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  <title>teilhard de Chardin</title>
  <description><![CDATA[]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-05-20T00:35:23+02:00</dc:date>
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   <title>Jean-Pierre Frésafond / REFLEXION SUR LE CHAPITRE 13</title>
   <pubDate>Thu, 10 May 2012 18:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   tome-10, « COMMENT JE CROIS » Pour la réunion du 25 mai 2012     <div>
              <br />
       	-Teilhard avait intitulé ce texte « Note sur la transformation créatrice ». Peut-être pensait-il à « L’Evolution Créatrice », titre que Bergson avait déjà utilisé différemment. Teilhard était en désaccord partiel avec Bergson quant aux conséquences de la théorie des différents modes de panthéisme ; d’ailleurs nous examinerons prochainement ce sujet dans le chapitre 6.       <br />
       	-Comme le suggère Teilhard dans le point 7 de mon résumé,  revenons à l’examen de la Genèse où Dieu passe de l’état virtuel à l’état manifesté.   Avant la Genèse, Dieu est hors espace-temps et, après,  Il est dans l’espace-temps ; à ce stade, il est dans la matière, presque complètement « dilué » en elle comme le suggère Teilhard dans le point 16 du résumé.  Mais, ô miracle, Il est à la fois dedans et hors matière car l’énergie divine initiale fonctionne sur deux modes différents selon une logique binaire dont l’infinie diversité des manifestations ne peut encore être saisie par l’intelligence humaine (voir le livre de Thierry Magnin p.131 L'expérience de l'incomplétude  / Le scientifique et le théologien en quête d'Origine  (éditions Lethielleux)       <br />
              <br />
       	-Selon Teilhard, ces états virtuels et réels ne peuvent pas être assimilés à une chute (Y a t-il seulement un haut et un bas ?  écrivait Teilhard dans son tome-1). Logiquement, nous ne pouvons nous baser que sur un postulat embryonnaire : la perfection divine  est absolue dans l’état virtuel et elle est relative dans l’état manifesté ; c’est ainsi que se conçoit le TOUT. Alors, ne perdons plus de temps avec cette controverse mais focalisons nos efforts sur la transmission du message porté par Celui qui a le secret et que nous connaissons tous :Christos.        <br />
              <br />
       	-Revenons brièvement aux trois premiers chapitres : Genèse, Eden, Serpent où nous voyons deux phases successives concernant le Jardin d’Eden.       <br />
       -Dans la première phase, l’interdiction de manger les fruits de l’Arbre de la Connaissance est absolue et  punissable de mort car la connaissance relative aux choses de l’univers sera dangereuse tant que l’humanité n’aura pas atteint un certain seuil critique de niveau de conscience.       <br />
       -Dans la deuxième légende biblique , celle du Jardin d’Eden, après que le fruit défendu fut goûté par l’humanité, on a l’impression que Dieu avait tout préparé pour que le fruit défendu fut mangé. Le piège de la transgression nécessaire avait été délibérément placé par Dieu dans ce « fruit défendu ». Dieu s’en réjouit puisqu’il dit à Adam : « Maintenant tu es comme Nous, tu connais le fruit de la connaissance du bien et du mal. » Cette connaissance étant assimilée à un certain niveau de conscience requis pour que l’évolution poursuive sa montée ; si non le phénomène humain est perdu d’avance, échec par disparition de l’humanité.        <br />
       	-Ainsi peut être défini le mythe fondateur des religions chrétiennes. Ce mythe a bien fonctionné jusqu’à ce jour grâce à des tentations nécessaires :       <br />
       - d’abord l’ange déchu Lucifer qui fut chassé du paradis pour avoir tenté de prendre la place du Créateur,  avant le commencement de l’univers, sans …       <br />
       -ensuite, survient le mythe du serpent dans lequel se cache Lucifer pour faire succomber Adam et Eve,       <br />
       -et enfin, la tentation proposée par Lucifer à Jésus pour le faire succomber à l’orgueil, mais Jésus préféra l’amour universel à un pouvoir vénal.       <br />
              <br />
       	-Depuis deux mille ans ce mythe fondateur a bien fonctionné mais les temps ont changé, il faut l’adapter aux temps nouveaux.        <br />
       Les temps ont changé car fort heureusement connaissances et consciences se sont considérablement élevées.  Cela dit, il ne faut pas en rester là, justement à cause de l’élévation de conscience qui n’est plus exclusivement confessionnelle mais aussi laïque. Le salut s’adresse à tous les humains sans exclusion.  Plus que jamais foi et raison doivent s’unir,  au même rythme  que celui de la course poursuite entre conscience et connaissance. Rien ne peut barrer la route à la volonté de connaissance qui est dans le cœur de l’humanité car le Créateur l’a voulu ainsi pour que l’humanité atteigne son achèvement (Plérôme).       <br />
              <br />
       	-Bien et mal sont deux aspects différents du même fruit. Thierry Magnin clarifie magistralement la thèse des contraires et des contradictions en se référant à Aristote dans le chapitre 7 de son livre cité plus haut (pages 143/179)       <br />
              <br />
       	-Le « réseau internet divin » est en nous, c’est notre âme; l’interroger est une pratique qui relève de l’intimité. L’activation de cette fonction divine qui est en nous ne demande qu’à se développer, mais l’initiative vient de nous : pas de demande, pas de réponse (voir Evangile de Matthieu C/19-34 : Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice; et toutes choses vous seront données en plus.       <br />
              <br />
       	-Nous disposons d’autres textes sacrés, éternels, et à la portée de qui veut bien s’en imprégner. Nous avons examiné la Genèse, mais il reste d’autres piliers au pont gigantesque de l’initiation, ils ont pour nom : Abraham, Moïse, Jésus, St Jean l’Evangéliste et l’apôtre St Thomas. Le langage de ces hommes pénètre indépendamment de nous dans notre conscience. Il suffit de lire et relire ces textes quand on en ressent le besoin ; tel est le miracle du langage symbolique, le seul à pouvoir transmettre l’indicible.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Jean-Pierre-Fresafond-REFLEXION-SUR-LE-CHAPITRE-13_a586.html</link>
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   <title>Lettre N°17 de l'Association Ile de France, la "Lettre de liaison des groupes Teilhard".</title>
   <pubDate>Tue, 08 May 2012 14:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Chers amis,       <br />
       Reprenons le fil de nos contacts.       <br />
              <br />
       	Tout d'abord, il faut vous faire part du décès très récent de Raoul Giret, que certainement beaucoup d'entre vous ont connu ; il s'est tant donné à la cause de Teilhard... Il fut notre Président de 1996 à 2003, au moment du lancement des cinq grands voyages &quot;sur les pas de Teilhard&quot; préparatoires à la célébration du cinquantième anniversaire de la mort du grand jésuite. Il ne participait plus aux réunions du Conseil, mais suivait ses réflexions et en était membre d'honneur. Lors de ses obsèques l'association fut bien présente pour manifester aux siens notre respect et notre reconnaissance.       <br />
              <br />
       Evoquons maintenant les événements qui ont jalonné la marche de l'association depuis notre dernier échange.       <br />
              <br />
       <b>1-	Evénements récents</b>-Retraite au Sacré Cœur de Montmartre, les 3 et 4 mars. Organisée par Chantal Amouroux, elle est maintenant bien traditionnelle. Elle fut animée par le Père Martelet, si merveilleusement bien remis,  et le Père Olivier Teilhard de Chardin sur le thème : « L'amour de Dieu et l'amour du monde dans la vie chrétienne », à partir de «  Forma Christi », texte des « Ecrits du temps de la Guerre ». Une bonne cinquantaine de personnes y ont participé, pour la plupart membres de l'Association. Devant la qualité de cette retraite, nous aimerions la voir accueillir davantage des personnes étrangères à l'association. Il va falloir en faire la proposition d'une façon beaucoup plus large et diverse.       <br />
              <br />
       <b>- Assemblée Générale de l'Association, le 24 mars</b>       <br />
             Elle se tint dans les magnifiques locaux de la Conférence des Evêques de France, avenue de Breteuil. Elle comportait plusieurs étapes :       <br />
             *Une AG Extraordinaire, afin d'entériner la modification des statuts, à la suite de l'expérience concluante de la création d'un poste de Secrétaire général (Hilaire Giron) et d'un bureau exécutif. Cette AG extraordinaire a également complété l’article relatif aux finalités de l’association, y rajoutant le terme inscrire dans l’actualité la pensée de Teilhard, plutôt que le terme actualiser qui figurait dans le projet.  Malgré l'accord à l’unanimité des membres présents et représentés quant à ces modifications, le quorum nécessaire pour entériner ce projet n'étant pas atteint, il a fallu réunir formellement une 2éme assemblé extraordinaire le 14 avril pour acter valablement le texte des nouveaux statuts.       <br />
       * Une AG ordinaire       <br />
       Il y fut procédé au renouvellement statutaire des 5 administrateurs sortants, qui tous se représentaient. En outre, un poste étant vacant après le décès de notre ami Michel Aubin, il fut proposé à l'élection la candidature d'un nouvel administrateur, Alain Hatier. Libraire, ayant une grande expérience de l'animation de réseaux commerciaux, Alain est un membre très actif dans sa région de Troyes. Il est à l'origine de la création de plusieurs groupes (Troyes, Sens, et bientôt Reims). Il a été initiateur de nombreuses conférences dans cette région et d'un cycle d'enseignement sur Teilhard à Troyes. Tout cela en excellente relation avec son évêque, Mgr Stenger. Dans le sillage de toutes ces actions, le Centre Catholique des Médecins de Reims a reçu le 7 février le Père Madelin pour une conférence : « Teilhard,  homme de science et passionné de Dieu », et Mgr Dupleix intervenait à Troyes le 12 avril sur le thème « Teilhard, prophète du troisième millénaire » .Comme vous le voyez, un nouvel administrateur très impliqué...       <br />
             Autre point. Notre trésorier, Jacques Lacoste, a fait état d'un résultat légèrement négatif de nos finances. Rien de trop inquiétant : nous avons eu à investir pour la rénovation du site Internet. Et nos résultats sont soumis aux aléas des dates de rentrée des cotisations. Nos adhérents vieillissent ; les nouveaux sont moins généreux.        <br />
             Il nous faut à nous tous, les responsables de groupe, bien faire sentir à nos membres la nécessité et l'apport d'une association centrale active et vivante ; elle a besoin de leur adhésion et collaboration. La diffusion de cette lettre trimestrielle peut aider à leur en donner perception.       <br />
              <br />
       <b>*Une conférence/table ronde</b>        <b>« La pensée de Teilhard peut-elle nous aider à orienter nos choix politiques ? »</b>Y intervinrent successivement Pierre-Louis MATTHIEU, un de nos membres auteur d'un ouvrage publiée en 1969 sur  « la vision politique de Teilhard de Chardin » ; il en présenta les principaux axes. Puis le Père Matthieu Rougé, délégué de l'épiscopat auprès des Assemblées Parlementaires et curé de Ste Clotilde, présenta le message publié par les évêques de France le 3 octobre 2011 dans la perspective des élections. Ceci suivi d'un débat.       <br />
             Conclure l'AG par une conférence de qualité, ouverte à tous, même les non-membres, est très porteur. Cette année, elle traitait de plus d'un thème en phase avec les préoccupations concrètes du moment. Cet axe dans le choix du thème traité est à retenir, car il permet d'intéresser autour de nous de façon plus large. La participation en a été la preuve. Par ailleurs, nous envisageons l'an prochain, de proposer une AG incluant un temps de déjeuner de façon à permettre de vraies rencontres entre nous.       <br />
              <br />
       <b>- « Ensemble construisons le terre »- </b>Exposition et manifestations à Genève, du 26 au 31 mars       <br />
             Rémo Vescia, avec le soutien de Jésuites italiens, a organisé toute une série d'événements dans la région de Genève.       <br />
             Tout d'abord, le déploiement dans l'église St Joseph de sa magnifique exposition. Puis une série de conférences dans diverses églises genevoises et au Monastère de Collombey, conférences données par  Remo Vescia et Pierre Emonet. Elles étaient proposées en association avec un spectacle-prière présentant « La messe sur le Monde », Julien Lambert récitant ce texte mystique, Anouk Molendjik entrelaçant dans les interstices de cette prière des airs de musique sacrée (Mozart, Rossini, Fauré..). Un grand rayonnement pour faire connaître Teilhard en Suisse et contribuer au rayonnement du groupe de Genève.       <br />
       Cette exposition, magnifique et au catalogue somptueux, est appelée à beaucoup circuler. Vous pouvez envisager d'organiser sa venue. De plus, un extrait Power-Point va être mis au point, ce qui  permettra de mettre en œuvre des expositions plus légères. C'est ce qui va être prochainement exposé à Besançon. Et sans doute à l'automne à Aix en Provence          <br />
              <br />
       <b>-Visite de  Haiyan Wang.  </b>       <br />
       Elle est la tête de pont de Teilhard en Chine.  Professeur de langues au BLCU (Beijing Language and Culture University), elle avait participé très activement au Colloque de Pékin en 2003, puis assisté et intervenue (par un témoignage très émouvant) au Colloque de New York en 2005. Elle est en charge de la traduction et de la diffusion des œuvres de Teilhard en Chine. Elle était en France pour quelques jours à l'occasion d'un colloque universitaire. Une rencontre de travail a eu lieu le 26 mars à l'Association, autour de Gérard Donnadieu, Marie- Anne Roger et Jacques Masurel. Ceci a permis de faire un point. Le tome 8, « La place de l'homme dans la nature », est maintenant traduit en chinois. Lors du colloque de 2003 en Chine, il avait été demandé aux participants de contribuer à la constitution d'un fond en vue d'aider au lancement de traductions de l'œuvre de Teilhard. Une partie de ce fond va alors être libéré dans ce but. A été évoqué aussi le lancement d'une association Teilhard en Chine ; ainsi que le déplacement d'Haiyan Wang à Lisbonne pour une intervention lors du colloque sur la Chine qui s'y organise en mai 2013 . Une petite réception amicale eut lieu le soir en son honneur chez Gérard Donnadieu, à laquelle participèrent quelques-uns de ses amis et quelques membres du Conseil.       <br />
              <br />
       <b>-Démission du Responsable de la Communication</b>       <br />
             Olivier de Galzain, Responsable de la Communication, a fait part de sa démission de ce poste ; il reste membre du Conseil. Son efficacité avait été appréciée. Mais il a estimé ne pas disposer de suffisamment d'autonomie dans son action. Il va nous falloir trouver quelqu'un qui puisse reprendre tous les contacts qu'il avait établis.       <br />
              <br />
       <b>- Revue « Teilhard Aujourd'hui »</b>       <br />
             A la suite du décès de Michel Aubin, c'est la Société St Léger Editions qui est chargée de l'impression et de la        <br />
             diffusion de la revue. Le premier numéro édité par eux, sous une maquette améliorée, vous est parvenu. Il s'agit du n° 41 dédié au Colloque de Novembre 2011 : « L'espérance à l'épreuve du mal ». Il est simultanément mis en vente dans les réseaux de La Procure, Siloë et autres librairies..       <br />
              <br />
       <b>-Lancement de la collection &quot;Etudes et Témoignages »</b>       <br />
             Il s'agit pour l'Association de faire connaître à ses membres des documents trop longs pour être publiés dans la revue, et trop courts pour être édités sous forme de livres. Ceci serait réalisé sous forme de polycopiés. Le premier numéro reproduit la thèse soutenue en 1966, à l'Institut Supérieur de Sciences Religieuses de Montréal, par le Canadien Gilles Gamache, sous le titre &quot;L'Eucharistie selon Teilhard de Chardin&quot;.  Ce document est disponible (au prix coûtant : 9€) et sera vendu  par l'Association, à l'occasion de colloques et autres manifestations       <br />
             Si vous menez des études ou voyez autour de vous des travaux qui mériteraient d'être portés à la connaissance de nos membres, n'hésitez pas à nous les faire connaître. Travaux d'environ 80 pages, ou éventuellement jusqu'à 150 pages pour des numéros spéciaux. Si cette collection se développe, il faudra mettre en place un Comité de lecture pour donner, avant publication, l'agrément de l'Association.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>2-	Initiatives proches et réflexions en cours</b>- De multiples manifestations initialisées par nos membres       <br />
       Beaucoup de propositions sont faites dans la France entière.       <br />
             Si vous voulez informer largement les membres de l'association d'un événement, transmettez l'information à Mathilde, afin qu'elle puisse la diffuser dans la lettre d'information qu'elle envoie très fréquemment à tous ceux dont elle a l'adresse mail.       <br />
             Nous avons parlé des manifestations proposées dans l'Est par Alain Hatier. D'autres événements importants ont eu lieu à Colmar, à Lille. Citons aussi la prochaine conférence de Mgr Dupleix à Paris à l'Oasis (Evelyne Maurice) sur « Newman et Teilhard »,  la prochaine manifestation à Besançon (Hélène Gheeraert ), accompagnée d'une exposition à partir d'un extrait Power-Point de l'exposition « Ensemble Construisons la terre ».       <br />
              <br />
       <b>-Groupes de lecture</b>       <br />
             Ils poursuivent leurs activités. Hilaire Giron a initialisé une enquête afin de mieux cerner leur mode de fonctionnement et leurs attentes. Pour cela, un questionnaire a été adressé aux responsables, complété parfois de contacts téléphoniques ou même de visites pour certains (Toulouse, Carcassonne et Nîmes). Lorsque le nombre de réponses reçues sera significatif, une véritable synthèse de leurs résultats sera diffusée. Déjà, leur diversité est frappante. Certains, d’ancienneté forte, sont confrontés à l’augmentation de la moyenne d’âge et à la difficulté d’avoir de nouveaux entrants plus jeunes. Les plus récents affichent un dynamisme de développement certain. Tous marquent une motivation profonde pour la pensée et la vision de Teilhard. La richesse des équipes et de leurs relations régionales laisse bien apparaître l’intérêt qu'aurait un maillage plus soutenu de ce réseau afin de permettre échanges d'expériences et de réflexions.       <br />
             A ce sujet, quand  nous recevons des demandes de personnes désirant intégrer un groupe, Mathilde va en aviser les responsables des groupes les plus proches géographiquement, afin que ceux-ci prennent en charge l'accueil, le suivi du contact, une proposition d'entrée dans un groupe, ou un accompagnement pour aider à la mise en route et aux premières réunions d'un nouveau groupe… Pour débuter un groupe, vous vous souvenez de l'aide intéressante que peuvent apporter les six « fascicules » dont nous disposons et qui proposent comme première année d'étude, un tour d'horizon rapide des axes principaux que questionne et illumine la pensée de Teilhard : Une mondialisation en quête d'âme - Le ré-enchantement du monde – Omega - Le problème du mal - Le féminin – La Recherche.         <br />
              <br />
          <b>   Très prochainement, va débuter à Paris, un groupe réunissant des « jeunes » (25/45 ans environ).</b> Il est intéressant de pouvoir les réunir au sein d'un groupe nouveau, à distance de nos « cheveux blancs » majoritaires, et dans le ton différent de leurs préoccupations.       <br />
              <br />
       <b>- Centenaire de la Guerre 14-18</b>       <br />
