en pleine guerre entre une dizaine de religions chrétiennes et un groupe de savants et de sages dont le plus connu est Newton inventèrent une « religion laïque » universelle, la franc maçonnerie. Elle s’est depuis diffusée dans le monde entier, englobant des hommes de toutes religions de la terre, qui travaillent et fraternisent dans la quête spirituelle. Sauf exception, la franc maçonnerie régulière est déiste et se réfère au concept du Grand Architecte de l’Univers.
3) -Les courants déistes ont l’avantage de se référer à des personnages historiques dont les arguments sont basés sur des raisonnements scientifiques connus et réels.
-Les courants théistes se réfèrent à des paroles révélées par Dieu à des personnages mythiques ou légendaires dont les arguments ne laissent aucune place à la réflexion logique.
Les arguments déistes touchent des minorités instruites, dotées d’esprit critique, portées sur la recherche spirituelle.
Les arguments théistes touchent le plus grand nombre, composé des personnes qui ne veulent pas perdre leur temps à réfléchir sur des choses qu’ils jugent hors de portée humaine et qui, malgré tout, vivant dans la crainte de la mort, souscrivent à une « assurance » de vie spirituelle en adhérant aux dogmes et doctrines religieux.
Je me refuse à porter un jugement de valeur sur les courants déistes et théistes,les deux ont probablement raison et je voudrais démontrer qu’ils sont complémentaires car ils procèdent du même phénomène de révélation mais ni au même moment ni au même endroit.
4) Pour ne parler que de la religion Catholique, majoritaire en France, elle était créationniste il y a quelques décennies, jusqu’à ce qu’un pape déclare urbi et orbi que « La théorie de l’évolution n’est plus une hypothèse ». C’est un progrès mais qui n’engage pas beaucoup … Pour engager la religion Catholique dans la voie de l’évolution ce pape aurait dû dire que la théorie de l’évolution étant avérée et incontestable, l’Eglise Catholique l’intègre dans sa doctrine et en accepte toutes les conséquences.
On pourrait présenter les arguments des physiciens comme Hubert Reeves, parmi beaucoup d’autres, mais je préfère présenter le principe d’évolution selon Teilhard de Chardin, énoncé dans les sept points ci-après :
(a) Existence d’un Principe Divin, hors espace/temps, défini comme Force et Information de toute chose.
(b) Création de l’univers par ce Principe. Moment 1 (big bang), début de l’espace/temps. Point Omega Créateur.
(c) Evolution de la matière ainsi créée sous des formes de plus en plus complexes. Point Omega évoluteur.
(d) Avec l’augmentation par paliers de la complexité de la matière, manifestation du phénomène de centréité, lequel va de paire avec l’apparition de la conscience en des états primitifs.
(e) Evolution du principe complexité/centréité/conscience jusqu’à l’apparition de la vie.
(f) Dans le prolongement de cette évolution, franchissement du palier de la réflexion, l’Homme est arrivé ; début de la noosphère (sphère de pensée).
(g) Dans le prolongement de la noosphère (Teilhard nomme ce phénomène « atomisme de l’esprit »). Ce phénomène humain se produit sur toutes les planètes habitables de l’univers et se termine par le point Omega attracteur avec, si possible, plus d’esprit qu’il n’y en avait au point (a).
5) Devant une telle courbe ascendante de l’évolution que l’on peut facilement concevoir dans notre tête, la création peut être placée au point (b) ou au point (f). Dans les deux cas il y a création et il y a évolution. On constate ainsi combien la guerre entre créationnistes et évolutionnistes est stupide. Les deux clans ont raison, mais pas au même moment. Mais ce n’est pas là que je veux en venir (voir ci-après).
6) Antagonisme théisme / déisme. Si l’on se réfère aux définitions que je leur ai données au début de cette réflexion, on voit que la doctrine du théisme est proche du créationnisme alors que le principe du déisme est tout à fait compatible avec l’évolutionnisme ; en tous cas c’est ainsi que philosophes et théologiens conçoivent la question s’ils sont de bonne foi.
Quant à moi, je pense que « l’effet de clan »se loge dans les chromosomes des hommes, ils sont à l’affût de la moindre différence pour justifier la prise de pouvoir du clan de chacun sous la bannière de cette différence. Le plus grand rêve de l’Homme est le pouvoir et tous les moyens sont bons pour le conquérir. Il ne reste plus qu’à cimenter les arguments de leurs différences en utilisant la philosophie et la théologie : on prend un grain de sable et on en fait une montagne (c’est le cas de certains philosophes qui n’ont rien d’important à dire).
7) Comment une telle contestation a-t-elle pu évoluer pour en arriver à la divergence déisme/théisme ?
Les déistes descendent au fond d’eux-mêmes pour méditer (principe socratique) et pensent par eux-mêmes (principe voltairien). Ils arrivent à la conviction que le principe de l’Esprit Divin est contenu dans la matière depuis ses états primitifs jusqu’aux plus élaborés. Cette manière de penser conduit tout droit au panthéisme (Dieu-nature). Sur cette base la révélation divine se fait en chacun, dans la mesure où elle est recherchée.
Les théistes se réfèrent à des personnages humains et légendaires à qui Dieu a révélé la vérité : Abraham, Moïse, Jésus, pour ne considérer que les religions judéo chrétiennes , excluant ainsi toutes les autres religions, lesquelles se comportent de la même manière. Ces révélations autant mythiques qu’anciennes pourraient s’analyser selon le système de méditation des déistes, mais elles ne le font pas, « ça ne ferait pas sacré » car ces révélations méditatives peuvent se produire théoriquement dans chaque être humain suffisamment préparé à la recherche spirituelle.
8) La vraie raison du rejet de la voie déiste par les préceptes des religions chrétiennes réside justement dans le fait que si tout être humain a la possibilité d’accéder lui-même, tout seul, à la vérité, ne serait-ce que partiellement, non seulement les chefs religieux sont inutiles mais il ne devient plus possible d’édifier un appareil religieux susceptible d’influencer les chefs d’états, voire même d’accéder à la théocratie. Depuis toujours les religions ont ambitionné cela et l’ont bien souvent obtenu.
Depuis toujours les gnostiques de toutes confessions, eux qui pensent autrement, ont été persécutés, exclus et c’est encore le cas à notre époque, partout où on élève des murs du silence. Les bûchers n’existent plus en Occident, mais les religions ont été récupérées par les révolutionnaires de toutes mouvances pour créer des casus belli et passer à l’acte. Les affrontements des islamistes contre les satans de l’Occident ne sont pas autre chose.
Aux U.S.A. les luttes d’influence entre créationnistes et évolutionnistes n’est rien moins qu’une guerre pour le pouvoir. Idem pour l’excommunication des francs maçons.
L’interdiction par le Vatican faite à Teilhard de Chardin de publier ses œuvres n’a pas d’autre cause. On peut y revenir succinctement. Dans les années 1920 un ami de Teilhard travaillant à Rome au Saint-Office lui demanda son avis sur la notion de « chute originelle ». Naturellement, Teilhard répondit que de chute il n’y avait point (il dit lui-même que le concept de péché originel était un repoussoir pour les athées), mais surtout, il a avancé que, bien au contraire, non seulement il n’y avait pas « chute » mais qu’il y avait une « montée » évolutive. De cette réponse, le Saint-Office a déduit qu’en l’absence de péché originel la notion de Rédempteur était menacée, entraînant l’effondrement de tout le dogme chrétien.
