Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin


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selon le chapitre du PHENOMENE HUMAIN de Teilhard de Chardin



L’histoire de la paléontologie a débuté par la curiosité que les hommes ont éprouvée lors de la découverte de fossiles pétrifiés dans le sol. Cela date de l’Antiquité. Cependant la paléontologie dans le sens moderne, basée sur des méthodes scientifiques, n’a connu un véritable essor qu’à partir du début du XIXe siècle. La prise de conscience de la nécessité de cette discipline nouvellement baptisée « paléontologie » en 1822 s'est produite progressivement et conjointement avec l'avènement de la théorie de l'évolution des espèces (se rapporter à Lamarck et Darwin). Puis à l'époque où la paléontologie française n'était encore qu'une science annexe de la géologie, le Père Teilhard de Chardin lui apporta une dimension nouvelle et une méthode d'étude révolutionnaire par son aspect évolutionniste. Pour lui en effet, le mot évolution n'était pas seulement un terme biologique, mais également une méthode historique d'étude des êtres vivants. C'était, en d'autres mots, retracer l'histoire de la vie. En outre, pour Teilhard, l’apparition de l’homme marque la naissance de la Noosphère. Mais depuis Teilhard, s’est écoulé un temps durant lequel les scientifiques ont mis leur savoir au service de la recherche en paléontologie.
Une des questions qui a fait débat concerne le rôle joué par les Néandertaloïdes. Le magazine Science Actualités.fr titre à ce sujet :
« Neandertal, premier artiste de l’humanité ? »
L’homme de Neandertal a largement pâti d’un regard négatif en comparaison avec l’Homo sapiens. Mais il serait en cours de réhabilitation du fait qu’on ait découvert qu’il serait l’auteur des plus anciennes peintures rupestres connues. Celles-ci ornent trois grottes espagnoles et viennent pour la première fois d’être datées. On parle de plus de 65 000 ans !! À cette époque, seul l’homme de Neandertal vivait dans la région, Homo sapiens ne s’étant installé en Espagne que 20 000 ans plus tard. Cette découverte bouleverse donc nos connaissances sur Neandertal. Ce que l’on a daté ne sont pas les tracés de couleur rouge ou noir, mais la calcite se trouvant au-dessus et au-dessous de ces tracés.
La calcite est une roche qui se forme en présence d’humidité. Basée sur la désintégration de l’uranium, la méthode de datation permet, contrairement au carbone 14, d'évaluer l'âge des roches et pas seulement des matériaux organiques comme le charbon de bois. Ces nouvelles datations apportent la preuve formelle de l’ancienneté, déjà soupçonnée, de ces peintures. Une autre datation sur des coquilles marines a donné 115 000 ans !

Le même magasine nous parle du phénomène d’extinction de masse durant certaine période de l’évolution cosmique concernant notre planète.
Il y a 252 millions d'années disparaissaient la quasi-totalité des espèces marines, les deux tiers des reptiles et des amphibiens, ainsi qu'une bonne partie de la flore. On attribue cette extinction massive à un volcanisme gigantesque à l’échelle du globe, suivi d’un fort rejet de CO2 dans l’atmosphère ou encore à des impacts de météorites de grande taille. Des chercheurs de l’université de Californie à Berkeley ont effectué une expérience de laboratoire afin de mesurer les effets d’un affaiblissement de la couche d’ozone. Consulter « Science Advances » du 8 février 2017. Deux mois d’expériences ont permis d’expliquer la disparition de la d’une grande partie de la flore à la fin du Permien ainsi que la disparition de la faune privée d’alimentation.

Le même magasine évoque la question relative aux plus vieilles traces d’Homo sapiens hors d’Afrique. On sait qu’Homo sapiens naquît probablement en Afrique il y a plus de 300 000 ans mais il est difficile de savoir à quelle époque nos ancêtres ont rejoint d’autres continents. Une demi-mâchoire découverte en Israël semble montrer qu’Homo sapiens s’était déjà aventuré hors d’Afrique il y a environ 180 000 ans, soit 60 000 ans plus tôt que les précédentes estimations. Au fil des découvertes, l’histoire de l’humanité se révèle de plus en plus clairement aux yeux des paléoanthropologues. Pendant longtemps, les plus vieilles traces connues d’Homo sapiens, situées en Éthiopie, remontaient à environ 195 000 ans. Mais l’an dernier, la datation de crânes d’Homo sapiens a montré que notre espèce existait déjà au Maroc, au Djebel Irhoud, il y a 315 000 ans. Mais il s’agit de savoir à quelle époque l’Homme moderne est-il sorti d’Afrique ?