             André Peltre reste très attentif au grand mouvement qui s'enclenche autour des multiples célébrations qui vont marquer ce centenaire. Je vous ai déjà parlé de l'action en cours pour voir les sites des champs de bataille de la grande guerre classés par l'UNESCO au Patrimoine Mondial. Il y aura place pour parler de Teilhard et le faire connaître dans des milieux très ouverts. Teilhard a participé glorieusement à cette guerre. Avec trois citations à l'ordre de l'armée, il a été décoré de la Croix de guerre, de la Médaille militaire et même, à la demande de son ancien régiment, il sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1921  Et c'est sous le feu des tranchées qu'il a vu son intuition profonde éclore et se préciser.       <br />
              <br />
       <b>- Prochaine parution au Seuil</b>       <br />
             Le Seuil a sollicité la Fondation pour la publication d’un petit livre sur la spiritualité de Teilhard, pour sa collection « Voix spirituelles ». Dans cette collection sont publiés des auteurs ou des spirituels chrétiens et non chrétiens. Il s’agit de rassembler des extraits des écrits de Teilhard de nature proprement spirituelle (ni théologique, ni philosophique, ni phénoménologique), avec de brèves introductions. Ce travail est en cours de réalisation par J.P. Demoulin et M.J. Coutagne. Le livre devrait sortir assez prochainement, avec une préface de Mgr Dupleix.       <br />
              <br />
       <b>3-	Projets et Evénements à venir</b>- <b>Académie Catholique de France</b>       <br />
       Gérard Donnadieu a noué d'excellentes relations avec le Président de cette Académie, le Père Capelle-Dumont. Celui-ci lui a proposé de présenter, lors de la prochaine AG de l'Académie le 9 mai prochain les 3 grandes questions intellectuelles qui, de notre point de vue, sont importantes pour les prochaines années dans le dialogue entre la raison et la foi chrétienne. Quelques autres membres ont aussi été convié à intervenir sur cette question. Trois thèmes ont été retenus : Retrouver un récit « fondateur » de la création - Promouvoir une anthropologie non réductionniste, équilibrant soigneusement nature et culture, et posant la différence sexuelle comme fondement de toute altérité – Dire le Dieu chrétien de manière intelligible, contribuant ainsi à faire du christianisme « la religion de l'avenir ».       <br />
              <br />
       <b>- Séminaire de recherche avec la Fondation le 1er juin 2012</b>       <br />
       Ce séminaire est ouvert aux administrateurs de la Fondation ainsi qu'à ceux de l'Association. Selon la séquence retenue,  il sera cette année à caractère «philosophico-théologique», ce qui n’exclut évidemment pas un regard scientifique.         <br />
             Son thème sera &quot;La finalité chez Teilhard&quot;. Sera d'abord abordée  « L' approche philosophique et scientifique de la finalité », pour ensuite s'arrêter sur  « Teilhard et la finalité » . Y interviendront le Père Martelet, Marie-Jeanne Coutagne, Jean-Pierre Demoulin, Gérard Donnadieu et Marc Godinot.  L'animation en sera assurée par Marie Bayon de La Tour.       <br />
             Un cahier de recherche (n°3) sur le thème fera ensuite l'objet d'une publication qui vous sera proposée.       <br />
             A ce propos, le Cahier de recherches n° 2, fruit des travaux du dernier Séminaire de recherche avec la Fondation, devrait sortir prochainement. Sa finalisation fut difficile, tant cette étude scientifique complexe avait à intégrer des éléments très hétérogènes.       <br />
              <br />
            <b> -Séminaire de Roc-Estello, du jeudi 30 août au dimanche 2 septembre 2012</b>       <br />
       Le thème en sera : «  Teilhard de Chardin et John Henry Newman »       <br />
       Une date à noter, tant ces réunions à Roc Estello sont intenses et de très grande qualité       <br />
              <br />
       <b>-Retraite de Paray-le-Monial, le week-end du 22/23 septembre 2012</b>       <br />
             Cette année, c'est en septembre que se tiendra notre 5ème retraite à Paray-le-Monial.       <br />
       Le thème en sera : « Dieu travaille avec l'homme pour que l'homme travaille avec Dieu ».       <br />
       Le Père Jacques Roubert, de la Communauté Jésuite de Paray-le-Monial, en fera l'animation spirituelle.       <br />
             Nous sommes heureux de voir nos efforts pour amorcer une collaboration avec les Chrétiens de sensibilité proche de l'Emmanuel, porter leurs fruits. Dans la toute dernière revue de Paray-le-Monial, proche de l'Emmanuel, est publié un excellent article « Teilhard, visionnaire... Le monde a un cœur, celui du Christ ». Ceci fait suite à notre rencontre lors de la dernière retraite avec le Chapelain des sanctuaires de Paray, le père Bernard Peyrous, et aux échanges qui ont suivi entre Gérard Donnadieu et la journaliste Christine Gelot Bray. Je vous le transfère en pièce jointe.        <br />
              <br />
       <b>- Journée de commémoration de Vézelay, le vendredi 5 octobre 2012</b>       <br />
             Pendant cette journée sera commémoré le 30ème anniversaire de la disparition de la fidèle collaboratrice du Père Teilhard, Jeanne Mortier, ainsi que le 50ème anniversaire des premiers colloques Teilhard tenus à Vézelay, entre 1960 et 1971. La première session, historique, se tint dans la maison de Romain Rolland, grand ami de Jeanne Mortier. Ensuite ce fut dans la salle des fêtes de la mairie, où va être apposée une plaque.       <br />
             A l’occasion de cette journée, une messe du souvenir sera concélébrée par  Mgr Dupleix entouré des Pères Olivier Teilhard de Chardin, François Euvé...       <br />
              <br />
       <b>- Colloque de Rome (9 et 10 Novembre 2012)</b>       <br />
       C'est un magnifique projet !!       <br />
       Son titre est le suivant :  <b>&quot;Défis anthropologiques d'aujourd'hui </b>       <br />
          Une lecture de Pierre Teilhard de Chardin pour une évangélisation renouvelée :    A 50 ans du Concile Vatican II »       <br />
              <br />
       Il se tiendra à l'Université Pontificale Grégorienne, sous la Présidence du  Cardinal Poupard       <br />
       En octobre à Rome, seront fêtés les cinquante ans de l'ouverture du Concile Vatican II. En outre s'y tiendra à la même époque le Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation.       <br />
             C'est dans cette continuité que veut s'inscrire notre Colloque. Le programme en est maintenant tout à fait établi. Il traitera, à l'éclairage de Vatican II et de la pensée de Teilhard, de la question du dialogue inter-religieux et avec les non-croyants - du nouveau seuil d'humanisation qu'ont à franchir les rapports économiques, sociaux, culturels - d'une vision planétaire et évolutive du  monde. Vous trouverez les détails en ligne sur le site www.teilhard.org.  Il vous y est proposé d'éditer le dépliant publicitaire qui donne tous ces détails ; vous pouvez aussi demander à notre secrétaire, Mathilde, de vous en faire parvenir.       <br />
       Les communications seront disponibles en italien, en français, et sans doute en anglais.       <br />
             Par ailleurs, sera présente à la Grégorienne, la magnifique exposition « Ensemble construisons la terre » (autour de Teilhard/ St Francois d'Assise et les fresques de Giotto/ François Cheng). Sous la houlette de son Commissaire, Remo Vescia, elle continue à Rome son périple, après Bordeaux, Paris, St Maur, Genève...       <br />
             Attention : la présentation du colloque dans le dernier numéro de notre revue (mars 2012- n°41) comportait des erreurs, notamment sur le prix d’inscription qui depuis a été revu à la baisse.       <br />
       Sur le plan pratique, si vous désirez passer par l'agence BIPEL (01 45 55 47 52) pour résoudre vos vols et votre hébergement, la date limite d'inscription est celle du 6 juillet. Si vous organisez vous-même votre voyage, les inscriptions au seul colloque peuvent être reçues jusqu'à la veille du colloque.        <br />
             Faisant suite à notre colloque, l'Association « Artisans de paix », dont la Présidente est une de nos membres et amie Paula Kasparian, propose du 11 au 18/11 un Pélérinage en Terre sainte, pour une rencontre interreligieuse : « Accueillir la paix qui nous vient de Jérusalem ». Vous avez toutes les informations sur le site www.teilhard.org,  dans l'agenda.        <br />
              <br />
       <b>b[-A Lisbonne les 25 et 26 mai 2013, colloque sur la Chine</b>]b       <br />
             L’association portugaise, sous la houlette d’Antonio Paixao, organise avec la participation de la  Fondation Oriente, un colloque sur la Chine à l'occasion du 90ème anniversaire de l’arrivée de Teilhard à Tientsin. Son thème : « La Chine dans la mondialisation culturelle et religieuse». Les Actes de ce colloque seront publiés par notre revue.         <br />
             Une occasion de saluer le magnifique travail qui se met en œuvre au travers du Centre Européen Teilhard (CET- Association « Teilhard Monde »), et de sa dynamique Secrétaire Générale, Marie-Anne Roger.       <br />
              <br />
       Comme vous voyez, l'Association ne chôme pas... !!       <br />
       Bien amicalement       <br />
              <br />
                                                               Jacqueline Barthes, au nom de l'équipe du Conseil       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Lettre-N-17-de-l-Association-Ile-de-France-la-Lettre-de-liaison-des-groupes-Teilhard_a585.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>A.M. Tisserand / une synthèse du chapitre 13</title>
   <pubDate>Sun, 06 May 2012 11:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Comment je crois" de Teilhard, réflexion pour mai 2012     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/photo/art/default/4163385-6318830.jpg" alt="A.M. Tisserand / une synthèse du chapitre 13" title="A.M. Tisserand / une synthèse du chapitre 13" />
     </div>
     <div>
      Le schéma du cône n° 2 p. 224, avec ses repères M-A1, V, H, A2, EV et D permettra une synthèse du chapitre 13. Mais <b>« l’essentiel à entendre est-il bien là ? Nous essaierons de voir comment le texte parle plus que ce dont il parle. » </b>(Joseph Grison, dans son article  n° 583 paru sur notre site le 1/5/2012), dans le respect de la pensée de Teilhard; ce qui nécessitera de la part du lecteur de faire momentanément abstraction, peut-être, de ses habitudes de penser.       <br />
              <br />
       1-<b>- point M-A1 LE MULTIPLE DE BASE.</b>       <br />
               <br />
       -Commentaires de Teilhard par rapport au point M : <b>« Multiple primordial, non peccamineux, du néant, équivalent  fonctionnel du Premier Adam » et source du mal statistique. »</b>       <br />
              <br />
       <b>-Formes potentielles créables :</b>       <br />
              <br />
       <b> &quot;Le multiple de base représente (…) non plus les débris d’un être pulvérisé&quot; </b> (comme sur la figure 1),<b> &quot;mais la forme originelle, essentielle de l’être participé&quot;.</b> (p. 227P)       <br />
       	-A ce niveau, le  multiple de base s’organise déjà <b>« obscurément » </b> en fonction d’informations ou d'un plan d’évolution ultérieure des points V (apparition de la vie), H  (apparition de la liberté et du péché), A2 (Nouvel Adam)       <br />
              <br />
       Rappel du  <b>principe d’émergence</b> énoncé par Teilhard dans <b>Le Phénomène Humain </b> :        <br />
       <span style="font-style:italic">« Dans le monde rien ne saurait éclater un jour comme final à travers les divers seuils (si critiques soient-ils) successivement franchis par l’évolution, qui n’a pas d’abord été obscurément primordial »</span>       <br />
              <br />
       <b>-Le multiple apparait du « néant »</b> dit Teilhard,        <br />
       c'est-à-dire du rien; à supposer que ce qui est hors espace-temps, (en dessous du point M, ou carrément au-delà du point A2 ?),  soit vraiment du  néant; qu'en savons-nous exactement ? Le point M serait, du même coup, véritablement créé car <span style="font-style:italic">ex nihilo </span> . Mais on peut aussi admettre que  Teilhard nomme &quot;néant&quot; ce qui est au-delà de toute analyse scientifique possible pour l'instant. Cependant, il est hautement envisageable que les limites de l'intelligence humaine ne puissent qu’être indéfiniment repoussées plus loin et plus haut.       <br />
              <br />
       <b>-Une présence divine ou Immanence :</b>  /  Où l'on comprend mieux  <b>L'Hymne à la Matière</b>  de Teilhard ...       <br />
              <br />
       Teilhard écrit, p.  229 : <b>&quot; la création entraînant (parce que unificatrice) une certaine immersion du Créateur dans son œuvre (…)  </b> et  encore : <b>«  Pourtant, quelque chose de divin ne peut pas ne pas être impliqué dans la création » </b>. Le multiple de base ou matière première <span style="font-style:italic">(materia prima)</span> est comparable au sein de la « Vierge Noire » (&quot;Je suis Noire et pourtant je suis belle ......&quot;/Cantique des cantiques&quot;, pièce jointe n° 2)  où s’opère une lente gestation en vue de l’Incarnation quand le moment sera venu. C'est l'archétype de la Mère de Jésus. L’embryon d’enfant ne contient-il pas déjà tous les potentiels du futur être humain ? C'est l'Alpha <b>DE </b> l'Omega sur l’axe facilement imaginable du cône n° 2  soit :       <br />
       <b>A-1</b> (-premier Adam)  / <b>A-2</b> (deuxième Adam) selon Teilhard .        <br />
              <br />
       -Il n’y aurait donc  de <b>« chute originelle » que celle d’une Etincelle divine</b>,  ou Immanence, dans la création en devenir.        <br />
       -Il n'y aurait, au contraire, <b>pour l’Homme, qu' une lente et douloureuse ascension  </b> (et non pas une « chute ») <b>sur les degrés de l’échelle d’évolution</b> ; comme le montre progressivement la figure 2 (contrairement à la proposition <b>alexandrine</b> de la figure 1 ).       <br />
              <br />
       Avant de se faire « chair » le Verbe s’est d’abord fait « matière ». Si l'on s'intéresse aux Ecritures, écoutons :        <br />
              <br />
                 -Livre d'Isaïe 44:6.<b>&quot;Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n'y a point de Dieu&quot;</b>       <br />
                 -Apocalypse 1:8 <b>&quot;Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout Puissant&quot;.</b>       <br />
                 -Jean 8 : 58 :<b> &quot; En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis. &quot;</b>       <br />
              <br />
       En complément de la pensée de Teilhard et des Ecritures, j'ai trouvé intéressant l'article ci-dessous :        <br />
       <span style="font-style:italic">« L’importance des états virtuels dans l’émergence de l’ordre complexe dans l’univers » par Lothar Schäfer :  Mécanismes de l’évolution ? (références google) Lothar Schäfer, Département de Chimie et de Biochimie Université de l’Arkansas, Fayetteville, Arkansas 72701 U.S.A       <br />
              <br />
       « Dans sa transcription de la « Phénoménologie de l’Esprit » de Hegel, Küng (1978) décrit le Dieu de Hegel comme n’étant pas le Dieu du passé, ni celui au-dessus du monde (Dieu au Ciel), ou bien encore le Dieu-Horloger déiste extérieur au monde, mais un Dieu dans le monde, traversant l’histoire et évoluant en elle, à la recherche de soi à partir d’une aliénation de soi-même, un Dieu en développement « qui s’abandonne au monde, guidant le monde en tant que Nature et finalement en tant qu’Esprit à travers tous les stades, jusqu’à lui-même et son Être infini et divin. » (Küng 1978, p.177). Hegel développe le concept de Dieu-dans-le-Monde et le Monde-en-Dieu sans se départir du cadre chrétien, sans se soumettre à un « athéisme irréligieux » (Küng, p. 172) menant néanmoins à une nouvelle compréhension du Divin et du Monde. « Le Dieu de Hegel n’est pas un dieu au-delà des étoiles qui agit sur le monde de l’extérieur. Au contraire, Dieu est l’Esprit emplissant tous les esprits dans les profondeurs de la subjectivité humaine... La création du monde n’est pas perçue comme une résolution délibérée, aléatoire et abstraite, mais comme quelque chose d’enraciné dans la nature de Dieu : elle n’est pas considérée dans le contexte d’une sorte d’émanation (procédant du parfait vers l’imparfait avec au commencement un âge d’or au Paradis), mais dans le contexte d’une évolution (procédant de l’imparfait vers le parfait, même si l’évolution des espèces n’est pas envisagée) » </span>(Küng, 1981, p.189).       <br />
              <br />
       -<b>Phase non peccamineuse du mal statistique</b>       <br />
              <br />
       La zone M-A1 est bien  la source du <span style="font-style:italic">mal statistique</span>  qui<b>.« remonte jusqu’à l’origine  première des choses  (…) pourquoi les vivants meurent-ils, si non en vertu de la « désintégrabilité » essentielle  à toute structure corpusculaire ? » </b>(p.221)       <br />
       L’homme doué de réflexion et de conscience n’étant pas encore apparu, le niveau M est forcément non peccamineux.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>2- POINT V, APPARITION DE LA VIE ET DE LA DOULEUR</b>       <br />
              <br />
       &quot;Voilà pourquoi le péché originel n’est pas à l’origine de la mort puisqu'elle est <b> «  Inscrite dans la physico-chimie même de la matière, elle  ne fait qu’exprimer à sa façon l’atomicité structurelle de l’univers. S’il y a dans le monde  un péché originel, il ne peut y être que partout et depuis toujours.&quot; </b>       <br />
              <br />
       Le processus d’évolution se conçoit bien quand on voit le cône émerger de la nuit des temps et, avec lui, l’apparition de la vie et de la douleur, toujours imprégné du  &quot;mal statistique&quot; depuis le point M. lié à une multitude de tâtonnement et d’essais dans l’immensité de l’espace-temps  du repère EV (p.227) ,        <br />
              <br />
       <b>3. POINT H, APPARITION DE LA LIBERTE HUMAINE ET DU PECHE</b>       <br />
              <br />
       A partir de l’Homme qui a franchi <span style="font-style:italic">le pas de la réflexion </span>et qui est donc libre de ses choix va  apparaitre le péché         <br />
       Dans cette explication, écrit Teilhard p. 228,<b> « le péché originel cesse d’être un acte isolé pour devenir un état (affectant la masse humaine dans son ensemble, par suite d’une poussière de fautes disséminées au cours du temps dans l’humanité. Mais ceci même contribue à intensifier (loin d’atténuer) les caractéristiques dogmatiques de la chute. En effet, la Rédemption est bien universelle, puisqu’elle vient remédier à un état de choses lié à la structure la plus profonde de l’univers en voie de création. » </b>       <br />
       Mal statistique » et mal moral (lié à la liberté de choix, en conscience) se cumulent, interagissent réciproquement. Tangentielle et Radiale se cumulent et interagissent l’une par rapport à l’autre.        <br />
       	-C’est au niveau de la « tangentielle »  (les apparences ou le « dehors des choses) qu’existerait  le «mal  statistiques »       <br />
       	-C’est au niveau de la « Radiale » (dedans des choses, ou forces spirituelles bien/mal) qu’apparait le « péché »       <br />
              <br />
              <br />
       <b>4-POINT A-2</b> <b>NOUVEL ADAM</b>       <br />
              <br />
       Sommet qui résume toute la manifestation. C’est l’unification totale de la création en Christ-Omega. C’est aussi l’actualisation d’un accès à un niveau de vie supérieur pour l’Homme. C’est la spiritualisation maximale de la création, dépassant ainsi les « ratés » et « tâtonnements » du phénomène d’évolution.       <br />
              <br />
       <b>5-POINT D :</b>        <br />
              <br />
       le triangle du point D est détaché du sommet du cône, comme si D n’était pas dans la création en tant que  Dieu transcendant, le Tout Autre, non immanent .       <br />
