Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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-Il est des peurs légitimes car ontologiques et salvatrices : celles qui obéissent aux lois de la vie, de l'amour (sens de l'espèce inclus); celles qui convoquent à une vision au-delà des individualités tout en les intégrant nécessairement.

-Il est des peurs destructrices, castratrices, perverses et contagieuses, à en juger par le "voyeurisme" qui se délecte des spectacles de violences diverses; voyeurisme largement manipulé et exploité par les médias et par une certaine culture du non-espoir qui se veut intellectuelle et fédératrice.

Voilà, c'est dit.

Pour ces raisons est- il nécessaire d'en parler pendant 107 ans ? L'expérience personnelle et la prise de conscience qu'elle induit, ne suffisent-elles donc pas pour comprendre ? surtout lorsqu'on prétend avoir la foi ? Je n'avais pas envie de "prêcher" sur ces deux chapitres et, finalement, ce sera une façon de le faire quand même.

-Un ciel d’été, ou d'hiver en montagne, clouté et pailleté d’étoiles sur fond bleu enluminures du moyen-âge ne me renvoie pas à la peur existentielle décrite par Teilhard; au contraire, je finis par m’endormir paisiblement.
-Tout juste si j’ai peur de l’infiniment petit qui tourbillonne dans le corps…D’accord, on verra bien si c’est toujours le cas le jour où j’aurai de sérieux problèmes de santé…
-Seules les grosses peurs bien objectives ou une quelconque violence me sont pénibles.


Teilhard pense que le phénomène actuel de pandémie d’angoisse est une phase intermédiaire inévitable pour l’accroissement de la conscience globale (cf. sa loi de centréité complexité-conscience). Que voulez-vous, les angoisses existentielles nébuleuse par rapport à l’inconnu, (ne sont désignées là que les angoisses non pathologiques), sont pour moi des fantômes, des fantasmes, des spectres qui, avec leurs draps blancs par dessus leurs têtes et leurs lourdes chaînes, cachent le radieux visage de la vie. Je vais froisser certains (mais nous ne sommes qu'une minorité de par le monde à disposer de la liberté nécessaire pour approfondir la pensée agissante de Teilhard )..... cette catégorie d'angoisse est un luxe de nantis car certains problèmes vitaux réduisent l'Homme souffrant à un état "animal" qui l'empêche de se poser le genre de questions que nous devons étudier... dans ce cas, l'interrogation pertinente serait : que pouvons-nous faire contre la grande misère de tous ordres qui crucifie le monde ? Qui en est atteint ne peut pas être sensible au génie de Teilhard.

Cela dit, sûrement qu'on peut se faire bel et bien piéger dans les mirages examinés par l'auteur comme tumeurs cancéreuses à éradiquer avec le scalpel de la raison : peur devant la matière, peur devant l’humain, immensité, opacité, impersonnalité, diagnostiquées en vue d’opérer un RETOURNEMENT DE LA PEUR puisque c’est là choseb "pensable" dit l'auteur . Or, le « retournement de la peur » seul m’intéresse. Pour mes alter ego, pour moi-même.

C’est pourquoi, (peut-être par pudeur mais surtout parce que je suis convaincue qu’une Sagesse infinie habite chacune des particules de nos êtres : c'est "l'information Primordiale" et le "principe d'émergence" selon Teilhard (et que les chrétiens nomment -j'allais dire "simplement"- Présence du Christ universel, historique et transhistorique; Lui qui a vaincu la mort) je propose de vous connecter, si vous le voulez bien, via google sur youtube/toccata en fa de l'allegro pour orgues de la symphonie n° 5 de Charles-Marie Widor, interprétée par Bruno Strangis. J'ai écouté cette oeuvre lors de la sortie de certaines messes en la Primatiale St Jean de Lyon. J'affirme (en tant qu'être humain ni plus ni moins semblable aux autres) que ce sont là des instants privilégiés où il faut laisser vibrer son âme en écho ..."déposer ses métaux" comme disent certains, ou encore "déposer les armes" pour aller au-delà des apparences.