La revue « Science » en date du 25 janvier 2018. rapporte que, dans la grotte Misliya, sur le mont Carmel en Israël, une équipe internationale vient de réaliser une découverte portant sur la moitié d’une mâchoire supérieure possédant encore ses dents et qui appartient bien à un Homo sapiens. La datation indique environ 180 000 ans ; ce sont alors les plus vielles traces connues
Mieux, des outils de pierre taillés selon la méthode dite « Levallois » ont été retrouvés à proximité, dans des couches datant de la même époque. Des outils similaires ayant également été découverts au Maroc, il semble que cette technique de taille complexe ait émergé avec l’apparition et la dispersion de notre espèce, d’abord en Afrique, puis en Asie occidentale.

La revue « Monde Paléontologie » expose une découverte qui bouleverse l’histoire d’Homo sapiens. Ainsi des restes, trouvés au Maroc, de cinq individus datant d’environ 315 000 ans pourraient repousser de 100 000 ans l’âge de notre espèce, et plaideraient pour son origine « panafricaine ». La découverte est due à une équipe internationale dirigée par Jean-Jacques Hublin (né le 30 novembre 1953 à Mostaganem en Algérie française) Elle déplace nos origines vers le nord-ouest du continent africain, alors que les fossiles les plus anciens provenaient jusqu’à présent d’Afrique du Sud et de l’Est-africain. Les premiers ossements humains découverts en Ethiopie avaient moins de 200 000 ans. Le Maroc serait donc le nouveau berceau de l’humanité ? On est bien loin dans le temps de nos premiers ancêtres car il nous faut compter en millions d’années. Les australopithèques tels que Lucy vivaient en Ethiopie il y a 3,2 millions d’années.

Le site marocain de Djebel Irhoud, où les fossiles ont été trouvés, marque un nouveau jalon dans l’histoire humaine la plus récente, à une époque où plusieurs espèces apparentées coexistent sur la planète – Néandertaliens en Europe, Dénisoviens et erectus en Asie, Florès en Indonésie… De ce buissonnement du genre Homo ne subsiste aujourd’hui qu’une seule espèce, la nôtre, Homo sapiens, et la découverte marocaine repose la question de son enracinement initial. Hublin déclare qu’en fait, l’émergence de l’homme moderne est plus ancienne encore et qu’il s’agit d’un phénomène panafricain. Mais dans tout cela demeurent de nombreuses incertitudes. Il y a 300 000 ans, l’Afrique était totalement verte et le Sahara était absent ; donc on ne peut raisonner en faisant appel aux frontières géographiques et climatiques.
« On peut donc imaginer des connections entre groupes humains, qui échangent des gènes par métissage, et des éléments culturels », déclare le directeur de l’équipe de recherche. De nombreux chercheurs ont émis des hypothèses sur l’organisation du monde durant des temps très longs, mais nombreux furent ceux qui réfutèrent certains paramètres comme la datation.

A quoi ressemblaient donc ces premiers humains ? « Leur visage n’était pas différent de celui de n’importe qui dans le métro » dit Jean-Jacques Hublin. Leur boîte crânienne était aussi volumineuse mais moins globulaire que la nôtre, et leur cervelet moins développé. « L’évolution ne s’arrête pas, nous évoluons encore », souligne le chercheur, pour qui toute la différence entre les premiers sapiens et nous tient probablement dans l’organisation interne du cerveau, sa connectivité. Malheureusement, la génétique, une spécialité de l’institut de Leipzig, ne sera d’aucun secours pour en savoir plus : il fait trop chaud au Maroc pour espérer récupérer de l’ADN ancien sur des fossiles.






Lundi 19 Mars 2018 09:00

« le phénomène humain », La naissance de la pensée


Marcel Comby / La pensée
Toutes nos pensées créent ce qui est notre réalité d’être humain et contrôlent notre univers mental. Elles accompagnent le regard de notre esprit.
 
