Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin


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Christiane LATRAICHE / Référence à l'épilogue du "MILIEU DIVIN"
L’attente n’a jamais cessé de guider notre foi et cette attente mène à l’Espérance de NOEL.
CONFIANCE - DESIR - ESPERANCE
A partir de la vision d’un monde en évolution qui a engendré le Christ, Teilhard repense toute l’humanité et développe des extrapolations tournées à la fois vers le passé et vers l’avenir :
Lundi 29 Décembre 2014 12:48

MEILLEURS VOEUX
Mercredi 24 Décembre 2014 16:25

Voici des nouvelles de Matthieu Guillermain, membre de notre association.
Après avoir brillemment réussi son doctorat de physique, Matthieu s’est attaqué à un doctorat de philosophie, dont il nous communique le sujet ci-dessous, répondant ainsi à la carte de vœux que nous lui avions adressée.


Matthieu GUILLERMAIN / des nouvelles de lui.
Cher Jean-Pierre,

j'ai bien reçu ton courrier la semaine dernière. Voici quelques nouvelles. Je me trouve actuellement dans la dernière ligne droite de mon doctorat en philosophie des sciences. J’attaque le cœur de la rédaction. Je suis sensé terminé la première version pour Juin 2015 afin de pouvoir défendre au plus tard en Octobre. Je commence en parallèle à prospecter pour un travail futur. Je ne suis pas sûr de vouloir continuer dans la recherche académique pure qui me semble un peu trop déconnectée de la vie réelle et des grands problèmes de notre société. Je préférerais avoir l'occasion de déployer les éléments philosophiques que je construis actuellement dans un perspective plus opérationnelle.
Mercredi 24 Décembre 2014 12:22

Guy du PASQUIER était un ami intime de notre regretté Yves Gourbeault qui nous avait mis en relation.
Aujourd'hui très âgé, Guy du Pasquier a su maintenir le développement de l'asymptote de tous ses moyens mentaux et cela est magnifique. Vous pourrez en juger un peu par sa lettre ci-dessous.


Lourdes le 17 décembre 2014




Cher Monsieur Frésafond,


Tout d’abord, permettez moi de vous remercier de votre sympathie, elle va jusqu’à vous faire écrire -de confiance- à un homme que son âge prédispose à disparaître de ce monde durant l’année en cours. Votre sympathie a eu raison cette année, puisque je suis encore en vie. Il n’en sera pas toujours de même ; d’évidence, cela ne pourra pas durer bien longtemps, et à ma grâce de Dieu !

Vous m’honorez aussi en m’adressant le plan de travail de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin pour 2015. Vous supposez que je suis capable de me mouvoir à l’aise dans cette pensée immense et bouillonnante. Ce n’est pas exact, car je me reconnais imperméable au point 2 du chapitre 1er « L’Unité de l’Ether ». Dans mon état d’inculture scientifique, je dois avouer que cela n’éveille en moi aucune résonance ; cela ne veut pour moi strictement rien dire. Il n’en n’est pas tout à fait de même des autres textes. L’introduction en particulier me parait très belle. Et je dois avouer que je n’aperçois pas trace du panthéisme que vous annoncez. Je ne le vois pas dans les phrases - initiales et finales- que vous citez. Bien au contraire, Teilhard y affirme Dieu distinct de l’univers et seule origine du monde. Même si la page 6 met en valeur un autre aspect de sa pensée, cet autre aspect -en professant le panthéisme- vouloir contredire l’introduction et l’introduction qui l’enserrent.

Il me semble que le vocabulaire explosif de Teilhard est de nature à aiguiller l’esprit vers des interprétations de sa pensée qu’il n’aurait pas pleinement assumées.

Au XIIIe siècle, la connaissance des écrits d’Aristote a donné prise à des évaluations contradictoires. St Thomas d’Aquin s’est même fait alors condamner pour avoir adopté l’essentiel du système. Or, me semble – t –il, l’aristotélisme de St. Thomas était moins bouleversant que le platonisme alors régnant que la vision teilhardienne de l’univers et l’expression que Teilhard lui a donnée ne le sont pour nous. Rien d’étonnant à ce que celles-ci provoquent critiques, contestations et condamnations de la part des gens qui se sont installés dans un système. A mes yeux Teilhard est un prophète en son genre, avec les outrances que le prophète se permet pour parvenir à percer la croûte des systèmes en place qui barrent la route à son message. Je risque cette explication, bien que n’étant ni philosophe ni théologien.

