Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

Recherche






Le sujet de ce mois mérite d’être développé. J’en ai donc fait un résumé en me référant aux travaux du Père Brune qui associent science et spiritualité

François Brune, né le 18 août 1931 à Vernon dans l'Eure, est un prêtre catholique français. Il est auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal en rapport avec la foi catholique.


Les problèmes actuels liés à l’augmentation du nombre des Terriens dans les années à venir et à l’évolution due au réchauffement climatique, conduisent l’homme à envisager une migration vers des terres inconnues : la lune, la planète Mars et même une exo planète. La technologie le permettra sans doute. La notion de Noosphère épousant exactement la rotondité de la Terre deviendrait donc obsolète. La survie de l’humanité devrait donc être pensée selon des critères de nature cosmique et universelle.
En premier lieu, l’humanité doit participer au salut. Dans Christ et Karma, le père Brune soutient que le salut n'est ni octroyé de l'extérieur, ce qui dispenserait de toute conversion intérieure, ni obtenu par soi seul, ce qui rendrait inutile le sacrifice du Christ sur la Croix.
Pour expliquer le mécanisme de la Rédemption et la participation de l'homme et du Christ à l’œuvre de salut, le Père François Brune fait appel à deux paradigmes scientifiques : l'hologramme et la non-séparabilité. La notion d'hologramme permet de concevoir que l'on puisse être à la fois une partie d'un système et sa totalité. Il permet selon Jean Staune de comprendre le problème de l'Incarnation et du statut du Christ à la fois vraiment homme et vraiment Dieu. La métaphore de l'hologramme permet de comprendre les paroles du Christ quand il dit à la fois « Qui m'a vu a vu le Père » et « Le Père est plus grand que moi», ce qui signifie : je suis porteur de la totalité de l'information du système, tout en n'étant qu'une partie de celui-ci.
La non-séparabilité entre deux particules, démontrée expérimentalement par Alain Aspect en 1982, est la connexion supra naturelle qui relie deux particules en dehors du temps et de l'espace. Cette action organique au sein du monde invisible est au cœur du concept de communion des saints. Mais une conséquence de ce système est que tous les hommes sont liés entre eux malgré toute distance qui les lie et que toutes nos actions impactent non seulement notre destinée, mais aussi celle de l'humanité et même de tout l'univers. Tous les êtres humains sont à la fois source de la chute de l'humanité et en même temps acteur efficace de la Rédemption. Le Christ par son Incarnation, est au centre de la collectivité humaine et son action s'étend au travers du temps et de l'espace, ce qui explique qu'il peut sauver des hommes ayant vécu avant l'Incarnation ou dans des régions où sa parole humaine n'est jamais arrivée. Thérèse de Lisieux disait que : « Une âme qui s'élève élève le monde». Il y a dans cette conception une non-séparabilité entre tous les humains au-delà de l'espace et du temps. La survie de l'homme ainsi que l’issue collective est conditionnée par le fait que le progrès moral n’est