               <br />
       <b>CONCLUSION : </b>       <br />
              <br />
       Jean Chapitre  XX 1 à 18 où l’on apprend que Jésus ressuscité apparut en premier à Marie-Madeleine, qui ne le reconnut point,  et qu’elle prit pour un « jardinier ». J’ai longtemps pris l’image du « jardinier » pour image d’Epinal. A  bien réfléchir, j’ai fait la relation entre le « Jardin d’Eden »  puis le jardin  de la Terre, et celui du cosmos. L’Alpha de l’Omega, le  Verbe Créateur ne serait-il pas le divin Jardinier de la création qu’il cultive, qu’Il ensemence, qu’Il gère et fait prospérer (successivement points M-A1, V,  H et A2)en vue de<b> la « Récolte » au point « A -2» </b>? (Voir en bas de page  pièce jointe n° 1)       <br />
               <br />
       Dans les deux Testaments les références aux travaux de la terre , à la Paysannerie, sont très nombreuses. Mais s’il fallait n’en citer qu’une seule ce serait dans Jean, chapitre XII/24 :&quot; <b>Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit&quot; </b>. Ce qui, au final, est valable aussi pour chaque être humain de tous les temps. Pour résumer selon le repère EV figure 2 :  <b>« Création, Incarnation et Rédemption n’apparaissent plus que comme les trois faces complémentaires d’un seul et même processus&quot;  </b>(p. 229).       <br />
              <br />
       Pièce jointe ci-dessous :        <br />
       (1)  icônographie orthodoxe, anonyme : &quot;Il est descendu aux enfers&quot;, il a pris le vieil Adam par la main pour l'élever, et toute la Race humaine en lui       <br />
       (2) Vierge Noire, Le Puy en Velay  &quot;Je suis noire et pourtant je suis belle&quot; (Cantique des cantiques) archétype de la Mère de Jésus
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/photo/art/imagette/4163385-6318830.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/A-M-Tisserand-une-synthese-du-chapitre-13_a584.html</link>
  </item>

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   <title>Joseph GRISON / Une lecture de « Chute, Rédemption et Géocentrie »</title>
   <pubDate>Tue, 01 May 2012 10:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
             <br />
       Découvrant depuis peu l’œuvre de Pierre Teilhard de Chardin, je me positionne ici comme lecteur, et non comme ayant un savoir sur cet homme et sa pensée. C’est donc simplement une lecture de l’essai « Chute, Rédemption et Géocentrie » (tome X) que je vous propose maintenant, à partir du texte seul, sans apport de connaissances extérieur.       <br />
              <br />
       A première vue, le texte parle principalement de péché originel et de rédemption. Mais l’essentiel à entendre est-il bien là ? <b>Nous essaierons de voir comment le texte parle plus que ce dont il parle.</b>       <br />
              <br />
       <b>1. On peut facilement dégager une sorte de schéma </b>sur lequel s’appuie l’argumentation (on pourrait sans doute aussi parler de « présupposés de l’auteur », ou de « cadre de pensée ») concernant le rapport entre la science et la religion, ou plutôt entre le discours scientifique et le discours religieux.       <br />
       <b>Représentons ce schéma comme deux axes qui se coupent à angle droit : l’un horizontal correspondant au niveau du discours scientifique, et l’autre vertical pour le dogme chrétien. </b> A        <br />
       l’intersection de ces axes, on a ce que le texte nomme « la représentation historico-dogmatique ».        <br />
              <br />
       <b>Dogme fondamental       <br />
       	 ↓       <br />
       Représentation historico-dogmatique ← Discours scientifique </b>       <br />
              <br />
       <b>Le texte nous place alternativement sur l’axe vertical et sur l’axe horizontal : </b>-	       <br />
       <b>Axe vertical : interprétation du dogme.</b>       <br />
       Qu’est-ce qui, dans le discours religieux, est fondamental, est la « substance » ou l’ « esprit » du dogme ? A priori c’est une question d’interprétation de la Bible.        <br />
       <b>-Axe horizontal : comparaison avec la science : vraisemblance…</b>       <br />
              <br />
       La représentation historique du dogme est-elle vraisemblable avec la représentation scientifique de l’histoire du monde ?        <br />
              <br />
       Cette structure du rapport entre le discours religieux et le discours scientifique est présente dans tout l’essai (le dogme fondamental n’est pas comparé directement au discours scientifique) ; mais dans ce cadre, un certain flou va apparaître…       <br />
              <br />
       <b>2. En effet, on s’attendrait à ce que la dimension verticale soit le lieu du croire et que la dimension horizontale soit celui du savoir, </b>mais il est intéressant de remarquer que l’usage des verbes croire et savoir n’est pas fait systématiquement dans ce sens. Quand on regarde leur utilisation au long de l’essai, on voit qu’ils concernent tous les deux aussi bien le domaine du dogme que le domaine de la science.        <br />
       Une phrase a particulièrement retenu mon attention : à propos de théologiens qui préféreraient diminuer la portée du péché originel et de la rédemption que de toucher à leur représentation historique, Teilhard dit :        <br />
       <b>« Je sais que ces hommes-là lâchent le substantiel du Dogme et de la Tradition pour une enveloppe creuse. Ils peuvent maintenir verbalement leurs positions : la vérité n’est plus en eux. » </b>(p. 52)       <br />
       D’où vient donc ce savoir  au sujet de l’interprétation du dogme et de la vérité ?       <br />
       Si on continue la lecture, on se rend compte qu’il vient d’un acte de foi, qui sera le dernier mot du texte : le Christ est Tout (et non pas rien…), son action s’étend sur tout l’Univers ou n’est rien du tout…       <br />
       Si on relit le texte à partir de cette foi fondamentale en un Christ qui est Tout, on se rend compte que c’est à partir d’elle que Teilhard lit et interprète l’Ecriture. Je vois une recherche à faire dans cette direction : comment s’articule la lecture (et l’interprétation de la Bible) et la foi ? Est-ce que la Révélation chrétienne peut se faire seulement par la Bible ? Avec Teilhard, il semble qu’elle passe aussi par sa foi personnelle : l’Esprit Saint soufflant en chacun serait aussi source de Révélation ?       <br />
              <br />
       <b>3. Une figure est intéressante dans ce texte, c’est la figure de la vérité.</b>       <br />
       Employée trois fois : une fois en lien avec la représentation historico-dogmatique, une fois pour le dogme fondamental (et dans ce cas avec une majuscule), et une fois par rapport à la science.        <br />
       Employée trois fois, elle n’est jamais mise au même niveau que le discours (la vérité n’est pas « dite ») ; c’est quelque chose qui pourrait être « en » l’homme (p. 52) (mais on voit quand elle n’y est pas, pas quand elle y est !), à laquelle on peut « faire face » (p. 52) (mais à certaines conditions…), et à laquelle on peut « résister » (p. 56) (mais sans le savoir !) : la vérité se joue de nous, elle nous échappe…        <br />
       La figure de la vérité : ce qui est simple, précis, unique a priori ; et qui se révèle complexe, irreprésentable, qui échappe à l’imagination et à l’intelligence… Alors comment l’approcher ?       <br />
              <br />
       <b>4. La question est de savoir ce qu’on veut « sauver » et ce qu’il faut par conséquent « sacrifier » (p. 50) </b>: Teilhard choisit de sauver sa foi en un Christ qui est Tout (et non pas rien), pour cela il est prêt à sacrifier ses représentations historiques du dogme ; on pourrait dire aussi qu’il choisit de sauver sa foi en acceptant le sacrifice de son intelligence, de son imagination, de sa compréhension…        <br />
              <br />
       <b>Et si nous entendions à travers cet essai une invitation à nous demander ce que nous voulons vraiment « sauver » (recherche de vérité, foi fondamentale,…) et ce que nous sommes prêts à « sacrifier » (dans nos pensées, représentations, compréhension du monde, croyances…) ?</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Joseph-GRISON-Une-lecture-de-Chute-Redemption-et-Geocentrie_a583.html</link>
  </item>

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   <title>Renée Joubert /  Notes  sur  quelques  représentations  historiques  possibles  du  Péché  Originel</title>
   <pubDate>Sun, 29 Apr 2012 10:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   avril 2012 : "Comment je Crois" de Teilhard de Chardin     <div>
      									       <br />
       		.	- Qu’est-ce que le péché originel ?	       <br />
       Définition :péché commis par Adam et Eve selon la religion chrétienne et dont tout être humain est rendu coupable en naissant.       <br />
       Cette notion de la Théologie Chrétienne fut créée par Augustin d’Hippone au 4ème siècle (encyclopédia Universalis) et confirmée par l’Eglise Catholique en 1546 au Concile de Trente.       <br />
       	Mais aujourd’hui  avec toutes les découvertes scientifiques , les évolutions de la pensée ,Teilhard de Chardin pense qu’il faudrait envisager différemment les évènements à la suite desquels le Mal a envahi le monde.        <br />
       Le Père demande aux chrétiens de réfléchir à la théorie de la Chute et de la réenvisager s’ils veulent qu’elle reste compatible avec l’expérience de l’histoire.       <br />
       Cit. page 62 : ‘’Plus nous ressuscitons scientifiquement le passé , moins nous trouvons place ni pour Adam ni pour le paradis terrestre.’’       <br />
       En effet où placer Adam dans le phylum par lequel l’homme est rattaché ‘’au tronc commun ‘’ du vivant ? Il parait invraisemblable qu’un type zoologique aussi complexe que le notre soit issu d’un seul et unique individu.       <br />
       	Quant au Paradis Terrestre ,il ne peut  être conçu que comme un état différent de l’univers. Or rien de tel n’est apparu dans le passé .       <br />
       Cit. page 63 : ‘’A perte de vue ,en arrière ,dominé par le Mal physique ,imprégné de Mal moral, le monde se découvre à nous en état de péché originel.’’       <br />
       Pour T.de C. le péché est manifestement en puissance dès l’apparition de la vie       <br />
        .       <br />
       Teilhard propose de nouvelles manières d’envisager la Chute , impossible à vérifier expérimentalement.       <br />
       Les théologiens conservateurs cherchent à faire coïncider la Bible et la science .Pour cela ils limitent les conséquences de la faute originelle en disant qu’elle signifie douleur et mort de l’homme contrairement à Paul de Tarse pour qui la Chute serait une solution au problème du Mal ’’C’est pourquoi ,commis par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes parce-que tous ont péché .(Epitre aux romains).       <br />
       Le pére envisage deux hypothèses à l’opposé de cette attitude :       <br />
       	1-Adam et Eve auraient vécu dans un autre monde que le nôtre et leur chute les auraient  entraînés dans un monde inférieur , incarnés dans la série animale où nous vivons aujourd’hui.       <br />
       	2- par suite d’une infidélité cette pré-humanité serait devenue moins spirituelle et elle devrait après avoir subi une involution de la matière sur la Terre actuelle  subir une évolution vers l’Esprit.       <br />
        Explication de Teilhard :cit page 67‘’Le péché originel exprime, traduit, personnifie, la loi pérenne et universelle de faute qui est en l’humanité en vertu de sa situation d’être en devenir ‘’.        <br />
       L’acte créateur de DIEU faisant émerger l’homme de la matière entrainerait quelque faute .Adam et  Eve seraient les les représentants de l’humanité en marche vers Dieu et le Paradis Terrestre le salut offert à tous mais renié par certains et organisé de telle sorte que n’y seraient admis que ceux qui accepteraient de s’unir avec le CHRIST.       <br />
       La Faute se confondrait alors avec l’évolution du monde encore imparfait .Elle ne serait pas à chercher en arrière mais en avant , pour le jour où l’humanité ,pleinement consciente se divisera en deux camps :pour ou contre Dieu.       <br />
       	Pour sauver l’existence du Christ Cosmique Rédemteur , il faut que le péché originel reste aussi vaste que le monde devenu ,grâce à la science de plus en plus vaste ,de plus en plus étendu.       <br />
              <br />
       		       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Renee-Joubert-Notes-sur-quelques-representations-historiques-possibles-du-Peche-Originel_a582.html</link>
  </item>

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   <title>Jean-Pierre Giroud / Le paradis terrestre et le péché originel.</title>
   <pubDate>Sat, 28 Apr 2012 11:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   réunion du 26/4/12     <div>
      Le paradis de la Bible est, pour certains, l'Atlantide à jamais disparue, pour d'autres, la chimère que cherchent les âmes errantes en quête d'absolu, ou encore le mythe ancré, comme un trésor inaccessible, au cœur de la vie des croyants.       <br />
               <br />
       Ces temps d'avant        <br />
       -Ils me font rêver et semblent vouloir me retenir, me subjuguer...  Nostalgie de ce qui n'est plus, envie de choses qui étaient, c'est sûr, plus agréables, puisque c'était avant...plus simple, plus tranquille, l'arrêt, le repos, presque la béatitude...  Visions peintes par de nombreux artistes remarquables, Giotto, Fra Angélico et plus près de nous Henri Rousseau dit le Douanier Rousseau dont le tableau, le Rêve, hypnotise par son réalisme innocent et mystérieux.       <br />
              <br />
       -Paradis, oasis, ces mots sonnent bien dans l'inconscient de l'humanité, qu'on appelle inconscient collectif.       <br />
              <br />
       Plusieurs siècles avant notre ère, la mémoire ancestrale s'inscrit sur les tablettes d'argile. Quelques érudits ou initiés, calames en main, gravent  des signes en alphabet cunéiforme dans la glaise encore souple et transmettent la parole des dieux.       <br />
       Puis apparaissent plus tard, peut-être en même temps pour les hiéroglyphes, les écrits en araméen, en hébreux, en grec, qui transmettront pour longtemps, dans la pierre, la terre, et sur bien d'autres supports..., les savoirs.       <br />
              <br />
       Et ainsi nous est transmise la Bible  dans le premier des cinq premiers livres de la Genèse qui  donne le récit des origines du monde.       <br />
              <br />
       -Mais aujourd'hui nous savons que le paradis qui est décrit, est en désaccord avec les données de la science actuelle; notre théorie de l'évolution est plus qu'éloignée des paroles des saintes Ecritures ; la géolocalisation d'une  région paradisiaque est quant à elle, bien difficile à trouver et fait figure d'idée fantaisiste.       <br />
              <br />
       -Alors, le mythe du jardin, du fruit défendu, du serpent, tout cela ne tient plus?       <br />
              <br />
       Avec l'aide de Teilhard essayons de regarder autrement les narrations de la Genèse.       <br />
       Je ne reviendrai pas sur « l'évolution des espèces », mais sur ce qui, je crois, peut être important de rappeler :  <b>à un moment une nature intelligente est arrivée</b>.  Laissons parler notre savant:       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> «...Après des milliers d'années qu'elle monte sous l'horizon, en un point strictement localisé, une flamme va jaillir, La pensée est là ! » </span>  (Le Phénomène humain p:175)       <br />
       <b>Une nouvelle nature, un animal pensant, l'intelligence constructive et réflective se sont constitués à la suite et à côté des autres animaux.</b>       <br />
              <br />
       Il me semble qu'il n'est pas suffisamment fait attention sur ce tournant,<b> l'arrivée d'un nouvel état dans la nature </b>: d'un primate « phénomène » parmi les mammifères; détachement, distance, compétition, luttes, morts, un autre monde se constitue ;<b> rien (avec celui qui est maintenant  homme, je me permets d'insister), ne sera plus comme avant...</b>       <br />
              <br />
       <b>Il est fruit de la terre, nature animale avec, en plus,  une lumière en lui </b>:  la réflexion, une étincelle, une brillance. <b>Maintenant il fait partie de la transcendance</b>. Difficile de comprendre  l'arrivée de cet état car Homo Sapiens de jadis en est, et nous en sommes après lui,  acteur bénéficiaire et non auteur créateur !        <br />
              <br />
       Un jour viendra où nous en saurons davantage...        <br />
       Est-ce à propos de ce passage, hors du commun, unique à l’hominisation<b> ( permutation de la nuit-animale à la lumière-intelligence) </b> que les Anciens ont pressenti comme une luminosité qui les a envahis et leur a fait voir -à en être saisis de crainte et d’envie-  l'Arbre de la Connaissance du bien et du mal dont parle l'ancien testament ?. (Genèse II,17) ?         <br />
              <br />
       …Et parlons de ce fruit défendu. Au chapitre III,4 de  la Genèse il est dit :       <br />
        <b> « Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : vous n'en  mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort ».</b>       <br />
       <b>N'y a-t-il pas paradoxe ? Car l'arbre, comme il est dit, est  au milieu du jardin ; pas  dans un coin où il serait facile de l'ignorer, mais en évidence, là où il est impossible de ne pas le voir. </b>Il brille en importance, comme une invitation à en consommer les fruits ; et c'est ce qu’Ève et Adam feront.        <br />
              <br />
       <b>L'homme a osé ; vient-il de faire le pas vers la déité ?!</b>       <br />
       <b>Ne peut-on pas dire que c'est à ce moment qu'il s'est humanisé, entièrement humanisé ?  Un nouvel en-avant est réalisé </b>; la route sera longue...Il y aura l’Alliance avec Abraham, les allés et retours du Peuple Elu, puis la Nouvelle Alliance d’où naîtra le Nouvel Adam...       <br />
              <br />
       Mais continuons à réfléchir sur ce paradis perdu.       <br />
       Pourquoi le narrateur met-il Ève en cause car il est dit  (ch.III,6)  que c'est elle qui donna du fruit défendu à son mari ?       <br />
       -Est-elle plus proche de Satan avec qui elle va s'entendre ?       <br />
       -Est-elle un être malfaisant qui pousse Adam à commettre la faute en mangeant de la pomme après elle ?        <br />
              <br />
       <b>Nous dirons que lorsque la Bible fut écrite les rapports de force n'étaient peut-être pas en faveur de la femme,</b> (donc il est facile de l'accabler !) ;  tradition qui se perpétuera encore longtemps. Mais en ce qui concerne les sentiments il devait y avoir inversion et donc prédominance du féminin et <span style="font-style:italic">in fine</span> c'est Elle qui devient la gagnante. (ch.III,5)       <br />
              <br />
       Plus généralement, à ce moment là,  ce sont les affects qui imprègnent l'humain : l'homme se sent mal, se voit dominé par son ombre, matérialité dont il se trouve imprégné, se regarde envahi; peut-être que nous pouvons penser qu'il se dédouane, en parlant pour lui-même de souffrance et de peine infligée à sa descendance.       <br />
       Pour que les mauvais rêves qui emplissent l'esprit deviennent supportables il faut une pénitence en réponse aux actes passés vécus délictueux.         <br />
              <br />
       Les mythes du paradis terrestre et du péché originel vont vivre pendant plusieurs siècles et apaiseront bien des esprits. <b>Teilhard savait qu'il heurterait, ébranlerait beaucoup d'âmes </b> accrochées à des traditions confortables. Il devait en quelque sorte réécrire la Genèse. Il a senti que, sous peine de se fourvoyer, l'homme moderne doit penser autrement, aiguillonné par les découvertes des sciences.       <br />
       	La paléontologie dont il est un chercheur et découvreur éminent va donner des nouvelles réponses en ce qui concerne nos origines.       <br />