Il me semble que Teilhard n’a pas cherché à construire un corps de doctrine : il laisse ce soin à sa postérité. Il projette ses intuitions et ses visions de toute sa force, et sous plusieurs formes , de façon à ne laisser aucune chance aux vieux systèmes qui empêchent le commun des hommes d’accéder à son émerveillement. Cela dérange les gens en place et flanque par terre l’ordre du monde qu’ils cherchent à maintenir par paresse intellectuelle ; d’où critiques et condamnations.

Il convient de laisser les idées cheminer : elles font peu à peu le ménage. Mais vous, en tant que Président de l’Association Lyonnaise Teilhard de Chardin, vous faites mieux : vous cherchez à les faire pénétrer ! Mais il faudra bien des années encore pour que l’ambiance devienne teilhardienne. Elle ne le deviendra sans doute jamais tout à fait car d’autres découvertes et d’autres intuitions seront venues déborder « certaines positions » de Teilhard.

Quoi qu’il en soit, si j’avais 20 ans de moins, j’achèterais les « Ecrits du temps de la guerre ». Vous les signalez édités chez Grasset en 1965. A ma connaissance il a dû y avoir une réédition au Seuil en 1976 (480 pages). J’ai également noté les « Lettres inédites » (Œil, 1986, 144 pages). Là se borne ma science. De tout cela je n’ai rien lu, et ce n’est pas à quelques encablures de ma mort que je vais m’y mettre. Ce qui me tien à cœur maintenant c’est de pousser mes Mémoires le plus avant possible, à l’intention de mes petits enfants qui n’en liront peut-être pas une ligne. Tant que je serai lucide je m’efforcerai d’écrire. Je vais sous peu commencer mon année 1960. Quand j’ai entrepris ces Mémoires en 2003, jamais je n’aurais imaginé que je les pousserais aussi loin. Maintenant je serais heureux si le Seigneur me permettait de mener mon écrit jusqu’en 1966 mais, s’Il a d’autres intentions, je ne m’en formaliserai nullement. Il sait mieux que nous conduire l’univers.

En vous écrivant, je ne peux oublier Yves Gourbeault, cet homme si attachant. J’epère fermement qu’il a trouvé Dieu.

Cher Monsieur, je vous adresse mes vœux pour Noël et l’année future, avec mes sentiments les meilleurs et mes félicitations pour votre labeur teilhardien.
Du Pasquier.

Ps : je me demande si, en taxant comme vous le faites Teilhard de panthéisme, vous ne rejoignez pas d’une certaine façon Etienne Gilson pour qui Teilhard proposait une nouvelle gnose (« Lettres d’Etienne Gilson au Père de Lubac » commentées par celui-ci / Cerf, 1986, 204 pages). Je n’ai évidemment pas lu cet ouvrage, j’ai tiré cette information d’une recension parue dans « Esprit et Vie » (1987, N° 28, page 44)
Vendredi 19 Décembre 2014 09:03

Nous avons le plaisir de vous présenter ce que pense un de nos lecteur, Jacques SCHROEDT, du MILIEU DIVIN;
Nous le remercions vivement pour son remarquable travail.


Différentes définitions pour interpréter Ie Divin.

-L'agnostisme qui estime l' absolu inaccessible à l' esprit humain et professe une complète ignorance sur la nature, l' origine et la destinée des choses et des êtres.
-Le matérialisme qui estime qu'un jour la science parviendra à tout expliquer.
-L' athéisme (littéralement sans Dieu) qui ne croit pas en Dieu.
-Le déisme qui croit en un Dieu imprécis, sans révélation.
-Le théisme qui croit en l' existence personnelle d' un Dieu créateur de l' univers.
-Le polythéisme qui admet l' existence de plusieurs Dieux.
-le panthéisme (littéralement: tout est Dieu) Le philosophe Spinosa l'a approfondi.
-Le monothéisme ( littéralement un seul Dieu) qui comprend les trois religions du Livre: Judaïsme, Christianisme, Islam.