pas seulement une juxtaposition d’efforts individuels mais un ensemble où tous les éléments vivent en interdépendance les uns des autres. Le monde n'est que vibrations et que les pensées les émotions et les sentiments agissent sur tout l'univers. Cela est valable pour les humains mais encore davantage pour le Christ qui par sa pensée et la force de son Amour agit sur toute l'humanité à travers le temps et l'espace. Ce qui explique l’efficacité de la prière et l’effet non négligeable que produirait une re-spiritualisation des esprits en Occident et une redécouverte par les croyants égarés, désespérés ou simplement désenchantés, du mystère chrétien eucharistique.
Pour François Brune, l'hostie est réellement le corps du Christ. Le sacrifice de la Messe n'est pas un autre sacrifice que celui de la Croix, ce dernier étant unique selon les Écritures. Chaque messe coïncide avec l'instant même de la mort et de la résurrection du Christ et toutes les hosties consacrées avec le corps du Christ : la messe n'est ni une représentation symbolique, ni le renouvellement d'un événement unique : l'interaction entre ce sacrifice et le communiant ne décroît pas avec la distance spatiale et temporelle, car la messe efface toute préséance entre passé et futur. Les célébrations de la messe ne constituent pas autant de sacrifices mais autant de moyens de rejoindre, à travers le temps et l'espace, toujours le même et unique sacrifice de la Croix. François Brune reprend l'analogie de la plaque de l'hologramme pour illustrer que, lorsque l'on rompt l'hostie, chaque parcelle demeure le corps du Christ tout entier.
Notre monde doit donc retrouver l’Esprit de la Terre tel que nous le présente Teilhard de Chardin dans son livre : Le Phénomène Humain page 272 L’humanité d’abord, ne représente pas seulement une abstraction au sein de laquelle tout s’exprime en termes d’échanges de richesses matérielles ou culturelles. Pour Teilhard, l’humanité est de nature spirituelle car ses racines sont cosmiques. Ceci implique que notre planète devrait être non pas un ensemble d’états repliés sur leurs intérêts immédiats mais plutôt un harmonieux concert de nations où l’on se parle. Teilhard explique ensuite que la Science est sœur de l’humanité. Je dirais même qu’elle en est le symbole car sa transparence nous révèle certains concepts jugés nécessaire pour comprendre notre monde et en saisir toute sa cohérence à la lumière de ce qui est légitime de croire. « Savoir plus, pour pouvoir plus, pour être plus » Le Père Brune a bien compris cette logique puisqu’il fait référence à la physique quantique. Enfin Teilhard parle de l’édification unanime d’un Esprit de la Terre. L’Etoffe de l’Univers, en devenant pensante, n’a pas encore achevé son cycle évolutif. Les différentes civilisations, déjà liées économiquement et politiquement devront donc s’interpénétrer pour aborder un nouveau pont critique qui se situe dans le champ de l’Esprit. Comme le dit Teilhard : il s’agit d’un saut dans le radial. C’est évidemment toute l’humanité qui est concernée comme elle est concernée par toutes les interrogations découlant des progrès de la technique.



