Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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ULTIME CHAPITRE DU MILIEU DIVIN, éditions du Seuil


De Domenico Piola - Gênes 1627-1703 - Anamorphose d'après "L'Erection de la Croix" de Pierre Paul Rubens -
De Domenico Piola - Gênes 1627-1703 - Anamorphose d'après "L'Erection de la Croix" de Pierre Paul Rubens -
VOIR EN ANNEXE : Audience du Pape François "Audience Générale du Pape François du 26 novembre 2014"

La parousie, étymlologie grecque = "présence" (retour du Christ) serait une métamorphose du monde, celui des vivants et des morts. Mais pour la perception actuelle de l’humanité qui la précède, la parousie serait surtout, dans l’état actuel des choses, une anamorphose. ou message secret, illisible à première vue, dans un tableau de maître.

Une anamorphose est une déformation réversible d'une image à l'aide d'un système optique - tel un miroir courbe - ou un procédé mathématique. On appelle également anamorphose la déformation de l'image d'un film ou d'une émission de télévision à l'aide d'un système optique ou électronique afin de l'adapter à un écran informatique ou de télévision (Format large anamorphosé, 4/3 ou 16/9). Le mot est composé du grec anamorphoein (ἀναμορφόω) « transformer » et du suffixe -ose.
Certains artistes ont produit des œuvres par ce procédé et ainsi créé des images déformées qui se recomposent à un point de vue préétabli et privilégié. Historiquement, l'anamorphose est l'une des applications des travaux de Piero della Francesca sur la perspective. En effet, c'est la rationalisation de la vision qui a conduit à systématiser les techniques de projection, dont les anamorphoses sont l'un des résultats. Cet « art de la perspective secrète » dont parle Dürer connaît des applications multiples, aussi bien dans le domaine de l'architecture et du trompe-l'œil que dans des utilisations utilitaires. Son premier théoricien fut Jean-Louis Vaulezard. La dernière anamorphose murale en France (8 mètres de long) est dans la chapelle des Jésuites du lycée du Sacré-Cœur à Aix-en-Provence
.”(Référence : wikipedia)

On pourrait donc dire par analogie que les déformations des images de l'apocalypse, (écrite avant la chute de Jérusalem en 70 ou après ? ce qui pourrait en changer la lecture ) serait réversibles et rétablies à notre perception grâce à un "système optique" dont le rôle serait joué soit par la Révélation soit par la foi soit par la réflexion ... soit par les trois à la fois.


Certains, à bon droit, disent que pour les uns la foi s’appuie sur les Ecritures et, pour d’autres, sur la raison et la science. Ni l’un ni l’autre ne sont faux, alors, pourquoi établir un tel antagonisme alors que ces deux formes de génie sont le propre de l’Homme ? Mais à chacun son charisme.
En ce qui me concerne, c’est d’abord la foi du charbonnier par la culture, puis une réflexion décapante sur plusieurs années, qui m’ont reconduite vers les Ecritures, puis vers Teilhard qui les valide de manière scientifique, moderne et mystique.

Le « Livre Ouvert » et le Livre Fermé » de l’apocalypse sont souvent représenté dans « l’anamorphose » qu’est l’Apocalypse de Jean, et sont souvent évoqués dans l’art… mais nul ne sait, pas même Jésus-Christ quand l’heure arrivera ! « NUL NE CONNAIT NI LE JOUR NI L'HEURE” Mc 13,28 Il y a donc grand effet moteur de la foi, don de Dieu, dans les représentations humainement impossibles de la Parousie. Tout ce que nous savons c’est qu’elle se produira Après tout, tout «organisme » et l’Univers en est un, nait, vit et meurt.
La Parousie selon Teilhard serait à la fois une loi naturelle, la cosmogénèse, qui se transfigurerait en Christogénèse en tant que but suprême de la Création. Après tout, cette combinaison est plausible pour un chrétien, ou pour l’adepte d’une autre philosophe évoluée, non ? De l’infiniment petit et insaisissable jusqu’à l’infiniment grandiose et inconcevable, le phénoménal organisme de l’univers est si époustouflant, si admirable, si harmonieux et « un » qu’il a certainement un sens, une raison d’être… ou une raison dans l’ Etre de l’Entité qui englobe et pénètre le tout . C’est la même chose pour une bactérie, pour un virus : savent-ils qu’ils vivent dans et sur le système de galaxies de mon corps à moi ?
La parousie est conçue par Teilhard en tant que Milieu Divin absolu dans l'ordre de la création et dans un écho foudroyant des dernières paroles du Christ sur la Croix, tout sera achevé et "consommé" (consummatum est). Les œuvres humaines, co créatrices, auront produit la métamorphose spirituelle voulue de la matière


ANNEXE SUR PAPE FRANÇOIS à propos de la Parousie : AUDIENCE GÉNÉRALE, Place Saint-Pierre, Mercredi 26 novembre 2014 [Multimédia]

"Chers frères et sœurs, bonjour.

Ce n’est pas une très belle journée, mais vous êtes courageux, tous mes compliments! Espérons pouvoir prier ensemble aujourd’hui.