A cette liste, il convient d' en rajouter deux autres.
-Le panenthéisme. C' est le philosophe allemand Karl Klause qui aforgé ce mot en 1828 pour se créer un "passage" entre théisme et panthéisme. Ilfaut prendre ce terme dans son sens structurel: pan : tout en : dans, théos : Dieu. Cette notion: tout (est) en Dieu se retrouve dans l' indouisme, les peuples amérindiens d' Amérique du nord comme les Iroquois, Hurons, les Aztèques et en Europe même chez les philosophes néoplatoniciens du 3ème siècle comme Plotin ou encore Proclus du Sème qui estiment que l'univers existe en Dieu de toute éternité, donc sans création, laquelle ne fait que se renouveler.
-L' empanthéisme. Néologisme pour désigner « Dieu (est) en tout ». Il s' est développé principalement aux Etats-Unis sous les termes de "théologie du process". Ce terme peut avoir une grande importance pour Teilhard dans l' étude qui va suivre.

DIEU ET SA CREATION.

Sens du Milieu Divin
Dieu est toujours en contact, en union, avec sa création il lui arrive même d' intervenir directement dans notre espace-temps: en voici quelques passages (énumératifs et non exhaustifs)
-Abraham s' apprête à sacrifier son fils, mais Dieu intervient (g-XXI- I à 19)
-Jacob se reveilla et dit "Dieu était dans ma demeure et je ne le savais pas"!(g -XXVIil-16)
-Yahweh parle à Moïse au Sinaï qui transmet. (vers 1250 ans avant J.C.) (exode III- 13/26)
un des passages les plus beaux de l' Ancien Testament. C' est l'instant où Dieu se révèle à son peuple(en hébreu),,EHYEH ASHER EHYEH, Je suis celui qui suis !
Ce préambule pour dire que Dieu vient sans problème dans sa création, mais il n'y reste jamais longtemps. Même Le Christ ( en J. XlV-26) après.sa résurrection informe ses disciples qu' il retourne vers le père (hors de l' espace temps) (J-XV-26...)
Qu' est ce que 33 ans par rapport à la durée de l' évolution?
Ou encore par la communion: nous recevons le Christ consubstantiellement; mais comme tous les aliments, l'hostie se transforme.
Pourquoi la brièveté de ces "visites"? Nous le verrons dans les paragraphes suivants.

Pour comprendre, il suffit de suivre Teilhard en Chine sur les plateaux de Mongolie dans le désert des Ordos. Il va dire la messe, mais il n' a "ni pain, ni vin ni autrel" et devant l'immensité du paysage, au moment de la consécration, le "hoc" du hoc est le corpus meus deviendra dans sa pensée "l'univers". L’univers, immense hostie, est devenu « Chair ».
De même avec le hic est enim calix sanguinis mei, le « hic » sera également l' univers. Il faut reconnaître la beauté du texte! L' Univers, corps du Christ ! mais......Qu' est réellement l' univers? Nous le verrons un peu plus loin.

Extrait du phénomène humain. : 1 p: 327 : "Il n'y aura que Dieu, tout en tous".
a) Nous ne sommes plus dans le "panenthéisme puisque Karl Klause se l' est réservé mais plutôt dans l'empanthéisme. Teilhard le considère comme la forme supérieure de panthéisme.
Ce texte de St Paul nous parle de notre vie dans l' autre monde et n' a donc rien à voir avec notre problème actuel.

b) Par contre, à la différence des exemples données précédemment dans la Bible, Dieu, par le Christ, séjourne dans sa création espace-temps d' une façon permanente. Teilhard en effet utilise les termes "depuis toujours" ou "action pérenne". alors que le Christ, lui, informe ses apôtres qu' il retourne vers le Père qui enverra l' Esprit Saint.( J-XIV-26, déjà indiqué)

Extrait du "Coeur de Ia Matière". livre 13 page 64 - "Dieu est en train de changer".
Il faut prendre cette phrase dans son sens premier. Teilhard se charge de le confirmer en utilisant le terme "endomorphisme". le monde est transformé en permanence par Dieu, mais Dieu lui même est modifié par son oeuvre créatrice. Que nous ayons une action de Dieu sur l'homme - le métamorphisme- mais aussi de l'homme sur Dieu - l'endomorphisme, le problème qui se pose est alors le suivant: ce Dieu en train de changer est-il compatible avec certains attributs divins que St Thomas d'Aquin -père de l'Eglise- rappelle dans
la première partie de sa "somme" - tome 1

-Dieu Pur Esprit
-la Simplicité de Dieu
- la Perfection de Dieu Subsidiairement sa Toute Puissance, son Omniscience
- l' infinité de Dieu
- Et surtout l'Immuabilité de Dieu qui élimine en lui toute idée de changement tant dans son Étre que dans son Savoir. Ce qui n' a aucun rapport avec son action. St Thomas y consacre 3 pages. A noter que 5 siècles avant le Christ, Parménide parlait déjà d’immmutabilité de l' Etre qui, s'il n' était pas existentiel était cependant ontologiquement vrai.