Plus loin que la puissance des mots, ce texte musical illustre le possible dégagement cognitif et spirituel des pesanteurs et des miasmes terrestres explorés (non sans raison) par Teilhard; tout comme les cosmonautes qui, pénétrant l’espace sidéral, s’affranchissent de l’attraction tellurique en éprouvant les effets euphorisants de l’adrénaline de la tension, combinés avec l’ivresse de la joie de la victoire, malgré les risques.

Belles conquêtes, mais quelle somme de travaux cumulés pour en arriver à ce niveau de cohésion humaine ! Véritable fraternité (on n'est pas ce qu'on dit, on est ce qu'on fait) .
-Que ce soit de la part du compositeur de musique, de son interprète, du facteur d’orgues...liste non exhaustive des différents maillons.

-Sans oublier le prodigieux labeur d’équipe (cher à Teilhard et qui, sans nul doute, est l’une des applications du « sens de l’espèce") des chercheurs dans leurs différentes disciplines, des techniciens de tous ordres, pour lancer un vaisseau spatial.

-Valeur équivalente quant au cheminement individuel et secret du vulgum pecus de la multitude humaine quand il entreprend d'éviter le choc des météores lors de la traversée d'un espace psychologique hostile et qu'il utilise tous les moyens qui l'environnent.

Pour connaître une rémission des angoisses imprécises et vagues (ne parle-t-on pas de "vague à l'âme") il faudrait d’abord repérer et percevoir nos véritables désirs et la nature de la chape qui les ensevelit. Cette démarche effectuée, il ne restera plus qu’une seule aspiration au fond du tamis d’introspection : être simple et authentique ! Or, nous le savons, il est TRES compliqué d’être simple. D’ailleurs,
-De grands mystiques nous exhortent à cette simplicité dans la suite des pas de Jésus .

-Des philosophes abordent cette reconnaissance de nos inévitables ignorances, et la grandeur de l’Homme est, justement, de repousser indéfiniment les limites de ses lacunes. Savoir qu’on ne sait pas, tel est le principe de la « docte ignorance ».Il ne s’agit donc pas là de se complaire dans un anti intellectualisme fanatique. Nicolas de Cues explore le sujet et bien des siècles plus tard Kant assure que le noumène est inconnaissable. Or, tout ce qui nous est réalité insensible ou inintelligible est de l’ordre philosophique voire métaphysique du « noumène ». La fugue de Widor à laquelle je me réfère permet de percevoir en réalité sensible la joie éprouvée dans le retournement de la peur : ou la confiance existentielle, seules capables de nous amener au sens de l’espèce et à sa survie d’après le contexte teilhardien.

Qu’il est compliqué d’être simple à l’âge adulte si on n’est plus en capacité de :
-Faire des coupes sombres, des choix,
-Désirer être en paix avec soi-même et avec les autres, une fois fatigué par la ronde frénétique des choses de la vie.
-Mais pour faire des choix il faut avoir acquis savoir et connaissance. Il va donc falloir utiliser notre conscience, elle-même issue de la centréité et de la complexité… et voilà qu’avec la complexité sans cesse renouvelée par l’évolution, il faut recommencer toute la démarche vers la simplicité ! On tourne en rond !

A propos de « tourner en rond » quand vous étiez enfant,
-Sur quel animal d’un manège préfériez-vous chevaucher ? Quel engin fabuleux aimiez-vous piloter ? C’est peut-être dans ces choix que, mine de rien, s’esquissait votre vocation véritable. L’avez-vous écoutée ?
-Vous amusiez-vous à jeter des pierres dans l’eau pour admirer les cercles concentriques que vous aviez provoqués ? C’est peut-être par eux qu’a germé l’idée que vos actes ne sont pas sans conséquences.
-Avez-vous lancé des bulles bien rondes bien irisées et les avez-vous contemplées telles des choses quasi surnaturelles ? Ce sont elles qui vous ont révélé le cruel bonheur de l’éphémère, de l’insaisissable et, inlassablement, vous refaisiez une nouvelle bulle pour effacer cette impermanence.
-Vous êtes-vous mis à tourner de plus en plus vite sur vous-même, comme un derviche ? C’est dans cet étourdissement que vous avez pris physiquement conscience de votre centre de gravité, ou de votre centre tout court au-"dedans" (cf.Teilhard) de vous-même.
-Avez-vous, en classe maternelle, tracé vos premiers « huit » en dessinant laborieusement, maladroitement, deux ronds superposés ? Quelque chose avertissait que le nœud coulant du huit, symbole d’infini (dans l’espace infini il n’y a ni verticale ni horizontale), ne concerne que l’Homme quand il sera debout parce qu’il aura franchi son "pas de la réflexion".

