Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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M’appuyant sur le constat que tous les hommes de toute religion et de tout temps ont voulu ensevelir leurs morts en croyant en une éternité pour la plupart d’entre eux.
Les athées croient échapper à cette croyance, mais ils ne peuvent pas en apporter la preuve, alors ils restent eux-mêmes fidèle à une croyance.

« Je crois en Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la Terre, de l’Univers visible et invisible » nous énonce le Crédo des Chrétiens. « L’esprit de Dieu planait au-dessus des eaux » nous dit la Genèse, Les orthodoxes prient ainsi : « L’Esprit de Dieu est partout présent et emplissant tout »

« S’il est partout présent, il l’est aussi bien dans la matière qu’en dehors. Il se trouve donc dans chaque particule matérielle qu’il a créée. Ce qu’on peut aussi l’exprimer en disant qu’il y a un Univers spirituel imbriqué dans l’Univers Matériel. » J. Kovalevsky
« On a semé corruptible, on se relève incorruptible, …, on se relève corps spirituel » St Paul épitre aux Corinthiens

Voici maintenant des textes de Teilhard tirés de l’ouvrage « Sur le Bonheur» Seuil p.23

« Depuis toujours, sans doute, l’Homme a été vaguement conscient d’appartenir à une seule grande humanité. Ce n’est toutefois que pour nos générations modernes que ce sens social confus commence à prendre sa réelle et complète signification. Au cours des dix derniers millénaires (période durant laquelle la civilisation s’est brusquement accélérée) les hommes se sont abandonnés sans beaucoup réfléchir aux forces multiples, plus profondes que toute guerre, qui à peu à peu les rapprochaient entre eux. Or en ce moment, nos yeux se dessillent ; et nous commençons à apercevoir deux choses. La première, c’est que, dans le moule étroit et inextensible représenté par la surface fermée de la Terre, sous la pression d’une population et sous l’action de liaisons économiques qui ne cessent de se multiplier, nous ne formons déjà plus qu’un seul corps. Et la seconde c’est que, dans ce corps lui-même, par suite de l’établissement graduel d’un système uniforme et universel d’industrie et de science, nos pensées tendent de plus en plus à fonctionner comme les cellules d’un même cerveau. Qu’est-ce à dire sinon que, la transformation poursuivant sa ligne naturelle, nous pouvons prévoir le moment où les hommes sauront ce que c’est, comme par un seul cœur, de désirer, d’espérer, d’aimer tous ensemble la même chose en même temps… »


Sur l’Amour p.91
« Tant qu’il absorbe ou paraît absorber la personne, le Collectif tue l’amour qui voudrait naître. En tant que tel, le Collectif est essentiellement inaimable. Et voilà où échouent les philanthropies. Le bon sens a raison. Il est impossible de se donner au Nombre Anonyme. Que l’Univers, par contre, prenne en avant, pour nous, un visage et un cœur, qu’il se personnifie, si l’on peut dire. Et aussitôt, dans l’atmosphère créée par ce foyer, les attractions élémentaires trouveront à s’épanouir. Et alors, sans doute, sous la pression forcée d’une Terre qui se referme, éclaterons les formidables énergies d’attraction encore dormantes entre molécules humaines.
« A notre sens du Monde, à notre sens de la Terre, à notre sens humain, les découvertes faites depuis un siècle ont apporté, par leurs perspectives unitaires, un nouvel et décisif élan. De là le sursaut des panthéismes modernes. Mais cet élan n’aboutira qu’à nous replonger dans de la supermatière s’il ne nous mène à quelqu’un.
« Pour que l’échec qui nous menace se transforme en succès, - pour que s’opère la conspiration des monades humaines, - il faut et il suffit que, prolongeant notre science jusqu’à ses dernières limites, nous reconnaissions et acceptions, comme nécessaires pour fermer et équilibrer l’Espace-Temps, non seulement quelque vague existence à venir, mais encore (et sur ceci il me reste à insister) la réalité et le rayonnement déjà actuels, de ce mystérieux Centre de nos centres que j’ai nommé Oméga.

Mercredi 16 Mars 2011 18:19