La comparaison avec la roche qui s' endomorphise (changement de nature d'une roche endogène au contact d' une roche qu' elle traverse) montre bien que Teilhard veut nous montrer que Dleu n'est plus l' "Absolu". La théologie du process le confirme. Gérard Donnadieu dans un mail du 6/07/2009 également en disant: "Dieu est modifié".
Le panthéisme dit bien à peu près la même chose: l' univers n’est pas créé par Dieu mais change, évolue avec lui; il émane de lui de toute éternité ou plutôt est coexistant avec lui, il est infini comme lui; c' est le corps éternel du principe spirituel également éternel.

Extrait du "Milieu Divin". Livre IV page 148: "identification" / Identification entre / le Fils de l'Homme et le Milieu Divin" Cela comprend trois parties:

-a) Identification
Identification: action d' identifier
Identifier : (latin identificare ) Rendre ou déclarer identique.
identique ( du latin identicus : de idem: le même, la même chose , tout à fait
semblable: qui ne diffère en rien. On peut donc le remplacer par le signe = ou encore avec la troisième personne du singulier du verbe être, dire: "est la même chose".

-b) Fils de I' homme. Christ - deuxième personne trinitaire - Dieu.
-c) Milieu Divin. Le terme de Milieu Définition donnée par Gérard-Henri Baudry dans son dictionnaire sur Teilhard; "Désigne le monde en tant que reconnu comme un moyen d' union, en réponse à la manière dont Dieu , par lui, entend s' unir à nous". Le terme « Milieu Divin » est donc uniquement utilisé pour indiquer l'usage qu'il entend faire de l'univers, la relation, mais en aucun cas n' en change le sens. On peut donc déclarer: Le corps du Christ et l'univers, (reconnu comme moyen d'union à Dieu): c' est la même chose! d' ailleurs nous ne faisons que revenir au hoc & hic de la messe sur le monde.

-LE DUALISME
C 'est une réponse d' abord philosophique apportée au problème de l' être, déclarant que l' être est double : esprit et matière avec comme argument principal que la relation matière-esprit est fondée sur le fait que les phénomènes mentaux possèdent des caractéristiques qui sortent de la physique. Toute la théologie du Catholicisme, issue de Ia philosophie grecque de Platon et d' Aristote est basée sur le dualisme. En partant de là, Descartes à la suite des théologiens comme St Thomas et St Augustin, en conclut que l'esprit est une substance immatérielle. On peut donc dire que: La Substance Divine est immatérielle et la substance de l'univers est matérielle, ce qui rend donc impossible l' identification entre les deux. De plus Dieu est l' Absolu et Perfection; l' univers, ne l' est pas! Ce qui n' empêche pas leur union, l' un restant toujours le Créant, l' autre le créé ; différence essentielle et constante.

-LA CAUSE PREMIERE
Le premier à avoir utilisé cet argument pour prouver l' existence de Dieu est Aristote, repris par St Thomas. Il peut s'énoncer ainsi :" Si l'univers est compréhensible alors tout a une cause, la cause a elle même une cause et ainsi de suite. Si la cause est infinie, alors l'univers n' est pas compréhensible, dans le cas contraire, il existe une cause ultime qui est causée par rien et que l'on peut appeler « Dieu". Pour simplifier et résumer Aristote disons... puisqu' il existe un monde en évolution, on doit trouver un premier principe qui doit être : éternel - immuable (car il ne peut dépendre d' aucun changement) - acte pur. En fonction de ces données, comparons Dieu et l'univers:
-Dieu est éternel, l'univers a un commencement
-Dieu est immuable, l'univers évolue.
En ontologie, on retrouve le même problème:(être et étant - voir Heidegger & Jean Trouillard)