     Dans son livre : Le Phénomène Humain (Chapitre  p 179) Pierre Teilhard de Chardin aborde l’étape la plus spectaculaire de l’Evolution, à savoir la naissance de la pensée. D’abord, ce qu’il considère comme un paradoxe, est le fait que d’une part l’être humain diffère morphologiquement  très peu de l’animal et que, d’autre part, le même être humain est né d’une véritable métamorphose dans le chemin déjà vertigineux emprunté par les sphères mouvantes de la Vie. En fait, selon Teilhard, le Pas de la Réflexion est le pouvoir acquis par une conscience de se replier sur soi et de prendre possession d’elle-même de sorte que la connaissance de l’environnement est doublée de la connaissance de sa propre faculté de connaitre. Les conséquences en sont immenses : c’est un autre monde qui naît écrit Teilhard. On peut donc parler de l’apparition  d’un Univers de la Pensée ! A ce stade de l’Evolution, la Vie s’est comme transformée en profondeur. Reste à méditer sur les nouvelles formes revêtues par les mécanismes de la Vie. On doit évoquer ici la question de l’intelligence véritable et celle de l’instinct.  Teilhard pense qu’il existe dans la Nature une multitude de formes d’instincts. Mais, toujours pour suivre l’intuition de Teilhard, disons que dans la suite croissante des instincts il existe un point majorant où s’est effectuée une importante révolution. Pour un accroissement tangentiel infime concernant la morphologie, le radial a plongé vers l’infini faisant jaillir la conscience dans un espace de relations et de représentations super sensibles. De l’atome à la cellule puis de la cellule à l’animal pensant, un même processus continu et bien orienté s’est poursuivi avec, dans le temps, l’apparition de phénomènes de discontinuités désignés sous le terme de seuil.    A chaque seuil surgit un nouvel état de la matière et ceci jusqu’à la Convergence de l’Esprit.  Dans ce merveilleux processus de genèse, Teilhard précise deux choses fondamentales : la première stipule que l’humanité a émergé d’un tâtonnement général de la Terre ce qui suppose une gigantesque masse d’efforts et d’énergies mise en œuvre dans cet accomplissement ; la seconde nous met en garde contre nos illusions et nos fascinations qui peuvent nous suggérer des hypothèses très fragiles et incohérentes. En fait, malgré nos progrès scientifiques, nous aurons toujours face à nous le problème des origines. Teilhard conclut : ce n’est pas dans leurs germes que les êtres se manifestent, mais dans leur épanouissement…Mais, si nous voulons comprendre la nature spécifique et deviner le secret de l’Homme, il n’est pas d’autre méthode que d’observer ce que la Réflexion a déjà donné, et ce qu’elle annonce, en avant.
 
 
                                                                                              MARCEL  COMBY
 
Mercredi 14 Mars 2018 10:50

chapitre extrait du PHENOMENE HUMAIN / Demeter


Christiane Latraiche / L'importance de la transmission
La transmission fait partie intégrante de l’évolution, aussi bien chez les humains que chez les animaux ,pour ces derniers nous parlerons plus de transmission que d’évolution.
Il n’ a jamais été aussi important de transmettre, ce qui est le travail de tout un chacun . La tendance de la société actuelle est de mettre de côté les anciens ,les rapports familiaux changent ainsi que la relation famille/école ,l’individualisme triomphe . Aller de l’avant est important sans faire abstraction des repères anciens mais, au contraire, de s’en servir comme d’un tremplin .
Transmettre est consubstantiel à la nature humaine ,qu’il s’agisse de la vie que l’on donne ,du savoir que l’on partage ,des rites et des croyances que l’on diffust oralement ou par écrit. Le niveau intellectuel global des familles et de la société a progressé ,informations et savoirs circulent de toute part . Dans les années à venir un métissage croissant de différents modes d’enseignements ,les formes traditionnelles à coté des pratiques nouvelles se développeront,demandant beaucoup de discernement .

« L’évolution des mammifères. »
La morphogenèse et l’origine des coaptations (ajustement immédiat et parfait de deux organes d’un même individu) : le biologiste et généticien CUENOT pensait qu’une forme de conscience des besoins ,une sorte de démon organisateur était à l’origine de ces formidables outils qui ne devaient rien au hasard tesl le bouton pression de la carapace du crabe et les canules perforées de côté injectant un liquide toxique paralysant chez les araignées et les scorpions . L’évolution des mammifères risque de se dégrader sans efforts importants et sans réorientation des priorités .En effet les lieux où les mammifères sont le plus menacés ne sont pas ceux où les politiques de protection sont aujourd’hui les plus actives et les zones protégées pourraient ne pas être suffisantes pour atténuer les pertes .
La transformation des espèces évoluera au fil des années sans jamais pouvoir vraiment entrer dans une catégorie historique épistémologique tel que le darwinisme le suggérait , d’où l’ambiguïté .Un animal est au bout de quelques mois ce qu’il sera toute sa vie .Les sociétés animales sont rigoureusement immuables . L’animal est de part en part programmé par la nature .