Bref. Vous étiez déjà de la graine de teilhardien sans le savoir. Alors, courage.
Souvenons-nous de l'attrait de Teilhard enfant pour les métaux et pour les pierres et de sa recherche précoce de pérennité à travers ces éléments...Malgré leur apparente solidité, c'est le constat de leur fragilité qui a conduit son intelligence sur des voies plus "royales" « Vous ne pouvez pas trouver le surnaturel sans passer par la nature » dit le très contesté Arnaud Desjardin


PS : revenant tardivement sur ce texte dans lequel j'ai tenu à montrer la valeur du dépassement des peurs, j'ajoute un document trouvé au hasard de mes recherches :

L'essentiel, c'est l'humain.

Certains disent que nous vivons dans un monde de fous qui brûle toutes nos énergies, dans un monde où l’on a peine à respirer le bonheur. D’autres disent que tout va bien aller, que tout cela va changer pour le mieux, qu’on finira bien par rendre l’utile agréable en trouvant la voie vers l’essentiel. Car, entre avoir un bon emploi et y être bien à faire son travail avec ses collègues, il faut choisir les trois. Un juste milieu entre nos raisons de travailler et celles qui nous donnent le coeur à l’ouvrage est la voie de la solidarité, de la coopération et de la synergie. Mais pour cela, il faut être bien dans sa peau, dans son cœur et dans sa tête. En fait, l’essentiel, c’est d’avoir la tête dans le ciel pour voir venir l’avenir, les deux pieds sur terre pour incarner et réaliser nos rêves et le cœur à la bonne place pour avoir le courage de le faire. Pour y arriver, il faut faire le nécessaire : passer de l’urgence à la prévention, de la méfiance à la confiance, de la rigidité à la flexibilité, de la soumission à l’action. Rien n’arrivera à moins que les gestionnaires de haut niveau, gardant toujours le contact avec leur personnel, ne passent de l’intention à l’action. Car l’essentiel dont il est question ici, c’est la qualité de vie de chaque personne, condition nécessaire à la création d’un climat de travail agréable, favorable à des relations interpersonnelles vraiment humaines, c’est-à-dire valorisantes.

« Depuis une vingtaine d’années, le travail humain, sous l’impératif de productivité maximale, a subi un nouveau processus de dépersonnalisation et de désocialisation : il est devenu une ressource de l’entreprise, la « ressource humaine » (Ricardo Petrella).

Le danger qui menace toutes les organisations qui pressent des citrons pressés déjà, c’est d’en arriver à considérer leurs « ressources humaines », leur « capital », comme un objet, comme une marchandise dont on attend la contribution la plus élevée au moindre coût. Il ne faut jamais oublier que la personne humaine est le sujet le plus important de tout milieu de travail. En fait, toute organisation n’est qu’une abstraction. Seules les personnes sont des réalités concrètes. Ce ne sont pas les organisations qui réussissent mais les gens au cœur de ces organisations.

L’économie des ressources humaines a comme fondement une écologie de l’esprit qui seule nous permet d’instaurer un nouvel humanisme. La crise de valeurs qui sévit sur cette planète nous amène à réfléchir sur les principes et les attitudes qui définiraient ce nouvel humanisme en milieu de travail. Est-ce la soif d’avoir qui tarit la soif d’évoluer vers l’essence de son être, vers un mieux-être et un mieux-vivre ? Quel est le meilleur antidote au stress, ce mal du siècle qui provoque la perte de la joie de vivre et contamine les milieux de travail, sinon le développement de la force intérieure qui donne un sens à la vie ? Il n’y a de repos que pour celui qui cherche en son âme, qui apprend, qui veut savoir. Il n’y a de repos que pour celui qui trouve motivation en ses valeurs les plus profondes et qui sans cesse recommence pour aller toujours plus loin, plus haut vers la réalisation de l’essence de son être. Pour cela, il faut se connaître, se comprendre. Car, vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir.