       	La psychologie analytique pourra offrir des réponses pour une meilleure compréhension des mécanismes de l'âme.        <br />
              <br />
         A propos du péché un regard nouveau est donné par Teilhard :       <br />
       <b>« Le péché originel exprime, traduit, personnifie, dans un acte instantané et localisé, la loi pérenne et universelle de faute qui est en l’humanité en vertu de sa situation d'être en DEVENIR » </b>(p:68)        <br />
       Comme il le dit,<b> cette manière d'imaginer le péché originel est cohérente avec les sciences </b>et,  l'idée ancestrale de faute originelle est reconsidérée. Pour autant, le mal et le bien ne sont  pas minimisés, bien au contraire car les deux sont bien là; il suffit de regarder autour de soi.         <br />
              <br />
        Paul rappelle (Rom.VII,19 et XI,33) :       <br />
       <b>« ...je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas. »</b> et enfin :       <br />
         <b>« O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles »</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Jean-Pierre-Giroud-Le-paradis-terrestre-et-le-peche-originel_a581.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Henri GUYOT / Chapitre 5 / « Comment je crois » de Teilhard  /  PÉCHÉ ORIGINEL</title>
   <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 12:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
             <br />
       -Il faut bien dire que les récits bibliques de la Genèse ou les catéchismes anciens sentent la poussière des choses antiques.       <br />
       -Il est maintenant évident qu'il n'existe pas de traces archéologiques du péché originel et du paradis terrestre.       <br />
              <br />
       Les propositions philosophico-théologiques contournées sur ces sujets paraissent un peu tirées par les cheveux. Elles font penser au cabotinage des grands artistes d'art moderne cherchant à donner de la valeur et de l'importance esthétique à des créations qui en sont dépourvues.       <br />
       Il n'en reste pas moins vrai qu'une croyance refondée selon le principe de &quot;l'évolution-conscience&quot; de Teilhard n'est ni facilement assimilable sans peine, ni utilisable commodément tous les jours. Les nouveaux aspirants croyants souffrent beaucoup en essayant de bien comprendre.       <br />
              <br />
       Bien sûr il suffit, diront les teilhardiens, d'accepter l'hypothèse du Christ cosmique tirant le monde vers le point oméga. Il est un modèle humain permettant d'adapter en tout temps et en tout lieu progression spirituelle personnelle ou progression du groupe. C'est facile à écrire, mais pas facile à faire.       <br />
              <br />
       Il faudra bien un jour se mettre au travail et créer un <b>nouveau catéchisme évolutif</b>. <b>L'idée du Christ cosmique est assurément bonne</b>, mais ressemble à une idée jetée en l'air dont chacun se débrouille comme il peut. Il faut absolument proposer un cadre et une image,  voire une liturgie nouvelle, sinon comment convaincre :       <br />
       1° bien entendu ceux qui se déclarent incroyants ?       <br />
       2° ceux qui se déclarant croyants ne peuvent croire que dans le cadre majestueux d'une magnifique église baroque ou dans l'ombre d'une basilique habitée d'orgue et de chants grégoriens ?       <br />
        Comme pour tous ceux qui s'accrochent à des objets pieux ou à des icônes.        <br />
       Bref pour tous ceux qui ont besoin de supports matériels pour croire.       <br />
              <br />
       -Je sais bien qu'esthétique et mystique sont cousines. Faut-il alors proposer à nouveau, élans de lumière et méditations, hymnes à la beauté, à l'amour, à la solidarité ?       <br />
       -Faut-il alors proposer des constructions architecturales comme Le Corbusier ou Matisse à Vence et illuminer de poésie les propositions de Teilhard ou, comme il y a beaucoup plus longtemps, Saint François d'Assise ? Il semble bien d'ailleurs que Teilhard ait été assez régulièrement tenté ( Cf. la Messe sur le monde et le Milieu divin).       <br />
       Il faudrait en même temps admettre que solidarité et civisme  peuvent, s'ils restent laïques et matérialistes, courir le risque de voisiner avec des comportements ataviques relevant plus de l'égoïsme primaire et de peurs compulsives. Il manque un moteur.       <br />
              <br />
       Finalement le péché originel est peut-être là, dans ce hiatus entre élévation et risque d'assèchement moral ordinaire.       <br />
       <b>Le péché originel devient alors non plus péché des origines, mais origine des péchés coutumiers de chacun</b>. Il est là, à cause de la présence permanente de ce hiatus matérialiste.       <br />
       La confession ne devient plus alors qu'une thérapie spirituelle permettant de se remettre en phase avec le moteur émotionnel de &quot;l'évolution-conscience&quot;. Du même coup la prière prend une réalité bien plus tangible en s'exerçant de la même façon et non plus, comme trop souvent, à travers les oripeaux d'une récitation dépassée.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Henri-GUYOT-Chapitre-5-Comment-je-crois-de-Teilhard-PECHE-ORIGINEL_a580.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.associationlyonnaise-teilhard.com,2012:rss-4123808</guid>
   <title>Marcel Comby / Genèse et Préhistoire</title>
   <pubDate>Tue, 24 Apr 2012 15:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   avril 2012     <div>
             <br />
       	Par suite d’une organisation cérébrale qualitativement supérieure, de la longue enfance et de l’acquisition d’un langage, les hommes ont peu à peu perdu leur comportement inné pour le remplacer par l’acquis de l’éducation. Doit être assuré la survie du groupe. Ayant un jour atteint le seuil décisif de la pensée réfléchie, l’homme a du même coup gagné la liberté de choix. C’est ce qui explique la possibilité d’un choix dont la sanction est la souffrance et la mort. En fait, il s’agit d’un problème d’éthique concernant toute l’humanité plutôt qu’un seul homme coupable. La supposée désobéissance d’Adam et ses conséquences n’admettent pas de limites. Les préhistoriens qui ont écrit des ouvrages de synthèse sur les origines et la destinée de l’homme, affirment que le décalage est tel, entre le savoir-faire et les valeurs morales, que l’hypothèse d’une fin prématurée de notre espèce n’est pas à exclure. Revenons au récit de la Genèse :       <br />
       	Le jardin d’Eden constitue une région où le nouvel homme va trouver des conditions favorables à sa survie. La Bible précise qu’il est arrosé par quatre fleuves ; deux de ceux-ci peuvent être reconnus : le Nil et l’Euphrate. On a découvert  des fossiles très anciens d’hominidés tout au long de la Rift Valley. L’arbre interdit de ce jardin est très séduisant ; il est bon à manger, beau à regarder, précieux pour agir avec clairvoyance, désirable pour rendre intelligent. L’expression « arbre de la connaissance du bien et du mal » reste toute fois ambiguë. La Bible œcuménique traduit par « l’arbre de la connaissance du bonheur et du malheur ». Alors la conscience de soi apparaît chez le couple adamique après qu’il ait mangé du fruit défendu. La prise de conscience suit la faute : « leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils virent avec honte qu’ils étaient nus ! ». Nous pouvons observer là une accession à la pensée, sans doute la pensée rationnelle et la perception claire et lucide des choses qui, dans divers passages biblique est synonyme de faiblesse et d’absence de protection. La crainte de la mort se fait immédiatement sentir. Le défi de l’homme à son Créateur instille un poison lent mais sûr dont les effets se font sentir dès la génération suivante, celle de Caïn et d'Abel.        <br />
       	Si l’humanité a connu un âge d’or, il débute autour de – 35000 par l’avènement de l’homme actuel pour se terminer vers – 6000 par le changement le plus important de notre histoire : le passage de l’économie de chasse à celle de production. La conquête de la planète s’achève. Le sentiment religieux est bien attesté, mais l’homme cherche également à la maîtrise des forces surnaturelles. Cet âge d’or est aussi le temps de la magie. L’homme vit en harmonie avec la nature dont il obtient subsistance et confort. Ne possédant rien qu’il ne puisse transporter lui-même, il est pauvre sans en avoir conscience. L’évolution a modelé son corps et son intelligence ainsi que sa capacité d’abstraction l’ont conduit vers les sommets de l’art de tous les temps. Les représentations manifestent justement la présence de la magie, pratiques permettant de soumettre à la volonté humaine des puissances invisibles. C’est dans ce contexte que s’élabore la notion de spiritualité. Le temps biblique est celui du destin. Il est écrit : « Abel fut berger et Caïn fut laboureur » ; cette courte phrase indique le changement total de mode de vie. L’homme prédateur depuis des temps immémoriaux va produire sa subsistance, prendre possession du sol et se le disputer, récolter sa nourriture et la stocker. La sédentarisation le conduira vers une société organisée et hiérarchisée. Caïn et Abel sont ainsi les initiateurs du monde moderne.        <br />
       	Poursuivons le texte de la Genèse : « Or, au bout de quelques temps, Caïn offrit des fruits de la terre en oblation à l’Eternel ; et Abel lui offrit aussi des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. Et l’Eternel eut égard à Abel et à son oblation ; mais il eut point égard à Caïn ni à son oblation ; et Caïn fut fort irrité et son visage fut abattu. Genèse et Préhistoire s’accordent pour montrer que les premières religions organisées sont contemporaines de la nouvelle économie agropastorale. De même elles montrent toutes les évolutions  et inventions destinées à organiser la vie, parfois dans la douleur et la violence. Se vérifie alors la parole divine : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Avant le meurtre d’Abel comme avant la désobéissance du premier « couple », le Créateur intervient pour signaler le péril, mais sans aliéner jamais la liberté des protagonistes. L’histoire malheureuse de Caïn montre l’avènement de la jalousie et du repentir. Mais le signe que Caïn porte au front est celui de la protection et du pardon ; premier signe corporel de l’Alliance.       <br />
       	Le récit de la Chute et de ses conséquences ne constitue en rien un fait historique. Il révèle plutôt les aspects passionnels des rapports entre Dieu et les hommes : colère et châtiment, alliance et pardon, gages d’amour tels le sacrifice d’Abraham et la passion du Christ, épreuves terribles de l’Exode et du livre de Job.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Marcel-Comby-Genese-et-Prehistoire_a579.html</link>
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   <title>Triste nouvelle</title>
   <pubDate>Mon, 23 Apr 2012 17:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/photo/art/default/4120603-6253495.jpg" alt="Triste nouvelle" title="Triste nouvelle" />
     </div>
     <div>
      <b>En pièce jointe : l'une des dernières photos d'Yves, prise en février 2012</b> et, en annexe au texte, la fiche de présentation qu'avait faite Yves lorsqu'il intégra notre groupe de réflexion. Nous remercions Henri Guyot qui nous l'a remise.       <br />
              <br />
       Nous avons la tristesse de vous faire part du décès d’Yves GOURBEAULT. Il venait  d’avoir quatre vingt onze ans lundi dernier.        <br />
       Depuis plusieurs années, il était membre actif du groupe Teilhard de Chardin.       <br />
       Il y a quelques années, Yves se disait <span style="font-style:italic">athée</span>, puis il finit par accepter le terme <span style="font-style:italic">agnostique</span>. Son honnêteté et sa rigueur intellectuelles lui faisaient souvent utiliser un  « point d’interrogation » .        <br />
       En fin de compte, Yves concéda qu’une « Intelligence Supérieure », mais lointaine, pourrait éventuellement être à l’origine des choses.       <br />
              <br />
       La survie après la mort ? Il la concevait comme une dispersion et une réutilisations des particules qui constituèrent  le  corps de la personne, admettant qu'il ne serait pas si étonnant après tout que ces particules gardent quelque trace, comme une mémoire, de la vie de l'être humain disparu.       <br />
              <br />
       Yves revendiquait son état de <b>&quot;Citoyen du monde&quot;.  </b>Alors, souhaitons-lui d’arriver, selon ses rêves de toujours, sur une planète où les êtres humains sont tous frères et se respectent les uns les autres,  où la nature est traitée avec égards.        <br />
              <br />
       Ce qui ne disparaitra pas dans nos coeurs  ce sont ses marques de fidèle amitié, son humanisme dynamique et agissant, la vivacité de son intelligence, sa culture...       <br />
       Nous présentons à sa fille, Murièle, nos sentiments les plus attristés, ainsi qu’à ses proches amis qu’il considérait comme de sa famille.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>FICHE DE PRESENTATION PAR YVES GOURBEAULT        <br />
       LORSQU’IL EST ENTRE AU SEIN DE L’ASSOCIATION LYONNAISE TEILHARD DE CHARDIN</b>       <br />
              <br />
       -Je suis né en 1914 à St Malo. J’ai vécu une enfance très heureuse, au sein d’une famille d’enseignants laïques et agnostiques, très unie.        <br />
       -Mon adolescence a été bien entendu perturbée par la guerre … J’ai néanmoins pu obtenir mon diplôme d’H.E.C. en 1942.       <br />
       -Pris en chasse par le S.T.O., j’ai pu y échapper en devenant mineur de fond à St Eloy les Mines. J’ai donc arraché du charbon pendant un an jusqu’en mars 1944.       <br />
       -Successivement passé dans la Résistance, puis engagé dans l’Armée De Lattre De Tassigny, j’ai été blessé au front, à côté de Montbéliard. Je suis donc mutilé de guerre.       <br />
              <br />
       -Ma carrière professionnelle s’est déroulée en qualité de directeur commercial : d’abord à Orléans, où je me suis marié et où est née ma fille Murièle ; ensuite à Pau, où j’ai vendu des bérets basques dans le monde entier ; puis à Lyon où j’ai terminé mon activité professionnelle à la SABLA, dans les travaux publics.        <br />
              <br />
       -Veuf en 1960, je me suis consacré à ma fille et à ma vie professionnelle.       <br />
       -Depuis tout jeune, je suis « mordu » de minéralogie. J’ai, parallèlement, toujours été intéressé par l’international, la géopolitique et la réflexion socio économique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/photo/art/imagette/4120603-6253495.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Marcel PRADINES / CHUTE, REDEMTION, GEOCENTRISME</title>
   <pubDate>Fri, 20 Apr 2012 14:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   extrait du livre "CVomment je Crois" de Teilhard de Chardin     <div>
             <br />
       L églises pour dicter ses vues, s’appuie sur les dires des prophètes, les écritures des docteurs des lois, exprimés en des temps très reculés .A cette époque la vision des hommes baignait dans un monde statique, fermé, ou la terre et l’homme étaient les centres de l’univers.       <br />
       En sont issus trois dogmes important qui heurtent ma raison et ma sensibilité comme beaucoup de chrétiens actuellement ;Géocentrie,Chute et Rédemption        <br />
       Géocentrie ; Depuis Galilée et d’autant depuis ces deux derniers siècles, les sciences m’ont démontré que la terre n’est pas le centre de l’univers et qu’elle n’est qu’une infime poussière perdue dans un espace sans fin parmi des milliards d’étoiles et de galaxies. D’autre part depuis Darwin il est apparu que l’homme n’est pas le centre de la création ,il est issu d’une branche des mammifères il y a environ sept millions d’années ,nu sans défense dans un milieu très hostile, loin de vouloir désobéir a Dieu n’en ayant d’ailleurs aucune perception ;Si pendant des milliers de siècles le monde se résumait a la longueur de vue de l’homme il en est plus de même maintenant celui-ci n’a plus de centre, écartelé entre l’infiniment grand et l’infiniment petit.       <br />
       LA Chute ;Par le fait de la faute du premier Adam, l’humanité toute entière aurait été condamnée et le mal moral et physique aurait envahi le monde ? .Ma raison et ma sensibilité m’empêche de concevoir une telle donnée Je me sens beaucoup plus prêt et dans la pensée de Teilhard lorsqu’il dit que Dieu a lancé le monde pour qu’il se fasse a partir du néant.       <br />
       Cela sous entend qu’ une chose toute faite ne peut sortir du néant individuellement, elle ne peut se faire et vivre qu’avec la multitude et avec le tout L’action divine est limitée par les causes secondaires de sa création elle même dans le temps et dans l’espace .La matière créée et évolutive en se façonnant ne peut contenir la perfection ,l’imperfection est une réaction inhérente a la création .La chose créée est en elle-même constituée d’ombres et de lumières ,de bien et de mal .Cet état existait bien avant l’arrivée des premiers humains, la vie fourmillait avec ses instincts, ses passions, ses douleurs et la mort. Pendant des millions de siècles       <br />
       La Rédemption ;A mes yeux, comme analysé précédemment la chute n’étant pas une réalité, de même la rédemption ,ces deux dogmes étant liés Par contre en apercevant la montée ascensionnelle de ce monde vers plus de beauté ,d’intelligence, de bonté je pense que Dieu ayant lancé le monde pour qu’il se fasse ,implicitement il s’,engage a lutter contre le mal. Il oriente en rapport avec sa perfection par le dedans et le dehors des choses en luttant contre l’imperfection       <br />
       Le monde se construit, l’homme doit aider Dieu a parachever cette œuvre extraordinaire, avec humilité, bon sens et amour. Mais le chrétien risque de se détourner de l’église coincé par un langage trop dogmatique .Celle-ci impérativement doit avoir une perception plus dynamique pour être plus en accord avec l’évolution de l’univers et la pensée universel du christ        <br />
              <br />
       En effet comme le souligne Teilhard ;Si l’homme est loin de Dieu, l’univers devient hostile et incompréhensible il perdra son gout de vivre .Si l’homme est prés de Dieu l’univers devient cohérent et compréhensible, l’homme retrouvera son gout de vivre.         <br />
               <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Marcel-PRADINES-CHUTE-REDEMTION-GEOCENTRISME_a577.html</link>
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   <title>M. Comby /     La frontière entre le Bien et le Mal</title>
   <pubDate>Thu, 19 Apr 2012 17:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Rubrique littéraire]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
                          <br />
       	Je viens de lire un ouvrage du philosophe Alexandre Jollien qui s’intitule : « Eloge de la faiblesse ». Il s’agit d’un récit autobiographique d’une vie singulière, étonnante, qui relate le cheminement de l’auteur, infirme moteur cérébral, qui, en raison de son handicap, était destiné à un destin banal mais qui se retrouve à l’université. On peut y découvrir la très étonnante preuve d’adaptation de l’être humain et sa capacité à trouver un sens aux expériences de la vie, à la souffrance et à l’effort.       <br />