En missionnant Teilhard pour de la paléontologie en Chine, les Jésuites lui ont évité une disparition totale mais, soixante ans après, nous en sommes toujours au même point, malgré les tentatives de récupération de la pensée teilhardienne par l’Eglise ; pensée expurgée bien entendu.
9) Les 10 et 11 juin 2010, la Faculté Catholique de Lyon organise un colloque dont la problématique sous jacente est la suivante : Comment croire en la création sans être créationniste ?
Je répondrai à cette question en disant : en étant évolutionniste !
L’Eglise est empêtrée dans cette problématique de l’évolution. Que n’a-t-il pas été dit pour célébrer le 200ème anniversaire de la naissance de Darwin ? Que d’huile a été jetée sur le feu entre déisme et théisme, opposition sous un autre angle de la lutte entre créationnistes et évolutionnistes. Dans plusieurs siècles ce combat ne sera pas terminé, il n’y aura plus de feu faute de combattants, chacun aura sa propre religion et ne pourra faire la guerre qu’à lui-même. La Fatwa du Coran nous est présentée faussement : elle n’est pas la guerre sainte contre les infidèles, mais la Guerre Sainte contre le mal qui est en nous, alors, nous pourrons dire Vive la Fatwa. Quand l’Humanité aura vaincu le mal qui lui est intrinsèque, elle sera achevée dans le Point Omega.
L’Humanité s’achemine probablement vers une religion universelle et personnelle, qui n’est pas incompatible avec le concept de Christ Universel ; phénomène à ,haute probabilité.
Jean-Pierre Fressafond
Actualités
Notre adhérent, Marcel Comby, a porté à notre connaissance ce texte paru dans le site national Teilhard de Chardin .
Je suis frappé par le contraste entre l’association Teilhard américaine et l’association
française.
En effet, les Américains comptent de nombreux jeunes en leur sein. L’association
française n’abrite que très peu de moins de 30 ans et ce n’est jamais bon signe quant à la
survie d’une communauté. Certes, aux Etats-Unis, Teilhard est enseigné aux étudiants et de
nombreuses écoles sont de confession catholique. Je ne crois pas néanmoins que ce soit cela
qui manque chez nous et que l’exemple de l’enseignement américain doive être suivi. C’est
ailleurs qu’il faut porter notre réflexion.
Les questionnements profonds qui décident des engagements de notre vie ne peuvent
se mener que par une démarche personnelle et volontaire, une démarche de vie. Et c’est bien
cela qui manque (de mon point de vue) à notre association. Une réflexion sur Teilhard
purement intellectuelle et rationnelle ne me suffit pas et je ne crois pas qu’elle soit capable de
« séduire » les jeunes générations. Pour être compris, je suis convaincu que Teilhard doit
d’abord être ressenti avec la totalité de soi. Ce que je trouve de plus beau chez lui, n’est pas ce
qu’il dit mais plutôt ce qu’il cherche à montrer et à faire vivre. Cette expérience personnelle
de la globalité transcendante, à la limite de l’inexprimable.
Et tout le problème est là, justement. L’indicible ne se plie pas au cadre restreint de
notre logique, ne se satisfait d’aucun formalisme si poussé soit-t-il. Quel que soit le
raffinement d’un vocabulaire, toujours quelque chose échappe. Pour illustrer cela, je pense à
une phrase de B. Nicolescu lors de la conférence « Science et Quête de sens » à Saint-Etienne
en avril 2003 : « Le réel, c’est ce qui résiste à nos représentations. ». Teilhard lui-même avait
compris cela. Son travail l’a poussé à jeter des éclairages différents avec le plus d’angles de
vue possibles sur ses expériences mystiques. Il ne voulait pas que l’on répète ses mots, mais
bien plutôt que l’on suive ses pas dans l’amour des hommes et du monde.
L’indicible ne se dit pas donc, il s’expérimente ! Et cela doit nous pousser à nous
interroger sur notre façon de vivre et de partager notre Foi. En effet, tout part de l’expérience
que l’on fait du monde, des sentiments que l’on éprouve, donc globalement tout part d’un
ressenti vécu à la première personne du présent, quelque chose d’incarné. Les représentations
que l’on peut avoir par la suite des ses expériences sont nécessaires et peut-être même
salutaires, mais elles ne doivent en aucun cas étouffer, supplanter le rapport-source qu'est le
rapport direct entre la personne et le monde. C'est à travers celui-ci que se renouvelle toujours
la vitalité d'une authentique recherche .
La démarche est la même en science de la nature : L’EXPERIENCE NE MENT PAS !
Si un modèle ou une théorie ne rend pas compte des faits, c’est qu’il doit être approfondi
voire remplacé. L’expérience mystique ne déroge pas à cette règle et a, pour moi, la primauté
sur les conclusions amenées par une construction rationnelle basée sur cette expérience. Une
construction logique est par nature incomplète. Ne pas perdre de vue que le monde ne nous
ment pas. Or nous sommes souvent tellement aveuglés et abasourdis par nos représentations
que nous ne savons plus regarder et écouter le monde et les autres.
Je pense qu’il est donc important et urgent de redonner le premier plan à l’expérience
au présent, et ceci quel que soit le nom qu’on lui donne par ailleurs. Les discours véhiculant
ce qui nous motive doivent redevenir clairs et admettre que finalement, nous ne savons que
très peu de choses sur l’univers qui nous entoure. Ce n’est donc pas une connaissance qui
nous motive, mais bien une expérience de l’amour et de l’harmonie dans notre vie. Une
expérience instantanée et infinie qui peut être choisie comme boussole (comme repère) pour
nos actes et nos choix.
Cela, je crois est un message qui peut toucher tout le monde et qui n’exclut personne
du débat. Pour les jeunes, qui souvent fuient le corporatisme et l’intégrisme et qui donc se
méfient des religions, le message ne doit pas être fermé et plein de vérités mais plutôt ouvert
et source infinie de questionnement et d’émerveillement.
française.
En effet, les Américains comptent de nombreux jeunes en leur sein. L’association
française n’abrite que très peu de moins de 30 ans et ce n’est jamais bon signe quant à la
survie d’une communauté. Certes, aux Etats-Unis, Teilhard est enseigné aux étudiants et de
nombreuses écoles sont de confession catholique. Je ne crois pas néanmoins que ce soit cela
qui manque chez nous et que l’exemple de l’enseignement américain doive être suivi. C’est
ailleurs qu’il faut porter notre réflexion.
Les questionnements profonds qui décident des engagements de notre vie ne peuvent
se mener que par une démarche personnelle et volontaire, une démarche de vie. Et c’est bien
cela qui manque (de mon point de vue) à notre association. Une réflexion sur Teilhard
purement intellectuelle et rationnelle ne me suffit pas et je ne crois pas qu’elle soit capable de
« séduire » les jeunes générations. Pour être compris, je suis convaincu que Teilhard doit
d’abord être ressenti avec la totalité de soi. Ce que je trouve de plus beau chez lui, n’est pas ce
qu’il dit mais plutôt ce qu’il cherche à montrer et à faire vivre. Cette expérience personnelle
de la globalité transcendante, à la limite de l’inexprimable.
Et tout le problème est là, justement. L’indicible ne se plie pas au cadre restreint de
notre logique, ne se satisfait d’aucun formalisme si poussé soit-t-il. Quel que soit le
raffinement d’un vocabulaire, toujours quelque chose échappe. Pour illustrer cela, je pense à
une phrase de B. Nicolescu lors de la conférence « Science et Quête de sens » à Saint-Etienne
en avril 2003 : « Le réel, c’est ce qui résiste à nos représentations. ». Teilhard lui-même avait
compris cela. Son travail l’a poussé à jeter des éclairages différents avec le plus d’angles de
vue possibles sur ses expériences mystiques. Il ne voulait pas que l’on répète ses mots, mais
bien plutôt que l’on suive ses pas dans l’amour des hommes et du monde.
