Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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TOME10 « COMMENT JE CROIS » chapitre, réflexion pour mars 2012




Récapitulatif des 13 idées fortes relevées dans ce chapitre

Les chapitres 4 et 5traitent le même sujet, cependant Teilhard a scindé leur développement pour des raisons de clarté :
-Le chapitre 4 expose le problème
-Le chapitre 5 développe la thèse
Ce qui, paradoxalement, facilite la perception de sa pensée. Cette méthode devrait aussi faciliter notre réflexion et éviter les confusions de genre. Cette démarche nous sera probablement plus profitable , n’oublions pas que nous avons le temps et ne somme pas à un mois près ; d’autant que nous sommes ici au cœur du problème qui opposait Teilhard au Saint Office et des millions de pages ont été écrites sur ce thème. Il faut travailler en suivant la classification de Teilhard dans toute l’étendue de ce livre.

Point 1 page 49 C’est la théorie de la chute qui empêche de comprendre le processus évolutif décrit dans la Genèse, qui se développe en 6 jour + 1 jour de repos.

Point 2 page 49 Le processus de l’évolution de l’univers, tel qu’il est perçu par la science moderne, provoque un déséquilibre à l’intérieur même du chrétien. Nous ne pourrions sortir de ce dilemme que par la métaphore du péché originel lequel est mal si non pas du tout défini dans le dogme chrétien, ce qui est la cause de multiples interprétations.

Point 3 pages 49, 50 Par suite de l’obsolescence du géocentrisme, l’Eglise se trouve coincée entre sa représentation des origines du monde et son dogme du péché originel. Elle ne peut sauver l’un qu’en sacrifiant l’autre.

Point 4 page 50 C’est parce que tout l’univers a été altéré par une « faute » que s’est composé le dogme de la Rédemption qui était la conséquence logique de cette « faute ».
Point 5 page 51 Face à ce problème, le croyant est pris dans le dilemme suivant :
a) Soit il révise totalement sa notion de péché originel,
b) Soit il restreint l’efficience de la chute et de la Rédemption à la petite portion de l’univers que représente la Terre.

Point 6 page 52 L’Eglise ne peut faire face à la vérité qu’en universalisant le premier et le Second Adam. Tout le monde connaît l’existence du premier Adam et peu de personnes conçoivent l’existence du Second Adam dont il sera fortement question dans le chapitre 5.

Point 7 page 53 Le péché originel est l’inévitable réaction du « fini » (espace/temps) par rapport à la conception théorique du Créateur (de son Idée) qui est infini (hors espace/temps).

Point 8 page 54 Le passage de l’état esprit à l’état matière implique le concept de départ du phénomène/évolution depuis sa phase 1 jusqu’à ses phases supérieures (les arrangements de plus en plus complexes). Les progrès réalisés par l’évolution ont un coût (c’est la rançon du progrès), le concept du mal n’est pas autre chose, selon la doctrine chrétienne.

Point 9 page 55 Dans un univers où toute la matière est en évolution, une planète sur laquelle se développe le phénomène humain est le seul point de « libération spirituelle ». Aussi, le rôle dévolu à l’univers serait de dégager de « l’énergie-esprit » et, pour ce faire, Dieu n’avait peut-être pas d’autre solution.

Point 10 page 55 Le Christ est le « Chef des humains », Il est le pôle psychique de la création, ainsi, il se trouve de facto universalisé.

Point 11 page 56 Si l’on estime anthropocentrique d’imaginer une humanité unique dans l’univers, il reste à la concevoir comme « singulière » parmi tous les centres réalisés ou réalisables dans l’univers.

Point 12 page 56 Selon une telle conception, notre coexistence avec le Christ n’est pas plus étonnante que notre coexistence avec la terre et le présent. Le « Nouvel Adam » s’est fait homme plutôt qu’autre chose pour une raison intrinsèque au phénomène humain. Dans de telles circonstances, le Phénomène Christique a une très haute probabilité.

Point 13 page 57 Le phénomène christique est multiface et peut s’accomplir à l’identique dans tous les astres dans lesquels la vie peut se développer. Nous devons considérer le phénomène christique comme une « Nouvelle Rédemption » si l’on considère qu’Il n’efface pas une « faute » mais indique une voie de salut, un espoir d’état spirituel possible selon certaines conditions concernant notre attitude dans cet univers en genèse (la biogenèse).


Dimanche 26 Février 2012 11:18