       	En fait, l’auteur refuse toute forme de commisération et de pitié qui semblerait découler d’un sentiment authentique de charité chrétienne alors que l’exigence des autres voire leur mépris constitueraient à contrario un stimulant évident. Dans son expérience de la dissemblance d’avec l’autre et de ses expériences douloureuses mais toujours stimulantes, l’auteur invite à s’interroger sur la distinction entre le normal et l’anormal. Son questionnement renverse ce que nous croyons savoir et qui règle souvent nos comportements face à ce qui, dans l’étranger, ne nous ressemble pas. Selon Alexandre Jollien, la philosophie doit aider à progresser c’est-à-dire à découvrir au cœur de la faiblesse la grandeur de l’homme. Qui ne connaît pas l’appel socratique du « Connais-toi toi-même » faite d’étonnement face à l’énigme humaine qui se transforme en émerveillement devant l’existence de soi-même et d’autrui ? Se pose alors le problème de la réussite qui est souvent conformisme face aux réalités ambiantes pas toujours sublimes ; la poursuite de la performance et l’attrait lâche du politiquement et socialement correct. Chaque expérience est positive, même la plus difficile ou la plus singulière. « Comprendre » au sens hébreu du terme signifiait « goûter » ou « faire l’expérience de », s’imprégner de sa propre histoire pour lui donner un sens. Les réalités humaines ne sont pas tranchées ; la vérité se trouve sans doute dans la nuance.        <br />
              <br />
       Durant l’histoire de l’humanité, aucune société n’a réussi à imposer au monde un modèle idéal ; il n’existe pas non plus de démocratie idéale ni de comportement individuel absolument dépourvu d’imperfection. Le Bien et le Mal s’interpénètrent intimement pour constituer une réalité universelle qui s’organise autour de la liberté humaine et à laquelle aucun n’échappe. On peut cependant établir quelques points de repères sans tomber dans les travers manichéens qui apportent une explication caricaturale du monde. D’une manière générale et en guise de repères :       <br />
       	Le  Bien :   rassemble, unit, apaise, crée, libère, épanouit,…       <br />
         	Le Mal :    divise, sépare, agite, détruit, enferme, désespère,…       <br />
              <br />
       Mais, en fait, bien et mal occupent l’étendue d’un spectre de complexité où se font face des myriades de comportements souvent contradictoires où l’on ne distingue pas vraiment de frontière évidente entre ce qui nous parait blanc et ce qui nous parait noir. L’homme se trouve concerné, dans sa conscience, par cette dualité qui met en jeu son libre choix des décisions de chaque instant et son humilité devant ce qui constitue un Mystère.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/M-Comby-La-frontiere-entre-le-Bien-et-le-Mal_a576.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Marcel COMBY /     Réflexions sur la Création</title>
   <pubDate>Thu, 19 Apr 2012 17:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Rubrique littéraire]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   D’après le livre : « La Parole au cœur du corps » d’Annick de Souzenelle     <div>
                                <br />
        	La transcendance est une question d’expérience. Seule la mystique peut apporter un sens à la vie. Et quand je dis mystique, je parle du mystère de l’Homme au plus intime de son existence, et d’une dimension du Tout – Autre expérimentable dans le quotidien. Les élucubrations fantasmatiques ou une curiosité ambiguë envers « l’inconnu pour l’inconnu » n’ont jamais présenté pour moi aucun intérêt. On oublie que la transcendance nous habite et qu’elle nous est paradoxalement immanente ! Elle est intimement liée à la nature même de l’Homme. Voilà une chose qui est peu dite et peu comprise. Par exemple, lorsque l’on répète les mots de Paul : « le corps, temple de l’Esprit », on a souvent en tête l’image de deux pôles : le corps – matière qui se fait réceptacle, d’une part, et l’Esprit, objet reçu, qui « descend » en lui, d’autre part. Conception trop théorique, car c’est l’image divine qui est première, fondatrice de tout être, lequel, à partir d’elle, construit ses textures les plus subtiles, jusqu’à celle de son corps ; chacune des cellules du corps est signifiante de l’Esprit qui la fait vivre. Celui qui comprend le corps à travers chacun de ses organes et de ses cellules, qui le « voit » tel qu’il est, entre par là même dans l’intelligence de l’Esprit. Ce faisant il transforme son corps en se transformant lui-même. Lors du récit de la Chute dans le livre de la Genèse, l’Homme en se coupant de la respiration divine qui est naturelle dans le jardin d’Eden, se coupe aussi de lui-même et se plonge dans un aveuglement, comme si un écran plaqué sur son regard l’empêchait de voir la vraie nature du monde, sa vraie nature. S’il continue à parler de la transcendance, il n’en parle que de manière intellectuelle et le mot est vide. Dans l’Homme il y a un décalage entre sa vie extérieure et sa nature profonde.       <br />
              <br />
       	Freud a eu le mérite de rompre avec des systèmes de pensée sur l’Homme et la conscience, mais il a été freiné par une mentalité réductionniste. Parler de l’inconscient et des pulsions du corps constituait à l’époque une révolution plus que nécessaire. Depuis longtemps, au temps de Freud, la société occidentale s’était enferrée dans un moralisme et une anthropologie simpliste, qui devenaient insupportables. Tout se passe encore dans les milieux théologiens, comme si tout le cosmos intérieur de l’Homme, si riche et si complexe, n’existait pas. D’autre part si Jung a su réintroduire la transcendance dans la « psychologie des profondeurs », il fait peu référence au corps. Ce n’est que très récemment que l’on a pu voir certains jungiens, comme Elie Humbert, rendre compte d’une conscience du corps comme lieu d’accomplissement du Soi. La dimension psychosomatique est déjà un grand progrès mais elle ne doit pas faire oublier une dimension plus transcendante que l’on pourrait appeler noéto-psycho-somatique. « Noéto » vient de noûs qui signifie en grec l’esprit, mais pas au sens de nos facultés mentales de l’intellect, mais au sens d’une troisième dimension de l’Homme qui, au-delà de l’âme et du corps, nous relie au divin. L’âme est ce que l’on nomme la psyché ; elle est cette somme d’énergies potentielles qui nous est donnée dés la conception, et que nous avons au cours de notre vie à actualiser, à transformer en conscience. Elle est à l’état brut, l’âme animale, intimement liée au corps par des relations serrées qu’explore la psychosomatique. Puis, au fur et à mesure de notre travail sur nous-mêmes, elle devient notre être spirituel, elle pénètre dans la sphère la plus intime, la dimension essentielle de nous-mêmes, et nourrir le NOM divin que nous sommes. La Genèse rend compte à la fois de la co-naturalité de l’Homme – Adam avec le monde animal, et de la dimension divine à laquelle seul il est destiné : ce n’est qu’au terme du 7e jour de la Création que l’Homme est appelé Nephesh hayah  « âme vivante ». Car ce jour-là, « lendemain » du 6e jour où l’Homme – Adam est créé, on voit Elohim, le Père, se retirer – Shabbat – pour qu’en l’Homme croisse son Fils : YHWH. C’est alors que l’Homme reçoit en lui le Souffle divin et qu’il devient âme vivante, capable de se spiritualiser. C’est lui, YHWH, « Je suis » en hébreu, qui fonde la personne de chacun et qui doit croître en nous dans une dimension spirituelle, celle de Fils intérieur ; il sera appelé « Fils de l’Homme ». YHWH est l’Image divine qui au départ, en nous, a forme de germe non encore accompli que nous avons la charge d’accomplir.        <br />
              <br />
       	Il existe donc un lien direct entre notre potentiel physiologique inexprimé et le potentiel d’énergies spirituelles que nous sommes appelés à découvrir. Travailler sur l’un reviendrait à libérer l’autre. Cette loi fondamentale s’applique jusqu’au niveau de la cellule car chacune de nos cellule contient l’information nécessaire à la reconstitution du corps tout entier. En chaque cellule coexiste, d’une part une information « spécialisée », qui s’exprime pour répondre à la fonction spécifique du tissu et de l’organe auquel elle appartient ; d’autre part une information « globale » qui, elle, reste inexprimée. Cette immense réserve d’énergie est inhibée par des éléments biochimiques répresseurs qui l’empêchent de se manifester. La pathologie de ce mécanisme inhibiteur n’est autre que le cancer. Il y a là une analogie troublante qui doit correspondre à une réalité encore inexplorée : les relations Lumière – Ténèbres, accompli – inaccompli. Au fur et à mesure de l’accomplissement spirituel de l’Homme, son capital – lumière grandit et on pourrait conjecturer que cet accroissement se manifeste aussi sur le plan somatique. A la limite l’homme tout entier pourrait devenir lumière c'est-à-dire une sorte de transfiguration.       <br />
       	Cet équilibre dynamique entre l’exprimé et l’inexprimé de nos cellules est probablement entretenu grâce à l’élément : « sel ». Ce fantastique réservoir d’énergies (les « ténèbres » de nos cellules), doit être en un premier temps retenu. Le sel joue à ce point de vue le rôle d’élément régulateur, jusqu’à ce que cet « inaccompli » puisse se révéler lumière. Symbole de sagesse, le sel est ce qui relie. Il a toujours entretenu un lien particulier avec la lumière, ou plus précisément avec les épousailles Lumière – Ténèbres.        <br />
       	<b>« Vous êtes le sel de la terre » ……….« Vous êtes la lumière du monde »</b>       <br />
       	L’organe est une « forme » qui symbolise une fonction subtile de l’être.       <br />
       	Le symbole, dans son étymologie, est : « ce qui réunit », contrairement au diabolos qui dissocie. Le symbole relie le visible à l’invisible, relie la « chose » au Verbe créateur, dans une relation subtile qui fait que cette chose porte le Souffle, l’énergie du Verbe qui l’a créé. En ce sens tout est symbole, non seulement les formes géométriques et artistiques, mais aussi la cellule et l’organe. L’organe est une forme qui exprime une fonction énergétique, mais également l’ensemble relié à son archétype propre. Il s’agit d’une énergie d’ordre divin qui se manifeste de façon harmonieuse ou anarchique, selon que l’Homme accomplit ou non ce divin en soi. D’une manière générale la « chose » porte en elle l’énergie de son archétype. Elle le recèle et le manifeste dans le monde concret. Ainsi la main est symbole de connaissance. Après un travail sur soi-même, la main sera porteuse de l’énergie d’une connaissance. Elle pourra toucher l’autre autrement et le guérir même. Elle est Porteuse de l’archétype et elle transforme l’autre en élevant son état de conscience en même temps que le nôtre. Mais par contre l’Homme est impatient ; il désire exercer sa puissance sur le monde avant de vouloir se transformer intérieurement. L’Homme veut s’emparer du fruit de l’Arbre de la Connaissance avant de l’être devenu et alors il se retrouve dans la situation d’une chenille sur laquelle on aurait collé des ailes de papillon ! Pour pénétrer la dimension archétypale de chacun de nos organes, on doit faire appel à la structure complexe et foisonnante des mythologies de l’humanité.       <br />
       	Le mythe est comme un puzzle de symboles. Il nous introduit dans nos plus grandes profondeurs par le biais d’une méta – histoire qui se situe hors de l’espace et du temps. Le mythe nous parle de notre vie et non d’un univers chimérique. Le mythe est un composé irrationnel qu’il convient de manipuler avec précaution. Mais ne convient-il pas également de ne pas se forger un rationalisme outrancier. La vie reste une prise de risque entre ces deux pôles : rationnel et irrationnel ; de ce fait l’Homme doit cultiver le discernement.        <br />
       	Parmi les organes, le pied relève d’une symbolique particulière : notre vocation féminine. Leur fonction dans la vie consiste à accueillir les forces telluriques nécessaires à la vie. Dans le monde spirituel il en est de même ; d’où l’importance donnée par toutes les mythologies, aux blessures du pied : Achille est blessé mortellement au talon ; Eve – Ishah est mordue au talon par le serpent ; Œdipe signifie « pied gonflé », etc. Ces blessures symbolisent notre incapacité à recevoir, à retenir et à rassembler pour les faire fructifier les énergies de Aïn (terme kabbalistique). Le but universel est de vouloir effectuer ce redressement intérieur. La colonne vertébrale représente dans ce processus un élément essentiel. La droite et la gauche sont deux pôles qui doivent s’épouser. Toute la vie d’un être humain consiste en ces « épousailles » dont la colonne vertébrale est le lieu de réalisation. Nous devons tendre à faire en nous l’unité  de ce qui est lumière. Ces épousailles intérieures nous transforment aussi en « épouse » au regard de Dieu. La finalité de ce processus est un mariage intime avec le divin, les noces divines qui nous rapprochent de la « forme » de Dieu et de l’Arbre de Vie.       <br />
       	        <br />
       	La Bible ne nous parle que de l’Homme intérieur.        <br />
       Adam n’est pas un homme face à la femme, et il n’y a pas d’Eve avant la Chute. Adam est l’humanité totale. Au 6e jour de la Création, l’Adam est créé : « mâle et femelle », nous dit le texte. La différentiation sexuelle ne concerne que le plan biologique partagé par Adam  avec les animaux. Cette situation nous conditionne encore de nos jours. Adam est créé dans « l’Image de Dieu », ce qui n’est pas dit de l’animal. Le mot « mâle » est le même en hébreu que le verbe « se souvenir », Zakhor et le mot « femelle », Nqévah, évoque un trou, un contenant, dont la lettre Qoph, est le conducteur du contenu, celui qui relie l’Incréé au Créé.. Nqévah est une matrice en laquelle le cordon ombilical, le Qoph, relie les « eaux d’en haut » divines à l’enfant divin, l’Image de Dieu dont elle est lourde dans les « eaux d’en bas ».       <br />
       	Etre mâle, c’est se souvenir de l’Image de Dieu enfouie au creux de soi-même, en partant à la conquête de son féminin intérieur, de l’immense réserve d’énergie qui gît au fond de l’être, pour la pénétrer jusqu’au Nom divin qu’elle renferme. Il n’y a pas d’Eve au paradis terrestre. Il n’y est question que d’Ishah qui signifie l’ « épouse », qui apparaît au 2e chapitre de la Genèse. En passant du premier au second chapitre de la Genèse, on passe du verbe « créer », Bara, au verbe « faire », Asso.        <br />
       Créer, c’est poser l’altérité, « mettre dans le voir » de Dieu.       <br />
       Faire, c’est construire, donner une forme : l’Homme est alors comme saisi entre les mains de Dieu, pour être fait depuis l’Image jusqu’à la Ressemblance à Dieu.   Le verbe hébreux : « faire » implique l’éclosion d’un devenir dynamique. Et c’est dans cette dynamique qu’advient celle que l’on nomme d’abord Ishah. Ce mouvement commence par l’épisode où l’Homme Adam, est appelé par Dieu à nommer tous les animaux de la Terre (tous les animaux intérieurs) qui habitent son Adamah, sa terre intérieure. Il doit les nommer pour en retourner l’énergie en lumière : retourner l’âme animale en âme spirituelle. Et ce mouvement a pour fin ultime la Ressemblance. Tel est le processus de construction de l’Homme. Adam est dans l’Image et en potentialité dans la Ressemblance. Par la Chute, l’Homme perd conscience qu’il est Image de Dieu et il devient incapable d’atteindre la Ressemblance.       <br />
       Dans son œuvre mâle, Adam est Ish, époux. Le projet divin est de le faire pénétrer son Adamah, de son féminin des profondeurs, afin de lui faire découvrir un « face-à-face », son potentiel inaccompli (cet autre côté de lui). Dieu l’endort et dresse devant lui la totalité de ce potentiel inaccompli. Il fait l’expérience de la Transfiguration. Ishah est celle avec qui il peut atteindre la Ressemblance. Ce sommeil est un « éveil » fantastique ; et Adam éveillé est Ish et Ishah.               « Ils étaient tous les deux nus et ils n’en avaient pas honte »       <br />
       Cette phrase se réfère à l’état de non – différentiation initial entre mâle et femelle à l’intérieur d’Adam. S’il y a bien différentiation, c’est en vue d’un accomplissement, d’un accouplement des deux « moitiés » de l’Homme.       <br />
       	La Chute : échec du projet divin.  Ishah a été placée face à Adam pour qu’il prenne conscience de son féminin, de ses potentialités inconscientes, et qu’il les « épouse ». Le serpent, qui est le plus rusé des animaux, va empêcher la réalisation de cette union, en isolant Ishah, symbole de rupture entre la conscience et l’inconscient.        <br />
       	Adam, en voulant nommer Eve du nom de la « Vie », projette définitivement sur la femme « extérieure » les attributs de cette vie féminine en lui, qu’il n’a pas su faire siens. Adam était « mère de toute vie » et il ne l’est plus puisqu’il favorise une réduction qui touche à la fois Adam et son épouse : la femme originelle est réduite à la féminité biologique, alors que Ishah était « l’autre côté » de Adam, son féminin intérieur chargé de son essentielle maternité, celle qui consiste pour chaque Adam que nous sommes à s’enfanter soi-même, à donner naissance au fils intérieur, donc à un être accompli. Chacun de nous garde ontologiquement cette vocation de « maternité ».       <br />
       En avouant à Dieu que « le serpent l’a séduite ! », Ishah constate qu’elle s’est laissée « épouser » par Satan lui-même. Le nouvel époux de l’Homme dans sa dimension Ishah, autrement dit dans la profondeur de son inconscient, c’est la force satanique de l’avoir et du pouvoir, des objets de désir dont nous cherchons à nous accaparer, et sur lesquels nous projetons un absolu…que nous n’aurions dû attribuer qu’à l’Absolu. La Chute n’est-elle pas une « plongée » dans l’univers des dualités ? Satan est cette entité qui sépare, qui disloque, qui rompt ce qui a été uni. Une telle puissance domine notre inconscient et nous rend esclaves. Il en résulta des conséquences douloureuses pour Adam et toute sa descendance.         <br />
                                    « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ! »       <br />
                                                « Tu enfanteras dans la douleur ! ».       <br />
                                 « Car tu es poussière et vers la poussière retourne-toi ! »       <br />
              <br />
       Autrement dit : Assume le multiple qui t’habite, les dualités de ta condition, pour conquérir   l’unité ! Retourne-toi vers les normes d’avant la Chute !  Entre dans tes plus profondes énergies, pénètre-les par la conscience, éveille-les pour hausser ton être à une autre dimension       <br />
       Dieu nous invite à réaliser nos noces intérieures.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Marcel-COMBY-Reflexions-sur-la-Creation_a575.html</link>
  </item>

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   <title>Daniel ANGRAND / réaction à l'article de JP Frésafond concernant son analyse symbolique des 3 premiers chapitres de la Genèse</title>
   <pubDate>Thu, 19 Apr 2012 12:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   ''Comment je crois '', chapitres 4 et 5     <div>
             <br />
       Nous ne sommes plus en 1922 ni même en 1950. L'Eglise catholique a reconnu officiellement le principe  de l'Evolution par la voix de Jean-Paul II dans les années 70. Donc finissons-en avec ces polémiques aujourd'hui vaines autour du monogénisme et de l'''Histoire Sainte'' traditionnelle qu'évoque JPF, toujours tenté de manger du curé. Sauf peut-être encore dans certaines paroisses d'A frique ou d'Amérique latine, voire de Pologne, on ne considère plus le chapitre I de la Genèse que comme un récit symbolique. Exit, par conséquent la problématique de la vérité historique du ''premier Adam'' et du Paradis terrestre.       <br />
              <br />