Le développement actuel des forces productives au sein de la fonction publique constitue, par son ampleur, la richesse nationale des citoyens. Dans toute organisation, le gestionnaire est l’arc, son personnel est la flèche et l’un et l’autre ont pour cible la protection des droits du citoyen, l’amélioration de sa qualité de vie, de sa santé et de sa sécurité. Voilà des besoins essentiels qui ne peuvent être satisfaits que par les services fournis par une fonction publique constamment à la recherche de nouvelles solutions.

Le développement des années à venir étant en grande partie conditionné par la disponibilité à court terme de sources d’énergies fiables, appelées ressources humaines, la « réingénierie » des ministères provoque des changements majeurs qui ébranlent la motivation et la performance des gestionnaires et des fonctionnaires soumis à de nouvelles pressions. Dans un contexte économique de coupures, de rationalisation et de réalignement des effectifs, l’indice de démotivation grimpe chez les personnes, à tous les niveaux de la hiérarchie, qui ont peine à gérer les émotions causées par un tel stress.

Les psychologues sonnent l’alerte rouge. « La course à la performance et à l’excellence, la compétitivité, la surcharge de travail, les réductions de personnel, l’introduction de nouvelles technologies conjuguées à de piètres relations avec le patron et les collègues ainsi qu’à un manque de circulation de l’information au sein des entreprises, l’urgence de faire plus avec moins, ont conduit à un cocktail explosif. Les jours d’absen-téisme liés à des problèmes de santé mentale au Québec ont coûté, en 1999, 440 millions de dollars. À la CSST, on a enregistré ces 10 dernières années, une augmentation de 500% des indemnités pour des lésions professionnelles associées à la santé mentale (burnout, dépression, anxiété). » Raymond Lemieux, Québec Science, mars 2003.

Le défi majeur que doit affronter toute organisation dans une société caractérisée par la vitesse, l’accélération et la synthèse, consiste à s’adapter au déferlement des changements et à faire l’apprentissage de la complexité des interactions entre l’intelligence humaine et son environnement. Puisqu’il en est ainsi, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. Pour trouver l’équilibre, il faut demeurer le même tout en changeant et conserver tout en transformant. Il n’y a de permanent, d’immuable que le respect de la personne.

L’évolution des organisations tout comme l’épanouissement des individus dépend de la libération, de la transmission et de la conversion d’énergies nouvelles en travail. Comme l’accroissement de la demande en énergie humaine questionne notre capacité de travailler sous pression, l’économie de l’énergie des ressources humaines doit être de mieux en mieux mesurée. L’énergie d’une organisation, c’est la motivation de son personnel. La motivation advient lorsqu’il y a un juste milieu entre la performance et l’humain. L’épuisement des ressources humaines est le plus grand danger qui menace les organisations.

En physique, en biochimie, en psychosociologie et en économie, le mot « énergie » signifie: capacité de faire du travail. Toutes les formes d’énergie sont caractérisées par deux facteurs : l’intensité et la direction. Selon le deuxième principe de la thermodynamique, l’énergie, distribuée de façon incohérente, donc mal dirigée, devient inutilisable. D’autre part, pour intensifier l’énergie humaine au travail, il faut que tous les échelons de l’organisation soient reconnus, valorisés et supportés.

L’énergie est la base de toute créativité. Si la principale cause de l’inhibition de l’énergie est la peur ou le « mal-être », le moteur de la libération de cette même énergie, c’est le « bien-être ». Il est démontré que toute entreprise qui se soucie du mieux-être de son personnel améliore son rendement. Le secret de l’enthousiasme au travail est simple : augmentez les plaisirs et diminuez les déplaisirs. Il est bien connu que le rire et l’humour sont de merveilleux antidotes au stress. Les gens qui rient sont plus concentrés dans leur travail et prennent de meilleures décisions. Que ce soit dans les bureaux du gouvernement ou ailleurs, actualiser le principe de plaisir est souhaitable.