LE MONISME.
Teilhard pour parvenir à concilier Dieu et l' univers ne peut donc pas utiliser le dualisme (voir N°2 hors série, Revue « Teilhard aujourd'hui » page 9) mais le monisme Tout ce qui existe : univers, cosmos est essentiellement un tout unique constitué d' une seule substance) ou par holisme holisme (du grec holos : l' entier).Le problème est que tous les deux mènent directement au panthéisme et à Brahma ! D' ailleurs Teilhard n' hésite pas à dire :"comme le moniste, je me plonge dans l' unité totale. Il déclare »perdre le dernier achèvement de son individualité. »

Dans la définition du dualisme nous avons une argumentation, alors que pour le monisme nous partons d' une sorte de postulat. Le "tout unique "du monisme semble simple à expliquer, en réalité il s' ouvre sur de nombreuses différences: nous avons le monisme spirituel et le monisme matérialiste; plusieurs écoles: l'immatérialisme, l' ipséisme, le solipséisme. Une bonne âme pour simplifier propose la non-dualité.

Enfin arrive un cousin germain, l'holisme. Tout cet enchevêtrement fait baisser de beaucoup la qualité de l' idée. A titre personnel à "tout est Dieu" je préfère "tout est issu de Dieu".

-l'UNIIVERS.
Il nous est pratiquement inconnu. Est-il unique? ou très nombreux, comme la "théorie des cordes" le laisse prévoir? Mystère ! Vouloir créer une telle identité avec l' inconnu n'est il pas dangereux? Un article paru dernièrement dans "science & vie" indique que les scientifiques pensent que plusieurs milliards de planètes seraient habitables dans la voie lactée. Et encore, çà ce discute! Aucune estimation ne peut être faite pour celles qui sont habitées. Par contre, il semble qu' une vie et une pensée, comme la nôtre, soit difficile à envisager. Il faudrait une planète absolument semblable, avec un soleil identique, une même durée de rotation, exactement le même pourcentage d'éléments, une évolution similaire...Le coefficient des constantes fondamentales est impossible à calculer. Jusqu'à de nouvelles découvertes hypothétiques dans ce domaine, Christ s'est fait homme pour les seuls êtres humains. Tant que nous n' aurons pas plus d' information sur la vie humaine dans d' autres mondes, gardons le dans notre planète !

A l'univers, Corps du Christ, relation avec Dieu, je préfère des méthodes qui ont fait leurs preuves : communion, prières, Evangiles, beauté...

AUTRE VIE.
Avec Teilhard, dans l' autre vie, serai-je Dieu ? ou plutôt serai-je en un communautarisme mystique, perdu dans un anonymat métaphysique fut-il divin où j' « aurai perdu le dernier achèvement de mon individualité »? :
Individualité: ce qui concerne l'individu.
« Personne »: est un être humain, donc un individu mais un individu défini.
Dans mon christianisme, à l'image des trois Personnes Divines, l’être humain est une Personne, c'est à dire un être spirituel uni à un corps. La caractéristique de l'esprit est qu' il ne peut pas devenir autre, sinon il perdrait son identité. « L'immortalité est donc avant tout individuelle, personnelle, tout en restant avec d' autres. personnes qui coexistent à côté d'elle, surtout avec Celui qui seul peut la remplir et qui n’est autre que Dieu. Dans la mesure où elle participera à la béatitude divine, elle sera aussi en relation avec toutes les autres personnes qui partagent cette béatitude ».

Hypothèse
Et si Teilhard, très marqué par la philosophie et les religions d' Extrême-Orient
où il a vécu plus de trente ans, aurait rêvé lui aussi, comme le fit avant lui, un autre jésuite, Mateo Ricci, de réunir la Pensée Spirituelle de l' Orient et de l' Occident?

