Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Chapitre 4 de "COMMENT JE CROIS"


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« Il est des moments où on désespère presque de dégager les dogmes catholiques du géocentrisme...etc. » (Comment je crois, PT page 57)
Paroles courageuses d'un homme qui voit et ose dire que certaines écritures dans la Bible, Livre parmi les livres, ne sont plus en accord avec la vision scientifique moderne.
C'est un cataclysme pour l'institution établie et il y a donc obligation à la « renaissance » sous peine de sclérose et d'éloignement de ceux qui se reconnaissaient en elle.

En effet, il est confortable de décider que là est le bien, et là le mal;
Une faute impardonnable fut commise jadis par un homme et tous les autres après lui en furent imprégnés, comme marqués au fer rouge et pour toujours.
En somme, là le blanc et là le noir; vision simplifiée et dualité redoutable dans sa simplicité et son efficacité mais tellement éloignée de la réalité qui est elle constante construction.
La Vie est évolution, complexité et à chaque instant création nouvelle et originale.
La nature même de cet état est le mouvement, le rythme.

Et continuons l'introspection; il y a, transformation, usure, abandons, mort ou plutôt renouvellement, enrichissements qui font la rénovations, la re-création, nature ouverte inventive avec mille changements qui font la dynamique et aussi l'attrait de notre monde.
Là, s'inscrit l’insuffisance, la non vie, la stagnation, le retrait, la mort, toute la peine laissée, abandonnée, et aussi celle envoutante et destructrice ou, là encore avec les autres vivants, j'existe, dans le temps et dans l'espace.
Le bien et le mal, le péché et la rédemption sont ré-inventés, prennent une dimension originale; ils ne sont pas minimisés, mais entièrement scellés, inséparables de toute la vie créative;
Ils participent à l'évolution de la Vie.

Dans ce tout que nous regardons à nouveau, tellement géocentrique, n'est-ce-pas là que, miracle ou incompréhension temporelle, intervient celui appelé le Nouvel Adam;
En effet, un lien, un modèle, mais plus que cela,un Homme-Dieu, celui qui, si on le veut nous permet d'oser dans la grandeur infinie de l'âme est présent.
Investir, être partie prenante de cette aventure n'est pas simple et n'est-ce pas ce pont, ce modèle, extraordinaire exemple, qui me permettra de grandir, balbutiement de la terre qui alors peut aller vers Celui qui n'a pas de nom; les mystères de la création face à son créateur.
Quelle chance j'ai de participer, ainsi que tous les humains, à cette entreprise;
Chance, oser, ces deux mots sonnent curieusement;

Volonté de croire, n'est-ce pas insensé?

Si le mal se comprend et s’intègre dans notre identité, le Christ se positionne si on peut dire en deçà de la logique ordinaire et c'est de l'acte de foi, il me semble, que l'accès à la Suprême Beauté se réalise, et peut, jour après jour, toujours plus combler l'âme;
Il est je crois, des moments où la raison n'a plus de réponses parce que je n'ai pas encore les clés pour ouvrir et accéder à de nouveaux espaces;
Il y a peut-être contradiction dans mes propos car j'ai dit, il y a pas si longtemps, qu'il n'était pas important de croire ou de ne pas croire!

Alors, permettez- moi une réponse:
Lorsque je m'émerveille devant un levé de soleil, à ce moment ou le ciel change et l'horizon se dessine, que la brillance et incertaine et que dans quelques instants la vie va exploser comme les meilleurs accents de Wagner, ou bien, plus simplement, quand je vais laisser la tablette de chocolat que j'aime tant dans le caddy de ceux qui attendent un don pour aider à vivre celle et celui qui sont plus démunis, là, surement, est présent... et d'autres mots sont superflus.

Quelqu'un disait: L'éternité, si on y pense, à la longue, est-ce que çà ne va pas devenir ennuyeux? Et la réponse fut je crois, la Transcendance est mouvement dans l’Éternel présent.
JP





Samedi 24 Mars 2012 11:36