Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Comment je crois / chapitre 7, Editions du Seuil


Notre Christologie semble ne plus être adaptée au monde actuel. Nous serons obligés de par le rapprochement des religions d’élargir notre façon de penser et de croire.
Nous sommes dans un bouleversement complet de notre environnement dans tous les domaines.
Cependant le monde est en marche . Nous pouvons tomber plusieurs fois et nous relever plein d’énergie(cela me fait penser au chemin de croix…. Ne serait-il pas le chemin de toute une vie ?)
Sans modifier les aspects de la christologie :

La REDEMPTION peut devenir victoire. Se battre contre ses démons intérieurs qui font l’être humain ; la jalousie , l’orgueil……

L’INCARNATION Si nous sommes tous des Christ en puissance, ce sera individuellement que l’on peut faire changer le monde en se prenant en charge et en changeant soi même. Chacun doit s’ouvrir nous ne pouvons plus dans notre pensée évolutive rester à cette culpabilité qui nous a été enseignée.
Je pense que la mort fait partie de la vie comme le mal fait partie du bien.
Le christ en croix nous tire en arrière nous culpabilise alors qu’il faut voir en lui un Christ d’espérance et d’évolution. Nous ne pouvons évoluer si nous restons figés dans le passé et si nous n’allons pas vers la lumière.
La création se fait tous les jours avec ce qui est bien, dont on ne parle peu et pourtant beaucoup de personnes apportent autour d’elles du bien être ,il y a aussi le mal dont on dirait que se sont des actes non créateurs( viols ,agression…..). Pour qu’il y ait des actes créateurs, il faut des actes non créateurs ; comme il faut des pessimistes pour qu’il y ait des optimistes.
Si nous sommes tous des Christ en puissance cela peut nous aider à prendre notre bâton de pèlerin afin de retrouver les grandes valeurs universelles : L’amour ,la beauté, le respect, la vérité, la justice.

D’où l’importance d’un vrai dialogue pour tenter de mettre au jour ces valeurs dans une compréhension sur laquelle il est il est possible de fonder un vivre ensemble.
Il nous faut travailler en vue d’un pluralisme sain qui permettra une convivialité et une coexistence des cultures et des civilisations reconnaissant qu’aucune culture ,religion, tradition, à elle seule n’a le droit de prétendre représenter la panoplie universelle de l’expérience humaine.(Comme l’écrit le théologien Raimon Pamikkar ; docteur en philo,chimie et théologie).
A l’heure actuelle le vrai clivage se fait autour de la notion moderne d’autonomie du sujet(émancipation de chacun par rapport au groupe).
Le plus difficile sera de faire cohabiter l’univers de la tradition avec l’univers ouvert de la modernité.
Reconnaître le droit de chacun de son épanouissement selon son mode singulier.
Ce qui pourrait débloquer l’opposition radicale entre tradition et modernité.

Mardi 27 Novembre 2012 13:23