Mateo RICCI (1552-1610) prêtre et jésuite. ll entre en Chine en 1538 et s’installe à Zhaoqing près de Canton. Il parvint à se mettre en contact avec des mandarins grâce à ses grandes connaissances en mathématiques et en astronomie. Il reste 18 ans dans le sud de la Chine près de Macao et apprend à lire et à écrire le chinois. En 1601 il se fait inviter auprès de l’empereur Wandi. Il est certainement un des premiers missionnaires chrétiens à entrer en contact avec un empereur chinois ; ce dernier est très intéressé par le christianisme et peu à peu les différentes objections qu’il présente sont aplanies par Ricci. La possibilité d’une conversion est envisagée. Hélas le 11 mai 1610 Mateo Ricci meurt à Pékin. La dynastie Ming tombe en 1644 et est remplacée par la dynastie Qing venue de Mandchourie. Le nouvel empereur Kangxi apprécie beaucoup les contributions scientifiques et théologiques que les pères jésuites avaient apporté à la Chine et il publie en 1682 un décret de libre de libre prédication de la foi chrétienne. Malheureusement en 1706, presque un siècle après la mort de Ricci, arrive une délégation menée par l’archevêque français, Charles Maigrot qui eut mieux fait de rester chez lui. Ce fut le début de ce qui est appelé « la querelle des rites ». Les débats s’articulèrent sur un certain nombre de points liturgiques ou sémantiques. Je ne vais en citer que deux pour ne pas rendre cet exposé interminable :
-l’empereur proposait que le Christ soit appelé « Fils du Ciel ». Maigrot fut intraitable : le Christ est « le Fils de Dieu »
-l’empereur proposait que l’Hostie pour la communion .soit faite en farine de riz. Pas question ! précise Maigrot, il faut du blé.
Maigrot dut repartir vers l’Europe et en 1724 le christianisme fut interdit par l’empereur Yongzheng. Triste résultat.

Question subsidiaire
A plusieurs reprises, Teilhard parle d' un "Dieu personnel'. Faut' il penser avec Balthasar (Wort und Wahrheit p 339) que la pensée de Teilhard
se rattache au mouvement personnaliste, fondé par Emmanuel Mounier,qui connut un certain succès au milieu du siècle dernier et divulgué par la revue « Esprit » ?...
Sa réflexion présente un aspect apologétique et un aspect mystique, intéressant, mais il aurait été souhaitable qu' il rajoute un volet de théologie dogmatique sur le rapport Dieu Trinité et Dieu Personnel.

Le Corps mystique du Christ. (Pour répondre à notre ami Teilhard)

Que faut-il entendre par "le Corps mystique du Christ?"
Et bien le corps mystique du Christ! c' est nous tous !

Au premier siècle, St Paul nous explique, (1 Colossiens -1-24): « Maintenant je me réjouis de souffrir pour vous, et ce qui manque aux tribulations du Christ, je le complète dans ma chair au profit de son corps qui est l' EGLISE ». Il affine d' ailleurs sa pensée : 1 Rom. XII- 4/5, 1 Cor XII- 12/13 et 1 Cor XII- 27.

Conséquences
Au fil des siècles deux événements vinrent renforcer cette notion :

a) Les catholiques n' ont pas le monopole de la pensée paulinienne, et peu à peu les Orthodoxes, la majorité des Eglises protestantes, les Pentecôtistes, les Anglicans adoptèrent cette formule.

b) Le terme "mystique" fut peu à peu rajouté. En voici les raisons:
Mystique vient du grec "mustikos" qui dans son sens premier signifie : relatif aux mystères, en effet le passage du Christ sur terre apporte de nombreux mystères comme:
-son Incarnation
-sa double nature divine et humaine, cette dernière existant toujours après son ascension.
- la transsubstantiation du pain et du vin en corps du Christ---.
De plus dans un sens second, du latin mysticus – « relatif au mysticisme »nous avons le sentiment de pouvoir connaître Dieu par la méditation ; le sentiment et l' intuition.

Chronologie
l)De nombreux Pères de l' Eglise des premiers siècles approfondissent le message de St Paul.

2)Au IVème siècle, Saint Augustin confirme cet élément central du Christianisme : "le Corps du Christ, c' est l' assemblée des croyants"

3)St Thomas au XIII ème siècle. Ce dernier en partant de l' Eglise ramène tout au Christ pour ramener tout à Dieu :" vos estis Christi, Christus est Dei"

4)Arrêtons-nous davantage sur l'encyclique de Pie XII du 29 juin 1943 "mystici corporisChristi" dont voici les principaux points:
Première partie: le corps mystique du Christ:
a)L'Eglise est un corps visible, ayant une structure organique (un et indivisible), une vie dispensée par les sacrements.
b)Elle est le corps du Christ qui est le fondateur. il en est la tête invisible et permanente en raison de sa plénitude. Il en est le Soutien et de Sauveur.
c)Elle est le corps mystique du Christ en vertu des éléments spirituels qui la constituent, sans que l' on puisse opposer Eglise invisible et Eglise juridique.
Deuxième partie: Notre union au Christ dans le corps mystique, dans laquelle sont rappelées les formes authentiques de cette union:
union dans la même société,
union par les vertus théologales,
union dans la connaissance et l'amour du Christ,
union par inhabitation de l'Esprit Saint,
union par l' Eucharistie