       Quant au péché originel ,je pense pouvoir dire que tout théologien ou docteur catholique partage aujourd'hui pour l'essentiel la troisième explication que donne Teilhard , p.67 68 et suivantes : ''le péché originel'' exprime, traduit, personnifie dans un acte localisé la loi pérenne et universelle de faute qui est en l'Humanité en vertu de sa situation ''in fieri'' ( en devenir) ...etc...'' Avec à mon avis, la nuance très importante suivante : c'est le mal objectif (dont la mort), comme raté, comme ''envers'' obligé,donnée première, de toute réalité créée, qui est consubstantiel à la création, de la Matière inerte à l'Homme vivant et pensant.(1) La faute, le péché,toujours personnel, le mal commis, est lui, au sein de ce mal objectif, la traduction en acte du refus volontaire par la ''conscience'' de l'impératif moral  vers le bien, tel que la Bible nous le montre s'affirmer et s'affiner progressivement au fil de l'Histoire, de plus en plus précis et exigeant, contre la malignité elle aussi pérennede l'Homme : du ''tu ne tueras point'' élémentaire symbolisé par le récit du meurtre d'Abel par Caïn, au précepte paradoxalement novateur ''œil pour œil dent pour dent'', se substituant à la tradition de la vengeance collective, et finalement au  ''commandement nouveau'' de Jésus ''tu aimeras ton prochain comme  toi même'', relayé par l'impératif catégorique de Kant.       <br />
       Donc la théologie catholique ne dirait pas , je crois : ''le péché originel est l'essentielle réaction du fini à l'acte créateur'', p.57, caractéristique qu'on peut affirmer par contre, du mal physique. C'est le mal moral que Dieu pardonnera gratuitement.(2)       <br />
       Mais il y a sûrement consensus (à faire valider peut-être par le recteur Magnin) sur les termes de la page 70 : ''il faut seulement que nous sachions qu'il (le péché) est partout aussi mêlé à l'être du monde que Dieu qui nous a créé et que le Verbe incarné qui nous rachète''. L'Espérance est l'antidote du Mal.       <br />
              <br />
              <br />
       NB  j'ai découvert dans la revue de l'association n° 41 de mars 2012 l'existence d'une chaire Teilhard de Chardin aux facultés jésuite de Paris. Exit donc tardivement, la proscription du Père de sa mission enseignante qui nous avait tant choqués, et injustice réparée.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       1- cf l'article de G.Donnadieu dans la même revue p.22 et sv       <br />
               <br />
                   2-  ibidem p. 25 : le professeur Dove parle de ''faille héréditaire transmise de génération en génération '' (?)       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Daniel-ANGRAND-reaction-a-l-article-de-JP-Fresafond-concernant-son-analyse-symbolique-des-3-premiers-chapitres-de-la_a574.html</link>
  </item>

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   <title>Jean-Pierre Fresafond/chapitre 5 pour réunion avril 2012/« Notes sur quelques représentations possibles du péché originel »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Apr 2012 15:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   chapitre écrit à Pâques 1922 Extrait du tome 10 de Teilhard : « Comment je crois ».     <div>
      <b>Sommaire</b>       <br />
              <br />
       1	Préliminaire       <br />
       2	Développement        <br />
       3	Commentaires       <br />
       4	Conclusion       <br />
       5	Glossaire       <br />
              <br />
       <b>1-	PRELIMINAIRE</b>       <br />
       Recommandation : pour les personnes qui n’auraient jamais lu les textes en question (Genèse, Eden, Serpent) il est nécessaire d’en prendre connaissance sur la Bible de leur choix avant d’aborder la présente étude.       <br />
              <br />
       	Sauf à imaginer qu’un ukase fut jeté par le Vatican, en 1922, sur les textes « En Tête » de la Bible, je ne comprends pas pourquoi Teilhard ne s’y référa pas pour défendre son point de vue sur la notion de péché originel. C’est d’autant plus étrange que ces textes bibliques sont tout à fait en accord avec sa thèse évolutionniste. De ce fait, il ne pouvait imaginer que ses notes puissent motiver son exclusion de l’enseignement supérieur.        <br />
       C’est pour cette raison que je me suis plongé dans l’étude des trois premiers livres de la Bible :        <br />
                   <b>-Genèse,       <br />
                   -Jardin d’Eden,       <br />
                   -Serpent Nu</b>       <br />
       Qui décrivent assez clairement  l’origine du monde par rapport aux connaissances actuelles.        <br />
              <br />
       De source certaine, il m’a été confirmé que le dogme chrétien, en ce qui concerne l’origine du monde, se réfère bien à la Bible ; sauf que le Vatican propose en plus vingt trois interprétations (ou explications) lesquelles en principe ne modifient pas le sens du texte fondateur. Si tel est le cas, je me pose une question : pourquoi ces interprétations ont-elles été promulguées ? C’est contraire à la liberté de pensée nécessaire à la compréhension des langages symboliques.        <br />
       	Dans le présent travail, je me suis appuyé sur la Bible d’André Chouraki, car c’est une traduction directe de l’hébreu en français.  La première Bible, la Septante, a rassemblé tous les documents anciens, rédigés dans des langues nombreuses et variées. Le tout a été écrit en grec qui était la langue sacrée de l’époque (n’oublions pas que Jésus était imprégné de culture grecque).  Les autres Bibles, comme la Vulgate par exemple, ont été des traductions du grec en latin, puis du latin en français  ou autres langues modernes ; ce qui eut pour conséquence un appauvrissement du sens symbolique.       <br />
       La langue hébraïque ayant été ressuscitée au début du XXe siècle, André Chouraki a fait cette immense entreprise de traduction de l’hébreu en français. L'hébreu est une langue porteuse de sens symbolique qui correspond à la culture moyenne orientale, berceau de notre civilisation judéo-chrétienne.        <br />
       Il me semble que toutes les Bibles font ressortir le caractère évolutionniste de la Genèse, à des degrés divers. Dans ces conditions, pourquoi a-t-il fallu attendre Vatican-2 pour que l’évolution ne soit plus considérée comme une hypothèse ?       <br />
              <br />
       <b>2-	DEVELOPPEMENT</b>       <br />
       Pour ce travail j’ai utilisé la même numérotation de repères que celle utilisée dans ma contraction de texte du chapitre 5 et de la Genèse (voir rubrique « travaux des membres » de mars 2012)       <br />
              <br />
       <b>Livre-1 : la Genèse (interprétation personnelle)</b>       <br />
       	<b>-Repère-1 </b>: <span style="font-style:italic">« Au commencement »</span>Premier mot des textes bibliques qui signifie qu’il y a eu un début dans l’écoulement du temps, soit un passage de l’Esprit divin d’un état non manifesté à un état manifesté. L’idée virtuelle du Principe Créateur  qui était « partout et nulle part », avec le phénomène de la manifestation dès lors devient « force et information de toutes choses » et se transposera dans un état espace-temps le moment venu.  Il n’y a rien de créé mais tout est potentiellement possible avec ce Principe Créateur        <br />
              <br />
       	<b>-Repère 2 </b>: <span style="font-style:italic">« Dieu créa le ciel et la terre, la terre était chaos, les ténèbres étaient partout, mais le souffle de Dieu planait sur les eaux ».</span>       <br />
       Nous sommes ici dans la purée initiale  ou pré-matière. Il règne une température extrême qui empêche l’apparition des éléments chimiques.  Cette zone de temps concerne la physique quantique ; cette pré-matière est principalement le règne des forces ondulatoires et le règne corpusculaire est encore au stade potentiel.        <br />
       Le « souffle de Dieu » qui est évoqué est associé à l’eau, élément symbole de purification par décantation des énergies. La matière commence à se constituer en éléments  d’où l’on peut déduire le sens de la phrase « Dieu sépare la lumière des ténèbres ». Ce phénomène peut être rapproché d’une légende biblique concernant le vieil Enoch à qui la formule suivante est attribuée : « Dieu est un feu qui brûle le feu », ce qui pourrait se dire autrement : le feu de l’Esprit est plus puissant que le feu de la matière. C’est pourquoi j’en arrive à cette proposition : la matière disparaîtra quand l’esprit la quittera.        <br />
              <br />
       	<b>-Repères 4 et 5 </b>: <span style="font-style:italic">« Dieu trouva la lumière belle, il sépara la lumière des ténèbres ».</span>       <br />
       Le Prologue de Jean  qui s’inspire de la Genèse ajoute cette phrase : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise. »       <br />
       -Jour 1er 	 Ici commence le processus : « Dieu sépare le ciel et la terre, et c’est un soir,        <br />
       et c’est un matin »       <br />
       -Jour 2ème	La matière se « corpusculise  » … « Dieu sépare les eaux de la terre, Il ensemence la terre avec l’herbe, avec les arbres ». C’est l’apparition de la vie.       <br />
       -Jour 3ème	L’évolution décolle enfin !       <br />
              <br />
       Jour 4ème	 <b>Repère 6</b> : <span style="font-style:italic">« Dieu fait deux grands lustres, l’un pour gouverner le jour, l’autre pour gouverner la nuit ». </span>Apparition du binaire, la dualité se manifeste comme une force dominante ; c’est une forme de « pré conscience ». Un palier important vient d’être franchi dans l’évolution. En effet, le binaire suggère qu’il y a une alternative, d’où la nécessité d’une pré-conscience.       <br />
              <br />
       Jour 5ème	<b> -Repère 7 </b>:<span style="font-style:italic"> « Dieu dit : que les eaux foisonnent d’êtres vivants, le volatile volera au-dessus de la terre. Dieu crée les grands crocodiles, tous les êtres vivants, les rampants. Il les bénit et leur dit : multi pliez vous ».  </span>.       <br />
       Ce scénario décrit exactement ce qu’il s’est passé : d’abord la vie aquatique, puis les volatiles (les dinosaures  volants) et enfin les sauriens et les reptiles, nos prédécesseurs.        <br />
              <br />
       	<b>-Repère 8</b> : Considérant la réussite de cette évolution du monde vivant, Dieu dit : <span style="font-style:italic">« Nous ferons Adam le Glébeux à notre image. » </span>Ici, on mesure l’importance symbolique du mot « glébeux »… puis « Dieu crée le  Glébeux mâle et femelle ». Autrement dit, Dieu crée l’Homme hermaphrodite.. cela signifierait-il que cette première version fut un échec ? (voir Livre-2, Jardin d’Eden, repère 3, où l’on voit Dieu « former » un Glébeux avec la poussière de la glèbe). Je pencherais plutôt vers une intention de Dieu » qu’il aurait eue bien avant que le temps soit venu de passer à l’acte créateur, un essai fut peut-être tenté…       <br />
       Autre remarque : pourquoi ce « NOUS »  (Nous ferons Adam…..). Etait-ce un « Nous » royal ou bien une référence à des démiurges ? Notons que Aelohim  signifie « Lui-les dieux « , Aelohim est très utilisé dans les Bibles sémitiques. Poursuivant cette remarque, on lit dans le 1er logion du Prologue de Jean : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu ». Dans la version grecque d’origine il y a « O-Theos » qui signifie « les dieux », puis Theos tout court qui signifie Dieu…       <br />
       La Bible n’a pas encore dévoilé tous ses mystères, notamment ceux qui sont dus aux cascades de transcriptions, avant l’imprimerie, et les dérives dues aux traductions.        <br />
              <br />
       	<b>-Repères 9 et 10</b> : <span style="font-style:italic">« Dieu les bénit »</span> (le Glébeux mâle et femelle) et leur dit de faire fructifier la terre, de se multiplier. Il leur confie la responsabilité du monde vivant et de son utilisation pour manger.       <br />
       Comme il est long ce 5ème jour ! Mais c’est normal car on vient de franchir le « pas de la réflexion ». Le Glébeux est responsable, il a un début de liberté, il ne sait pas encore combien cela sera contraignant …       <br />
              <br />
       Jour 6ème	<b>-Repère 11 </b>: <span style="font-style:italic">« Dieu contemple son œuvre, Il est satisfait »  </span>Si Dieu est satisfait de son œuvre, on peut en déduire logiquement qu’Il avait eu besoin de l’accomplir ; une nécessité vitale en quelque sorte !       <br />
              <br />
       <b>Livre 2, Le Jardin d’Eden (interprétation personnelle)</b>J       <br />
       our 7ème	<b>-Repère 1</b> : <span style="font-style:italic">« Dieu bénit ce septième jour, le consacre et se repose »</span> Repos bien mérité pourrait-on dire, car Dieu a peut-être investi toute son énergie dans cette création, Il a peut-être changé d’état …Il est à la fois  dans l’espace-temps et aussi dans l’au-delà. C’est ce que signifie, entre autres interprétations, le mot YAHVE (yod he vau he) : « Celui qui est, qui était et qui sera ». Comme pourraient le dire certains physiciens : Dieu est à la fois corpusculaire et ondulatoire ; Dieu est partout à la fois, Il est le TOUT, une chose et son contraire.       <br />
       	<b>-Repère 2</b> : <span style="font-style:italic">« Tout n’était pas en terre, tout n’avait pas germé, Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre ; Il n’y a pas de glébeux pour servir la glèbe. Mais une vapeur monte de la terre, elle abreuve toutes les faces de la glèbe. »</span>       <br />
       Avec ce passage du livre-1 au livre-2 on a l’impression d’assister à un changement de lieu, ou d’une deuxième création dans le Jardin d’Eden qui semble-t-il n’est pas un lieu imaginaire. Que signifie ce « Il n’y a pas de Glébeux pour servir la glèbe » si non un re-commencement ?  Faire de l’homo sapiens un « sapiens-sapiens » ?       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 3 </b>: <span style="font-style:italic">« Dieu forme le Glébeux-Adam, poussière de la glèbe. Il insuffle dans ses narines une haleine de vie, le Glébeux devient âme vivante ». </span>Cette fois  l’auteur du texte emploie l’indicatif présent (Dieu forme le Glébeux), alors que précédemment dans le repère-8 du livre premier Dieu emploie le temps futur : « Nous ferons Adam….. » Cette forme grammaticale signifierait-elle qu’il y aurait eu deux tentatives de création ?  Enfin, peu importe : avec cet éventuel deuxième Adam » l’humanité va pouvoir créer et développer une noosphère et c’est le cœur du projet divin pour que celui-ci soit réalisable.        <br />
              <br />
       	<b>-Repères 4,5,6 </b>: Rassuré par ce premier succès, <span style="font-style:italic">« Dieu plante un jardin en Eden&quot; et au levant </span>(côté d’où vient la lumière) ; <span style="font-style:italic">Il y installe le Glébeux-Adam à côté de l’Arbre de Vie qui est au milieu du Jardin &quot; Il le lui confie,  il doit le servir et le garder ». </span>L’homme va devoir prendre conscience de cette responsabilité. Dieu ordonne au Glébeux-Adam : « Tu mangeras des fruits de tous les arbres, sauf ceux de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal, si non tu mourras. » Le message et la mission sont clairs.        <br />
              <br />
       	<b>-Repères 7 et 8 </b>:  Dieu se ravise et dit : <span style="font-style:italic">« Il n’est pas bon pour le Glébeux d’être seul » </span>(maintenant qu’il est en charge d’une grande mission). <span style="font-style:italic"> « Il lui faut une compagne semblable à lui »(</span>qui ait le même niveau de conscience).        <br />
              <br />
       	<b>-Repères 9 et 10 </b>:<span style="font-style:italic"> « Dieu endormit le Glébeux, Il préleva une de ses côtes  (traduction incertaine) reboucha le trou avec de la chair, et depuis cette côte, Dieu fabriqua une Femme et la présenta au Glébeux : elle est l’os de tes os, la chair de ta chair, voici Eve, ta compagne. »</span>La métaphore de la « côte »  est contraire  à la science moderne car chacun sait que, anatomiquement parlant, la femme est plus solide que l’homme. Il n'est pas logique que son entrée en scène soit postérieure.  Voir le livre intitulé &quot;XY&quot; écrit par Elisabeth Badinter (chez O. Jacob) :       <br />
       -pages 57 à 66 : <span style="font-style:italic">&quot;Il est plus facilede faire une femme qu'un homme. L'embryon masculin lutte pour ne pas être féminin (...)&quot;</span><b>Livre 3 : « Un Serpent nu » (interprétation personnelle).</b>       <br />
       La femme est XX, alors que pour être un homme le second X doit être remplacé par Y.       <br />
       -page 108 : <span style="font-style:italic">&quot;Par opposition à la femme qui EST , l'homme doit ETRE FAIT&quot;</span>       <br />
       	<b>-Repère 1</b> : <span style="font-style:italic">Le serpent nu dit à la femme : « Ainsi Dieu vous a interdit de manger les fruits des arbres du Jardin ? » </span>        <br />
       <span style="font-style:italic">Eve répond : « Nous pouvons manger les fruits de tous les arbres, sauf les fruits de l’arbre du milieu qui sont interdits, en désobéissant nous risquons la mort, Dieu nous a prévenus. »</span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le serpent dit à la femme : « Non, vous ne mourrez pas, Dieu vous a dit cela pour la raison suivante, si vous en mangiez vos yeux se dessilleraient et vous seriez comme Lui, connaissant les secrets du bien et du mal. »  </span> (Nous verrons ultérieurement quelle est la nature de cette épreuve de confiance).       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 2 </b>: Entendant les paroles du serpent, la femme dont l’intuition est plus élevée que celle de l’homme, décide seule de transgresser l’interdiction divine .<span style="font-style:italic"> « La femme prend le fruit interdit, en mange et le partage avec Adam. Soudain tous les deux découvrirent qu’ils étaient nus, ils en ont honte et s’habillent avec des feuilles. »  </span>Leur nudité est à rapprocher de celle du serpent qui, lui aussi, a transgressé ; dans ce cas la nudité signifie « transgression » ou « coupure d’un cordon ombilical », ils pensent et agissent par eux-mêmes… épreuve initiatique comparable à celles pratiquées par certaines ethnies qui envoient leurs enfants dans la forêt afin qu’ils survivent par eux-mêmes.       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 3</b> : <span style="font-style:italic">Dieu appela Adam. « Où es-tu ? «  Adam et Eve entendent cet appel, ils ont peur et répondent : « Après ton appel j’ai pris conscience que j’étais nu, j’ai eu peur, je me suis caché. »  </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Dieu dit : « Qui t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé le fruit de l’arbre interdit ?</span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Adam répond : « C’est la femme que tu m’as donnée qui m’a tenté. »</span>Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait ? »       <br />
       <span style="font-style:italic">Elle répond : « Le serpent m’a abusée et j’ai mangé. »</span>       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 4</b> :<span style="font-style:italic"> Dieu dit au serpent : « Puisque tu as fait cela tu seras désormais un animal maudit, tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. »  </span>Cette poussière est la connaissance des secrets de la matière, c’est pourquoi le serpent est symbole de connaissance puisqu’au début de la Genèse Dieu dit « Nous » puisqu’Il partage cette connaissance avec un autre « dieu » lequel va essayer d’avoir la suprématie, ce qui entraine sa chute, il s’agit de Lucifer.       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 5 </b>: <span style="font-style:italic">Dieu dit à la femme : « &lt;je  multiplierai tes grossesses, tu enfanteras dans la douleur. Ton homme te gouvernera. » </span>(Lourde punition pour un péché d’orgueil.)       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 6 </b>: <span style="font-style:italic">A l’homme Dieu dit : « Tu as entendu la voix de ta femme plutôt que la mienne, honnie soit la terre à cause de toi, dans la peine, tu en mangeras tous les jours de ta vie, la terre fera germer des herbes, avec leurs graines tu feras du pain que tu mangeras jusqu’à ton retour dans la terre et la poussière. »</span>Dieu confirme ainsi sa mission à l’homme : participer à l’élaboration et l’achèvement de la cosmogénèse.        <br />
              <br />
       	<b>-Repère 7 </b>: <span style="font-style:italic">« Adam crie le nom de sa femme : Eve est la mère de tous les vivants » </span>La complémentarité entre Adam et Eve est donc nécessaire, incontournable et inséparable.        <br />
