Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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J'ai souhaité évoquer le chapitre II « AU DELA DU COLLECTIF » p. 138 du livre de JPFrésafond "Teilhard de Chardin à la rencontre des non-croyants " (AUBIN éditeur).

Si, comme l’avance Teilhard, l’évolution tend à la confluence des Consciences collectives vers une Conscience Suprême, cela ne signifie-t-il pas que, déjà, ce travail est obscurément à l’œuvre en chacun de nous ? et que ce « travail » nous dépasse dans une grande mesure car, "l’humanité est conçue pour marcher convenablement" selon le principe de nécessité de Teilhard ?

D’ailleurs, Teilhard pense que nous ne percevons pas cette réalité parce que nous ne sommes pas assez avancés sur l’axe de la triple propriété que possède chaque conscience » à savoir :

-de tout centrer pareillement autour de soi,
-de pouvoir, sur soi, se centrer toujours davantage
-pour permettre à cette sur centration de rejoindre, d’atteindre tous les autres Centres qui nous entourent. Pour cela il faut trouver le point Omega qui est en nous et nous identifier à Lui. Tout ce qui recouvre en nous ce Point Omega n’est que contingence, nécessité passagère, ou masque.

Personnellement, je pense que l’enjeu de cette triple propriété de la conscience représente un aboutissement, un accomplissement, celui de la « prière » fondamentale par excellence . Si le mot « prière » gêne certains, je suis prête à le remplacer par des mots comme :intention , pensée dirigée, plan d’action, etc …

Car il est clair pour TDC que, par nature, ontologiquement, nous ne pouvons pas nous défaire du Centre des centres. C’est le point Omega sur lequel toute forme de vie est greffée, voire clonée (d’après la philosophie chrétienne)

Finalement, le récurent problème du « mal » ne consisterait-il pas à détourner la triple propriété en dehors de la Force d’Amour qui, elle, active la propension à s’unir de tous les éléments constituant la matière ? Le mal, donc, ne consisterait-il pas à utiliser, mais à mauvais escient, le « Génie » (point Omega) qui nous habite tout comme celui de la lampe d’Aladin qui exécutait aveuglément ce que son maître lui demandait ?
D’après Teilhard, si, dans les Etats rudimentaires de la Matière, la propension à s’unir n’existait pas, il serait physiquement impossible à l’amour d’apparaître plus haut. Sous les forces de l’amour, ce sont les fragments du Monde qui se recherchent pour que le Monde arrive.
Cette hypothèse peut légitimer les espérances humaines les plus hautes.



Lundi 3 Décembre 2007 21:10