En présentant l’Église aux hommes de notre temps, le Concile Vatican ii avait à l’esprit une vérité fondamentale, qu’il ne faut jamais oublier : l’Église n’est pas une réalité statique, immobile, mais elle est sans cesse en chemin dans l’histoire, vers l’objectif ultime et merveilleux qui est le Royaume des cieux, dont l’Église sur la terre est le germe et le début (cf. Conc. œcum. Vat. ii, Cons. dogm. sur l’Église Lumen gentium, n. 5). Quand nous nous tournons vers cet horizon, nous nous apercevons que notre imagination s’arrête, se révélant à peine capable de pressentir la splendeur du mystère qui domine nos sens. Et plusieurs questions se posent spontanément à nous : quand aura lieu ce passage final ? Comment sera la nouvelle dimension dans laquelle l’Église entrera ? Que deviendra alors l’humanité ? Et la création qui nous entoure ? Mais ces questions ne sont pas nouvelles, les disciples les avaient déjà posées à Jésus à leur époque : « Mais quand cela aura-t-il lieu ? Quand aura lieu le triomphe de l’Esprit sur la création, sur l’univers, sur tout... ». Ce sont des questions humaines, des questions anciennes. Nous aussi, nous nous posons ces questions.

La constitution conciliaire Gaudium et spes, face à ces interrogations qui retentissent depuis toujours dans le cœur de l’homme, affirme: «Nous ignorons le temps de l’achèvement de la terre et de l’humanité, nous ne connaissons pas le mode de transformation du cosmos. Elle passe, certes, la figure de ce monde déformée par le péché; mais, nous l’avons appris, Dieu nous prépare une nouvelle terre où régnera la justice et dont la béatitude comblera et dépassera tous les désirs de paix qui montent au cœur de l’homme» (n. 39). Voilà l’objectif auquel tend l’Église : c’est, comme le dit la Bible, la « Jérusalem nouvelle », le « Paradis ». Plus que d’un lieu, il s’agit d’un « état » de l’âme dans lequel nos attentes les plus profondes seront réalisées de manière surabondante et notre être, en tant que créatures et enfants de Dieu, parviendra à sa pleine maturation. Nous serons finalement revêtus de la joie, de la paix et de l’amour de Dieu de manière complète, sans plus aucune limite, et nous serons face à face avec Lui! (cf. 1 Co 13, 12). Il est beau de penser à tout cela, de penser au Ciel. Nous nous retrouverons tous là-haut, tous. Cela est beau, cela donne de la force à l’âme.

Dans cette perspective, il est beau de sentir qu’il existe une continuité et une communion de fond entre l’Église qui est au Ciel et celle encore en chemin sur la terre. Ceux qui vivent déjà aux côtés de Dieu peuvent, en effet, nous soutenir et intercéder pour nous, prier pour nous. D’autre part, nous aussi, nous sommes toujours invités à offrir de bonnes œuvres, des prières et l’Eucharistie elle-même pour soulager le tourment des âmes qui sont encore dans l’attente de la béatitude sans fin. En effet, dans la perspective chrétienne, la distinction ne se fait plus entre qui est déjà mort et qui ne l’est pas encore, mais entre qui est dans le Christ et qui ne l’est pas ! Cela est l’élément déterminant, vraiment décisif pour notre salut et pour notre bonheur.

Dans le même temps, l’Écriture Sainte nous enseigne que l’accomplissement de ce dessein merveilleux ne peut pas ne pas concerner tout ce qui nous entoure et qui est sorti de la pensée et du cœur de Dieu. L’apôtre Paul l’affirme de manière explicite, quand il dit que « elle aussi [la création] sera libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 21). D’autres textes utilisent l’image du « ciel nouveau » et de la « terre nouvelle » (cf. 2 P 3, 13 ; Ap 21, 1), dans le sens où tout l’univers sera renouvelé et sera libéré une fois pour toutes de toute trace de mal et de la mort elle-même. Ce qui s’annonce comme l’accomplissement d’une transformation, qui en réalité est déjà en cours depuis la mort et la résurrection du Christ, est donc une nouvelle création ; ce n’est donc pas un anéantissement de l’univers et de tout ce qui l’entoure, mais l’accompagnement de chaque chose vers sa plénitude d’être, de vérité, de beauté. Tel est le dessein que Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, veut depuis toujours réaliser et qu’il est en train de réaliser.

Chers amis, quand nous pensons à ces merveilleuses réalités qui nous attendent, nous nous rendons compte à quel point appartenir à l’Église est vraiment un don merveilleux, qui contient une très haute vocation ! Demandons alors à la Vierge Marie, Mère de l’Église, de veiller toujours sur notre chemin et de nous aider à être, comme elle, un signe joyeux de confiance et d’espérance au milieu de nos frères.


Je salue cordialement les pèlerins de langue française.

Alors que s’achève l’année liturgique, je vous invite à méditer sur la stupéfiante réalité de la vie éternelle à laquelle nous sommes appelés, et à demander le secours de la Vierge Marie pour qu’elle nous aide à y parvenir. Je vous souhaite une sainte entrée dans le temps de l’Avent.

Que Dieu vous bénisse !

Je souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue arabe, en particulier à ceux provenant d’Irak et du Moyen-Orient. La violence, la souffrance et la gravité du péché doivent nous pousser à tout remettre à la justice de Dieu, qui jugera chacun selon ses œuvres. Soyez forts et raccrochez-vous à l’Église et à votre foi, de manière à purifier le monde avec votre confiance ; transformez avec votre espérance et soignez avec votre pardon, avec l’amour et la patience de votre témoignage ! Que le Seigneur vous protège et vous soutienne ! "




 

Samedi 29 Novembre 2014 14:28