L’indicible ne se dit pas donc, il s’expérimente ! Et cela doit nous pousser à nous
interroger sur notre façon de vivre et de partager notre Foi. En effet, tout part de l’expérience
que l’on fait du monde, des sentiments que l’on éprouve, donc globalement tout part d’un
ressenti vécu à la première personne du présent, quelque chose d’incarné. Les représentations
que l’on peut avoir par la suite des ses expériences sont nécessaires et peut-être même
salutaires, mais elles ne doivent en aucun cas étouffer, supplanter le rapport-source qu'est le
rapport direct entre la personne et le monde. C'est à travers celui-ci que se renouvelle toujours
la vitalité d'une authentique recherche .
La démarche est la même en science de la nature : L’EXPERIENCE NE MENT PAS !
Si un modèle ou une théorie ne rend pas compte des faits, c’est qu’il doit être approfondi
voire remplacé. L’expérience mystique ne déroge pas à cette règle et a, pour moi, la primauté
sur les conclusions amenées par une construction rationnelle basée sur cette expérience. Une
construction logique est par nature incomplète. Ne pas perdre de vue que le monde ne nous
ment pas. Or nous sommes souvent tellement aveuglés et abasourdis par nos représentations
que nous ne savons plus regarder et écouter le monde et les autres.
Je pense qu’il est donc important et urgent de redonner le premier plan à l’expérience
au présent, et ceci quel que soit le nom qu’on lui donne par ailleurs. Les discours véhiculant
ce qui nous motive doivent redevenir clairs et admettre que finalement, nous ne savons que
très peu de choses sur l’univers qui nous entoure. Ce n’est donc pas une connaissance qui
nous motive, mais bien une expérience de l’amour et de l’harmonie dans notre vie. Une
expérience instantanée et infinie qui peut être choisie comme boussole (comme repère) pour
nos actes et nos choix.
Cela, je crois est un message qui peut toucher tout le monde et qui n’exclut personne
du débat. Pour les jeunes, qui souvent fuient le corporatisme et l’intégrisme et qui donc se
méfient des religions, le message ne doit pas être fermé et plein de vérités mais plutôt ouvert
et source infinie de questionnement et d’émerveillement.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
JP Frésafond/ UN PROBLEME MAJEUR POUR L’ANTHROPOLOGIE,
Lundi 24 Mai 2010ACTIVATION DE L'ENERGIE: PAGES 327 A 332 DU TOME 7 DU SEUIL
Citation : L’AVENIR DE L’HOMME, p. 95
« Arrière les pusillanimes et les sceptiques, les pessimistes et les tristes, les fatigués et les immobilistes. La vie est perpétuelle découverte. La vie est mouvement. »
Voici ce qui,à mon sens, est le cœur du message que Teilhard a voulu transmettre.
Le présent travail est subjectif, c’est inévitable par le fait même qu’il est une interprétation dont le but est d’inciter à lire l’oeuvre originale de Teilhard. Le sujet traité est le but suprême que nous pouvons espérer pour la cosmogénèse et son fer de lance : « le Phénomène Humain ». En voici les sept points forts :
Planétairement, l’Humanité se construit vers un super-organisme constitué de toutes les âmes humaines, centré sur lui-même, c'est-à-dire qui tend lui-même à se personnaliser ; suivant en cela le sens de toute l’évolution de la matière, de palier en palier, jusqu’à rejoindre le point OMEGA.
Dans un premier temps, cette personnalisation de l’Ensemble va à l’encontre des intérêts immédiats des Eléments ; ce qui ralentira la maturation pourtant logiquement probable de l’Ensemble, en vertu du fameux « Principe d’Emergence » inventé par Teilhard (cf : le Phénomène Humain).
Cette maturité de l’Ensemble doit se développer vis-à-vis des Eléments, dans un contexte de synergies et de rétroaction, d’une part et d’autre part dans le sens d’un super-développement de la conscience des Eléments eux-mêmes et cela jusqu’à ce que se produise indéfiniment un effet « retour » venant de l’Ensemble et ainsi de suite…Désormais nous devons considérer que nous évoluons dans un Ensemble complexe que peut être la « systémique » nous aidera à comprendre.
Selon Teilhard, il est urgent de prendre conscience de ce processus et de créer des centres d’étude pour l’analyser, le comprendre, l’accompagner, le diriger si possible voire l’utiliser. L’Humanité est entrée dans une phase de super-réflexion devant aboutir à un état de self-évolution contrôlée.
Il semblerait que l’Humanité soit programmée pour faire ce qui est dit ci-dessus, puisque depuis ses origines elle n’a cessé de s’organiser spontanément géopolitiquement. Les Etats ainsi constitués sont autonomes dans un premier temps, s’affrontent et paradoxalement deviennent de plus en plus interdépendants. En effet, depuis quelques décennies, les Etats les pus forts ont créé des super-organismes dont le rôle est de réguler le fonctionnement de la planète dans tous les domaines importants : justice, droit international, commerce, armement, santé, productions industrielles, productions agricoles, diffusion de la culture, écologie des êtres vivants etc… Certes, les résultats sont embryonnaires, mais ils sont prometteurs si on compare ceux obtenus depuis cinq siècles avec ceux obtenus depuis cinq décennies. Nous savons maintenant que l’avenir est entre les mains de l’Humanité, c’est une certitude. Il faut absolument prendre conscience de cela et lutter contre un pessimisme aveugle et absurde. Il ne faut pas tomber non plus dans un optimisme béat. Il faut fuir le Dogme et la Superstition et aller vers la Raison et la Foi.
Maintenant, au point où nous en sommes, l’obstacle le plus difficile à vaincre n’est pas d’admettre cette perspective (tout le monde rêve d’horizons meilleurs) mais de comprendre que l’attitude que nous devons adopter ne portera ses fruits que dans les siècles à venir. L’Humanité (autant les individus que la globalité) doit cultiver en elle le sens de l’Espèce mais aussi le sens de la Cosmogénèse, avec pour seul réconfort l’idée que chacun d’entre nous est à la fois minuscule et immense, bref comme une étincelle et éternel comme l’Esprit, faible par sa force physique mais puissant par son influence morale. « Stupide cette autosuggestion ! », diront les paresseux cherchant un prétexte à leur passivité.
Pour obtenir cette Foi et cette Espérance en l’avenir de la Cosmogénèse, la pensée de Teilhard est l’une des voies possibles, elle est même l’une des mieux assises car elle s’appuie sur des bases logiques et scientifiques quasi concrètes hors du principe de croyance mais dans celui de la raison. La Foi étant définie comme un « état de tension », on peut donc l’associer à l’Espérance, qui dans ce contexte est la Raison. « Foi et Raison » est un thème d’actualité dans l’Eglise catholique, mais il est traité avec frilosité comme s’il s’agissait de l’Hérésie gnostique. En outre, seuls les intellectuels catholiques osent s’avancer sur le terrain scientifique de Teilhard et seulement entre intellectuels trahissant en cela la pensée du Père jésuite et aussi les Evangiles (« heureux les simples en esprit etc…. »). Il faut bousculer ce tabou insensé. Pour comprendre la pensée de Teilhard, il suffit d’avoir l’envie et la volonté de la pénétrer ainsi qu’un minimum de culture et de bon sens.