              <br />
       	<b>-Repère 8 </b>:<span style="font-style:italic"> « Dieu habille l’homme et la femme avec des peaux de bêtes et leur dit : voici l’Homme, il est comme Nous, il connaît le bien et le mal. »  </span>(Telle est sans doute la volonté absolue de Dieu, Il a voulu l’Homme à son image pour qu’il soit capable de participer au grand-œuvre). Habiller l’homme et la femme une seconde fois mais avec des peaux de bêtes plutôt qu’avec des feuilles a pour signification probable celle d’une élévation du niveau de conscience ; on passe du végétal à l’animal.       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 9 :</b> <span style="font-style:italic">« Dieu renvoie le Glébeux du Jardin d’Eden afin qu’il puisse servir la glèbe dont il est fait » </span>; confirmation de la mission d’associé pour réaliser le grand-œuvre.       <br />
              <br />
       	<b>-Repère 10</b> : Le Jardin d’Eden est-il un mirage qui représente l’idée initiale, projet et achèvement, un tunnel de l’espace-temps ? Peut-être.  <span style="font-style:italic">« Dieu place les chérubins au Levant du Jardin d’Eden, avec la flamme de l’épée tournoyante pour garder la route de l’Arbre de Vie. »</span>       <br />
       Il faut protéger l’Homme contre lui-même, comme le fit Dieu avec l’ange déchu qui était son côté obscure de la force. Dans les sociétés initiatiques cette épée tournoyante représente l’Esprit.        <br />
              <br />
       <b>       <br />
       3-	Commentaires</b>       <br />
       1-Les symboles de l’ange déchu et du serpent nu peuvent être l’une des représentations du mal dans l’acception suivante : avant le « pas de la réflexion » l’élan vital est la seule force qui régisse la survie de l’individu. Après le « pas de la réflexion » la courbe de l’élan vital est infléchie par celle d’une nouvelle force qui entre en jeu et qui est motivée par les sentiments d’amour et d’altérité dont l’objet concerne un autre développement, celui de la noosphère universelle, ultime projet du Créateur.  Dans la société humaine, ces deux forces doivent transiger entre elles pour former une composante. Le Sage a les pieds dans la glèbe et la tête dans les nuées ; avoir l’un sans l’autre est excessif et représente le mal.        <br />
              <br />
       2-De ce qui précède nait le besoin de CHOC pour déclencher une envie d’évoluer en direction de l’harmonie universelle. L’interdiction est ce « choc » qui induit le besoin de transgression.       <br />
       Le Créateur qui a la vision totale de l’univers, puisqu’il en est le concepteur et le moteur, aménage lui-même ces épreuves et comme (selon Teilhard) Il fait que les choses se fassent, il crée ce besoin de transgression. Dieu s’est bien amusé sans doute en taquinant Adam avec ce « fruit interdit ». Dans le fond, cette connaissance, Il ne pouvait pas l’interdire à sa créature puisqu’Il l’avait voulue « à son image » afin de l’aider à promouvoir l’achèvement de son œuvre.  Cet achèvement est un long et pénible accouchement et c’est la raison pour laquelle Il dit à Eve « Tu engendreras dans la douleur ».       <br />
       <b>       <br />
       4-	Conclusion</b>       <br />
       Les trois premiers livres de la Bible que nous venons de visiter sont compatibles avec le dogme chrétien et avec la pensée de Teilhard, ils arbitrent la controverse qui les sépare. Ces textes symboliques suscitent des interprétations très larges. Espérons que les vingt trois interprétations officielles proposées par le Vatican soient un exemple de pensée libérale et non pas limitatif.  Mais cette crainte est obsolète dès lors que ces vingt trois interprétations sont soumises à des interactions et des rétroactions  dont le pouvoir complexifiant conduit à l’infini. D’ailleurs, s’agissant des choses de l’esprit il n’y aurait là rien d’anormal.        <br />
              <br />
       Puisse cette exégèse symbolique ne pas éventuellement blesser les catéchèses  paroissiales car j'ai modestement essayé d'explorer  la Bible.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>5-Glossaire</b>       <br />
              <br />
       <b>-Dieu </b>J  :  j’ai utilisé ce nom pour simplifier l’écriture et la lecture. Mais dans la Bible juive d’autres noms sont utilisés qui sont en réalité des qualités supposées de Dieu, dont le nom est imprononçable, sauf en de rares exceptions :       <br />
       				-Aelohim :  que l’on traduit par « Lui les Dieux »       <br />
       				-Adonaï : Seigneur, Souverain Maître       <br />
       				-Yahve : Celui qui est, qui fut et qui sera       <br />
       				-L’Eternel, Le Principe, Le Tout Puissant, etc …       <br />
       <b>-La glèbe</b> :  Terre ensemencée et fertilisée ; mot lourd de significations.       <br />
       <b>-Le Glébeux</b> :  Dans la Bible, c’est l’homme que Dieu façonna avec de la glèbe et qu’il anima en soufflant dans ses narines.       <br />
       <b>-Le Verbe</b> :  Information que Dieu mit dans la matière, ou Parole de Dieu.       <br />
       <b>-La Lumière</b>  : Energie divine.       <br />
       <b>-Doctrine du Verbe Lumière</b> :  Dieu est information et énergie. La doctrine du Verbe Lumière nous a été transmise par Moïse qui, lui-même, la détenait des religions égyptiennes. On trouve cette doctrine dans la Genèse. Elle a été reprise par St Jean dans son Prologue.       <br />
       <b>-Les ténèbres</b> :  Côté obscure de la force, l’absence de Lumière, la force d’inertie.       <br />
       <b>-Le chaos :</b>  Désordre apparent, ou ordre caché, un nombre transcendant généré par le zéro.       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Jean-Pierre-Fresafond-chapitre-5-pour-reunion-avril-2012-Notes-sur-quelques-representations-possibles-du-peche-originel_a573.html</link>
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   <title>JP Frésafond / la dernière lettre de Teilhard à son ami, le père Ravier</title>
   <pubDate>Tue, 03 Apr 2012 19:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Editorial]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Deux avant-propos :        <br />
              <br />
       <b>1) Jean-Pierre Frésafond</b> -<span style="font-style:italic">Voici une lettre que le Père Teilhard de Chardin adressa à l’un de ses amis, le Père Ravier.        <br />
       Il faut souligner que Teilhard écrivit cette lettre  l’avant-veille de sa mort. Remarquons aussi son amertume  à propos de ses trois amis ( Valensin, Grand-Maison et de Lubac) qui priaient en terme de « cosmos » et non de « cosmogénèse ».       <br />
              <br />
       Rendons hommage à notre savant-philosophe, à l’occasion du cinquante sixième anniversaire de sa mort,  survenue le jour de Pâques, après la messe.</span>  Jean-Pierre Frésafond        <br />
              <br />
       <b>2)</b> <b>Henri Guyot</b> : <span style="font-style:italic">Voici les références de la lettre que j'ai lue à Brignais lors de la dernière cession. <b>Elle est extraite d'un cahier vendu par l'Association sous le titre &quot;Pierre Teilhard de Chardin à travers ses lettres&quot;. </b>C'est une collection qui s'appelle &quot;Dossiers du Père Noir&quot; (12€). L'ensemble est très intéressant. Teilhard s'y montre plus librement critique que dans ses ouvrages publiés.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       									<b>Vendredi-Saint 1955       <br />
                          Au Révérend Père Ravier       <br />
       Rd.Père et Ami,       <br />
       Je reçois votre lettre du 4 avril,   -et j’y réponds-    en ce jour prédestiné.       <br />
       Le sens de la Croix …je ne vois rien de substantiel à ajouter aux quelques pages que je vous envoyai, je crois bien, en septembre 1952 : « Ce que le monde attend de l’Eglise de Dieu : une généralisation et un approfondissement du sens de la Croix. » (Si vous n’avez pas ce court papier, dites le moi,   je puis vous en faire avoir une copie.)       <br />
       Ce que je pensais alors, (et dès le « Milieu Divin »), j’en suis plus convaincu que jamais.  Dans un univers de Cosmogénèse, où le mal n’est plus « catastrophique » (c'est-à-dire né d’un accident), mais » évolutif » (c'est-à-dire sous-produit statistiquement  inévitable d’un univers en cours d’unification en Dieu), dans un tel univers, dis-je,  la Croix, sans perdre sa fonction expiatrice ou compensatrice,  devient plus encore le symbole et l’expression de l’évolution (« noogénèse ») toute entière : co-réflexion et unanimisation de l’Humain au travers et à la faveur de la peine, du péché et de la mort.       <br />
       Et, dès lors, sans atténuation, sans atténuation de la tradition chrétienne, il devient possible de présenter au monde actuel  la Croix, non plus seulement comme une « consolation » des misères du monde, mais comme un « excitant » (l’excitant le plus complet et le plus dynamique qui soit) à progresser aussi loin que possible, sur Terre, pour Dieu, en direction de quelque « ultra-humain ».       <br />
       En régime « Cosmogénèse d’unification » (qui est par définition le régime du Plérôme), Dieu ne saurait créer sans s’incarner, ni s’incarner sans porter le poids souffrant et peccamineux de l’évolution… évolution c'est-à-dire ultra création !  Identiquement, de ce point de vue, Christ Rédempteur = Christ Evoluteur.       <br />
       Le Christ en Croix est l’expression la plus complète apparue dans la conscience humaine d’un « Dieu de l’évolution » : c'est-à-dire  un Dieu divinisant, christifiant, , à la fois l’En Haut et l’En Avant.       <br />
       Mais ceci bien entendu n’apparaît (et à l’évidence !) que si au préalable on a compris les nouvelles relations établies  entre Esprit et Matière, et la nouvelle figure prise par le mal (sous toutes ses formes), en régime de Cosmogénèse : l’Esprit devenant fonction génétique de la Matière, le mal devenant sous-produit de l’unification de l’Esprit à la Matière. Il y a là une « dimension intellectuelle » nouvelle à percevoir (il faut, comme je dis, arriver à voir « non plus un cercle » mais « dans une sphère ») … Et mon désappointement a été souvent de découvrir que des esprits aussi pénétrants qu’un Auguste Valensin, un Grand-Maison ou même un de Lubac , pensaient et priaient encore  en « cosmos »  et non en « cosmogénèse ».  Mais il serait impossible (et heureusement !)de barrer la dérive irrésistible entraînant autour de nous la pensée humaine.  Demain, tout le monde pensera  « en sphère », en Cosmogénèse.  Et alors, tout naturellement, le Dieu crucifié sera devenu  (quâ crucifié) le Moteur spirituel le plus puissant  (parce que le plus valorisant, et le seul « amorisant » de l’ultra-hominisation.       <br />
       Voilà ma foi : celle que je voudrais tant confesser publiquement avant de mourir …       <br />
              <br />
       Respectueusement et affectueusement toujours, Teilhard. </b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/JP-Fresafond-la-derniere-lettre-de-Teilhard-a-son-ami-le-pere-Ravier_a572.html</link>
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   <title>Marcel Pradines : LES MODES DE L’ACTION DIVINE DANS L’UNIVERS</title>
   <pubDate>Mon, 02 Apr 2012 12:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      A l’aube de mes premières réflexions, élevé avec une éducation chrétienne, ma raison et ma sensibilité se sont heurtées avec incompréhension aux dogmes de cette religion catholique.       <br />
       Interrogations ??????       <br />
       -Si la puissance et la bonté de Dieu sont infinies, comment laisser le mal opérer ?       <br />
       -Création du monde en six jours !!  alors que la science  révèle une évolution en milliards d’années.        <br />
       -Le premier Adam a péché, toute l’humanité à venir est condamnée !!       <br />
       -Pourquoi avoir créé tant d’espèces disparues et de tels monstres comme les dinosaures ? Mangez vous les uns les autres !!!       <br />
       -Sauver un miraculé, et laisser mourir un martyr chrétien ?       <br />
       -la terre n’est pas le centre du monde des milliards de galaxies et d’étoiles existent dans l’univers, elle n’est qu’une poussière perdue dans l’infini.       <br />
       -une multitude d’hommes n’a pas connu le Christ, l’humanité a sept milions d’existence.       <br />
              <br />
       -  De toutes ces interrogations, il s’en dégageait deux essentiellement        <br />
               Quelle est la vraie puissance possible de Dieu et comment agit t-il.       <br />
                Comment Dieu est t-il connaissable.       <br />
       Bien plus tard grâce à la lecture de la pensée du père Teilhard de Chardin tout s’éclaira et insensiblement mes questions avaient une réponse ; elles tenaient dans cette évidence :       <br />
              <br />
          Notre univers n’est pas une création statique et définitive ; Tout est en devenir, le Tout se transforme et évolue grâce a l’UNION Créatrice transcendée par l’action divine.       <br />
              <br />
       Teilhard de Chardin avec l’image de la sphère et des ressorts  fait sentir comment l’action divine intervient dans le dedans des choses et dans le dehors des choses .Image peut être simpliste et désuète mais offrant l’avantage de comprendre comment Dieu cause première proprement divine peut atteindre les causes secondaires en agissant sur tous les assemblages de la multitude en simultanéité.       <br />
        Ainsi toutes les actions individuelles sont solidaires de l’état général, chaque chose appartient au tout.. L’action divine en plus de la faculté d’agir sur le tout à la fois, a le pouvoir de se faire sentir au cœur de chaque élément, la cause première ne peut se mêler aux effets, elle agit sur les natures individuelles par le mouvement de l’ensemble.       <br />
       De ces faits si nous observons le monde dans son évolution celui-ci va toujours dans la s direction du toujours plus .Cependant il faut comprendre et admettre que l’action divine ne peut aller plus vite que les causes secondaires pour ne pas être en dysharmonie avec la marche de l’ensemble .Une seule chose ne peut exister isolément. Tout ce qui n’est pas Dieu est multiple. Ainsi Dieu n’avait qu’une seule voie : lancer la création d’un monde dans le temps et l’espace depuis le néant afin qu’il se crée par lui même .Dieu ne fait pas le monde, il fait se faire les choses. Dans ces conditions la causalité divine est toujours voilée de hasards, elle ne peut être accessible ni comme créatrice, ni comme révélatrice .La propriété du divin est insaisissable à toutes emprises matérielles .Il faut s’y résigner.       <br />
       De ces conditions, les lois générales du devenir des choses à créer à partir du multiple inorganisé de la matière doivent être regardées comme des modalités imposées par l’action divine. Donc on ne peut entrevoir l’existence du mal, les dérapages, accidents, erreurs de création que comme dus à une certaine liberté des causes secondaires façonnant le multiple inorganisé. Ceci est inhérent à la création du tout.       <br />
              <br />
       Cependant soyons admiratifs et plein d’humilité devant l’ascension des premières particules lancées dans ce néant vide et froid et qui par l’union créatrice sont arrivées à créer la conscience réfléchie .       <br />
       L’action du divin insensible, invisible, mais irréversible sur la marche des évènements, accomplit son dessein et poursuit sans interruption son ascension vers toujours plus de Beauté  et de Bonté .Sachons regarder dans la durée du temps cosmique et non dans le temps à l’échelle humaine.                <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Marcel-Pradines-LES-MODES-DE-L-ACTION-DIVINE-DANS-L-UNIVERS_a571.html</link>
  </item>

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   <title>Sujets de reflexion pour avril 2012/J.P. Frésafond</title>
   <pubDate>Fri, 30 Mar 2012 19:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tome 10 : « COMMENT JE CROIS » Chapitre 5 : « Notes sur quelques représentations historiques possibles du péché originel » 14 Points forts pour lancer la réflexion     <div>
      -Note des Editions du Seuil :  Cette note de Teilhard, écrite un peu avant Pâques 1922, était destinée à une étude entre théologiens. Elle a été transmise à Rome au Préposé Général des Jésuites, c’est elle qui motiva la fin de la carrière d’enseignant de Teilhard et elle fut la cause de ses ennuis avec le Saint Office.       <br />
       Rappelons que cette lettre adressée à un ami répondait à une demande d’ordre privé.       <br />
              <br />
       Note de JPF : Sur ce problème du péché originel, Teilhard était plus nuancé dans cette lettre qu’il ne le fut dans plusieurs de ses livres. Aux idées fortes de ce texte (points de vue personnels) j’ajouterai quelques idées fortes de la Genèse, extraites       <br />
       -Du livre 1 : « sept jours »       <br />
       -Du livre 2 : « Jardin d’Eden »       <br />
       -et du livre 3 : « Un serpent nu »       <br />
       Le rapprochement est nécessaire pour se faire une opinion sur ce problème, sachant que la Bible est la référence.       <br />
              <br />
       <b>Page 61</b>       <br />
       Point 1 : Les attributs dogmatiques de la faute génère une rédemption, qui est la conséquence de ce péché originel.       <br />
              <br />
       Point 2 : Le but de cette note est de montrer sous quelle influence le dogme chrétien est amené  à faire évoluer son ancienne manière d’imaginer le péché originel, tout en le conciliant avec les données les moins hypothétiques de l’expérience et de l’histoire.       <br />
              <br />
       <b>Page 62</b>       <br />
       Point 3 :        <br />
       (a)Les zoologistes sont à peu près d’accord pour admettre que la phylogénèse humaine est incompatible avec la monogénèse biblique, elle ne laisse pas de place pour un Adam. Le point d’attache du phylum humain sur le tronc commun des êtres vivants doit être obligatoirement très complexe pour contenir en puissance les variétés des êtres humains ; or cela suppose une base numérique assez large avec des contours assez flous.       <br />
              <br />
       ‘b)Parallèlement il n’y a pas de place pour un paradis terrestre dans les sciences de la terre.       <br />
              <br />
       <b>Page 63</b>       <br />
       Point 4 : On ne trouve aucun vestige d’un Age d’Or. Le paradis terrestre n’est compréhensible que comme une manière d’être différente de l’univers. D’ailleurs le dogme chrétien précise bien que l’Eden est un « autre monde ».       <br />
              <br />
       Point 5 : Aucun scientifique n’est en mesure d’accommoder ses conceptions de l’univers avec celles communément racontées dans l’Histoire Sainte.       <br />
              <br />
       <b>Page 64</b>       <br />
       Point 6 : Les traces du drame initial sont insaisissables  et inexpérimentables et ce pour deux raisons :       <br />
       (a)Le péché originel est un évènement trop petit et trop lointain et ces raisons compromettent le contenu même du drame.       <br />
       (b)Ou bien au contraire, nous ne le distinguons pas parce qu’il est trop grand et trop présent.        <br />
              <br />
       Point 7 : On limite les conséquences de la faute en disant que par « douleur et mort introduites dans le monde il faut simplement entendre douleur et mort de l’Homme ce qui est contraire à l’esprit de la lettre de Saint Paul pour qui la chute est avant tout une solution au problème du mal. Cette solution compromet le contenu même du dogme  quel est le contenu du dogme chrétien ? )en cette matière.       <br />
              <br />
       Point 8 : Si la période paradisiaque a eu sur la marche du monde un si faible retentissement, comment lui faire supporter la promesse d’un salut universel ?       <br />
              <br />
       <b>Page 65</b>       <br />
       Point 9 : Comment imaginer cette transcendance du péché originel ? Trois propositions       <br />