Les problèmes actuels liés à l’augmentation du nombre des Terriens dans les années à venir et à l’évolution due au réchauffement climatique, conduisent l’homme à envisager une migration vers des terres inconnues : la lune, la planète Mars et même une exo planète. La technologie le permettra sans doute. La notion de Noosphère épousant exactement la rotondité de la Terre deviendrait donc obsolète. La survie de l’humanité devrait donc être pensée selon des critères de nature cosmique et universelle.
En premier lieu, l’humanité doit participer au salut. Dans Christ et Karma, le père Brune soutient que le salut n'est ni octroyé de l'extérieur, ce qui dispenserait de toute conversion intérieure, ni obtenu par soi seul, ce qui rendrait inutile le sacrifice du Christ sur la Croix.
Pour expliquer le mécanisme de la Rédemption et la participation de l'homme et du Christ à l’œuvre de salut, le Père François Brune fait appel à deux paradigmes scientifiques : l'hologramme et la non-séparabilité. La notion d'hologramme permet de concevoir que l'on puisse être à la fois une partie d'un système et sa totalité. Il permet selon Jean Staune de comprendre le problème de l'Incarnation et du statut du Christ à la fois vraiment homme et vraiment Dieu. La métaphore de l'hologramme permet de comprendre les paroles du Christ quand il dit à la fois « Qui m'a vu a vu le Père » et « Le Père est plus grand que moi», ce qui signifie : je suis porteur de la totalité de l'information du système, tout en n'étant qu'une partie de celui-ci.
La non-séparabilité entre deux particules, démontrée expérimentalement par Alain Aspect en 1982, est la connexion supra naturelle qui relie deux particules en dehors du temps et de l'espace. Cette action organique au sein du monde invisible est au cœur du concept de communion des saints. Mais une conséquence de ce système est que tous les hommes sont liés entre eux malgré toute distance qui les lie et que toutes nos actions impactent non seulement notre destinée, mais aussi celle de l'humanité et même de tout l'univers. Tous les êtres humains sont à la fois source de la chute de l'humanité et en même temps acteur efficace de la Rédemption. Le Christ par son Incarnation, est au centre de la collectivité humaine et son action s'étend au travers du temps et de l'espace, ce qui explique qu'il peut sauver des hommes ayant vécu avant l'Incarnation ou dans des régions où sa parole humaine n'est jamais arrivée. Thérèse de Lisieux disait que : « Une âme qui s'élève élève le monde». Il y a dans cette conception une non-séparabilité entre tous les humains au-delà de l'espace et du temps. La survie de l'homme ainsi que l’issue collective est conditionnée par le fait que le progrès moral n’est pas seulement une juxtaposition d’efforts individuels mais un ensemble où tous les éléments vivent en interdépendance les uns des autres. Le monde n'est que vibrations et que les pensées les émotions et les sentiments agissent sur tout l'univers. Cela est valable pour les humains mais encore davantage pour le Christ qui par sa pensée et la force de son Amour agit sur toute l'humanité à travers le temps et l'espace. Ce qui explique l’efficacité de la prière et l’effet non négligeable que produirait une re-spiritualisation des esprits en Occident et une redécouverte par les croyants égarés, désespérés ou simplement désenchantés, du mystère chrétien eucharistique.
Pour François Brune, l'hostie est réellement le corps du Christ. Le sacrifice de la Messe n'est pas un autre sacrifice que celui de la Croix, ce dernier étant unique selon les Écritures. Chaque messe coïncide avec l'instant même de la mort et de la résurrection du Christ et toutes les hosties consacrées avec le corps du Christ : la messe n'est ni une représentation symbolique, ni le renouvellement d'un événement unique : l'interaction entre ce sacrifice et le communiant ne décroît pas avec la distance spatiale et temporelle, car la messe efface toute préséance entre passé et futur. Les célébrations de la messe ne constituent pas autant de sacrifices mais autant de moyens de rejoindre, à travers le temps et l'espace, toujours le même et unique sacrifice de la Croix. François Brune reprend l'analogie de la plaque de l'hologramme pour illustrer que, lorsque l'on rompt l'hostie, chaque parcelle demeure le corps du Christ tout entier.
Notre monde doit donc retrouver l’Esprit de la Terre tel que nous le présente Teilhard de Chardin dans son livre : Le Phénomène Humain page 272 L’humanité d’abord, ne représente pas seulement une abstraction au sein de laquelle tout s’exprime en termes d’échanges de richesses matérielles ou culturelles. Pour Teilhard, l’humanité est de nature spirituelle car ses racines sont cosmiques. Ceci implique que notre planète devrait être non pas un ensemble d’états repliés sur leurs intérêts immédiats mais plutôt un harmonieux concert de nations où l’on se parle. Teilhard explique ensuite que la Science est sœur de l’humanité. Je dirais même qu’elle en est le symbole car sa transparence nous révèle certains concepts jugés nécessaire pour comprendre notre monde et en saisir toute sa cohérence à la lumière de ce qui est légitime de croire. « Savoir plus, pour pouvoir plus, pour être plus » Le Père Brune a bien compris cette logique puisqu’il fait référence à la physique quantique. Enfin Teilhard parle de l’édification unanime d’un Esprit de la Terre. L’Etoffe de l’Univers, en devenant pensante, n’a pas encore achevé son cycle évolutif. Les différentes civilisations, déjà liées économiquement et politiquement devront donc s’interpénétrer pour aborder un nouveau pont critique qui se situe dans le champ de l’Esprit. Comme le dit Teilhard : il s’agit d’un saut dans le radial. C’est évidemment toute l’humanité qui est concernée comme elle est concernée par toutes les interrogations découlant des progrès de la technique.


Jeudi 17 Mai 2018 15:56