Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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chapitre 4 de "COMMENT JE CROIS"



Autour des années 1920, probablement dans le cadre des relations qu’il entretenait avec la Sorbonne, il a soutenu sa thèse en 1922, il est amené à confronter :

-les données scientifiques objets de ses études et de ses conversations
-les textes de la Genèse, qui, à ce moment là devaient être pris au pied de la lettre, selon
l’Eglise.

Par ailleurs, bon nombre de ses interlocuteurs critiquaient vivement ce point de vue ecclésial

Il publie alors 2 textes qui font le point de ses propres réflexions :
-Chute Rédemption et Géocentrie (juillet 1920)
-Note sur quelques représentations historiques possibles du péché originel (début 1922)

On peut voir là l’annonce de textes bien postérieurs :
-Réflexions sur le Péché Originel (novembre 1947)
-Le coeur du problème (septembre 1949)

Estimant qu’il faut cesser de s’en tenir à la lettre, il adjure l’Eglise de donner aux hommes « la possibilité de croire à la fois et à fond, l’un par l’autre, à Dieu et au Monde » (V p 349). Alors, estime-t-il « Le Christ sera perçu non plus seulement comme Sauveur des âmes individuelles mais comme Moteur ultime de l ‘anthropogénèse » (V p 349).

Il rappelle alors divers essais d’explication avancés par les uns ou les autres, en particulier l’Ecole Alexandrine.

La phrase clef qui me semble résumer toute sa réflexion est celle-ci : « Plus nous ressuscitons scientifiquement le passé de la Terre moins nous trouvons de place, ni pour Adam, ni pour le Paradis Terrestre » (X p 62).

C’est là, résumer d’une manière abrupte et novatrice, ce qui sans doute « couvait sous la cendre depuis longtemps ».

Beaucoup pensent que ce sont ces lignes qui sont à l’origine de son premier départ pour la Chine et de son éloignement d’une chaire scientifique qui était envisagée pour lui à l’Institut Catholique de Paris.










Samedi 24 Mars 2012 11:41