«Trouver un sens à ce que l’on fait est le défi de la nouvelle éthique au travail » W. Glaser.

Toute organisation qui redonne à l’être humain la première place peut affronter avec succès les fluctuations de son environnement et, joignant l’agréable à l’utile, implanter de nouvelles façons de faire. Plus les principes et les objectifs sont acceptés par tous, plus la quantité d’énergie libérée est importante. Un effort enthousiaste et un engagement ferme, fruits d’une décision claire, libèrent l’énergie de toute être humain. Si l’on veut propulser la créativité et le rendement, l’essentiel, c’est de joindre l’utile à l’agréable. Pour y arriver, il faut faire preuve de confiance, de compassion et de flexibilité. Quand, dans un dialogue ouvert, franc et respectueux, on fait confiance à son personnel, on peut être assuré de compter sur son tempérament, sa créativité, sa loyauté et son engagement responsable. Car, « plus de 50% des gens recherchent avant tout un travail valorisant.» (National Opinion Research Center)

Dans les ressources humaines, l’essentiel est de mettre de la communication interpersonnelle chaleureuse, joyeuse et généreuse dans l’information impersonnelle, froide. Dans un monde changeant, il faut trouver un juste milieu entre les principes, les règles, les lois que notre raison édicte, et les valeurs, les attitudes et les besoins que nous ressentons du fond de notre cœur. Pour atteindre cet objectif, il faut avoir une vision écologique, une vision humaniste. Dans la nature, tout est en interaction et en interdépendance. L’application de ce principe à la culture organisationnelle optimise la qualité des relations humaines et maximise le rendement. Pour assumer les multiples changements, la solidarité est la seule voie navigable. Si, comme l’écrit Joël de Rosnay, « nous sommes les cellules d’un cerveau planétaire », il nous faut apprendre à penser ensemble pour mieux vivre ensemble. Comme apprendre à apprendre est le tremplin de la compétence, l’écologie du cerveau consiste à marier son intelligence émotionnelle et son intelligence rationnelle. Entre l’arbre et la forêt, entre la tête et le cœur, il faut choisir les deux. Intégrer ce que l’on sent, ce que l’on ressent, ce que l’on pense et ce que l’on pressent permet la floraison des ressources humaines. Mais pour établir des relations humaines sans perdre son identité, il faut que les communications interpersonnelles soient authentiques et que le respect des différences facilite le transfert d’énergie et de réciprocité. « La vision écologique est systémique et non pas systématique. Elle s’ouvre à un pouvoir réparti dans des réseaux interdépendants de compétences dont les objectifs sont d’aider à s’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre et situer pour mieux agir et où les frontières entre les fonctions et les services sont abolies. » (De Rosnay)

Pour obtenir une performance maximale, il faut humaniser au maximum les relations interpersonnelles, trouver le juste milieu entre la performance et l’humain. L’humanisme nouveau consiste à relever la dignité de l’esprit humain et à le mettre en valeur.

Le défi des gestionnaires ici consiste à accepter de se remettre en cause en se formant continuellement, en manifestant leur rapport d’influence positive et dynamisante, en gardant le contact quotidien avec leur équipe de manière à redonner à tous le goût de se dépasser pour mieux se réaliser. Et cela advient lorsque tout le monde prend plaisir à travailler ensemble. La mission de Walt Disney était de rendre les gens heureux. L’essentiel dans la vie, c’est d’être de mieux en mieux heureux de ce que l’on devient. L’essentiel, c’est de s’aimer avec lucidité, aimer les gens avec qui on travaille et partager l’amour de la vie avec eux. Archimède disait : « Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde. » Ce point d’appui, c’est le respect, la reconnaissance, la valorisation et le bien-être de la personne !



Raôul Duguay, Ph. L.
raoul.duguay@archetypes-inter.net

Jeudi 3 Septembre 2009 10:25