Enfin pour conclure, voici quelques remarques personnelles. Certains penseront que je fais preuve d’un anticléricalisme viscéral.
Rien n’est plus faux ! Je respecte les religions dans la mesure où elles ne cherchent pas à devenir des pouvoirs théocratiques. Tout comme Sigmund Freud dans son livre « l’avenir d’une illusion » je considère que les religions sont nécessaires jusqu’à un certain point, celui de l’initiation.
Quand j’ai été accusé d’anticléricalisme je n’ai fait en réalité que divulguer les vraies raisons des problèmes qui opposaient Teilhard de Chardin du Vatican. Dans le manuel d’Etude du livre « le Phénomène Humain »je n’ai pas repris certains propos très durs que Teilhard tenait à l’égard de l’Eglise Catholique. Je n’exprime pas du tout des pensées personnelles. Que les Teilhardiens peu convaincus et les catholiques conservateurs se le disent pour dit,» « l’avenir de l’homme est indiqué par la pensée progressiste du Père Jésuite, qu’elle soit récupérée ou qu’elle soit reprise ! ».
NB :
La Foi, état de tension correspondant à une INTUITION.
L’Espérance correspond à une RECHERCHE dans laquelle la RAISON n’est pas absente.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Marcel Comby/travail d'avril 2010/Réflexions sur l'anthropologie
Vendredi 21 Mai 2010
Un récent magasine de France Inter évoquait le cas de cet enfant sauvage capturé en Aveyron il y a deux siècles et qu’on a tenté sans succès de lui faire acquérir un peu d’humanité. Cet enfant était en fait très proche de l’animalité. Alors se pose la question : Comment imaginer un premier Homme ayant déjà le sens de ce qui est bien ou mal, sans avoir auparavant bénéficié d’un héritage culturel ? Se pose donc le problème des origines et de tous les débats autour de l’anthropologie. Qu’est-ce que l’homme ? Quelle est sa spécificité ? Y a-t-il un « principe d’humanité » ? La science peut-elle apporter des réponses ?
Les enjeux théologiques sont tout aussi évidents. Comment l’homme est-il « image de Dieu », comme l’affirme la Bible ? °0u « animal rationnel » émergeant de la matière ?
Les relations entre l’humanité et le cosmos ont certes été marquées par de grandes étapes : l’Antiquité et ses dieux immuables assurant en permanence l’harmonie de tout ; la Renaissance avec l’apparition de la science qui unifie le ciel et la terre (époque de Galilée), l’homme domine la nature et commence à comprendre son fonctionnement en dehors de toute pensée mystique et de recours à Dieu ; enfin l’époque actuelle marquée par deux aspects contradictoires : d’une part l’extension des méthodes scientifiques, d’autre part le fait que la nature change de métaphore : de « machine » selon la pensée cartésienne, elle devient « organisme ». La nature évolue par elle-même de manière imprévisible et les relations de l’homme à cette nature est sujet à de multiples interactions. La relation de l’homme à Dieu n’est plus celle d’un être bassement soumis à une puissance qui le dépasse. Les chrétiens de l’époque contemporaine pensent que le Dieu de l’Alliance est avant tout un Dieu d’amour…ce qui est en partie contestable et contesté.
Teilhard dans ce contexte, a conscience que l’anthropologie est inséparable à la fois d’une cosmologie et d’une théologie. En outre l’avenir du monde l’intéresse davantage que son passé. L’homme « accompli » est celui qui marche toujours vers plus de croissance. L’anthropologie n’est plus alors un « humanisme » statique, mais une « science de l’homme » non réductible à un système, mais centrée sur la conscience de l’étoffe profonde des choses, ce qui exclut tout intellectualisme fermé sur soi. Pour Teilhard toute théorie ne vaut que dans la mesure où elle provoque une résonance au sein des personnes, ce qui suggère que cette science se comporte de façon métaphorique comme une partition musicale. Du fait des nombreuses capacités de l’homme pour « agir », l’évolution s’opère au niveau collectif. Emerge alors un nouvel « organisme » que Teilhard appelle « noosphère ». Toute la philosophie de Teilhard est basée sur l’action. Elle propose que l’homme demeure en perpétuelle recherche, prétextant que l’homme n’est pas encore achevé dans la Nature, pas encore complètement créé. Il existe même une valeur religieuse de la recherche, celle-ci étant orientée essentiellement vers une transformation du monde et de lui-même, vers une complexification croissante qui propulse la Nature dans son accomplissement. Telle pourrait être un aspect de l’essence de l’homme. Reste donc ouverte la question de l’avenir de cette évolution.
« L’immense mérite des fondateurs de l’anthropologie aura été de retrouver les liens historiques qui rattachent organiquement l’Homme à la Vie et à la Terre. Mais leur œuvre ne portera ses fruits que lorsque l’Homme, devenu, grâce à eux, conscient de sa consanguinité avec l’Univers, aura compris que sa destinée consiste à sublimer et à sauver, en lui-même, l’esprit de la Terre et de la Vie. Non pas seulement connaître, mais faire avancer plus loin, en nous, l’Evolution ».
La représentation adéquate de Dieu ne peut plus être celle d’une divinité qui s’imposerait à nous du dehors « comme un maître et son ouvrier », mais comme un Dieu qui crée tout en s’unissant à son œuvre. L’intelligence de la création au sens chrétien nous est donnée par l’incarnation de Dieu en Jésus Christ. Pour Teilhard, il n’y a pas d’accès au Dieu créateur en dehors du Christ. C’est cette union physique de Dieu et de l’Univers qui marque l’accomplissement du processus évolutif qui est fondamentalement « don de soi ». Le point Oméga n’est pas le prolongement de l’histoire ou un retour à un état idéal initial, mais un « acte de foi » permanent. Le monde n’est pas potentiellement transformable ; il est déjà transformé de par la résurrection de Jésus et Jésus n’appartient plus à l’Espace – Temps.
Pour compléter cette brève analyse, il est opportun de faire appel à la notion de symbole pour donner de l’essence humaine une idée plus précise et de cela Teilhard n’en parle pas. Le mot symbole peut revêtir différentes significations ; le « symbole » des apôtres en est une particulière. Généralement ce mot désigne le fait selon lequel on désire établir un « pont » entre une réalité de niveau donné et une autre de niveau supérieur, et ce, en invoquant le principe d’homologie. Je donnerai ici une définition plus spécifique qui peut entrer dans le cadre d’une anthropologie :
Appelons SYMBOLE cette possibilité de transparence de toute chose. Ne disons pas : « telle chose a d’abord sa réalité de chose, ensuite elle a la possibilité de faire penser à Dieu », car d’où vient sa réalité de chose, si ce n’est pas par Dieu ou pour Dieu qu’elle est ? Disons plutôt : « telle chose a sa réalité en Dieu », ensuite elle est présente à nos yeux superficiels l’illusion d’être réelle sur son plan. Alors si Dieu m’éclaire, je verrai que cette réalité illusoire n’est rien d’autre qu’illusoire, et qu’elle me cachait la présence immuable du seul Réel auquel mon âme aspire.
Dans cette vision de la réalité universelle, je pense que c’est le dogme de la Trinité qui conduit à affirmer que l’essence de l’humain est d’ordre trinitaire. L’homme est considéré alors comme symbole dans une théologie chrétienne, ce qui le différencie de l’animal, y compris les castors qui sont à même de construire d’immenses barrages pour assurer leur survie !!
r2FLEXIONS SUR
Les enjeux théologiques sont tout aussi évidents. Comment l’homme est-il « image de Dieu », comme l’affirme la Bible ? °0u « animal rationnel » émergeant de la matière ?