« Les Primates . »
Ils représentent le phylum de pure et directe cérébralisation . Ils consomment quotidiennement 50% de calories en moins que les autres mammifères .Ce métabolisme lent expliquerait pourquoi les humains et les autres primates grandissent lentement et vivent mieux . La mise en place des différents caractères propres à l’homme s’est faite sous l’action de l’évolution darwinienne et est toujours en action à l’heure actuelle.

« L’INDIVIDU »
Teilhard dit « Pour arracher l’individu à sa paresse naturelle …… »
Tout au long de sa vie l’être humain a à faire des choix qui le font évoluer .Il n’y a pas de hasard mais des chances que la vie lui propose . « Avec l’âge les qualités et les défauts se développent . »C’est ainsi que certaines personnes deviennent agressives ,aigries et d’autres tout amour selon le chemin qu’elles ont choisi .
« Ne pas chercher par le dehors ce qui se trouve à l’intérieur de nous . » Teilhard invite à nous intérioriser ,à développer le perfectionnement de notre cerveau . Il y a en nous une faculté de se perfectionner qui réside autant dans l’individu (c’est le rôle de l’éducation) que dans l’espèce ( c’est le domaine de la culture et de la politique) et ne pas oublier la réflexion .
Habiter son corps ,c’est sentir le corps intérieur ,sentir la vie en nous et découvrir que nous somme autre chose au-delà de la forme extérieure. Le mental veut toujours catégoriser ,comparer ,accaparer toute notre attention ,alors nous sommes coupés de notre être. Il est important d’être profondément enraciné . Si nous sommes contrôlés par le mental c'est-à-dire par l’égo nous prenons part à la folie collective . Pour devenir conscient l’homme doit se réapproprier sa conscience au détriment du mental « Bienheureux les pauvres d’esprit ... » .Une connaissance vivante ancienne et pourtant toujours nouvelle est ainsi réactivée et libérée dans chacune des cellules de notre corps.

L’homme doit pour ainsi dire s’inventer lui-même ,s’éduquer et se perfectionner sans cesse ,sans autres limites que celle de sa vie , telle est sa liberté.
Au fil d’une autre histoire ,celle de l’évolution ,il a acquis cette capacité à être libre .
 
Dimanche 25 Février 2018 14:56

« le phénomène humain », collection sagesses, p. 95-135


Catherine GODINOT / L'EXPANSION DE LA VIE
Commentaire par Catherine Godinot

       La Vie est apparue une seule fois sur notre terre dans un océan primitif. Les fossiles les plus anciens connus sur terre, des protoplasmes, ressemblent aux bactéries que nous connaissons aujourd’hui et datent d’environ 3,5 à plus de 4 milliards d’années.  Une soupe primitive contenant des composés organiques simples se sont ensuite combinés pour former des composés plus complexes, ce qui a finalement conduit à la vie. Pour que la Vie ait pu ainsi apparaître, c’est sans doute parce que la terre se trouvait à ce moment-là dans une situation privilégiée qui favorisait l’édification des premiers organismes vivants connus, des protoplasmes.. Cette situation a très peu de chances de se renouveler, sauf, peut-être artificiellement (p.93) . En effet, à partir d’eau, de méthane, d’ammoniac et d’hydrogène, Miller-Urey et ses collègues [Shapiro, R, Origins: a skeptic’s guide to the creation of Life on Earth. Bantam books 1987(o671-45939-2) p. 110] ont en effet observé la formation d’acides aminés, de sucres, des lipides, de composants des acides nucléiques mais pas d’ADN ou d’ARN entier. En 2009, L’équipe de Sutherland réussit à synthétiser des nucléotides dans les conditions plausibles d’une atmosphère prébiotique. [Matthew et al., Synthesis of activated pyrimidine ribonucleotides in prebiotically plausible conditions; Nature 2009, 459:239-242]. A partir de ces éléments, des gènes et des protéines essentiels pour le fonctionnement de la vie se sont formés et la vie a évolué pour donner naissance à des espèces de plus en plus perfectionnées. Les gènes essentiels au fonctionnement de la Vie se retrouvent très similaires dans ces différentes espèces.
 
