Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Chapitres 8 et 9/L'ACTIVATION DE L'ENERGIE pour le 26/06/09


Il est possible de faire la synthèse de ces deux chapitres en traçant une volute (1), comme celle de la coquille d’un escargot, celle d'une fougère naissante, celle d’un violoncelle, ou encore celles de certaines galaxies dont j'ai vu les photos. Ces exemples permettent d'utiliser en la transposant l'idée de volute sur différents niveaux de la vie.

Parce que la volute se développe dans un plan, elle rapproche l’escargot et la lointaine galaxie et révèle leurs liens de parenté, leur "air de famille" : ils sont inscrits tous deux dans un MEME PLAN, celui de la matière de l’univers. Ils sont dans un MEME "ENSEMBLE" au sens adverbial et mathématique du terme.


1- LECTURE D'UNE VOLUTE à PARTIR de SON CENTRE VERS l'EXTERIEUR

Après les calculs préalables, c’est seulement en déterminant d'abord un centre initial, ("centre" chargé de toute la symbolique teilhardienne ) que l’on peut la tracer ; non pas l’inverse.

Ce centre étant nommé i[« œil » ]ien architecture, il est facile de faire l’analogie avec la conscience individuelle.. C'est ce qui m'incite à penser que tout ce "système" ne peut être déclenché qu'à partir d'une prise de conscience personnelle et distincte. D'où les conséquences incalculables du rapport entre l'élément et l'ensemble qui le contient.

C’est à partir de l’œil de la volute que la courbe va s’enrouler, déployer ses révolutions vers l’extérieur, formant ainsi des arcs de cercle de plus en plus nombreux, de plus en plus en plus grands.

Nous pouvons maintenant supposer que la volute représente l’évolution, la « tension psychique » croissante d’un individu et, partant de là selon Teilhard, un accroissement de sa complexité, et donc de sa conscience selon sa loi CENTREITE/COMPLEXITE/CONSCIENCE.

Dès lors, proposons que le regard de l’individu (sa conscience) sur son environnement soit de plus en plus pénétrant, évasé et capte des informations de manière exponentielle (élargissement en taille et en nombre des courbes autour du centre). Nous avons là une représentation de l’accroissement de ses repères, du nombre d'indications reçues, de ses liens et des interactions SUR SON environnement. L’individu exerce un champ gravitationnel en amenant déjà à soi expériences, observations, émotions, etc … pour les assimiler et, ensuite, les reporter, les rayonner (échanges de l’ individu avec la société). C’est le champ gravitationnel de l’individu sur son environnement.

[2- LECTURE de la VOLUTE DANS l'AUTRE SENS, à PARTIR de la PERIPHERIE VERS le CENTRE :

Notre volute ayant été d'abord tracée, maintenant nous pouvons aussi avoir une représentation des effets induits de l’environnement SUR l’individu (interactions de la société sur l’individu).

Ainsi, le mouvement des révolutions sur soi de l’étoffe de l’univers - que cet univers soit à l’échelle micro ou macro- révèle nécessairement la présence d’ un champ d'attraction exercé par le phénomène social (s'il était encore à prouver !)

Finalement, la volute m’a permis de schématiser la synthèse des deux chapitres à l’étude :
- Présence d’un CENTRE = « œil » = CONSCIENCE.
-ENROULEMENT des révolutions exponentielles (micro/macro) lesquelles schématisent
une COMPLEXIFICATION d'intensité croissante.
-Cohérence, UNIFICATION de l'ENSEMBLE = GRAVITE

La lecture de la volute étant à double sens, elle permet d’envisager l’unification de chaque élément dans la société humaine, elle-même étant intégrée dans le tissage et dans "l’enroulement sur soi de l’étoffe de l’univers » (TDC). L'enroulement sur soi de cette étoffe, vu en coupe, représente bien une volute.

Lorsque Teilhard écrit " L'expression la plus générale que nous puissions donner à la fonction Vie est de nous la représenter comme un mouvement de l'étoffe cosmique sur elle-même" ... La vie, selon Teilhard, serait - elle une Pénélope qui tisse un interminable tapis en attendant fidèlement le retour de son époux Ulysse ?

Je laisse à chacun le soin d'identifier cet "époux"selon ses valeurs et sa culture.
D'un point de vue personnel, l'époux est Oméga, le Christ, cf. « Le CANTIQUE DES CANTIQUES » qui relate un hymne d’amour entre principe féminin (la matière) et principe masculin (Esprit divin dans la matière).Cette dernière citation fait référence à Teilhard lorsqu’il utilise l’expression évocatrice de « libido cosmique » qui se manifeste à tous les stades d'évolution. Pour Teilhard c'est très claire : la perspective globale du monde est de "s'amoriser"

La présence de l'Esprit (de l'information primordiale selon Teilhard) fait évoluer la volute (surface plane) en spirale (élan vertical) en se servant de tous les degrés de densité de la matière,jusqu'à sa forme la plus éthérée comme la musique.


(1) je me suis documentée dans un livre "Abrégé de géométrie pratique, appliquée au dessin linéaire, au toisé et au lever des plans" orné de 400 gravures en taille douce. Paru chez les éditeurs A.Mame et Cie. et Poussielgue-Rusand janvier 1842




Jeudi 11 Juin 2009 11:29