Les relations entre l’humanité et le cosmos ont certes été marquées par de grandes étapes : l’Antiquité et ses dieux immuables assurant en permanence l’harmonie de tout ; la Renaissance avec l’apparition de la science qui unifie le ciel et la terre (époque de Galilée), l’homme domine la nature et commence à comprendre son fonctionnement en dehors de toute pensée mystique et de recours à Dieu ; enfin l’époque actuelle marquée par deux aspects contradictoires : d’une part l’extension des méthodes scientifiques, d’autre part le fait que la nature change de métaphore : de « machine » selon la pensée cartésienne, elle devient « organisme ». La nature évolue par elle-même de manière imprévisible et les relations de l’homme à cette nature est sujet à de multiples interactions. La relation de l’homme à Dieu n’est plus celle d’un être bassement soumis à une puissance qui le dépasse. Les chrétiens de l’époque contemporaine pensent que le Dieu de l’Alliance est avant tout un Dieu d’amour…ce qui est en partie contestable et contesté.
Teilhard dans ce contexte, a conscience que l’anthropologie est inséparable à la fois d’une cosmologie et d’une théologie. En outre l’avenir du monde l’intéresse davantage que son passé. L’homme « accompli » est celui qui marche toujours vers plus de croissance. L’anthropologie n’est plus alors un « humanisme » statique, mais une « science de l’homme » non réductible à un système, mais centrée sur la conscience de l’étoffe profonde des choses, ce qui exclut tout intellectualisme fermé sur soi. Pour Teilhard toute théorie ne vaut que dans la mesure où elle provoque une résonance au sein des personnes, ce qui suggère que cette science se comporte de façon métaphorique comme une partition musicale. Du fait des nombreuses capacités de l’homme pour « agir », l’évolution s’opère au niveau collectif. Emerge alors un nouvel « organisme » que Teilhard appelle « noosphère ». Toute la philosophie de Teilhard est basée sur l’action. Elle propose que l’homme demeure en perpétuelle recherche, prétextant que l’homme n’est pas encore achevé dans la Nature, pas encore complètement créé. Il existe même une valeur religieuse de la recherche, celle-ci étant orientée essentiellement vers une transformation du monde et de lui-même, vers une complexification croissante qui propulse la Nature dans son accomplissement. Telle pourrait être un aspect de l’essence de l’homme. Reste donc ouverte la question de l’avenir de cette évolution.
« L’immense mérite des fondateurs de l’anthropologie aura été de retrouver les liens historiques qui rattachent organiquement l’Homme à la Vie et à la Terre. Mais leur œuvre ne portera ses fruits que lorsque l’Homme, devenu, grâce à eux, conscient de sa consanguinité avec l’Univers, aura compris que sa destinée consiste à sublimer et à sauver, en lui-même, l’esprit de la Terre et de la Vie. Non pas seulement connaître, mais faire avancer plus loin, en nous, l’Evolution ».
La représentation adéquate de Dieu ne peut plus être celle d’une divinité qui s’imposerait à nous du dehors « comme un maître et son ouvrier », mais comme un Dieu qui crée tout en s’unissant à son œuvre. L’intelligence de la création au sens chrétien nous est donnée par l’incarnation de Dieu en Jésus Christ. Pour Teilhard, il n’y a pas d’accès au Dieu créateur en dehors du Christ. C’est cette union physique de Dieu et de l’Univers qui marque l’accomplissement du processus évolutif qui est fondamentalement « don de soi ». Le point Oméga n’est pas le prolongement de l’histoire ou un retour à un état idéal initial, mais un « acte de foi » permanent. Le monde n’est pas potentiellement transformable ; il est déjà transformé de par la résurrection de Jésus et Jésus n’appartient plus à l’Espace – Temps.
Pour compléter cette brève analyse, il est opportun de faire appel à la notion de symbole pour donner de l’essence humaine une idée plus précise et de cela Teilhard n’en parle pas. Le mot symbole peut revêtir différentes significations ; le « symbole » des apôtres en est une particulière. Généralement ce mot désigne le fait selon lequel on désire établir un « pont » entre une réalité de niveau donné et une autre de niveau supérieur, et ce, en invoquant le principe d’homologie. Je donnerai ici une définition plus spécifique qui peut entrer dans le cadre d’une anthropologie :
Appelons SYMBOLE cette possibilité de transparence de toute chose. Ne disons pas : « telle chose a d’abord sa réalité de chose, ensuite elle a la possibilité de faire penser à Dieu », car d’où vient sa réalité de chose, si ce n’est pas par Dieu ou pour Dieu qu’elle est ? Disons plutôt : « telle chose a sa réalité en Dieu », ensuite elle est présente à nos yeux superficiels l’illusion d’être réelle sur son plan. Alors si Dieu m’éclaire, je verrai que cette réalité illusoire n’est rien d’autre qu’illusoire, et qu’elle me cachait la présence immuable du seul Réel auquel mon âme aspire.
Dans cette vision de la réalité universelle, je pense que c’est le dogme de la Trinité qui conduit à affirmer que l’essence de l’humain est d’ordre trinitaire. L’homme est considéré alors comme symbole dans une théologie chrétienne, ce qui le différencie de l’animal, y compris les castors qui sont à même de construire d’immenses barrages pour assurer leur survie !!
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Jean-Pierre Fressafond
Rubrique littéraire
Marcel Comby / La métaphysique de l’Air
Mercredi 12 Mai 2010
L’Air est un symbole de spiritualisation associé au vent et au souffle.
Il représente le monde subtil intermédiaire entre le Ciel et la Terre. Ainsi il est partout. !
Dans la mythologie hindoue, Vâyu (Waju) est monté sur une gazelle et porte un étendard flottant au vent des huit courants cosmiques. Vâyu est le souffle vital, le souffle cosmique et s’identifie au Verbe qui est lui-même souffle.
L’Air est le milieu propre de la propagation de la lumière, de l’envol physique aussi bien que spirituel, de l’élévation, de la dispersion des parfums, de la montée de l’encens vers la voûte de l’église, des couleurs, des vibrations de toutes espèces.
C’est une voie de communication entre la terre et le ciel.
Le verbe est à l’origine de l’intelligence, de la communication entre les êtres humains, de la parole donc et de l’amour. La prière est avant tout parole articulée,…mais aussi la cause de destructions, de massacres, de tortures morales et physiques.
Un sage a dit : « La langue est plus dure que les dents ! ». Celles-ci peuvent mordre mais la langue peut tuer.
L’homme, avec le verbe, s’est élevé au-dessus de l’animal et a su dominer la terre. Il a pu réaliser des œuvres gigantesques et merveilleuses, mais c’est lui qui est à la source de la haine, des guerres et des génocides.
L’Air est le milieu où se manifeste le souffle divin, identique au Verbe jailli de la Bouche de Yahvé, en même temps que le souffle de sa narine qui représente la puissance créatrice et conservatrice de la Vie.
L’Air est une émanation du souffle de l’Esprit, qui dans la Genèse, se meut sur les eaux primordiales pour les séparer et créer le monde.
Vâyu, qui relie comme un fil la chaîne des mondes, est une émanation de l’esprit universel. L’univers étant tissé par ce fil, l’homme est tissé, par les cinq souffles de ses cinq sens, car leur circulation se suscite pas seulement la simple respiration ordinaire, mais unifie toutes les énergies vitales.