Mercredi 21 Février 2018 09:16

MARCEL COMBY


L’homme et son rapport au monde au début du XXe siècle
    Dès la fin du XIXe siècle s’opéra en Europe un grand bouleversement culturel
du à de nouvelles visions du monde et en particulier au transformisme. Cette théorie s’opposait alors au fixisme, système de pensée qui perçoit le monde selon une conception figée des choses. Citons alors l’avènement du créationnisme aux U S A. Dieu a créé le monde à un certain moment de l’histoire puis s’en est retiré laissant à la nature et à l’homme le soin de se gérer de manière parfaitement autonome.
Mercredi 17 Janvier 2018 16:42

La notion d’évolution selon la vision de Teilhard de Chardin


Marcel Comby / La notion d’évolution selon la vision de Teilhard de Chardin
Teilhard fut un précurseur dans l’étude des systèmes complexes qui traitent des relations entre leurs composants et de l’architecture de ces relations. Il pensait comme Aristote que « Le tout est plus que la somme des parties ».                   
Le modèle qu’il propose se vérifie, en fait, en amont avec la notion de Cosmo genèse et en aval avec celle de Noogénèse. Le fait de l’évolution fait apparaître une généalogie des êtres vivants mis en relation de manière logique et organisée.
Dimanche 19 Novembre 2017 10:24

« le phénomène humain », collection sagesses, p. 65-94 /Teilhard de Chardin


Catherine GODINOT / Apparition de la Vie
La réponse à la question de savoir quand, où et comment la vie est apparue sur terre reste encore incertaine malgré les efforts de chercheurs dans plusieurs disciplines. Dans le précédent chapitre du phénomène humain, TDC décrit « la terre juvénile » apparue il y a au moins 4,56 milliards d'années, TDC s'est donc d'abord intéressé à la naissance de la terre. Il fallait bien sûr que la planète terre soit vivable pour permettre la vie de l'homme mais aussi celle de toutes les créatures existant dans le monde. Il pense que la terre probablement entourée d'une nappe aqueuse ne contenait que des agrégats inertes. A un moment donné, inconnu pour lui, ces eaux « ont commencé à grouiller d'êtres minuscules ». C'était « le commencement d'un ordre nouveau ».
Vendredi 20 Octobre 2017 14:07

Marcel Comby /  La notion d’évolution selon la vision de Teilhard de Chardin
Teilhard fut un précurseur dans l’étude des systèmes complexes qui traitent des relations entre leurs composants et de l’architecture de ces relations. Il pensait comme Aristote que « Le tout est plus que la somme des parties ».Les concepts nouveaux qu’il forgeât en son temps ne furent vraiment compris que bien plus tard. Le modèle qu’il propose se vérifie, en fait, en amont avec la notion de Cosmo genèse et en aval avec celle de Noogénèse. Le fait de l’évolution fait apparaître une généalogie des êtres vivants mis en relation de manière logique et organisée.
Le processus de l’évolution suppose l’existence de principes et de lois spécifiques. Ainsi, avec Darwin, apparait le principe de « sélection des plus aptes ». Mais il faudra attendre les découvertes de la génétique pour croire pouvoir expliquer par le hasard des mutations génétiques l’origine de ces dits : « plus aptes » qui seront ensuite triés par le filtre de la sélection naturelle. Il s’agit d’une théorie néo-darwinienne de l’évolution sacralisée par Jacques Monod dans son célèbre ouvrage : « Le hasard et la nécessité ».
Dimanche 1 Octobre 2017 20:02

Le phénomène humain, chapitre 1


Marcel PRADINES  /  LA TERRE JUVENILE
« Dis Papy, on m'dit que la terre elle est née en 6 jours ,tu y crois toi ? »
« Mon petit ,je vais te raconter une belle histoire,écrite par un grand penseur, Teilhard de Chardin, et le titre de son livre est « le phénomène humain »

Écoute bien ,car c'est incroyable , prodigieux ,fantastique, une merveilleuse histoire dont je vais te raconter le premier chapitre ,il s'intitule "La terre juvénile".
 
Dimanche 24 Septembre 2017 09:37

"LE PHENOMENE HUMAIN", la Prévie, chapitre 3


Marcel COMBY / LA TERRE JUVENILE
La terre juvénile représente pour Teilhard le substrat matériel sur lequel va germer la Vie. Notre paléontologue insiste sur le fait qu’il existe un Dehors de la matière, celui que nous voyons et que nous savons transformer physiquement, et un Dedans invisible et mystérieux qui a valeur de psychique et de conscience.

Energie et matière : Ces deux notions sont de nature universelle

 
Jeudi 31 Août 2017 10:51

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