Troisième partie: qui est une exhortation à l'amour du Corps mystique. Il faut aimer l'Eglise avec le Christ, comme le Christ, d'un amour universel(du latin universum: tourné de manière à former un tout. - ensemble des choses existantes. -sens premier : le milieu dans lequel on vit. Sens astronomique : le cosmos; Sens teilhardien : cosmogénèse) , actif, priant et souffrant par l' intercession de la Vierge Marie.
Fait partie du corps mystique du Christ celui qui fait partie de l' Eglise Catholique, soumis au pape, tête visible du corps dont le Christ est la tête invisible.
L' image du Corps entraîne : soit on en est membre soit on en n’est pas.
"Ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent ni vivre dans ce même corps ni par conséquent de ce même Esprit divin"
"Seuls font partie des membres de I' Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi et qui, d'autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de I' ensemble du Corps ou n'en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par I' autorité légitime".

Terminons par cette dernière information: "Lumen Gentium" une des quatre constitutions dogmatiques promulguées par le concile Vatican II (21/11/1964) qui dispose en L.G l4 : Le saint concile s'adresse donc avant tout aux fidèles catholiques. Il enseigne, en s'appuyant sur la Sainte Ecriture et la Tradition, que cette Eglise est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est Médiateur et Voie du salut, Lui qui se rend présent pour nous dans son corps, qui est I' Eglise. Enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême, le Christ Lui même a du même coup affirmé la nécessité de I' Eglise, dans laquelle on est introduit par le baptême.

Le 21 novembre l964,un nouveau dogme est né: le corps mystique du Christ est I' Eglise !

Les définitions de St Paul et de Teilhard sont - elles compatibles ?
Voyons ensemble, ce que dit Teilhard à ce sujet, bas de page 137-haut de page 138 –LE MILIEU DIVIN : « Malgré les expressions décisives de St Paul formulées , ne l' oublions pas, au commun des premiers Chrétiens, il peut sembler à quelques-uns que nous avons été amenés à forcer, dans un sens réaliste, la notion de corps mystique,-ou que, du moins, nous nous plaisions à y chercher des perspectives ésotériques. -Regardons d'un peu plus près, et nous constaterons que, par un chemin différent. nous avons tout simplement rejoint la grande voie frayée dans l' Eglise par le culte envahissant de la Ste Eucharistie ».

Poursuivons notre étude en tenant compte de ce paragraphe de notre ami Teilhard : rejoignons le "chemin différent de la Ste Eucharistie" dont le mystère tient dans le fait que, partant d'une simple morceau de pain, en répétant les paroles que le Christ nous a dictées, ce pain deviendrait consubstantiellement le corps mystique du Christ.

Cependant, il ne faut pas oublier qu' il s' agit dans notre catholicisme d' une liturgie spécifique, seules sont valables les paroles de consécration du prêtre représentant l' Eglise. et de plus chacun de ces éléments : pain- paroles du prêtre- Eglise sont inséparables et complémentaires.
C' est donc uniquement en partant de l' Eglise que Teilhard a la possibilité de démarrer son raisonnement pour expliquer que l' univers est aussi le corps mystique. Le problème est que l' Eglise, comme le dit St Augustin, consiste en "l' assemblée des croyants" dans un lieu bien précis : la planète terre. Il en résulte, puisque le dogme "lumen gentium" de l'Eglise Catholique dispose que le corps mystique du Christ ne peut exister que sur notre planète, la théorie de notre ami Teilhard avec son Christ Universel est impraticable !
Le dogme "lumen gentium" est donc incontournable. Tenant compte de ce qui vient d' être dit, il n'y a de place que pour une seule définition du Corps mystique du Christ, celle de St Paul.