Afin de comprendre un peu comment le Verbe de Dieu possède la qualité suprême de se trouver partout, on peut comparer ces deux modèles qui nous sont familiers : le soleil et la parole humaine.
Le soleil illumine notre environnement mais certains rayons se heurtent à des obstacles éventuels et ainsi ne pénètrent pas partout : à la lumière du jour sont associées les ténèbres de la nuit. La parole humaine se trouve simultanément dans celui qui la prononce et dans tous ceux qui l’entendent. Telle est la métaphore qui nous élève au-delà de nos conceptions premières assez restrictives.
Saint Jean commence ainsi son Evangile : Au commencement était le Verbe
S’élevant donc au- dessus de toutes les créatures, au-dessus des montagnes, au-dessus des cieux et des astres, au-dessus de toutes les Puissances et au-dessus de tout, l’Evangéliste a perçu une prodigieuse intuition et s’en est pénétré.
Jean, le chéri de Jésus, chéri au point de reposer sur sa poitrine, devait puiser dans cet amour intime un secret qu’il divulgue dans son Evangile. Aucune parole humaine ne peut expliquer cet immense bonheur de recevoir au plus profond de soi l’existence du Verbe de Dieu
La lumière du soleil qui descend du ciel est source de vie et elle procure aux objets toute leur beauté et leurs couleurs. Elle pénètre tous les corps transparents et passe à travers les fenêtres de nos maisons et l’iris de nos yeux mais ne traverse pas les murailles.
Au Verbe de Dieu, au contraire, tout est accessible, rien n’est caché pour lui bien que, contrairement à la philosophie de Spinoza par exemple, il ne s’identifie pas à sa création. Contrairement au soleil, le Verbe se situe à la fois en Orient et en Occident, ou plus précisément dans un cœur oriental et un cœur occidental. Mais quelle preuve peut-on donner de cela ? L’homme est un infirme qui parle à des infirmes ! Aucune parole, aucun son de la voix ne peuvent transmettre ce qu’il y a de plus énigmatique et de plus subtil et profond.
Par lui tout a été fait
On ne peut que contempler et admirer ses œuvres et trembler devant lui. L’homme cependant doit mobiliser toutes ses forces et son intelligence pour tenter de comprendre.
Le désire-t-il réellement ?
La parole est mortelle tandis que le Verbe est immortel ; la parole est muable et le Verbe est immuable, comme un printemps toujours présent ; la parole passe mais le Verbe demeure éternellement. Si un homme nourrit d’autres êtres humains, alors cette nourriture est partagée et chacun n’a pas tout mais seulement une partie des aliments.
Mais si le même homme distribue la parole à tous ceux qui l’écoutent, alors chacun obtiendra la parole tout entière. Telle est la puissance de la parole, capable d’être reçue dans son intégralité et gardée intacte par celui qui la donne. Il convient donc de se méfier de l’usage que l’on fait du mot : partage.
Que n’est donc pas le Verbe de Dieu ? Ce n’est pas l’air qu’on respire, l’eau que l’on boit, le feu qui nous réchauffe, la terre qui nous nourrit. C’est infiniment plus et nous ne pouvons la voir ni l’entendre ni la sentir ni la toucher ni la goûter.
Car la Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche
et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique
(Det , 30 , 14)
Maintenant je vais rappeler les œuvres du Seigneur,
ce que j’ai vu je vais le raconter.
Par ses paroles le Seigneur a fait ses œuvres
et la création obéit à sa volonté
(Si , 42 , 15)
Allez annoncer hardiment au peuple dans le Temple
tout ce qui concerne toutes les paroles de cette vie-là
(Ac , 5 , 20)
Telle est la nature de la prédication évangélique, qui est parole de vie !
En ce qui concerne l’intimité divine, Jean utilise deux images complémentaires :
Dieu est présenté comme l’intelligence qui conçoit un Verbe et comme un Père qui engendre un Fils.
Un Verbe ne fait pas un être distinct de l’Esprit qui le conçoit
et le Fils est une personne distincte du Père qui l’engendre.
En Dieu, le Verbe est son Fils : dualité des personnes
dans l’unité de leur nature.
L’action de Dieu est triple dans le prologue Johannique :
- Le Verbe est créateur et organisateur du cosmos
Tout fut fait par lui et sans lui rien ne fut… En lui était la Vie.
L’auteur de l’épître aux hébreux écrit :
Ce Fils porte toutes choses par sa parole puissante…
Par lui, il a créé les mondes.
Cette parole nous enseigne le livre de la Sagesse, tient toutes choses, fait tenir ensemble tout le cosmos, en fait justement un cosmos c'est-à-dire un monde organisé et intelligible.
- Le Verbe est illuminateur de l’intelligence de l’homme
Il vient dans le monde et en venant : Il éclaire tout homme
Depuis la création du monde, Dieu se laisse voir à l’intelligence
à travers ses œuvres.
(Ro , 1 , 19)
Le Verbe vient à la rencontre de l’homme pour le conduire à la révélation plénière de Dieu, à condition qu’il soit accueilli ! Jean note malheureusement qu’il ne l’est pas, sauf pour quelques-uns qui deviennent : enfants de Dieu.
Il est l’éducateur des juifs, c'est-à-dire qu’il est venu chez les siens ; les siens, son peuple choisi, élu depuis Abraham, les siens formés par les prophètes, les sages et les hommes de Dieu. Et là encore Jean note avec tristesse : Et les siens ne l’ont pas accueilli.
- Le Verbe s’est fait chair
Le Verbe venant à la rencontre de l’homme pour l’éclairer, devient un homme fragile, assume une chair humaine mortelle ; il devient humble créature ; l’inaccessible trois fois saint langé dans une crèche. Et il a fallu la foi à transporter les montagnes pour voir la gloire de Dieu dans l’humble humanité de Jésus et pour se laisser éclairer par le climat paisible et extraordinaire de l’Evangile : plein de grâce et de vérité.
Ce n’est plus la loi de Moïse qui conduit l’homme à Dieu, c’est la grâce et la vérité données par Jésus. Ainsi le don de Dieu est inépuisable. Comme Marie, nous sommes appelés à vivre totalement : dans la grâce et la vérité.
Connaître, pour la Bible, c’est tout à la fois connaître par l’intelligence mais aussi contempler, établir une relation, vénérer et aimer. Dieu est désormais
connu, dans tous les sens du terme, et seulement par le Fils incarné. Et cette connaissance de Dieu est la vie et la plénitude de l’homme. Certes ce que nous sommes : enfants de Dieu, n’est pas encore manifesté ; mais nous le sommes vraiment. L’homme contemporain en est-il conscient ? L’expression : être enfant de suppose une relation proche et intime qui se réalise dans le silence et le secret du cœur. Il ne s’agit pas du silence qui enferme sur soi, mais d’un silence d’écoute et de contemplation.
Il représente le monde subtil intermédiaire entre le Ciel et la Terre. Ainsi il est partout. !
Dans la mythologie hindoue, Vâyu (Waju) est monté sur une gazelle et porte un étendard flottant au vent des huit courants cosmiques. Vâyu est le souffle vital, le souffle cosmique et s’identifie au Verbe qui est lui-même souffle.
L’Air est le milieu propre de la propagation de la lumière, de l’envol physique aussi bien que spirituel, de l’élévation, de la dispersion des parfums, de la montée de l’encens vers la voûte de l’église, des couleurs, des vibrations de toutes espèces.
C’est une voie de communication entre la terre et le ciel.