       <b>-1ère hypothèse</b> : Adam et Eve auraient commencé leur existence dans la sphère d’un monde différent du nôtre et par leur faute ils seraient tombés dans une sphère inférieure de la nôtre. Ils auraient été im-matérialisés puis insérés dans une série animale dans laquelle ils auraient perdu la mémoire de leur origine. C’est ce que nous nommons le Premier Adam.       <br />
              <br />
       <b>Page 66</b>       <br />
       Point 10 /  <b>2ème hypothèse</b> :  Avant la chute, Adam et Eve auraient formé une humanité plus spirituelle que la nôtre, et par suite d’une infidélité similaire à celle des anges déchus, ils seraient nés une seconde fois dans la pluralité de la matière, se coupant presque totalement du monde de l’Esprit. Il y aurait eu ainsi deux phases à considérer : Le Premier Adam descendant dans la matière en organisation, et le Second Adam en évolution montante vers l’Esprit.       <br />
              <br />
       <b>Page 67</b>       <br />
       Point 11 / <b>3ème hypothèse</b> (celle de Teilhard). Le péché originel exprime, traduit et personnalise, dans un acte instantané et localisé, la loi pérenne et universelle de « faute » qui serait dans une humanité en devenir, qui tend à faire remonter l’Etre à Dieu.       <br />
       Toute création se traduit par une descente de l’Unité vers le multiple (c’est cela que l’on assimile à une faute). Ipso facto, cette pseudo faute nécessite bien évidemment une « Rédemption », laquelle est assimilée à une remontée vers le divin. Dans ce contexte, le paradis terrestre est le symbole d’une « mémoire » du Divin dans la conscience humaine.        <br />
       Cette manière de comprendre le péché originel supprime toutes les difficultés et incompatibilités avec le raisonnement scientifique car la « faute » ainsi considérée se confond avec l’évolution de la matière. Dans cette acception, la découverte de cette faute correspondrait au « pas de la réflexion ».       <br />
              <br />
       <b>Page 69</b>       <br />
       Point 12 : « La faute par excellence n’est pas à chercher en arrière, commise par une humanité bégayante ; ne serait-elle pas plutôt à prévoir en avant, au jour où l’humanité, pleinement consciente de ses forces, se divise en deux camps : pour ou contre Dieu ? »       <br />
              <br />
       Point 13 : « Pour sauver la vision chrétienne du Christ-Rédempteur, il faut que nous maintenions le péché originel+, sans cela, le Christ n’ayant sauvé qu’une partie du monde, ne serait pas vraiment le Centre Universel d’attraction de l’évolution ».       <br />
              <br />
       <b>Page 70</b>       <br />
       Point 14 : Non seulement pour que les savants aient la paix dans leurs recherches, mais pour que les chrétiens aient le droit d’aimer pleinement un Christ qui ne s’impose à eux que par toute l’urgence et la plénitude de l’univers, il faut que nous élargissions nos vues sur le péché originel afin que nous puissions le situer partout où le Verbe Incarné a fait le monde et peut nous faire accéder à la conscience suprême. Il ne s’agit plus alors d’une promesse, mais d’une réalité déjà présente en nous.        <br />
              <br />
       Note de J.P.F. : Il est surprenant que Teilhard dans ce texte extrêmement sulfureux ne se soit pas référé aux sept jours de la création biblique, lesquels confirment la notion d’évolution. Dans le même esprit, pourquoi n’a-t-il pas mentionné l’interdiction de manger les fruits de l’Arbre de la Connaissance que Dieu fit à Adam et Eve ? Il a perdu un atout important dont le développement eut été intéressant.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Sujets-de-reflexion-pour-avril-2012-J-P-Fresafond_a570.html</link>
  </item>

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   <title>Présentation du dernier livre de Marcel COMBY, par Jean-Pierre Frésafond</title>
   <pubDate>Thu, 29 Mar 2012 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Rubrique littéraire]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "L'HOMME, QUI EST-IL VRAIMENT ?" Réflexion sur l'intériorité en contrepoint de la pensée de Pierre Teilhard de Chardin     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/photo/art/default/4047814-6140987.jpg" alt="Présentation du dernier livre de Marcel COMBY, par Jean-Pierre Frésafond" title="Présentation du dernier livre de Marcel COMBY, par Jean-Pierre Frésafond" />
     </div>
     <div>
      Cet ouvrage constitue un excellent &quot;Contrepoint&quot; à la pensée de Teilhard et à la métaphysique en général.        <br />
       Il possède une autre qualité : celle d'effacer une  vision diabolisée de certains catholiques à l'égard de Teilhard, ce visionnaire que tel  intellectuel ou tel scientifique font semblant d'ignorer.       <br />
              <br />
       En lisant ce livre on perçoit que son auteur  fut, et est encore, un excellent pédagogue de par sa formation et par sa carrière de professeur de mathématiques et de physique.  Cette oeuvre incite à la remise en question et donne un sens à l'existence.  En voici le sommaire :       <br />
              <br />
       Prologue : LES SPLENDEURS DE LA CREATION       <br />
       Chapitre 1 : LE REGARD DE NOTRE ESPRIT       <br />
       Chapitre 2 : LES GRANDS ARCHETYPES DE L'HUMANITE       <br />
       Chapitre 3 : PIERRE TEILHARD DE CHARDIN       <br />
       Chapitre 4 : RENCONTRE ENTRE SCIENCE ET BIBLE       <br />
       Chapitre 5 : LE MESSAGE DE LA GENESE       <br />
       Chapitre 6 : CREATION ET EVOLUTION       <br />
       Chapitre 7 : DEUX CHEMINS POUR L'ESPRIT       <br />
       Chapitre 8 : LE SENS DE L'HUMAIN       <br />
       Chapitre 9 : MYSTERES ET GRANDEUR DE LA NATURE HUMAINE       <br />
       Chapitre 10 : LA PENSEE DE TEILHARD ET LA PHYSIQUE MODERNE       <br />
       Chapitre 11 : ETOFFE DE L'UNIVERS OU TISSAGE COSMIQUE       <br />
       Chapitre 12 : UNE ETAPE VERS LAPLANETISATION : LA DECONSTRUCTION       <br />
       Chapitre 13 : L'EVOLUTION DE LA RESPONSABILITE       <br />
       Chapitre 14 : LE CONE DU TEMPS       <br />
       Chapitre 15 : REFLEXIONS POUR UN CREDO UNIVERSEL       <br />
       Chapitre 16 : PEUR ET EVOLUTION       <br />
       Chapitre 17 : AIMER LA VIE JUSQU'A SON TERME       <br />
       Chapitre 18 : LE COEUR DU PROBLEME       <br />
       Chapitre 19 : L'ULTRA HUMAIN OU LE MYSTERE DE L'AME       <br />
       Conclusion       <br />
       Epilogue
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/photo/art/imagette/4047814-6140987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/Presentation-du-dernier-livre-de-Marcel-COMBY-par-Jean-Pierre-Fresafond_a569.html</link>
  </item>

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   <title>JP Frésafond / chapitre 4</title>
   <pubDate>Thu, 29 Mar 2012 14:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   de "Comment je crois" de Teilhard de Chardin, Editions du Seuil, tome10     <div>
      Selon Teilhard, la théorie de la « chute » empêche certains chrétiens de comprendre et admettre le processus évolutif, bien que celui-ci soit décrit presque scientifiquement et de manière symbolique dans les trois premiers livres de la Bible : Genèse, Jardin d’Eden et le Serpent Nu. Cette réserve de beaucoup de chrétiens  à l’égard de la vision teilhardienne de la chute est due à la mise en péril apparent du dogme de la Rédemption. Nous en reparlerons ultérieurement        <br />
       Voici maintenant quelques réflexions logiques personnelles sur le problème posé par la chute.       <br />
              <br />
       Selon le dogme chrétien de la création du monde, Dieu passerait d’un état virtuel non manifesté et donc parfait, à un état manifesté et réel lequel, en conséquence, est imparfait parce que inachevé. Certes, on peut interpréter ce changement comme une chute mais en poussant ce raisonnement on peut dire aussi que ce n’est pas l’homme qui a chuté (et péché) mais Dieu (sauf si l’homme s’était créé lui-même).        <br />
              <br />
       Selon la théorie de l’évolution de la matière, proposée par Teilhard, la mise en scène des acteurs de ce drame est différente. Nous aurions un Principe Créateur ayant le désir de se manifester (à Lui-même sans doute), car il serait « en manque de quelque chose », si non, il ne se manifesterait pas et il passe à l’acte, il se manifeste, « habillé en matière ». Ce passage à l’acte ne peut en aucun cas constituer une descente, bien au contraire : il s’agit d’une montée en puissance dans le concret. Il s’agit de la cosmogénèse, phénomène dynamique grâce auquel tout converge vers un état d’accomplissement (pour reprendre une expression évangélique).       <br />
              <br />
       Dans ces deux hypothèses on évoque la qualité divine par excellence représentée par la perfection. Mais qu’est-ce que la perfection ? Le mot vient du latin « perfectio » qui signifie « achèvement » et, dans ces conditions, le Créateur de l’univers ne peut atteindre la perfection qu’une fois avoir atteint l’achèvement de son œuvre.  Cet achèvement est annoncé, il se produira à « la fin des temps », il a un nom : « parousie » (on dit aussi jugement dernier). Selon un raisonnement logique Dieu atteindra l’état de perfection à ce moment là, qui est régi par l’évolution de la matière se développant dans l’espace-temps.  Comme l’humanité en a souvent l’intuition, le Principe Divin est présent dans la matière dont il est le moteur et le cerveau de l’évolution.  Il n’est ni à côté de la matière, ni au-dessus, comme le pensaient les scientifiques religieux du XIXe siècle, ni totalement absent comme le pensent encore les nihilistes et les matérialistes qu’ils soient philosophes ou scientifiques.       <br />
              <br />
       L’humanité a deux options en matière de croyance :        <br />
       -Soit une création totale et achevée, instantanée et miraculeuse       <br />
       -Soit une cosmogénèse se développant dans l’espace.       <br />
       Les deux options ont pour différence que l’achèvement dans la perfection n’est qu’une différence de temps ! Voici une alternative sur le mode symbolique :  point d’orgue ou courbe ascendante ?       <br />
              <br />
       Remarque amusante : le Pape Sixte IV, qui commanda à Michel-Ange la décoration du plafond de la Chapelle Sixtine, était en avance sur son époque puisqu’il accepta une certaine démonstration du phénomène de l’évolution dans la représentation d’Adam qui tente de toucher Dieu du bout du doigt. En effet, le « premier homme » est issu d’une longue lignée de l’évolution animale puisqu’il a un nombril (il n’est pas le premier) et le fait d’avoir un sexe prouve aussi son ancienneté car la reproduction sexuée est la plus jeune méthode, après celle du bourgeonnement.        <br />
              <br />
       Dans l’étude du chapitre 5 que nous aborderons prochainement, je ferai une analyse de la Genèse décrite dans la Bible et dans laquelle la théorie de l’évolution se devine clairement. Nous verrons dans le début du Prologue de Jean l’Evangéliste que ses auteurs se sont inspirés de la Genèse pour écrire les trois premiers logions.       <br />
              <br />
       Nous verrons aussi que le péché originel n’est pas ce que l’on croit couramment . Dans la Genèse, la connaissance du bien et du mal est d’abord présentée comme une épreuve  à laquelle Dieu soumet Adam, un peu comme il le fit avec Abraham.  Dans un second temps le bien et le mal ont une autre signification d’un niveau plus élevé que celui du premier temps ; Dieu dit ceci au Glébeux  (Glébeux : homme fait avec la terre déjà ensemencée par le Souffle divin qui est la « Glèbe ») « Voici, le Glébeux est comme l’un de Nous pour connaître le bien et le mal ». (Livre 3/22)       <br />
              <br />
       A mon avis, le bien et le mal dans ce contexte biblique ne représentent pas la « faute » ou la non-faute ; il s’agirait plutôt des « secrets de fabrication » de l’univers,  lesquels, dans la main de l’homme, seraient dangereux pour la biosphère. Nous avons déjà, à notre époque, une idée des risques encourus puisque l’humanité a éprouvé le besoin de créer des règles éthiques s’appliquant à ses activités de pointe.        <br />
       Peut-être ce garde-fou mis en place par les sociétés humaines a-t-il  une origine biblique ? Dans la Bible, Livre 2/24 on trouve ceci : « Dieu expulse le Glébeux du Jardin d’Eden pour servir la Glèbe dont il fut pris(…) et place au Levant du Jardin d’Eden les Chérubins et la flamme de l’épée tournoyante pour garder la route de l’Arbre de Vie ».       <br />
              <br />
       Dans ces considérations sur la chute, le thème de la Rédemption, message d’espérance,  qui en est la conséquence n’a pas été abordé car il est la réponse aux besoins d’une humanité balbutiante, qui tâtonne  pour trouver un sens à la vie.  Le Rédempteur est ce message, un « témoin du future ». L’espérance représente tout le contenu de la Rédemption. Le Messager que Dieu a envoyé à l’humanité n’a qu’une chose à nous dire : AMOUR, cette nouvelle loi des forces d’attraction universelles. Ces forces d’amour sont le seul moyen d’aider le Créateur pour l’achèvement de son œuvre au sens premier du mot : PERFECTION. Pour la cosmogénèse, c’est une question de temps.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.associationlyonnaise-teilhard.com/JP-Fresafond-chapitre-4_a568.html</link>
  </item>

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   <title>Henri GUYOT / CHUTE, RÉDEMPTION, GÉOCENTRISME</title>
   <pubDate>Mon, 26 Mar 2012 12:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Fressafond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Travaux des membres]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Teilhard de Chardin Tome X pages 49 à 57 - Comment je crois - Collection Point Sagesse Seuil     <div>
      	Les textes de Teilhard dans ce volume présentent les problèmes spirituels d'une façon un peu inhabituelle par rapport à la présentation usuelle qui fait le succès de l'auteur. Les questions y sont exposées non plus à partir des constats d'un scientifique évolutionniste, mais à partir d'éléments immatériels abordés d'ordinaire en second. Cette fois-ci &quot;l’immatériel&quot; comme la foi, les croyances, le péché, le mal, la grâce, l'incarnation sont au premier plan.       <br />
       	<b>Faut-il donc maintenant, pour étudier Teilhard, chercher de cette façon et ré-envisager nos propres croyances, non plus à partir de nos certitudes raisonnées, mais à partir d'une foi émotionnelle et immatérielle ?</b>       <br />
              <br />
       	Pour nous tous ces émotions spirituelles se sont structurées au fil du temps en une arborescence de rites et de dogmes. Ces rites et ces dogmes ont formé des religions. Parallèlement des structures comparables sont aussi montées en théories politiques ou économiques plus ou moins athées.       <br />
              <br />
       	Mais dans le domaine émotionnel, les structures sont en réalité peu stables et sujettes aux interprétations variables de chacun. Comme<b> chacun de nous a besoin d'être relié aux autres et dans le même temps de se construire une structure personnelle </b>destinée à palier les angoisses de la solitude, une fixation en dogme, religion, théorie politique ou économique devient ainsi quasiment obligatoire.  Ces montages se transforment ainsi en  ensembles de règles à caractère totalitaire, voire en dictatures avec toutes les violences qui y sont attachées et que l'on connaît malheureusement trop (les ermites sont rares et souvent dérangeants).       <br />
              <br />
       	<b>La voie habituelle de Teilhard, spiritualité construite sur l'évolution constatée de la conscience au cours de l'évolution, paraît plus sûre et montre un chemin qui va bien de l'émergence de la vie au point oméga.</b>       <br />
       	Mais une question se pose : où en est la hiérarchie chrétienne sur ce point ? N'aurait-elle pas peur, en redéfinissant un catéchisme plus moderne, de démolir l'édifice des crédulités assemblées depuis des siècles ?       <br />
       	Il semblerait pourtant qu'une tentative de la sorte devrait être accomplie. Mais en même temps, parce que nous ne pouvons nous libérer entièrement de réflexes ataviques, il faut conserver, disons, des images, des croyances à caractères fétichistes, cousines des antiques superstitions. Dans le courant de ces réflexions les récits et théories présentés par la lecture chrétienne des croyances religieuses risquent de repasser au second plan, un plan assorti d'études historiques. Ainsi en serait-il de la théorie de la chute, du péché originel, du <b>mal qui ne deviendrait plus automatiquement corrélé au bien</b>.       <br />
              <br />
       <b>           Il échapperait cependant quelques thèmes à cette sorte de révision, par exemple la théorie de la présence réelle et de l'incarnation. Ces thèmes auraient juste besoin d'une présentation moderne plus approfondie collant mieux aux découvertes scientifiques.</b>       <br />
              <br />
       	D'autres notions auraient  ainsi besoin d'être également réécrites : la vie éternelle, la résurrection, la communion des saints (solidarité existant entre les croyants ou tout au moins entre les hommes de bonne volonté).       <br />
       	Maintenant, avant d'essayer d'aborder ces questions que l'on qualifiera d'immatérielles, il faut évacuer la question du mal. Il n'est pas, à mon avis, « l'accompagnement fatal accolé à l'effort de progrès des créatures ». Ce qui est dangereux, c'est d'insuffler cette notion dans l'esprit des hommes comme si on leur injectait à tous quelque virus pernicieux dont chacun <span style="font-style:italic">ipso facto</span> devrait plus ou moins s'accommoder. D'ailleurs l'élévation de la conscience comme l'imagine Teilhard n'est pas une courbe pervertie par le mal. Cette élévation est, elle, inéluctable et universelle, seulement polluée ou accidentellement suspendue par des réactions nées de réflexes ataviques du fond des âges. Peut-être certains voudraient encore en discuter, mais<b> ces accidents qui existent bien devraient rester périphériques quoique douloureux par rapport à la flèche centrale de l’évolution</b>.       <br />
              <br />
       Examinons donc maintenant enfin ce que l'on peut dire des phénomènes spirituels qui semblent devoir subsister quoiqu'on dise et quoiqu'on fasse comme par exemple la prière, la mystique avec l'émotion esthétique, et quelques sentiments irrépressibles comme avoir parfois à formuler une action de grâce muette. Bref que dire de tout ce domaine immatériel que ne se construit pas forcément, mais qui s'éprouve avec tant de force ?       <br />
       	Dans ce domaine on raisonne peu, on écrit peu, on parle par paraphrases et paraboles  pour dire des poèmes, pour composer le Cantique des Cantiques comme saint François d'Assise, pour rédiger le Milieu divin comme Teilhard, pour chanter comme Bach ou Mozart. En somme pour faire passer aux autres des émotions immatérielles qui embellissent ce qu'on appelle l'âme sans bien savoir de quoi il s'agit.       <br />
       	Pour moi, dussé-je m'en excuser auprès des mannes de Teilhard de Chardin ces lignes écrites en 1920 ne sont plus d'actualité. Elles ne sont plus en concordance avec le développement de la science. En outre elles posent un problème moderne inattendu : comment réintroduire dans l'évolution et les constructions scientifiques de l'affectif et de l'émotionnel sans régresser et sans être obligé de négliger les constructions cartésiennes. <b>On voit bien aujourd'hui que c'est l'émotionnel qui  a manqué dans la débauche d'innovations techniques qui nous sont proposées</b>.<b> Il faut désormais trouver le moyen de corréler les explosions du quotient intellectuel des peuples avec de la morale, de l'éthique et de l'amour</b>.       <br />
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