Conclusion.
Deux autres désaccords principaux ressortent de ces huit pages:

1)Pour moi Dieu doit-être l'Absolu et j'ai besoin de cet Absolu; or Teilhard dans son Milieu Divin nous le présente comme "un Dieu qui change" (endomorphisation)

2) Quels que soient d' autres liens étroits qui puissent réunir le "donnant" et le "recevant", il ne peut y avoir pour moi une "identification" entre eux.
Exemples:
- En arboriculture la pomme ne peut pas être identique au pommier d' où elle provient.
- En ontologie, ETRE ,étudié sous sa forme verbale, fait que le sens de son participe ETANT est différent du sens de l'infinitif Etre. (dixit Jean Trouillard et Heidegger)
-Dans une famille, l' enfant n' est ni l' identique du père, ni l' identique de la mère.
-En théologie, du moins pour moi, le Corps du Christ n' est pas l'univers, et Dieu ne peut pas être identique à sa propre création.

Vendredi 12 Décembre 2014 17:23

Jérôme Bosch (1450/1516) CREATION DU MONDE
Jérôme Bosch (1450/1516) CREATION DU MONDE
-Selon nos valeurs et selon Teilhard de Chardin, l'Incarnation de Noël est une re-création dans la récréation de cette fête emplie désormais des " ENERGIES DE L'AMOUR".
Alors, JOYEUX NOEL !



-Si vous vous demandez quelle est l'origine du mot Noël (cf youtube) : " Il est important de savoir que le mot « Noël » n’existe qu’en Français !

En effet On dit plus clairement en Anglais « Merry Christmas » (joyeuse messe de Christ), en Allemand « Weihnachten » (La nuit sacrée) en Espagne « Feliz Navidad », (joyeuse nativité), en Italien « Buone Feste Natalizie » (bonne fête de nativité) et « Christougenna » (en grec) (naissance du Christ) etc…

Aucune ambiguïté verbale chez nos voisins, on fête la naissance du sauveur Jésus-Christ ; ce qui n’est pas aussi évident avec le mot «Noël», qui reflète bien l’esprit diplomatique et flexible de la langue française.

Le mot même de « Noël » en français a des origines énigmatiques. Il existe en effet plusieurs hypothèses sur l’origine de mot Noël. Certains expliquent qu’Il vient de l’expression latine «dies natalis» (jour de naissance) employée pour le jour où les chrétiens célébraient la naissance du Christ. Au fil du temps «natalis»aurait évolué phonétiquement en «Nael». (Mot apparu en l’an 1120) Il serait composé du «NA» de «natalis» et du «EL» qui désigne Dieu !

Cette interprétation par «dies natalis» véhiculerait donc l’Idée de l’incarnation de Dieu.

D’autres, justifient l’emploi du mot «Nael» en Luc 2 :11 (dans la version latine de Saint Jérôme) «Natus est vobis Emmanuel». (Il est né pour vous Emmanuel) Ainsi, «N» proviendrait de «Natus», «V» de «vobis», «E et L» «d’Emmanuel». (NVEL prononcé NAEL) Le mot «Nael» signifierait : «Il est né pour vous Emmanuel»

D’autres y voit la contraction du mot hébreu «Emmanuel» qui se prononce : IMMANOU- EL.

L’évolution du mot «Nael» continuera jusqu’en l’an 1175, où on écrit pour la première fois le mot «Noël».

L’ «O» de «Noël» viendrait de la dissimilation1 des deux «A» de «natalis», et du «O» de «vobis» (Le tréma sur le E fut ajouté en l’an 1718)

Le mot Noël aurait comme signification : «Jour de la naissance de Christ, qui est Dieu avec nous».

Mais il y a aussi un sens caché bien moins chrétien : Ceux qui ont introduit ce mot de «Noël» ont probablement voulu établir une substitution agréable aux païens qui utilisaient le mot «noio» qui signifie nouveau et «hel» qui désigne le soleil, ce qui donne le mot Noioel »
Vendredi 12 Décembre 2014 13:03

LE MILIEU DIVIN, Editions du Seuil


Renée   JOUBERT / la Parousie
Définitions de Parousie
-wikipédia : retour glorieux du CHRIST à la fin des temps dans le but d’établir définitivement le royaume de DIEU sur la terre.
- de Pierre Erny : ’’Entre mort et résurrection dans Mort et vie ‘’ hommage au professeur Dominique Zahan :’’La Parousie ….constituera un rétablissement de tous et de tout dans l’énergie divine.’’
Jeudi 11 Décembre 2014 13:55