Le verbe est à l’origine de l’intelligence, de la communication entre les êtres humains, de la parole donc et de l’amour. La prière est avant tout parole articulée,…mais aussi la cause de destructions, de massacres, de tortures morales et physiques.
Un sage a dit : « La langue est plus dure que les dents ! ». Celles-ci peuvent mordre mais la langue peut tuer.
L’homme, avec le verbe, s’est élevé au-dessus de l’animal et a su dominer la terre. Il a pu réaliser des œuvres gigantesques et merveilleuses, mais c’est lui qui est à la source de la haine, des guerres et des génocides.
L’Air est le milieu où se manifeste le souffle divin, identique au Verbe jailli de la Bouche de Yahvé, en même temps que le souffle de sa narine qui représente la puissance créatrice et conservatrice de la Vie.
L’Air est une émanation du souffle de l’Esprit, qui dans la Genèse, se meut sur les eaux primordiales pour les séparer et créer le monde.
Vâyu, qui relie comme un fil la chaîne des mondes, est une émanation de l’esprit universel. L’univers étant tissé par ce fil, l’homme est tissé, par les cinq souffles de ses cinq sens, car leur circulation se suscite pas seulement la simple respiration ordinaire, mais unifie toutes les énergies vitales.
Afin de comprendre un peu comment le Verbe de Dieu possède la qualité suprême de se trouver partout, on peut comparer ces deux modèles qui nous sont familiers : le soleil et la parole humaine.
Le soleil illumine notre environnement mais certains rayons se heurtent à des obstacles éventuels et ainsi ne pénètrent pas partout : à la lumière du jour sont associées les ténèbres de la nuit. La parole humaine se trouve simultanément dans celui qui la prononce et dans tous ceux qui l’entendent. Telle est la métaphore qui nous élève au-delà de nos conceptions premières assez restrictives.
Saint Jean commence ainsi son Evangile : Au commencement était le Verbe
S’élevant donc au- dessus de toutes les créatures, au-dessus des montagnes, au-dessus des cieux et des astres, au-dessus de toutes les Puissances et au-dessus de tout, l’Evangéliste a perçu une prodigieuse intuition et s’en est pénétré.
Jean, le chéri de Jésus, chéri au point de reposer sur sa poitrine, devait puiser dans cet amour intime un secret qu’il divulgue dans son Evangile. Aucune parole humaine ne peut expliquer cet immense bonheur de recevoir au plus profond de soi l’existence du Verbe de Dieu
La lumière du soleil qui descend du ciel est source de vie et elle procure aux objets toute leur beauté et leurs couleurs. Elle pénètre tous les corps transparents et passe à travers les fenêtres de nos maisons et l’iris de nos yeux mais ne traverse pas les murailles.
Au Verbe de Dieu, au contraire, tout est accessible, rien n’est caché pour lui bien que, contrairement à la philosophie de Spinoza par exemple, il ne s’identifie pas à sa création. Contrairement au soleil, le Verbe se situe à la fois en Orient et en Occident, ou plus précisément dans un cœur oriental et un cœur occidental. Mais quelle preuve peut-on donner de cela ? L’homme est un infirme qui parle à des infirmes ! Aucune parole, aucun son de la voix ne peuvent transmettre ce qu’il y a de plus énigmatique et de plus subtil et profond.
Par lui tout a été fait
On ne peut que contempler et admirer ses œuvres et trembler devant lui. L’homme cependant doit mobiliser toutes ses forces et son intelligence pour tenter de comprendre.
Le désire-t-il réellement ?
La parole est mortelle tandis que le Verbe est immortel ; la parole est muable et le Verbe est immuable, comme un printemps toujours présent ; la parole passe mais le Verbe demeure éternellement. Si un homme nourrit d’autres êtres humains, alors cette nourriture est partagée et chacun n’a pas tout mais seulement une partie des aliments.
Mais si le même homme distribue la parole à tous ceux qui l’écoutent, alors chacun obtiendra la parole tout entière. Telle est la puissance de la parole, capable d’être reçue dans son intégralité et gardée intacte par celui qui la donne. Il convient donc de se méfier de l’usage que l’on fait du mot : partage.
Que n’est donc pas le Verbe de Dieu ? Ce n’est pas l’air qu’on respire, l’eau que l’on boit, le feu qui nous réchauffe, la terre qui nous nourrit. C’est infiniment plus et nous ne pouvons la voir ni l’entendre ni la sentir ni la toucher ni la goûter.
Car la Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche
et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique
(Det , 30 , 14)
Maintenant je vais rappeler les œuvres du Seigneur,
ce que j’ai vu je vais le raconter.
Par ses paroles le Seigneur a fait ses œuvres
et la création obéit à sa volonté
(Si , 42 , 15)
Allez annoncer hardiment au peuple dans le Temple
tout ce qui concerne toutes les paroles de cette vie-là
(Ac , 5 , 20)
Telle est la nature de la prédication évangélique, qui est parole de vie !
En ce qui concerne l’intimité divine, Jean utilise deux images complémentaires :
Dieu est présenté comme l’intelligence qui conçoit un Verbe et comme un Père qui engendre un Fils.
Un Verbe ne fait pas un être distinct de l’Esprit qui le conçoit
et le Fils est une personne distincte du Père qui l’engendre.
En Dieu, le Verbe est son Fils : dualité des personnes
dans l’unité de leur nature.
L’action de Dieu est triple dans le prologue Johannique :
- Le Verbe est créateur et organisateur du cosmos
Tout fut fait par lui et sans lui rien ne fut… En lui était la Vie.
L’auteur de l’épître aux hébreux écrit :
Ce Fils porte toutes choses par sa parole puissante…
Par lui, il a créé les mondes.
Cette parole nous enseigne le livre de la Sagesse, tient toutes choses, fait tenir ensemble tout le cosmos, en fait justement un cosmos c'est-à-dire un monde organisé et intelligible.
- Le Verbe est illuminateur de l’intelligence de l’homme
Il vient dans le monde et en venant : Il éclaire tout homme
Depuis la création du monde, Dieu se laisse voir à l’intelligence
à travers ses œuvres.
(Ro , 1 , 19)
Le Verbe vient à la rencontre de l’homme pour le conduire à la révélation plénière de Dieu, à condition qu’il soit accueilli ! Jean note malheureusement qu’il ne l’est pas, sauf pour quelques-uns qui deviennent : enfants de Dieu.
Il est l’éducateur des juifs, c'est-à-dire qu’il est venu chez les siens ; les siens, son peuple choisi, élu depuis Abraham, les siens formés par les prophètes, les sages et les hommes de Dieu. Et là encore Jean note avec tristesse : Et les siens ne l’ont pas accueilli.
- Le Verbe s’est fait chair
Le Verbe venant à la rencontre de l’homme pour l’éclairer, devient un homme fragile, assume une chair humaine mortelle ; il devient humble créature ; l’inaccessible trois fois saint langé dans une crèche. Et il a fallu la foi à transporter les montagnes pour voir la gloire de Dieu dans l’humble humanité de Jésus et pour se laisser éclairer par le climat paisible et extraordinaire de l’Evangile : plein de grâce et de vérité.
Ce n’est plus la loi de Moïse qui conduit l’homme à Dieu, c’est la grâce et la vérité données par Jésus. Ainsi le don de Dieu est inépuisable. Comme Marie, nous sommes appelés à vivre totalement : dans la grâce et la vérité.
