Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Le scientifique Pierre Teilhard de Chardin reconnu par tant de ses pairs nous dit que dans la particule élémentaire déjà existe une organisation, puis des affinités vibrent ensembles dans cette matière en devenir.
La terre avec toutes ses composantes est en route vers toujours plus d’organisations, de complications, de dépendances, et tout cela sur le chemin temps/espace. Et en même temps une autre entité existe, en mouvance constante, le dedans des choses, que je nommerai la valeur amour/vie.
La richesse inestimable que l’homme a est d’exister, d’être né un jour. En effet il est capitalisation du passé, transformation physique, psychique, espèce tellement élaborée et en constante progression ou régression mais de toutes façons en constant changement.
Le genre humain a produit Socrate, Platon (427-348), Copernic (1473-1543), Eckhart (1260-1327), Jean de la Croix (1542-1592) et des milliers d’autres.
L’homme d’aujourd’hui est riche de tous ces potentiels et a la chance d’en être héréditaire.
Où peut donc s’arrêter le génie de l’homme ? on peut répondre, et je crois que le père nous le dit, il ne le peut, tous les devenirs sont possibles. Le génie de chacun a la capacité d’aller vers toujours plus de « richesses ». Le temps/espace joue avec l’homme s’il le veut il peut jouer aussi contre lui si ce dernier, l’homme, le décide, les guerres les génocides … nous le démontrent encore tous les jours.
Et il y a aussi dans cette grande organisation la valeur déjà citée, la valeur amour/vie, avec pour elle aussi tous les devenirs possibles.
Elle est moteur de la centréîté, de l’intériorité, de la déité de l’homme espèce. Nos ancêtres dont j’ai donné quelques noms plus haut ne nous le démontrent-ils pas ? il est sûr que bien des écrits d’alors ont donné des réactions d’étonnement d’incompréhension, de rejets et aussi des foudres des pouvoirs des mises sur le bûcher, des excommunications quand alors l’église détenait elle seule le pouvoir, ou plus pudiquement de mise à l’écart.
Les idéaux les témoignages de vie, les écrits ont aussi donné tant et tant de richesses pour l’évolution de notre monde.
Qu’est ce qui a poussé ces hommes et ces femmes a continuer, à ne pas renoncer à leurs convictions, à la vérité, si ce n’est leur extraordinaire amour/vie.
La grandeur de l’homme est sûrement de rechercher d’abord la vérité et de la faire partager, recherche qui sera satisfaite autant que le sera sa demande.

Un poème illustre il me semble cet esprit :
L’amour est un je ne sais quoi,
Qui vient je ne sais d’où,
Qui entre je ne sais par où
Et donne la mort je ne sais comment.

On voit Dieu et on ne le voit pas
Je ne sais comment il se cache,
Je ne sais par où il entre,
Et il donne la mort je ne sais comment
Saint Jean de la Croix

Et quelques mots pour finir de Maître Eckhart :
L’amour est fort comme la mort : et il tue l’homme dans son moi et il sépare l’âme du corps, en sort que l’âme ne veut plus rien avoir à faire, pour son profit particulier, avec le corps ni avec d’autres choses quelconques. Et par là elle se sépare absolument de ce monde et s’en va là où elle a mérité d’être.

Samedi 12 Avril 2008 18:16