Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Pour la réunion du 27 janvier 2012
L'Avenir de l'Homme, chapitre 22, Editions du Seuil


Les chapitres 20 et 21 ne sont que des redites.
Par contre, le chapitre 22 « La fin de l’Espèce » évoque un sujet nouveau dans la pensée de Teilhard. Jusqu’à présent, sa vision dominante était celle d’une super humanité, aboutissement d’une ultime évolution de conscience.

Ici, Teilhard semble se rendre à l’évidence et admet la disparition de l’espèce humaine et je le cite : « Il n’y pas de sursis à attendre. Tout se qui se raconte sur les échappatoires de la mort et la fin de la planète pour rassurer les gens est scientifiquement faux (…) l’homme découvre que les germes de sa disparition sont en lui (…) la science ne peut ni supprimer la mort ni nous envoyer dans une autre planète pour nous y réfugier. »
Parmi les scénarios possibles, je retiens celui que Teilhard exprime par une phrase un peu sibylline : « Perdant leur pouvoir de spéciation en vieillissant, les espèces survivent, ce qui est, somme toute, une forme de mort. »
C’est une pensée originale qui m’intéresse. Je crois comprendre que Teilhard fait allusion aux communautés d’insectes telles la ruche, la fourmilière ou la termitière dans lesquelles l’organisation est figée et semble échapper à toute évolution et l’absence d’évolution est effectivement assimilée à la mort.

Autre phrase sibylline qu’il y aurait lieu d’analyser : « L’idée de salut de l’espèce est une évasion psychique par excès de conscience. »
J’aimerais qu’on en disserte, avant de terminer par mon traditionnel « point d’interrogation ».


Mercredi 1 Février 2012 14:29