Connaître, pour la Bible, c’est tout à la fois connaître par l’intelligence mais aussi contempler, établir une relation, vénérer et aimer. Dieu est désormais
connu, dans tous les sens du terme, et seulement par le Fils incarné. Et cette connaissance de Dieu est la vie et la plénitude de l’homme. Certes ce que nous sommes : enfants de Dieu, n’est pas encore manifesté ; mais nous le sommes vraiment. L’homme contemporain en est-il conscient ? L’expression : être enfant de suppose une relation proche et intime qui se réalise dans le silence et le secret du cœur. Il ne s’agit pas du silence qui enferme sur soi, mais d’un silence d’écoute et de contemplation.
Jean-Pierre Fressafond
Travaux des membres
Renée Joubert/Le phénomène humain
Dimanche 9 Mai 2010TEILHARD DE CHARDIN, à la fois enfant du ciel par son éducation catholique et son entrée en religion et enfant de la terre par sa curiosité naturelle et par choix se devait de découvrir une cohérence entre les sciences modernes et la foi chrétienne.
TEILLARD DE CHARDIN étudie donc l’Univers dans son entier .Il nous dit que c’est un tout en évolution constante .Il demande à la pensée moderne de découvrir la fonction évolutivement créatrice de la synthèse car dit-il, il y a
• Dans la molécule plus que dans l’atome
• Dans la cellule plus que dans la molécule
• Dans le social plus que dans l’individuel
L’évolution nous a montré des corps de plus en plus complexes et émergeant de la Biosphère l’homme. Il est apparu en étroite liaison avec le monde animal supérieur .C’est un primate et il conserve de nombreux caractères zoologiques propres à la famille des mammifères.
La paléontologie a découvert que des phyla différents : homme de Moustier, d’Aurignac, ont évolué à la même époque, puis se sont éteints.
Reste l’HOMO SAPIENS qui serait actuellement le point culminant de l’évolution. Des recherches ont montré qu’il avait déjà accès au monde de la REFLEXION ET DE L’ART En témoignent les nombreux objets, tombes et peintures pariétales découverts .Avec lui, la vie est entrée dans une nouvelle phase : LA PENSEE.
.T. DE C se demande comment l’homme va poursuivre son évolution .Après avoir occupé la presque totalité de la TERRE, subi des désordres profonds (guerres…), l’humanité doit maintenant aller vers une socialisation accrue :<<La socialisation ne signifie pas la fin mais le début de l’ère de la personne.<<L’avenir de l’homme se situe ,de toute évidence ,sur le plan social vers une unification de l’ humanité ,dans l’ harmonie.
La totalisation humaine développe de l’esprit ; elle s’accompagne désormais de psychogénèse »Le terme de l’évolution se trouverait dans l’éveil d’une super – conscience émanant de l’union morale des hommes :<<Si toute l’évolution cosmique révèle un mouvement ascendant, on peut donc s’attendre à ce que le point culminant de cette ascension dépasse en grandeur et en valeur tout ce qui le précède. »
L’homme n’est pas , comme nous l’ avons cru longtemps , centre de l’univers mais, rompant avec toute l’évolution précédente ,il est devenu LA FLECHE MONTANTE de la grande synthèse biologique .Il est CONSCIENCE.
Toutes les lignes de conscience émanant de l’humanité doivent converger en un point déterminé que TEILHARD de CHARDIN appelle POINT OMEGA .Ce point oméga doit être en même temps préexistant à l’évolution et actuel.
Sans ce point OMEGA, il serait impossible de faire aboutir la convergence humaine qui porte l’histoire du monde.
Les différentes civilisations parvenues jusqu’à nous, ne `peuvent grandir qu’ en s’interpénétrant . ce fut longtemps source de conflits .Pourtant une œuvre immense attend l’humanité nous dit TEILHARD DE CHARDIN.. La transformation de la NOOGENESE ne se fera pas en l’espace d’une génération. Il faudra compter sur un temps géologique
Pour se rassurer sur son avenir, l’homme cherche à collecter le maximum de données sur ceux qui l’ont précédé. Ces efforts sont stériles .Ils ne concernent que le passé .Or OMEGA EST EN AVANT.L’évolution est une « montée de conscience »
Chaque conscience a trois possibilités :
_ Tout centré autour d’elle
_ se centrer
_ se joindre aux autres centres de conscience autour d’elle
Chacun de nous doit créer à l’intérieur de lui- même un centre où l’univers se réfléchit. Dans le même temps notre moi doit subsister .Il doit y avoir simultanément CONCENTRATION et EXALTATION.
Sur l’AMOUR
Si l’on nomme « amour »l’attirance entre deux êtres qui les poussent à s’unir alors l’amour existe aussi dans les formes primitives de la vie .Seul l’ « amour » est capable d’achever les êtres en les réunissant. <<L’homme doit retrouver en lui – même la présence d’OMEGA et l’énergie d’AMOUR qui le pousse vers LUI ; puis il doit s’identifier au principe d’ activité du point OMEGA »
L’évolution se déroule en deux branches distinctes :la biosphère et la noosphère. Lorsque ces deux branches se rejoindront, elle ne peut s’activer que dans LA FIN DU MONDE. Ainsi, TEILHARD DE CHARDIN évoque t’il la mort de notre monde .Elle marquera le point le point ultime du phénomène humain .Ce sera « le dernier progrès venant à son heure »
Mais la terre a encore du temps devant elle La nappe humaine est encore très jeune. On assiste cependant à l’accélération du développement de la pensée. Les hommes se mettent à rêver d’une TERRE où ce sera pour SAVOIR ET ETRE l’on donnera sa vie plutôt que pour AVOIR.
« De l’orient à l’occident, l’évolution est occupée à construire au- delà des nations et des races l’esprit de la Terre »
La SCIENCE va continuer ses recherches en physique et biologie en les focalisant sur la connaissance de l’HOMME, considéré alors comme la CLEF DE TOUTES LES SCIENCES DE LA NATURE.
La science se retrouvera alors en face à face avec la religion .Or le goût de l’homme pour la recherche est suspendu à la conviction que l’univers a un sens « .Nous nous dirigeons donc vers une forme d’équilibre, non pas dualité mais synthèse »
Les astrophysiciens contemporains viennent apporter leur soutien aux idées de TEILHARD DE CHARDIN concernant la place de l’homme dans l’univers Ils ont découvert que les constantes cosmiques se situent par leurs valeurs dans les marges voulues pour qu’un monde vivant et une longue évolution jusqu’à l’homme soient possibles, ne reposent pas sur le simple hasard
« Le principe anthropique a été inventé sinon pour expliquer du moins pour éclairer cette situation étonnante des coïncidences miraculeuses qui ont conduit à l’apparition de l’homme sur la terre Le principe est celui-ci :étant donné qu’il y existe un observateur ,l’univers a des propriétés requises pour l’engendrer « HUBERT REEVES
Pour terminer , citons PIERRE TEILHARD DE CHARDIN : « L’ISSUE DU MONDE ,LES PORTES DE L’AVENIR,ELLES NE S’OUVRENT EN AVANT NI A QUELQUES PRIVILEGIES NI A UN SEUL PEUPLE ELU ENTRE TOUS LES PEUPLES . ELLES NE CEDERONT QU’A UNE POUSSEE DU<< TOUS ENSEMBLE<<DANS UNE DIRECTION OU <<TOUS ENSEMBLE<<PEUVENT SE REJOINDRE ETS’ACHEVER DANS UNE RENOVATION SPIRITUELLE DE LA TERRE »
Je veux avec lui croire à une fin heureuse du « PHENOMENE HUMAIN »
Jean-Pierre Fressafond
Omaha-beach.fr

